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mardi 31 mars 2009

Familial de Bergues



Un programme d'avant-guerre du cinéma Familial de Bergues, situé 1 place Saint-Victor.

Malheureusement, je ne possède aucune information sur cette salle d'une ville devenue mythique pour le cinéma du Nord. Je suis bien sur à la recherche de la moindre info sur cette salle !

Un grand merci à Robert Mawet, un lecteur assidu de ce blog, de m'avoir transmis ce document qui répond pleinement à l'une des fonctions que je m'étais donné dans le message de bienvenue : mutualliser, faire découvrir et partager des documents, et accroitre la recherche sur l'exploitation du cinéma dans notre région.

lundi 30 mars 2009

Caméo d'Hénin-Beaumont


Nouvelle photo du Caméo d'Hénin-Beaumont, la plus anciene salle de la ville devenue aujourd'hui une épicerie solidaire après avoir été un temps magasin de meubles.

Photo provenant de La Voix du Nord.

samedi 28 mars 2009

Familia et Electra-Ciné d'Hesdin











Hesdin a possédé en ses murs deux grandes salles de cinéma : l’Electra-Ciné, aujourd’hui disparue et le Familia, actuel supermarché de centre-ville, qui ont fait la joie de toute la population locale, mais aussi des environs proches. Ces deux cinémas ont commencé à fonctionner en même temps.

La première grande salle de cinéma d’Hesdin est l’Electra-Ciné, équipé au format 16 mm. Dans ce grand bâtiment, ancienne tannerie, il existait deux salles : un immense dancing au rez-de-chaussée où l’on venait se trémousser jusqu’à en perdre le souffle, et à l’étage, une belle salle de cinéma tenue par un homme d’Eglise : l’Abbé Papillon, pour ses œuvres. Originaire de Valloires, l’ Abbé Papillon, est alors une figure locale, dépensant une énergie folle pour ses ouailles, ayant l’habitude de traverser le canton à moto. La salle a néanmoins de gros problèmes : elle souffre du bruit du dancing situé en dessous et la cabine, située au-dessus de la Canche qui traverse Hesdin, subit continuellement de gros problèmes d’humidité et cela se répercute sur le son sautillant. De plus, l’Electra-Ciné connaît de gros risques d’incendie puisque le bois est omni-présent dans cette salle avec notamment un beau parquet en sapin craquelant.
Le projectionniste, qui aide l’Abbé Papillon, se nomme Gilbert Bayard. Ce dernier a appris la projection au cinéma Cyrano à Auchy-les-Hesdin, également tenu par l’abbé Papillon. C’est dans ce cinéma qu’il commence à travailler avec M. Isambourg, opérateur principal, en 35 mm et 16 mm. A chaque séance, Gilbert fait les 4 km à vélo pour rejoindre son travail. C’est dans cette salle de l’Electra que Gilbert va rencontrer celle qui deviendra son épouse, Ginette Wacquet, ouvreuse-placeuse à la porte de la salle, ramassant les tickets. Ils se marient en 1949 par l’inévitable Abbé Papillon. En ce beau dimanche de jour de mariage, il y a cependant une séance à 15 heures. Après le repas dans la salle du dancing, le travail est repris tout de suite, puisque Gilbert doit s’occuper de la projection du film américain « L’œuf et moi »,… Infatigable, l’Abbé Papillon gère deux salles en même temps et fait la navette pour apporter les bobines entre sa salle de l’Electra et celle de Gouy-Saint-André. Il s’occupe aussi de la salle de Crécy, devenue aujourd’hui la Maison des Associations et celle de Quend-Plage. Cependant, l’Electra-Ciné finit par fermer quelques années après la guerre pour d’évidentes raisons de sécurité.

