© Olivier JOOS - 2009/2015

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vendredi 29 mai 2009

Printania de Noyelles-sous-Lens


Ces trois clichés proviennent du cinéma Printania, situé sur la route nationale entre Lens et Hénin-Beaumont, sur la commune de Noyelles-sous-Lens, une route au trafic important, près des corons miniers. Dans les années 50, cette salle pouvait acceuillir 1.054 spectateurs et était dirigée par Mme Demeyer. La date d'ouverture et de fermeture sont inconnus (pour l'instant, j'espère...)
Ces photos ont été prises à la fin des années 90 lorsque ce besoin de prendre des clichés des anciennes salles de cinéma m'est tombé dessus. Habitant ce secteur, j'ai toujours connu cette salle à l'abandon, en ruine. Aujourd'hui, l'intégralité du bâtiment et des maisons alentours ont été rasés pour laisser place à une résidence uniforme, sans la moindre trace du cinéma, d'un nom, d'une plaque, etc...
Le premier cliché montre la façade de cette salle. Elle se distingue par sa forme : la porte principale, deux grandes fenètres de chaque côté et à l'étage trois ouvertures identiques, en parralèle au rez-de-chaussée. Plus haut, alors qu'on distingue la dénommination Printania écrite en arrondi sur le fronton, on voit aux extrémités, en dessous de deux boules, des masques gravés sur le béton : l'un est un masque de comédie grec (un masque qui rit) et un masque de tragédie (le masque pleure).
Quand on s'approche (second cliché) et qu'on passe la tête dans la grille en fer qui barre la porte d'entrée, on peut voir l'entrée, une grille pour guider les spectateurs à acheter leur billet au niveau de la caisse. Ensuite, les spectateurs se rendent vers la porte donnant sur la grande salle. Au dessus de cette grande porte, une cocarde tricolore et des drapeaux français, hélas non photographiés.
Enfin, troisième cliché, ce qui devait être l'écran. Cette fois ci, bravant l'interdiction, j'ai osé pénétré dans le cinéma par une porte de secours sur le côté. Y passant la main et l'appareil photoj'ai pu prendre ce cliché oèu on voit les murs, l'écran crevé, et, à nouveau les masques de comédie et de tragédie qui ornent la façade. D'autres vestiges étaient dans cette salle, essentiellement des rangées de fauteuils en bois, à claquette.
Aujourd'hui, plus rien...

mardi 26 mai 2009

Kinepolis de Lomme

Le 4 septembre 1996, c’est l’inauguration du méga-complexe Kinépolis-le château du cinéma- de Lomme de 23 salles. Situé à l'ouest de la métropole lilloise, Lomme est la première ville de la région à accueillir un nouveau type de salles de cinéma : le méga-complexe dont l’ambition est d’attirer et de drainer toute la clientèle potentielle de Lille-Roubaix-Tourcoing et d’associer le cinéma dans un parc de loisirs où se mêlent, outre le cinéma, un bowling, des restaurants, brasseries, discothèques, dans un site vaste et accessible à la fois par les transports en commun et par l’autoroute. Ce nouveau type de cinéma est lancé par la multinationale Kinépolis du groupe belge Bert – Clayes et dirigé par Joost Bert, fils du fondateur Albert Bert, originaire de Courtrai. L’origine du groupe remonte à la génération précédente, au père d’Albert. En effet, il possède à Harelbeke, un grand café, l’hôtel des Flandres dont il a transformé la salle de bals en cinéma en 1927. Agé de 10 ans, Albert aide déjà son père au travail, en compagnie de son cousin Marcel, aujourd’hui installé dans l’Aisne. A la fin des années 60, Albert Bert reprend le cinéma paternel. Alors que les spectateurs désertent les salles obscures, attirés par le petit écran, il fait le pari risqué d’investir dans le cinéma en insistant sur la modernisation et le confort : multiplier les salles, accroitre le confort : faire venir le spectateur et surtout le faire revenir ! Le projet d’Albert Bert est de rapprocher le cinéma à de la consommation courante et ses salles deviennent de gigantesques entrepôts qui ressemblent dorénavant à des centres commerciaux. Albert bâti son empire avec sa belle sœur, Rose Claeys-Vereecke, fondant ainsi le groupe Bert - Clayes. Apparaissent ainsi en Belgique les salles Trioscoop à Hasselt, Pentascoop à Courtrai, Decascoop à Gand, et enfin, en 1988, le premier Kinepolis à Bruxelles avec 23 salles et 7.500 fauteuils. La réussite est totale et le modèle développé par Albert Bert s’exporte et touche la France avec une première implantation en mars 1995 à Metz. Les cinémas d’Albert Bert raflent tout et menacent les cinémas de centre-ville dont les chiffres de fréquentation baissent fortement. Après Metz, ce sera donc Lomme dans la banlieue lilloise avec le Château du Cinéma qui va longtemps rester en tête en terme de fréquentation avec plus de 2.500.000 entrée par an avant d’être devancé par deux complexes parisiens. Le vaste cinéma Kinepolis est construit derrière le château d' Isenghien, essayant ainsi d'insérer un château du XVIIIème à l'architecture mercantile de bâtiments commerciaux de la fin du XXème siècle. L'ancienne bâtisse se retrouve ainsi noyée entre les fast-foods, le complexe-hangar du cinéma et le parking central, base essentielle su succès du Kinepolis. Celui-ci se veut être le fer de lance de l'exploitation régionale, tentant de drainer les spectateurs à plus de 50 kilomètres à la ronde, bouleversant ainsi le paysage de l'exploitation cinématographique sur la métropole, et entrainant en quelques mois des fermetures de salles symboles de l'exploitation de centre-ville : le Rex d'Armentières par exemple ou le Gaumont, rue de Béthune à Lille. De plus, le Kinepolis accueille régulièrement des acteurs, des équipes de films en promotion pour des tournées provinciales. Parfois, ce sont même des vedettes hollywoodiennes qui sont de passage dans La Mecque du cinéma de la métropole. Albert Bert est décédé le 22 mai 2002 et c'est naturellement son fils Joost Bert, alors âgé de quarante-six ans, qui prend la succession du groupe. A la mi-septembre 2006, les deux familles dirigeantes du groupe se séparent à l'amiable et seule la famille Bert, avec Joost à sa tête, prend en main la destinée de Kinepolis.

