© Olivier JOOS - 2009/2011

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Ami lecteur, que tu sois de passage pour la première fois ou que tu viennes régulièrement sur ce blog, ton avis m'intéresse et l'objet de tes recherches peut contribuer à faire évoluer ce blog. Si tu viens ici, c'est souvent pour une demande précise, une recherche sur un sujet qui t'intéresse : le cinéma de ta ville, l'histoire d'un exploitant,... TOUT n'est pas sur ce blog et cela viendra progressivement. N'hésite pas à me contacter sur cette adresse mail pour me faire part de tes recherches, de ce que tu sais sur les cinémas de ta ville qui existent ou qui ont existé. Les reflexions que tu te poses, les recherches que tu essaies de faire m'intéresse et peuvent aussi intéresser d'autres lecteurs. Alors, contacte moi : o.joos@voila.fr

vendredi 24 février 2012

De nouveaux documents photos sur le Rex de Sin le noble

Un de nos lecteurs, Arossito nous transmet des clichés concernant le cinéma Rex
Un grand merci à lui pour ces clichés et pour les souvenirs ci dessous puisque Arossito a travaillé dans cette salle aujourd'hui disparue.
Je lui laisse la parole : " j'ai bien connu le Rex et ses exploitants MM Lefebvre père et fils. J'ai été projectionniste durant quelques temps en particulier avec Bernard, le fils de M. Lefebvre, l'exploitant, avec son éternelle "Boyard maïs" à la bouche. Il était électricien de profession. Je me souviens qu'on allait aller chercher les copies à Lille en ramenant celles qui avaient été diffusées la semaine précédente, les affichages avec la colle à papier peint pour l'extérieur. Je me souviens même avoir "dessiné" une affiche pour un film X pour lequel il n'y en avait plus (pratique, il suffisait d'écrire le titre en grand, quelques mentions type Film interdit au moins de 18 ans, quelques coups de markers pour occuper les espaces et hop c'était fait) et je me souviens même du titre : L'Hôtesse Voyage sans Slip (soft allemand caviardé d'inserts hard par le distributeur français). Je me souviens que Bernard me disait que le curé rallait un peu avec ce type de films (la cinéma appartenait à la paroisse) dès que les visuels étaient trop suggestifs et qu'il avait été convenu de ne pas mettre d'affiches de ce type à l'endroit qui se trouvait contre l'église (un des 3 affichages extérieurs). Je me souviens également aux grandes heures de la folie Bruce Lee, des crises de nerfs que l'on piquait à cause de copies dont le précédent exploitant avait tiré pas mal de coupe pour faire des diapos et donc des bobines qui cassaient sans cesse et les intrerruptions qui allaient avec. Je me souviens de la salle comble (Bruce Lee, La Fièvre du Samedi Soir, Grease avec des gens debouts car plus de places assises) ainsi que de séances pour 2 personnes mais qu'on ne voulait pas décevoir. J'ai beaucoup aimé cet endroit, j'y ai passé beaucoup de temps (déjà en tant que spectateur au moins une fois par semaine - j'ai eu la chance d'avoir des parents très compréhensifs sur ce sujet) puis en tant qu'opérateur.
Je faisais ça tout en étant au collège puis au lycée, après les cours. Au delà des séances, après avoir été chercher les bobines, nous les contrôlions sur leur longueur en les déroulant à la manivelle tout en la faisant passer entre les doigts afin de détecter les cassures sur les bords (avec parfois les petites coupures qui vont avec). Après ces contrôles, nous préparions les projecteurs avec les bons objectifs (scope, vista...) pour que le jour des séances tout soit prêts et que nous ayons un minimum de surprises. Il fallait aussi changer les affichages sur les panneaux, affiches collées à l'extérieur à la colle à papier peint, photos et affichettes à l'intérieur et d'autres affiches pour les programmes à venir dans le couloir qui longeait la salle.
Après les séances, il fallait contrôler la salle, nettoyer (un coup de balai pour les emballages de bonbons, les tickets jonchant le sol. Nous n'étions que 2, pas de service de nettoyage, d'ouvreuse...)
Bref tout ça pour dire que cela ne se limitait pas aux séances. D'ailleurs, je n'assurais pas les 4 séances tous les week end, du moins pas toujours. "

Un grand merci à Arossito pour ces souvenirs et ces clcihés.
Prochainement, des vues de la destruction de cette salle, toujours grâce à l'ami Arossito !


jeudi 16 février 2012

Les films ayant pour cadre le bassin minier et la région avant la première guerre mondiale