L’autre grande salle de cinéma d’Hesdin est le Familia, une ancienne faïencerie, situé 10 place Garbé, près de la Poste. La salle existe depuis le début des années trente. A l’époque, géré par M. Duvauchelle également exploitant d’une salle à Saint-Pol-sur-Ternoise place du général Leclerc, le Familia peut accueillir près de 650 spectateurs. Pendant la seconde guerre mondiale, M. Duvauchelle continue de s’occuper du cinéma, malgré le peu de séance. Les allemands s’en servent souvent aussi pour des films de propagande. Serge Leclerc est alors l’opérateur de la salle. Mais rapidement, elle est reprise lors de la Libération par M. et Mme Robert Durot d’Albert dans la Somme, directeurs jusqu’à la fermeture de la salle bien des années plus tard. Gilbert Bayard, qui travaille alors à l’Electra-Ciné, devient désormais le nouveau projectionniste de la salle. Des travaux de rénovation sont tout de suite entrepris pour améliorer la qualité du spectacle. Gilbert Bayard continue les séances malgré ces travaux et les échafaudages pour le plafond. Il faut alors jouer avec le faisceau lumineux de l’appareil pour une bonne projection du film. Pendant près de 20 ans, avec des vacances quasi-inexistantes, Gilbert Bayard projeta de façon interrompue. Malgré 4000 films en près de 38 ans de service, Gilbert n’a jamais exercé officellement la profession de projectionniste. Il a été tour à tour vendeur de journaux, plombier pendant 20 ans, photographe,…Quand au propriétaire, Gérard Durot, fils de Robert, il a la charge de se rendre à Lille chercher les bobines et il s’occupe de la gestion à la fois du café du cinéma situé a côté de l’entrée de l’immense bâtisse, mais aussi de la gestion de la salle, Gilbert s’occupant seulement de la projection. Outre le cinéma, la salle possède aussi une scène pour proposer des représentations théâtrales, des matchs de boxe ou de catch, mais aussi lors des entractes avec des attractions diverses…
Toute la famille Bayard contribue au bon fonctionnement de cette salle pendant ces très nombreuses années : le père projectionniste, la mère ouvreuse et le fils Hervé, dès l’adolescence, toujours présent pour donner un coup de main dans la cabine ou dans la salle.
Le directeur, le projectionniste, le personnel… ont toujours innové pour proposer du grand spectacle aux habitants d’Hesdin, les faire rêver en adoptant par exemple, après le Cinémascope alors le plus important des environs, le procédé Surround installé par des spécialistes lillois, en avant première, notamment lors des films « Tremblement de terre », « La Bataille de Midway », « Le circuit infernal »... Malheureusement, ce procédé n’a pas plus aux belles assiettes de collection accrochées aux murs de la maison voisine du cinéma. Elles se sont mises naturellement à trembler puis à chuter... Après plusieurs critiques et réprimandes, il a fallu cesser ce son plus vrai que nature.
Le Familia propose deux films par semaine : un film le vendredi soir, un second différent le samedi soir, une séance le dimanche à 15 heures du premier film, parfois 17 heures, et l’autre film ce même dimanche soir avec souvent une autre séance à 23 heures. A partir des années 70, vers 23 heures, le Familia décide de proposer un film X qui attirait souvent plus de monde que les grands films comme « Le Vieux Fusil ». Il y a bien sur des séances supplémentaires les jours de fêtes. Le plus gros succès fut « Le Jour le plus long » qui a tenu 15 jours à l’affiche. Souvent, on refuse même des places… A partir de 1975, plusieurs projectionnistes aident Gilbert dans son travail
D’une capacité de 685 places, le Familia est passé a moins de 400 places avec le changement de sièges et l’acquisition de gros fauteuils en velours ainsi que l’abandon des strapontins pour des raisons de sécurité. Au milieu des années 80, des films publicitaires Jean Mineur sont régulièrement projetés à raison de deux ou trois bobines à chaque séance.
Cependant, la fin est inéluctable malgré la qualité des films proposés qui sortent souvent à Hesdin en « sortie nationale ». Les cassettes vidéo font leur apparition, et naturellement, comme dans tous les cinémas de la région, la fréquentation chute. C’est le 28 août 1988 que la salle a cessé de proposer des films. Mr Durot se résout à fermer sa salle pour prendre une retraite prématurée. Avec peu de spectateurs dans la salle, le dernier film fut accompagné par la chanson culte de circonstance d’Eddy Mitchell : « La Dernière Séance ». La mairie n’apporte aucun soutien dans la poursuite du maintien de l’activité cinématographique dans la ville.
Le bâtiment existe encore aujourd’hui. Il est devenu un petit supermarché Shopi, mais cependant, la structure du bâtiment est quasiment intacte.

mercredi 25 mars 2009

Les premières projections à Hénin-Beaumont

Voici le premier article d'une série consacrée à l'histoire des salles de cinéma à Hénin-Beaumont.