Historique du château d'Isenghien avec des photos avant l'arrivée du Kinépolis. Aujourd'hui, le paysage a bien changé : autoroutes, bretelles et voies rapides, parkings géants, grandes surfaces, autour du château : http://home.nordnet.fr/~jpcatteau/LommeBg/Isenghien.htm

Site internet du kinepolis de Lomme : http://www.kinepolis.com/fr/index.cfm?cid=KLOM&PageID=461

samedi 23 mai 2009

Omnia de Lille

La première salle de cinéma sédentaire de Lille, peut-être même la première salle fixe de la région, ouvre ses portes au 9 rue Esquermoise, la même rue qui a connu la première représentation de cinéma au numéro 17 en 1896, à l’intersection avec la rue du Pas.

Il s’agit d’une salle de près de 1.200 places affiliée au réseau national Omnia Pathé. Elle ouvre ses portes le 1 mars 1908. L’exploitant Pathé aménage une ancienne brasserie, dénommée Brasserie de l’Industrie, crée en 1857. Les spectateurs pour les premières et les secondes entrent par la rue Esquermoise alors que les troisièmes entrent par la rue du Pas. En 1909, la direction de l'Omnia décide d'ouvrir une succursale au 23 rue de Wazemmes. Après la première guerre et l’occupation de la ville par l’armée allemande, l’Omnia Pathé réouvre le samedi 21 décembre 1918. C'est alors les belles années de l'Omnia. Proche de la Citadelle, elle partage, avec le cinéma Eden, la réputation d’être une salle « à soldats ». Outre cette clientèle particulière, cette salle reçoit aussi la visite des habitants du quartier Vieux-Lille, alors quartier vétuste et insalubre… Après avoir été une salle pour films de série B, puis X, l’ancien cinéma a fermé ses portes en 1994 avant de devenir quelques années plus tard, un bar-restaurant branché dénommé... Omnia. Malgré toutes les transformations, la salle a gardé son cachet inimitable.