Pour l'ensemble de la population française, et malheureusement encore de nos jours, le Nord évoque la mine, les terrils, les usines et les thèmes qui en découlent (misère de la vie quotidienne, pénibilité du travail, injustice sociale...). Parmi les premiers cinéastes de la Belle Epoque, certains vontre être attirés par ces images fortes et y puiser des sujets de films. Ceux-ci vont, soit magnifier le travail des mineurs pour les réhabiliter au sein de la société, soit accentuer le misérabilisme de la vie des corons. Cette vie, ainsi que les conditions de travail et les revendications du monde ouvrier, vont être le vivier de thèmes cinématographiques. Mais à cette époque là, le nord-Pas-de-Calais propose aussi d'autres sujets n'ayant aucun rapport avec le bassin minier. Ce sont par exemple, des thèmes historiques qui retiennent l'attention des premiers réalisateurs.
- Les films sociaux
A partir de 1905, le cinéma va s'intéresser aux problèmes sociaux portant ainsi à l'écran des "scènes de la vie réelle". Un nouveau genre apprait et le public va apprécier de voir défiler sur l'écran des aspects de ce qui l'entourent. Le réalisme littéraire règne sur le roman et le théâtre français. Les "tableaux" du cinématographe sont également touchés par cette école. Deux thèmes sont présents pour notre région : les problèmes personnels face à la société et les difficultés liés au monde du travail.
Parmi les problèmes personnels, le traitement de l'alcoolisme est celui qui a les faveurs du public, notamment depuis "L'Assomoir" de Zola en 1877. L'un des premiers succès du réalisateur fétiche de la Maison Pathé, Ferdinand Zecca, est une libre adaptation de l'oeuvre de Zola, intitulée pour le cinéma :"Les victimes de l'alcoolisme". Cette fiction, largement diffusée, tente de faire prendre conscience des drames provoqués par le fléau de l'alcool. En septembre 1912, le cinéma Omnia de Lens propose une autre production Pathé intitulée "L'alcool funeste", d'une durée de vingt minutes.
Les firmes proposent également des vues mettant en scène le monde du travail et les agitations syndicales. Cette lutte ressemble à de la propagande. On brocarde les meneurs sans toutefois ridiculiser les ouvriers, spectateurs assidus du cinéma. Seuls quelques films magnifient la lutte entre capital et travail. Ainsi, le fécond Zecca tourne en 1903 "La Grève" qu'il définit comme étant un film prolétarien. Même si elles mettent en scène le quotidien des gens du Nord, on ne sait, pour l'instant, si ces vues furent proposées dans les premières salles de cinéma du "Pays Noir".
- Les films miniers
Deux vues vont mettre en scène le cadre de vie des mineurs. En 1905, suite à "La Grève", le responsable de la production Pathé, Zecca, demande à Lucien Nonguet de tourner "Au Pays Noir", une scène revendicatrice se déroulant dans le Nord et s'inspirant très librement de "Germinal". José Chellé, dans son ouvrage "Juste sous les nuages" raconte ce film : "Huit tableaux qui décrivent une évolution dramatique depuis la description de la vie dans les corons jusqu'au coup de grisou, en passant par la description de l'entrée de la mine, la descente au fond du puit et la visite des galeries qui, plus tard, seront envahies par les eaux". Nonguet et Zecca portent une attention particulière aux décors, ce qui donne au film un aspect d'actualité reconstituée, d'autant plus que la grande catastrophe minière de Courrières qui intervient en mars 1906 relance l'exploitation du film. Certains gérants peu scrupuleux utilisent cette vue et la font passer pour une véritable actualité alors que d'autres la présentent comme un documentaire, telle la tournée du Splendid American Cinéma en octobre 1906 à Douai. Une carte postale de la page 109 de l'ouvrage de Blaise Aurora consacré aux débuts du cinéma en Lorraine montre un champs de foire avec un cinéma forain proposant comme film-vedette "La catastrophe de Courrières", assurément le film "Au Pays Noir". Courrières et sa catastrophe inspire également un autre film intitulé "Au pays des ténèbres" tourné par Victorin Jasset. S'intéressant peu aux conditions de vie et aux revendications des mineurs de l'époque, la vue conte une intrigue amoureuse qui se conclut par une catastrophe spectaculaire. A noter que ce film donne la responsabilité de la catastrophe à la négligence des ouvriers. Même si le Pays Noir y est présenté comme une région où le travail pénible asservit l'homme et ou celui-ci est incapable de dominer ses instincts, ces vues ont toutefois le mérite d'effleurer le lyrisme qui se cache derrière la fumée des industries.
- Les films historiques
Un autre thème ayant pour cadre la région est développé dans des sujets cinématographiques. Il s'agit de scènes évoquant l'histoire régionale ou alors des personnages importants qui y sont nés. Le premier événement qui inspire les producteurs est le siège de Calaiseffectué par les anglais en 1347 et qui aboutit au célèbre épisode des bourgeois se sacrifiant pour épargner la ville. C'est en 1910 que Henri Andréani tourne pour Pathé "Le siège de Calais". Malgrè les décors et une mise en scène théâtrale typique de l'époque, le film, d'une durée d'une heure est présenté comme un chef d'oeuvre. Ainsi le Journal de Lens évoque la présentation de ce film au cinéma Pathé de Lens : "C'est parait-il un chef d'oeuvre de mise en scène qui a coûté à la compagnie Pathé plus de trente mille francs et comporte une figuration de deux mille personnes et de deux cent chevaux". "Le Siège de Calais" est sur l'écran lensois début février 1912. Natif d'Arras et grande figure révolutionnaire, Robespierre a droit aussi aux honneurs cinématographiques de la Belle Epoque. Dès 1897, il existe une production Lumière nommée "La Mort de Robespierre". Il apparait également en 1911 dans"Camille Desmoulins" de André Calmettes et de Henri Poctal. Cette vue est présentée lors de la réouverture de l'Auto-Cinéma Bernard à Hénin-Liétard en décembre 1911. Autre film en 1912 : "La fin de Robespierre" par Albert Capellani.