C'est le 28 décembre 1895 qu'eut lieu, au Salon Indien situé sur les grands boulevards parisiens, qu'eut lieu la première représentation payante du Cinématographe Lumière. Cependant, il a fallu attendre près de deux ans pour que la première projection se fasse à Hénin-Liétard (ancien nom d'Hénin-Beaumont). En effet, c'est le 26 décembre 1897 que Le Journal d'Hénin-Liétard annonce la présence depuis quelques jours d'un cinématographe ambulant. Ce dernier était déjà présent auparavant à la foire Sainte-Barbe de Lens. L'article du journal local héninois s'enflamme sur « les choses merveilleuses » que projettent l'appareil. D'après le journal, vendu chaque samedi au prix de 5 centimes, les habitants d'Hénin connaissent déjà le cinéma, en mentionnant « cette invention qui depuis quelques mois révolutionne le monde entier ».
Bien avant cette première cinématographique, la société héninoise est habituée à la projection d'images sur un mur grâce au procédé de la lanterne magique qui égayait les conférences populaires proposées souvent par l'Instruction publique lors de veillées éducatives. Ces conférences, sous l'égide de professeurs sont des invitatons à la connaissance, exaltant également les valeurs patriotiques en proposant comme sujets la guerre de 1870, le général Faidherbe,... Pour illsutrer leur propos, les conférenciers ont compris que l'image est un formidable vecteur d'éducation. Aussi, ils utilisent le procédé de lanterne magique, inventé au XVIIème siècle par Athanase Kircher, et popularisé tout au long du XIXème siècle. Devant les yeux émerveillés des auditeurs défilait une série de vues. Aussi, lorsque le cinéma fit son apparition à l'aube du nouveau siècle, une partie de la société minière avait déjà pris l'habitude de fixer un écran. Par exemple, le 2 janvier 1898, le journal local relate une conférence sur l'alliance franco-russe, sujet patriotique s'il en est, qui se déroule dans la salle du patronage avec plus de deux cents spectateurs : « Pendant que le conférencier parlait, un appareil oxy-éthérique d'un pouvoir lumineux de six cents bougies projetait sur un écran les scènes évoquées. On a aperçu le Président Félix Faure et l'empereur Nicolas II se donnant l'accolade à l'heure des adieux ».
En cette fin d'année 1897, ce furent tout d'abord les écoliers qui profitèrent des premières projections le vendredi. Puis, le lendemain soir, à vingt heures, ce furent au tour des héninois, des mineurs et des marchands du centre de se presser pour admirer le cinématographe installé dans le salon Augustin Froissart. La feuille héninoise indique trois prix de place : 30, 50 centimes et 1 franc. Le programme de cette soirée reposait sur une succession de films assez courts, de « tableaux merveilleux de clarté, de précision, de vérité » comme le note, en des termes élogieux, proches de la réclame, l'hebdomadaire héninois. Il est malheureusement impossible de connaître la nature exacte des films projetés. Ces premières vues cinématographiques à Hénin sont l'œuvre de Henri Joly. Celui-ci travaillait en collaboration avec Charles Pathé pour construire les premièrs appareils cinématographiques s'inspirant des premiers kinetoscopes américains inventés par Edison mais qui avait le désavantage de n'être vu que par une seule personne à la fois. Se brouillant avec Pathé pour des problèmes d'argent, Joly continua seul ses recherches. Manquant de moyens, il chercha seulement à perfectionner le Cinématographe Lumière. Il est à noter que d'après l'hebdomadaire, il s'agirait de Henri Joly lui-même qui présentait son invention à la population. Mais ce fait paraît peu évident. Tout d'abord parce qu'il paraît peu probable qu'un inventeur se déplace pour présenter lui-même ses inventions. Ce fait n'est d'ailleurs pas mentionné dans les biographies consacrées à Joly. Et ensuite, parce que les héninois ne connaissant pas son visage, un bateleur pouvait aisément se faire passer pour l'ex-collaborateur de Charles Pathé.
Après s'être éclipsé pendant près d'un an, le cinématographe revient à Hénin-Liétard. C'est en effet le dimanche 4 décembre 1898 que Le Journal d'Hénin-Liétard annonce l'arrivée d'un cinématographe pour le soir même au théâtre, aujourd'hui disparu mais construit à la fin de l'année 1896, rue Napoléon Demarquette. Le rédacteur de l'article se plaint du manque de séances de cinématographie à Hénin. Celle-ci lui apparaît donc comme exceptionnelle. Elle se déroule en une heure et demie et présente quarante tableaux qui « donnent l'illusion complète de la vie ». Il s'agit très certainement de films Lumière, seuls à proposer à cette époque un vase catalogue de vues. Pour cette séance, dont l'opérateur est M. Norbert, le prix des places est identique à la projection Joly.
A peine un mois et demie après cette seconde projection, on annonce à Hénin qu'une séance de cinématographe va avoir lieu le dimanche 22 janvier 1899 dans la salle du patronage, l'actuelle salle paroissiale Saint-Paul située rue Montpencher. Elle est effectuée par « le Révérend Père Le Bail, licencié ès-sciences physiques ». L'Eglise a joué un rôle certain en utilisant à la fin du siècle dernier, d'abord le procédé des images fixes à la lanterne magique, puis le cinématographe, pour permettre une meilleure éducation religieuse alors que la déchristianisation gagnait du terrain. La présence de l'opérateur est soulignée par le compte-rendu que fait le journal héninois de cette soirée. L'auteur souligne que, tel un bateleur de foire, la Père Le Bail « accompagnait chaque projection ou chaque scène de cinématographie d'explications tour à tour scientifiques ou humoristiques. » Cette séance, qui semble avoir duré une heure, a été divisée en deux parties : des projections fixes grâce à la lanterne et en second lieu du cinéma. Les projections fixes sont une suite d'images concernant Lourdes et son pèlerinage. La seconde partie du programme est cette fois orientée vers l'image en mouvement. Il s'agit essentiellement de vues Lumière comme le montrent les titres : « Un déjeuner en famille », « une bataille à coup d'oreillers » et surtout la fameuse « arrivée d'un train en gare ». Le Révérend Père Le Bail propose treize petits films, dont l'un emmenait les héninois aux chutes du Niagara....
Mais après avoir touché Hénin-Liétard ponctuellement, le spectacle cinématographique va prendre la forme d'une attraction foraine qui va devenir rapidement le clou de la foire.... Ce sera l'objet d'un prochain article.