Site internet du restaurant Omnia : http://www.omnia-restaurant.com/
Regardez les photos de ce site afin de voir ce qu'est devenue ce cinéma puisque la direction de l'établissement a eu l'intelligence de garder la salle et son ambiance...

jeudi 21 mai 2009

Cinéma Français de Montigny-en-Gohelle



Cette ancienne salle de cinéma est aujourd'hui situé derrière le café P.M.U. "Le Chanzy", au centre de Montigny, près de la base de loisirs du lac.
La salle appartenait à Ernest Larivière, probablement le frère de Germain Larivière, gérant du Caméo d'Hénin-Beaumont, rue Jules Guesde. Bien placé sur la route menant à la base de loisirs qui existait déjà dans les années 30, ce cinéma devait avoir une bonne fréquentation.
En janvier 1930, on sait que la salle est construite et couverte en dure. Elle comprend alors une vaste salle avec une galerie et un balcon, encore visible sur le cliché pris à la fin des années 90. Ce cinéma fonctionnait déjà alors que la grande salle montignynoise du Familia n'était pas encore construite. Il est ainsi mentionné comme unique salle lors du recensement de juillet 1940. Avant guerre, on sait que le parquet est en plancher et que la salle mesure 22 mêtres sur 9. L'appareil est alors de marque Pathé et le chauffage se fait à l'aide d'un poële. Il y a l'éclairage électrique. La sortie de la salle se fait pas trois portes de 2 mêtres de large, fermées apr de simples verrous. Il y a deux extincteurs : un dans la salle et un dans la cabine. Le cinéma peut alors contenir 350 spectateurs. En 1940, l'occupant juge la salle dans un état médiocre, et elle est en réparation depuis septembre 1939. En 1950, la salle fonctionne également, toujours dirigée par Larivière.
Lors de ma visite fin des années 90, l'intérieur de la salle était en mauvais état. Le rez-de-chaussée servait de garage, mais il y avait encore de nombreuses rangées de fauteuils sur le balcon (voir photo) et l'appareil était dans la cabine, mais il était impossible d'y accéder. Quelques mois plus tartd, retour vers cette salle munie d'une échelle, en compagnie de Philippe Tavernier, responsable régional du C.N.C. mais hélas, le projecteur avait disparu...
En 2009, cette salle est toujours debout alors que les projets pour la détruire existait déjà fin des années 90. Le toit est maintenant quasiment inexistant, les fauteuils semblent avoir disparu et la cabine de projection laisse un grand vide. Elle est devenu un refuge pour pigeons alors que le café "Le Chanzy" existe toujours.

vendredi 15 mai 2009

l'Etoile-Ciné d'Eperlecques


Perdue au fond d'une allée, au centre d'Eperlecques, petite ville de l'Audomarois célèbre pour abriter le plus grand blockhaus allemand, la salle de cinéma de l'Etoile-Ciné a émerveillé les yeux des habitants de cette ville de 1956 à 1966. C'est un cinéma paroissial, entièrement construit par des bénévoles, tenu par l'abbé d'Eperlecques. On y a passé notamment la série des "Joselito".


Aujourd'hui, cette salle existe toujours. Elle est devenue la salle de spectacles de l'école privée d' Eperlecques. On y trouve toujours à l'intérieur de cette salle la cabine de protection avec les trous dans le mur pour faire paser le faisceau lumineux du projecteur, la scène, l'entrée avec la caisse, et bien sur, en haut de la façade, l'étoile qui sybolise le cinéma et qui a perdu aujourd'hui sa signification.


mardi 12 mai 2009

Liste des cinémas forains



Cette liste partielle, bien sur à compléter, a été établie par la lecture des journaux locaux donnant bien souvent la liste des loges foraines présentes lors des foires et ducasses de notre région :

les cinématographe Camors, Collinet, Croissant, Pessé, Pechadre, Marrécaux, Sipprenay, Debruyne, Carmelli, Cloftulia, Duhem, Forestier, Fortuin, Grandsart, Klatt, Lhoest, Miloska, Montigny, Pessé, Potet, Puvellier, Renouvella, Seymar, Skrampson, , Soris-Hus, Squenante, Toussaint, Vernassier.
Mais nous trouvons aussi le Cinématographe français Leman, le Grand Panopticum électrique, le Miméographe.

Certains sont peu cités dans les foires régionales, quelques uns ne sont cités qu'une unique fois, alors que d’autres sont omni-présents, comme Camors, Pechadre ou Marrécaux. Les journaux ne mentionnent parfois que la simple présence d'un cinématographe, sans préciser le nom de la loge. Toutes ces loges ont eu pour mérite, bien souvent, d'avoir été la première séance de cinéma de bon nombre d'habitants de la région à l'époque. Ce cinéma forain, pendant près de dix ans, avant l'installation de salles fixes, a été la seule façon de voir du cinéma. Il a permis aux spectateurs de se familiariser avec les images animées.