jeudi 9 février 2012

La destruction du Paris de Maubeuge



D'ici quelques semaines, le cinéma Paris de Maubeuge aura vécu. Le bâtiment est actuellement en pleine démolition. A vos appareils photo (désolé, j'habite trop loin, mais j'espère qu'un lecteur de ce blog qui réside dans ce secteur, saisira la fin du cinéma!) !!

Voici deux extraits de l'article de La Voix du Nord qui annonce la fin du Paris :
" Cette fois, c'est bel et bien la dernière séance. Fermé en mars 2006, l'ancien cinéma Le Paris va être démoli à partir de la fin février pour laisser place à un ensemble immobilier. Prévoir des perturbations de circulation avenue Mabuseet ce, en importance variable, pour une durée de dix-huit mois. Le projet immobilier n'a guère changé depuis la présentation que nous en avions faite dans notre édition du vendredi 18 octobre. En lieu et place de l'ancien cinéma, va être construit un immeuble comprenant deux surfaces commerciales de 140 et 150 m² situées en rez-de-chaussée côté avenue Mabuse et trente logements répartis sur quatre niveaux, ainsi qu'il a été détaillé lors d'une réunion publique de présentation du dossier, mercredi soir à la maison Folie. […] Une dame s'est émue de ce coup de canif dans le patrimoine architectural local : « C'est un beau projet, je suis enthousiaste, mais c'est une première façade Lurçat qui disparaît », a-t-elle regretté. Nathalie Montfort l'a rassurée : « Nous sommes allés au Havre (une ville à l'architecture semblable à Maubeuge-NDLR) pour voir. Et cette façade a connu tellement de modifications qu'elle n'a plus rien à voir avec l'originale ». Avant de conclure, énigmatique, en une réflexion que l'on vous livre brut de décoffrage, s'agissant de béton : « Et puis certains ont peut-être du cinéma des souvenirs plus romantiques que la façade du Paris ».
Légende de la photo : façade actuelle du Paris remplie de tagd... Bientôt plus qu'un souvenir... Photo provenant de La Voix du Nord.

vendredi 3 février 2012

Hommage à Georges Delerue le 2 et 3 mars à Roubaix

Exceptionnel, cet hommage qui sera rendu au grand compositeur de musique de films, le roubaisien Georges Delerue.
Pour commémorer les dix ans de sa disparition, l'Orchestre National de Lille sous la direction de Dirk Brossé propose un rendez-vous à ne pas rater au Colisée de Roubaix le vendredi 2 et samedi 3 mars à 20 h 30 ! Dans ce programme, il y aura à la fois des oeuvres de Delerue, mais aussi des hommages de cinq grands compositeurs de musique de films, parmi lesquels des pointures comme Gabriel Yared et Bruno Coulais, qui s'associent à cet hommage pour célébrer Georges Delerue avec des oeuvres originales.
Lors de ces concerts, il y aura notamment des extraits de musique de Delerue comme La nuit Américaine, Dien Bien Phu, des extrais des oeuvres des films de De Broca,...