mardi 24 mars 2009

Rex de Méricourt


Située rue du 01 mai, le Rex, également nommé le R4, est situé près de l’ancienne fosse de Méricourt, sur la route principale.
En juillet 1940, le locataire de cet établissement est Gaspard Gaillard, demeurant à Thélus, entre Lens et Arras. La salle est alors en assez bon état, mais le matériel est détérioré. Elle peut recevoir 300 spectateurs. Près du cinéma, donnant sur la rue de la salle, est situé le « Café du Cinéma Moderne », un des anciens noms de la salle. Malgré la peinture qui la couvre, puisque ce café est devenu une habitation classique, l'enseigne, que l'on peut voir sur la pfoto ci-jointe, est l’un des derniers vestiges de l’existence de cette salle. L’un des anciens opérateurs de cette salle fut Georges Magniez. La salle a appartenu à Mr Laurent, fils du propriétaire du Caméo d’Avion. Aujourd’hui, le bâtiment, à l'écart de la route principale et difficilement photographiable, semble à l’abandon.

jeudi 19 mars 2009

Prado et Colisée d'Aire-sur-la-Lys




Publicité pour l'ouverture du Prado, parue dans l'Echo de la Lys du 14 novembre 1958.


Situé rue du Château, à quelques mètres du cinéma Modern' de M. Leleu, le Prado ouvre donc en novembre 1958, en remplacement du Familia, rue de Brabant, toujours à Aire. Le propriétaire en 1958 est René Mainvis
450 spectateurs peuvent prendre place dans cette salle avec un balcon de 100 fauteuils.
En 1963, il est rebaptisé Colisée et il est alors dirigé par Henri Kaléta. La salle va ensuite devenir une succursale du Modern' de la place du château, qui va ensuite fermer le Colisée, ex-Prado.

mardi 17 mars 2009

CinéCentral de Bourbourg


Trois salles ont fonctionné à Bourbourg. L’une d’entre elles a été dirigée par Bernard Coppey, aujourd'hui chef de file des exploitants de l'ouest du département, mais auparavant par son père et sa tante. Les débuts de cette salle remontent en éffet à la tante de Bernard Coppey. En effet, celle-ci possédait une salle à tout faire, un grand hangar en bois où les bals, noces et festivités populaires s’y succèdent. Alors qu’il travaille en semaine chez un menuisier, Coppey aide sa tante le week-end à aménager sa salle, placer des bancs, mettre en route les poêles. Rapidement, le cinéma devient l’activité de cette salle. Une affiche est placardée et les gens affluent. La salle est rapidement remplie. Parfois, lorsque le film attire en masse les spectateurs, le curé prête quelques bancs de l’église, ou alors on amène sa propre chaise. Les années passent et Mr Coppey quittent l’emploi de menuisier pour faire de façon permanente du cinéma, aidé par son fils Bernard, futur gérant audomarois bien connu. Les bancs et chaises sont remplacés par des sièges à claquette. On investit pour transformer la salle et on essaie d’attirer et surtout de fidéliser le spectateur en lui proposant une offre cinématographique variée et adaptée à son goût : des séances pour les enfants le jeudi, des films de famille le dimanche. Les copies de films sont partagés entre les différents directeurs de salles des environs et plus d’une fois, les habitants de Bourbourg vont croiser sur la route Bernard Coppey, le fils, à vélo, emmenant des bobines de sa ville à un autre exploitant de Gravelines. Des années plus tard, Bernard Coppey devient directeur du Rex puis du O’Ciné de Saint-Omer.
C’est sur la place du Général de Gaulle, l’ancienne, mais toujours si présente Grand’Place du centre-ville, que se dresse la grande bâtisse de l’ancien cinéma Central qui pouvait émerveiller un total maximal de 449 spectateurs en 1955. Elle abrite désormais un café - restaurant - PMU, toujours dénommé Le Central…

Sources :
Article de Stéphanie Maurice, Pays du Nord, n°29, mars – avril 1999.

samedi 14 mars 2009

Cinéma d'Estrée-Blanche



Photo d'août 1997.