Vous êtes bien sur vivement invité à compléter cette liste, donner le nom de nouvelles loges foraines ayant été présentes dans la région, trouver des documents sur ces loges, des listes de films présentés, ou même, mais la, je n'y crois pas trop, des photos de ces loges...
Prochainement, j'écrirais 1 ou 2 articles présentant dans le détail une loge en particulier, son itinéraire, les films qu'elles présentent, etc...

lundi 11 mai 2009

Le Cinéma des familles de Souchez


Une habitation anodine au carrefour d'un village entre Arras et Béthune ? Certes oui, mais également la façade d'un ancien cinéma !

J'ai rencontré le propriétaire de cette maison il y a maintenant environ dix ans. Je me souviens encore très bien de cette après-midi là où Gilbert Delaby me raconta l'aventure de cette salle. Ancien projectionniste du seul cinéma de Souchez, Mr Gilbert Delaby évoque l’histoire de sa salle et se souvient : « Le cinéma de Souchez est née du hasard, d’un concours de circonstance, d’une mauvaise pluie. En 1924, des projectionnistes itinérants vont de ville en village pour proposer des séances en plein air. A leur arrivée à Souchez, un violent orage se déclare. On pense alors la séance remise à plus tard, voir même annulée… Mais les organisateurs vont chercher une vaste salle pour diffuser la magie des images animées. Ils font alors appel à mon père, Jules Delaby qui avait acheté peu de temps avant un hôpital militaire anglais réformé. De ce baraquement en bois, il en a fait un café, un petit salon de coiffure et une habitation pour notre famille. Après la séance, et voyant le pouvoir attractif et fascinant des vues cinématographiques et de leurs histoires merveilleuses, l’idée, toute simple, germe alors : pourquoi ne pas proposer régulièrement à la population des séances ? Grâce à l’aide de M. Liénart, directeur du Casino de Liévin, un ami du frère de mon père, les démarches à Lille sont rapides. Souchez va donc avoir sa propre salle de cinéma… »
«La première séance a lieu la même année 1924. A l’époque, mon père est à la tête d’une petite entreprise aux multiples activités et où tous les membres de la famille participent. Le travail dans la chaussure, la cordonnerie, la coiffure et bien sur le cinéma se font en collectivité et dans la bonne humeur. Le cinéma reste muet jusque 1929. A l’apparition du cinéma parlant, le baraquement est reconstruit en « dur » pour des raisons de sécurité et surtout d’acoustique derrière le café, rue Jean Jaurès afin de satisfaire tous les amateurs de plus en plus exigeants. Il y avait deux bobines par programme avec un entracte au milieu. C’était des films de 35 mm non perforés, et mon père était très embêté par le cadrage qui bougeait. Cela lui posait de nombreuses difficultés. Les spectateurs se plaignaient souvent. Je me souviens que mon père allait souvent à Paris pour régler ces problèmes d’appareil. Quand à moi, je travaillais alors à ses côtés en tant que cordonnier. Il a ensuite fait du Pathé-Baby, 17.5 mm. On proposait des films à épisodes pour attirer la clientèle de Souchez et des environs immédiats. Je me souviens par exemple de Tom Mix avec lequel on a duré près d’un an. La soirée durait environ trois heures. Mon père avait simplement baptisé la salle : «le cinéma des familles». Le matériel n’était pas très lourd et on pouvait même faire du cinéma ambulant, avec mon père et mes frères dans des cafés des alentours. On a commencé à faire du cinéma ambulant à partir de 1934 – 1935. Le samedi et dimanche, c’était cinéma à Souchez. Le dimanche soir, on faisait Souchez et Maroeuil. Le lundi, c’était Carency et Villers-au-bois. Nous avons fait aussi cinéma à Ablain-saint-Nazaire, Givenchy-en-Gohelle, Bailleul-sire-Berthould, Frévin-Capelle.... Dans la voiture, une bonne Citroën C4, on mettait deux appareils et cinq personnes. Lorsque nous faisions des séances dans les villages alentours, nous partions auparavant à vélo pour distribuer des prospectus. On connaissait les clients et on leur portait directement à leur domicile. On n’avait pas les moyens de faire des annonces dans les journaux».
Il ne reste aujourd'hui que les portes vertes à battant qui donnaient accès à la salle (photo ci dessous avec Gilbert Delaby à la fin des années 1990) et le parterre en dur dans la cour de la maison (troisième photo). C’est à contre-cœur que Gilbert Delaby fut obligé par la mairie de démolir la salle qui menaçait la sécurité des voisins par son état de délabrement avancé.