Notons également que du 29 février au 13 mars, donc pendant deux semaines, dans les salles du Majestic de Lille et du Duplexe de Roubaix, une sélection de films dont le compositeur a écrit la musique est programmée : Le Mépris, Tirez sur le pianiste, La Nuit américaine, Hiroshima mon amour, Jules et Jim, La Peau douce, Le Roi de cœur. La diffusion de ces films sur grand écran est bien rare, dans de si belles conditions... L'occasion de se replonger dans des classiques du cinéma français.

Rappelons pour les néophytes qui est Delerue :
Né le 12 mars 1925 à Roubaix, Georges Delerue est un des plus grands compositeurs français de musique de films. Son oeuvre est estimé à plus de 120 films. Il a écrit pour des oeuvres populaires comme pour des films pointus avec une étonnante régularité. Ainsi, en 1963, il compose la msique de "Cent mille dollars au soleil" de Henri Verneuil, mais aussi, la même année, il écrit un de ses chefs d'oeuvre pour "Le Mépris" de Jean-Luc Godard, avant d'enchainer quelques mois plus tard pour "L'Homme de Rio" de Philippe de Broca. Il se voit attribué 4 oscars en 1970, 1973, 1977 et 1985 et 3 Césars coup sur coup en 1979, 1980 et 1981. Il est source d'inspiration pour des compositeurs actuels et sa musique envoutante à la fois classique et moderne se colle parfaitement aux images des films. Pensons ainsi à la sensualité qui se dégage dans une de ses compositions les plus célèbres, le Thème de Camille dans le Mépris de Godard, repris quelques années plus tard pour le film Casino de M. Scorcese. Delerue a ainsi donné ses letters de noblesse à cet art souvent considéré comme mineur. C'est avec le roubaisien que la composition de musique de film est passé à un stade supérieur.

Site internet consacré à Georges Delerue : http://www.georges-delerue.com/fr/accueil.html
La beauté du Thème de Camille dans le Mépris : http://www.youtube.com/watch?v=S5BcdmkiuaY

jeudi 2 février 2012

Le Blog dans le numéro de février de Nordway !

Le blog cinemasdunord a été sélectionné pour être dans la top liste des blogs régionaux que publie le magazine NordWay dans son numéro de février !
Un grand merci aux journalistes qui ont établi cette liste ! Et bien sur un grand merci aux lecteurs de ce blog pour leur fidélité et toujours la bienvenue aux nouveaux qui rejoindront ce site grâce au magazine NordWay !

jeudi 26 janvier 2012

Le Casino de Carvin

Situé rue Francisco Ferrer, le Casino a été un des plus grands cinémas de Carvin. Il ouvre ses portes vers 1930 dans le quartier de l'Epinoy. Avec 1000 places, il se rapproche du géant Majestic de cette commune, situé davantage en centre-ville. Même si sa façade ne paie pas de mine, la salle possède de beaux fauteuils de bois et un balcon. Alors que son concurrent le plus proche, le Familia passait des films un peu plus pointus tels que Godart ou Truffaut, le Casino se réservait les grandes sorties, les films à grand sepctacle. Il semble que la direction de ce cinéma, Mr Baudoin dans les années 50, mettait chaque grand film en valeur avec, par exemple, une exposition de sarcophages lumineux lors de la sortie des Dix Commandements, des armes de gladiateurs lors de la projection de spartacus ou de nombreux drapeaux des souvenirs napoléoniens lors de Guerre et Paix. Sur 5 salles qu'a connu Carvin, le Casino est le dernier à avoir fermé ses portes. Avant une fermeture définitive en 1981, c'est le cinéma pronographique qui a permis au Casino de survivre. Il réalisait alors entre 500 et 600 entrées par semaine en moyenne. Nous évoquerons prochainement un peu plus longuement ce cinéma.
Un grand merci à Thierry Cuvelier pour ces informations et ces documents : http://www.thierry.new.fr

Légende des documents fournis par Thierry Cuvelier : en haut,  le cinéma Casino sur la gauche et à l'angle de la rue, le café A l'entracte !Célèbre café que l'on aperçoit sur le cliché du bas.

lien googleStreetView : on voit toujours ce qu'est devenu le café à l'angle, nommé L'Entractet et la façade du Casino mais personne ne remarque que c'est un ancien cinéma, toute trace sur la façade a disparu... Et à l'intérieur ?

Si vous avez des souvenirs de ce cinéma, contactez moi !!!

lundi 23 janvier 2012

Cinémachina de Roubaix, une réussite complète !