Situé derrière le café "A l'embuscade au centre d'Estrée-Blanche, village tout proche d'Aire-sur-la-Lys, ce cinéma a été tenu par un habitant de Thérouanne avant d'être géré par M. Hermand de Wizernes. Comme souvent ailleurs, le cinéma faisait parfois place au bal. La salle pouvit contenir près de 300 spectateurs. Il n'y avait pas de balcon, mais une estrade. Il projeta "Les Dix Commandements", mais aussi le film "Hold-up en plein ciel" le dimanche 4 août 1957 pour des séances à 16 h 60 et 20 h 30.

La salle et le café furent repris en 1962 par le gérant actuel (en 1997). La fréquentation diminua et, ne répondant plus aux normes de sécurité, la salle fut démolie. Il ne reste aujourd'hui que les fondations et un petit muret d'environ 1 mètre de haut qui délimite ce qui est devenu le jardin. Ainsi, les murs que l'on aperçoit au fond de la photo sont ce qu'il reste de la salle...

vendredi 13 mars 2009

Le cinéma à Libercourt

La première véritable salle de cinéma fixe qu’a connu Libercourt fut exploitée par Théophile Van Wynsberghe. Elle était située au 34 de la rue Cyprien-Quinet, l’ancienne Grand’Rue qu’ont connu les anciens. C’est par un long et étroit couloir qu’on y accédait et qui devenait très boueux lorsque la pluie tombait. Dans la rue, à l’entrée de ce couloir, les passants pouvaient entendre une sonnerie qui fonctionnait en permanence quelques minutes avant que le film ne commence.
Une autre salle existait également à Libercourt. Plus moderne que la précédente, elle fut construite et tenue par César Liétard, au n°82 toujours dans la rue Cyprien-Quinet. Cette salle portait le nom étonnant de « La Potinière ». En juillet 1940, lors du recensement de salles effectué par l’occupant, cette salle était dans un état déplorable et donc inutilisable : toiture, portes et fenêtres, plafond, appareils détériorés, murs ébranlés par les bombardements. La salle fut remise en état et en 1955, dans un autre recensement cette fois réalisé par le CNC, elle est attestée comme étant la seule existant à Libercourt. Aujourd’hui, les bâtiments de cette salle existent encore.
En juillet 1940, une autre salle est attestée dans le recensement fait par les allemands. Il s’agit du Rexi, situé également Grand’Rue. Le propriétaire du bâtiment est Jules Legroux de Libercourt, et le cinéma est loué à Mr Desprez de Lille. Comme « La Potinière », cette salle était inutilisable en 1940 : un état défectueux ou seul l’appareil était intact.
Une autre salle proposait aussi des séances de cinéma à la population de Libercourt. Il s’agissait du Family, la salle du patronage, devenue aujourd’hui la salle Marcel-Diévard. Cette salle était tenue par le curé de la paroisse, Mr L’Abbé Stanislas Clément. Ce dernier s’impliquait pleinement dans la vie locale et, par une forte volonté de persuasion, essayait d’amener les paroissiens vers ses œuvres. Le cinéma était un des moyens utilisés par l’Abbé Clément pour susciter l’engouement des fidèles. Il multipliait les affiches et les programmes distribués dans la rue proposant les deux grands films projetés, bien sur sélectionnés et d’une grande valeur morale, et les entractes annoncés : des acrobates, prestidigitateurs ou des chanteurs. Les films muets étaient longuement commentés tout en dégustant les cacahuètes vendus à la buvette.

Source :
« Libercourt, des origines à nos jours », ouvrage collectif.