mercredi 6 mai 2009

Alcazar de Oignies


Place de la Mairie à Oignies se trouvait le grand édifice de l’Alcazar, symbole de la fonction nouvelle qu’occupe le cinéma dans l’histoire collective du XXe siècle, puisque placé près de la mairie et de l’église, les deux poumons de la vie d’une commune. La façade de cette salle est typique de cette époque, une large ouverture permettant de s’engouffrer dans une porte donnant sur la caisse. On reconnaît immédiatement sa fonction de salle de spectacle, même si celle-ci a disparu depuis des années, le cinéma étant devenu une pharmacie, après avoir été une moyenne surface, un magasin de solderies, et après avoir été également une salle d’exposition pour un concessionnaire automobile, le garage Fréhart. L’Alcazar semble ouvrir à la fin des années 40, en pleine reconstruction. La salle de l’Alcazar pouvait communiquer directement avec le café qui le juxtapose, nommé comme il se doit le café de l’Alcazar, renommé de nos jours Le Bercy.

Remerciements

Merci à France Inter et "Carnets de Campagne" de P. Bertrand d'avoir mis à l'honneur ce blog sur l'antenne nationale ce mercredi : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/carnetsdecampagne/
J'essaierais de mettre l'émission en ligne sur le blog d'ici ce mercredi soir.

N'hésitez pas à faire des commentaires, à laisser vos souvenirs sur les salles de cinéma de la région.

Vous pouvez également me faire des propositions sur des recherches à faire, des demandes sur des salles en particulier, ou sur des villes. N'hésitez pas à poser des questions,...
Prochains rendez-vous média pour le blog :
- en juin sur France 3 Nationale
- le 21 juin à Cinémachina au Fresnoy de Tourcoing : http://cinemachina.net/site

mardi 5 mai 2009

Bully-les-Mines

Après la Première Guerre Mondiale, on dénombre 4 salles à Bully :
1° L'Alhambra qui était une salle de bal, se situant le long et derrière l'Hôtel Moderne. L'entrée se faisait par la porte cochère du Café Bigot situé rue de la Gare. C'était le lieu de rendez-vous des danseurs français et polonais, c'était aussi le lieu de bagarres fréquentes !
2° Une salle de cinéma qui se trouvait à la hauteur de la bijouterie "La Gerbe d'Or". L'entrée se faisait du côté de la rue de la Gare, le fond de salle donnait sur la rue de St Ouen (Rue de Condé). Cette salle appartenait à Monsieur Leman, elle ne connut pas de fortes fréquentations
3° Le Casino des familles (actuellement Crédit Mutuel) - propriété à l'origine de M. Leman mais qui a surtout été exploité par M. Pierrepont (propriétaire en 1928) et qui fut jusqu'au début des années 70 un cinéma très prisé de la population.
4° Le Kursaal appartenait à M. Legrand de Noyelles-les-Vermelles, il fut racheté par M. Pierrepont qui l'exploita en cinéma muet, pour le revendre ensuite à la Commune.
5° Beaucoup plus tard, une nouvelle salle vit le jour au début des années 60, ce fût "Le Régent" salle de cinéma située rue E. Debeaumont face aux Ets Thérie.


Texte provenant de l'excellent blog sur l'histoire de Bully-les-Mines : http://histobully.canalblog.com/

lundi 4 mai 2009

Wattrelos

Au début des années 50, pour une population estimée à 28.796 habitants, Wattrelos possédait 4 salles de cinéma :
- le Pax, au 43 rue Saint-Joseph, dirigé par M. Tibierghien, 1.161 places
- le metropolitain, 236 rue carnot, dirigé par M. Desrousseaux, 750 places
- le Familia, 2 rue Jean Jaurès, dirigé par M. Marcel Montreuil, 750 places
- le Cretinier Palace, rue St Vincent de Paul, dirigé par M. Wulffaert, 903 places. C'est ce dernier que nous pouvons voir sur les deux clichés accompagnant ce message. A l'intérieur de la salle, alors que celle-ci est dévenue un magasin de vente de primeurs fruits et légumes, on distingue encore nettement le balcon, ainsi qu'un faux plafond qui a permis de surbaisser la salle et de cacher la monumentale salle unique. Celle-ci a ouvert ses portes le 25 septembre 1937. La soirée d’ouverture s’est fait avec la participation de la Philarmonie du Crétinier. La salle avait la particularité d’avoir son entrée du coté de l’écran.

Un très grand merci à Wattrelosienne pour ces deux photos du Crétinier Palace.. Ces clichés proviennent de son blog consacré à Wattrelos :
http://wattrelos.blogspot.com/