 Voici quelques photos de cette édition 2012 de CinéMachina de Roubaix, ce dimanche 22 janvier





jeudi 19 janvier 2012

Le Family nommé aussi le Pax de Pérenchies

Photo trouvée sur internet. Un grand merci à Guy Ferdinande pour ce cliché que l'on peut trouver à la page Google Streetview à l'adresse de ce cinéma dont je sais peu de choses. Il est situé au 80 rue Carnot. Il se dénommait le Family, mais Guy Ferdinande le nomme Le Pax, donc un changement de nom mais dans quel ordre ? Lorsqu'il s'appellait Family, on comptait 540 places et le directeur - gérant était M. Létang.
Si vous êtes de la famille de ce monsieur, si vous avez fréquentez le Family, puis le Pax, si vous avez des souvenirs, si vous êtes voisin de ce bâtiment, alors contactez moi !!

dimanche 15 janvier 2012

Un article sur un collectionneur présent dimanche à CinéMachina


Le 12 août 2011 le journal local "l'Observateur du Douaisis" publiait un article signé par Delphine Kwiczor sur Laurent Dusart, collectionneur d'appareils de cinéma. Voici cet article : 

" Des projecteurs de cinéma par centaine, des vieilles caméras, des kilomètres de pellicule... Laurent Dusart est passionné de cinéma depuis des années. Rencontre.

Quelques marches à descendre et l’univers de Laurent Dusart se dévoile. Le Somainois se passionne pour le cinéma. Mais ne lui parlez pas des nouvelles techniques technologies, du cinéma 3D ou de la vidéo. A 49 ans, Laurent est un puriste et affectionne les vieux bijoux du septième art. Il collectionne les machines anciennes mais aussi les films. Des tas de bobines sont superposés dans tous les recoins de cette cave aménagée. Le passionné s’est forgé son univers, aidé par son frère Jean-François. Le père des deux hommes, ancien projectionniste à l’ancien cinéma Le Familia, leur a transmis le virus.   

Une salle de ciné à domicile et un atelier

Un petit monde bien à lui. Voilà le coin “atelier” de Laurent Dusart. Un projecteur est en attente. Le Somainois a entamé sa collection depuis une bonne vingtaine d’années. Une passion chronophage pour cet électricien de métier et des machines qu’il faut remettre en état. « Quand je trouve un projecteur, je le démonte, le remets en état, je dégraisse tout », rapporte le cinéphile, un bout d’amorce de film dans les mains. Sa collection de projecteur avoisine la centaine d’appareils. « J’ai dû louer un garage », concède-t-il. Son premier projecteur, il l’a dégotté à la braderie de Lille avec une pile de film de 16mm. Depuis, il n’a jamais arrêté, épaulé par son frère. Une chasse infernale aux bijoux du septième art.



vendredi 13 janvier 2012

Recherche d'infos sur un cinéma de Calais

Un lecteur du blog d'Aurillac nous demande des informations sur un de ses aieux qui dirigaient une salle de cinéma à Calais dans les années 20. N'ayant pu répondre que très très partiellement à ses attentes, je me permets, comme je l'ai déjà fait, de faire appel à certains lecteurs, qu'ils soient réguliers ou de passage, afin, pourquoi pas, d'apporter quelques réponses... Voici les quelques informations en notre possession.

Le nom de ce directeur, arrière-grand-père du lecteur, est Ernest Saint. Il semble être aussi le propriétaire du cinéma, ou peut-être est-ce son épouse, Germaine Saint (née Lachèvre). Ils ont dirigé un cinéma sur Calais dont le nom est inconnu dans les années 20, au maximum jusque 1935. D'après la mémoire familiale de notre lecteur, Ernest s'est suicidé à Calais autour de la fin des années 20 - début des années 30. Après ce drame, le reste de la famille (sa femme et ses enfants) ont quitté Calais pour s'installer à Paris puisque la seule date fiable que notre ami a en sa possession est 1935, date du premier contrat de travail de sa grand-mère à Paris Ces évènements et ce cinéma sont donc antérieurs de quelques années à 1935. On peut penser que le cinéma a quitté le giron familial suite ces évènements...

Si un lecteur de Calais peut nous renseigner, ou peut-être quelqu'un qui possède un annuaire Ravet-Anceau sur Calais datant des années 1918 jusque 1935, qu'il n'hésite pas à me contacter : o.joos@voila.fr Je transmettrais bien sur et nous continuons ainsi l'exploration et l'histoire du monde de l'exploitation cinématographique dans la région.

Photo : Une vue de Calais à la Belle Epoque... mais où se situe le cinéma d'Ernest Saint ?