lundi 9 mars 2009

Le cinéma à Noyelles-Godault


Au centre-ville de Noyelles-Godault se dresse la vaste bâtisse du cinéma Concorde, à droite de l’église lorsque l’on se trouve sur la place du Général de Gaulle. Cette salle est liée au destin et à la vie de son exploitant depuis plus de soixante ans, Mr Robert Millon.
Né de parents bateliers à Alfortville juste après la première guerre mondiale, Robert Millon découvre le cinéma et la projection vers l’âge de 8 ans sur la péniche familiale en s’amusant avec des lentilles, des miroirs, des loupes et en confectionnant des bandes, etc…Ensuite, c’est la vue de son premier film à Saint-Quentin qui fait basculer Robert Millon dans le monde des images animées. Le couple Millon et ses trois garçons finit par s’installer à Noyelles-Godault en 1929, notamment pour résoudre le problème scolaire et le suivi des études des enfants. En janvier 1930, les premières représentations cinématographiques ont lieu dans la toute nouvelle salle paroissiale, située près de l’Eglise. Cette salle a été construite par les Mines de Dourges. Et c’est en 1935, à l’âge de 16 ans que Robert Millon commence son activité de projectionniste. Il passe dans la cabine et devient l’apprenti - assistant du projectionniste de cette époque, Fernand Frémy avec lequel il se lie d’amitié. Il se souvient de son premier film projeté : « Zigano » de Harry Piel. C’est la folle époque du cinéma muet. Les gens lisaient à voix haute les cartons présentant les dialogues et les gens parlaient et riaient pendant les comiques. Le cinéma reste une passion pour Robert Million et c’est donc tout naturellement qu’il est bénévole dans la gestion de la salle paroissiale. Cependant, il faut bien travailler. Il entre à la Compagnie des Mines de Dourges et travaille aux Ateliers Centraux à Hénin-Liétard. Les jours et les semaines passent au gré du travail et des projections de films. Robert Million se souvient des films passés, notamment une des premières versions de « Belphégor », en muet, projeté vers 1936, grand film de 21 bobines.
1938 est l’année de tous les changements pour le cinéma. D’abord, c’est l’année de l’installation du parlant avec pour premier film un nom étrange et amusant pour cette première parlante : « L’Appel du silence » !! Ensuite, autre événement qui accompagne la mutation du parlant, la salle change de nom pour devenir « Le Populaire », montrant ainsi que c’est bien un lieu pour le plaisir du peuple. Nous sommes alors en période post-Front Populaire, dans une commune bien ancrée à gauche et ce nom reflète bien l’ambiance de l’époque. Cependant, le cinéma est encore rattaché à la paroisse et ce changement de nom suscita tout de même quelques critiques. Noyelles-Godault vit l’immédiat avant-guerre dans une pleine frénésie cinématographique avec trois salles : « le Populaire », le Familiy » et une autre petite salle de quartier : le Ciné Salon Genty, rue Victor Hugo et dirigé par Ernest Genty et qui projetait des films parlants grâce au célèbre projecteur Pathé Rural, 17 mm. La petite salle était décorée des affiches des anciens films projetés, comme des trophées de chasse…
Mais peu de temps après, c’est le coup de tonnerre de 1940. Robert Millon part à la guerre, alors qu’il effectuait son service militaire et les habitants de Noyelles ferment le cinéma. Après la débâcle, il est nommé à Périgueux afin de servir à la caserne comme garde-magasinier. Les autorités occupantes réouvrent la salle en 1942 afin de distraire les troupes, mais aussi pour utiliser le pouvoir d’attraction des images afin de faire de la propagande. Un mois après la réouverture, Robert Millon revient à Noyelles-Godault en octobre 1942. La fermeture de la salle pour une période d’une semaine environ est un moyen de répression contre les habitants face aux actes de la résistance qui se multiplient.
1944. La Libération. Deux salles se partagent les faveurs du public noyellois : « Le Populaire » et « Le Family ». Les bâtiments du « Populaire » sont racheté par la paroisse. L’affluence est totale et les salles continuellement pleines, quelque soit le film proposé, malgré le fait qu’il ne s’agissait jamais de films récents. Robert Million accepte un poste de conseiller municipal et d’adjoint au maire. Ses journées de travail sont longues et ses week-ends inexistants. Sa vie se partage entre son travail aux Ateliers Centraux, la gestion de la salle et les projections, ses nouvelles activités municipales ainsi que l’Association d’Education Populaire Saint-Martin dont il est président.
Les années 50. Nouveaux travaux et donc nouveau nom de baptême. « Le Populaire » devient le « Cinépax ». Les années passent et Robert Millon projette des kilomètres de bobines face à la population. C’est la grande ferveur. Des couples se forment, des enfants rêvent devant le spectacle toujours renouvelé des images animées. Face au Cinépax de l’autre côté de la place, se dresse l’autre salle importante de Noyelles-Godault, le Family dirigé par Emile Lemaire, électricien aux mines de Dourges et qui a pris la succession de la famille Magniez. Les deux salles se partagent le public et la concurrence n’est qu’amicale, même s’il y a parfois quelques tensions. Robert Million se souvient par exemple de l’épisode de la Goldwin Mayer. En effet, Emile Lemaire avait l’habitude de prendre à Lille chaque vendredi après-midi pour sa salle de grands films de la Goldwin qui avait une succursale à Lille. Un film est convoité entre les deux cinémas noyellois. Il s’agit du « Bal des Sirènes ». C’est Robert Million qui réussit la transaction et diffuse le film. L’affront est fait et dorénavant, vexé, Emile Lemaire cessera de projeter des films de la Goldwin Mayer.



Les années 70. Période de crise avec un nouveau changement de nom. La France découvre alors son avion supersonique, se passionne et est fier du Concorde. Qu’à cela ne tienne, Robert Million, par soucis de publicité, fait du « Cinépax », « le Concorde », plaçant sa salle dans le sillage du grand oiseau blanc. Il a pourtant hésité, ayant d’abord souhaiter le rebaptiser « Le Marignan », en souvenir de la salle de sa jeunesse qui l’a tant charmé lorsqu’il été à Périgueux. Mais « le Concorde » perd aussi son concurrent avec la fermeture du Family au début des années 70. Robert Million part en retraite et quitte donc sa fonction aux Ateliers Centraux en 1974 pour se consacrer pleinement à sa passion.
Ces dernières années, « Le Concorde » a connu une nouvelle mutation avec de nouveaux travaux, cette fois sans changement de nom. La salle est réaménagée, un nouveau projecteur est installé et le bar est transformé. De plus, une association gravitant autour du cinéma est crée et elle peut racheter les bâtiments au diocèse. En 1996, Robert Million est président, directeur et gestionnaire du cinéma. De plus, Robert Million aide un nouveau projectionniste, Guy Virriot, opérateur depuis l’âge de 15 ans, à prendre progressivement les rênes de l’établissement. Aujourd’hui, à l’ombre de la menace du multiplexe Gaumont d’Hénin-Beaumont tout proche, « le Concorde » essaie tant bien que mal de continuer d’exister. Mais la coup de grâce définitif est porté le 31 décembre 2000 avec la dernière séance du Concorde et de Robert Millon… Toute sa vie, et bénévolement, le célèbre projectionniste noyellois a donné du rêve aux habitants de sa commune.


Sources :
Un grand merci pour Mr Robert Million et ses passionnants souvenirs
Article de Luc Brémaud, La Voix du Nord, 31 juillet 1996, Edition Hénin-Carvin.

samedi 7 mars 2009

Apollo d'Harnes


Ce cinéma fait parti d'un ensemble coopératif nommé La Clairvoyance, comprenant une boulangerie, un moulin, une épicerie,...
L'Apollo, connu donc également sous le nom de cinéma de La Clairvoyance, a été construitpar M. Choquet avec l'aide de Pierre Bouchet, beau-fils de Joseph Bertrand. La salle pouvait contenir 900 places. En juillet 1940, la salle est en bon état avec une tribune et pouvait contenir 800 spectateurs.
Aujourd'hui, cette salle appartient à la municipalité. Elle est dénommée Salle Jacques Prévert et propose toujours des séances de cinéma, mélant grand succès populaire et films Art et Essai.

jeudi 5 mars 2009

Article critique et en patois sur le cinéma forain

Article de Jean Bobienne, paru dans Le Journal d'Hénin-Liétard du 12 novembre 1902 :

« Gramint d’ personnes n’ vodront p’ t-ête point m’ croire, mais j’ n’ avos jamais vu un cinématographe ; aussi profitant qui n’ n’ avot un à l’ ducasse, j’ m’ y rindos et je m’ payos eun’ seconde pou’ dix sous.
Ch’ étot d’ jà bien plein, et, cosse que j’ ignoros, l’ représintation étot qu’ minchée d’ puis un bon quart d’heure, malgré qu’on m’avot dit à l’ porte :
- Entrez, entrez, on va commencer.
- Diable, que j’ dis, u m’ assir ? Bast ! J’ resterai d’ bout dins un coin, je n’ gên’ rai personne.
- Allez là-bas, i' n' y-a de l' plache, m' dit un imployé.
- Ch' est bon, ch' est bon, j' peux rester d' bout.
- Non n' peut pas rester d' bout, i faut vous asseoir.
Et après avoir fait serre quèqu' s gins, i' m' fait assir sur un banc, derrière eun' grande femme qu'elle avot un capiau in Tour Eiffel et t' not un p' tit gosse de six-siept mos d' bout su' ses genoux.
On qu’ minche, je n’ vos rien, j’ avinche m' tiête à droite, l' femme fait l' même ; j' avinche à gauche, elle lève sin gosse à l' hauteur de sin capiau ; j' veux m' lever, v' là qu' derrière, on crie Assis ! Assis ! et un zique solide, i’ m’ appuie su’ les deux épaules. J’ veux riposter, i’ m’ menace de m’ coller eun’ danse in sortant.
Crac ! v’ là l’ tableau fini et les leumières s’ ralleument.
- Madame, que j' dis polimint à m' voisine d'in face, vous n' porrit' s point laicher votre infant assis, mi je n' vos rien ?
- Ah ! ben, qu'elle me répond cheull' paysanne, ch' n' est mie m' n' affaire, ch' l' infant i' peut bien vir comme vous.
- Ch' est vrai, mais cha n' l' intéresse point, il est trop jeune.
- Quoi ! Trop jeune ! Mais din vingt ans, i' s' ra bin contint d' avoir vu cha.
Et v’ là un aut’ tableau qui s’ prépare. Cheull’ fos, ch’ est, à ch’ qui paraît eun’ course d’ taureau, l’ infant a peur, i’ brait, l’ mère s’ lève et l’ dodine ; tout l’ monde crie : Assis ! Assis ! Mis, j’ n’ose pus m’ lever d’ peur du zique qui m’ a promis eun’ danse et j’ profite que les leumières s’ ralleument pour me l’ ver et m’ in aller sans d’ mander min reste.
In sortant, j’ rincontros un ami qui m’ dijot :
- Eh ben ! Ch’ est biau l’ cinématographe ? Quoich’ que t’as vu ?
- J'ai vu un capiau à pleumes qui allot toudis d' droite à gauche et un p' tit infant qu'on balochot comme eun' boutelle d' pain d' curiche ; pour mi, cha n' vaut point les dix sous et j'cros qu' j' ai été volé. "

mercredi 4 mars 2009

Palace de Fourmies

Le Palace de Fourmies, en plein centre ville, face à la mairie existe depuis 1920. Sa date de construction est gravée sur le fronton du bâtiment. Le cliché ci-dessus date de 1924 puisque cela correspond à la date de sortie du film présenté : L'Orphelin de Paris de Louis Feuillade.



La photo ci-contre date de 1968. Il s'agit d'une parade lors du grand prix cycliste de Fourmies avec les majorettes de Denain, lors d'un dimanche pluvieux. On devine très bien en arrière-plan la façade du Palace.



Aujourd'hui fermé, le cinéma est devenu un centre d'affaires.
Source : Un grand merci au blog de Christian Pavot : http://chrisnord.sport.fr/

Modern-Cinéma de Blendecques



Le café Banelle, rue Roger Salengro, fait office de cinéma et de salle pour les banquets et spectacles. Il a été l'un des points importants des festivités de Blendecques.

lundi 2 mars 2009

Le Rex de Fouquières-les-Lens


La salle a appartenu semble-t-il au réseau Bertrand. Elle est inaugurée en 1922 - 1923. Ne correspondant qu'insuffisamment à des normes esthétiques et de sécurité, la salle est reprise par un opérateur des Bertrand qui prospéra par la suite comme exploitant de salles à Arras.
La salle est située derrière une ancienne boucherie. Elle a cessé ses activités vers 1962. Fin des années 90, la salle appartient au gérant d'un magasin de dépôt-brocante situé un peu plus loin. A l'intérieur, il y a encore les fauteuils, les tentures sur les murs, mais l'écran est déchiré. La cabine de projection a été détruite et il ne reste que les murs permettant la projection.

Trianon de Grenay


La photo date de juillet 1997.
Situé rue Casimir Beugnet, le cinéma Trianon appartient en juillet 1940 à Mme Veuve Gronier, résidant probablement dans le cinéma. La salle peut recevoir alors 700 spectateurs. Situé près de grandes cités minières, la cinéma a fait palce à un garage Opel dénommé toujours Trianon.

dimanche 1 mars 2009

Bibliographie

Bibliographie

Etude générale (études générales sur le cinéma dans le Nord-Pas-de-Calais, puis études sur les films tournés dans notre région, puis livres sur une ville particulière et enfin livres sur un domaine particulier) :

- Outre les ouvrages généraux indispensables, véritables bibles, que sont les livre de Georges Sadoul "Histoire générale du cinéma" (7 tomes) et celui de Jean Mitry, "Histoire du cinéma" en 5 volumes, on se plongera avec délice dans le livre de Jean-Jacques Meusy "Cinémas de France - une histoire en images", éditions Arcadia, 2009, véritable premier ouvrage consacré à l'histoire de l'exploitation cinématographique de 1895 à 1918, richement illustré, et qui évoque de nombreuses fois la région Nord-Pas-de-Calais. En effet, on retrouve un commentaire riche et précis sur les villes suivantes dans les pages de cet ouvrage de JJ Meusy : Somain, Aniche, Lille, Arras, Boulogne-sur-Mer.

- Collectif Association J. Mitry : « Le Nord et le cinéma. Contribution à l'histoire du cinéma dans le Nord / Pas-de-Calais », Ed. Le Temps des Cerises, 1998, 345 p.
- Daniel Granval, Olivier Joos : « Les Cinémas du Nord et du Pas-de-Calais de 1896 à aujourd'hui », Editions du Club Cinéma de Merville, Merville, 2005, 207 p.

- José Chellé : « Juste sous les nuages : le Nord-Pas-de-Calais vu par le cinématographe », Arras, Littéra, 1996.
- Daniel Granval : « Les tournages de films dans le Nod-Pas-de-Calais », Editions Nord Avril, 2008, 126 p.

- Laurent Mannoni : « Georges Demenÿ, pionnier du cinéma », Ed. Pagine, 1997, 190 p.
- Frédéric Debussche, Christian Szafraniak, " Victor Planchon, artisan et industriel du cinématographe "
- Etienne Dejonghe et Yves Le Maner, « Le Nord-Pas-de-Calais dans la main allemande », Ed. La Voix du Nord, 1999, pp. 210 – 217 [Cet indispensable livre sur la seconde guerre mondiale dans notre région contient près de 7 pages consacrées au cinéma pendant cette période charnière]

- Philippe Waret et Alain Chopin, « Les cinémas de Roubaix », Ed A. Sutton,
- Daniel Granval : « Histoire du cinéma à Merville », Club de Cinéma de Merville / Imprimerie flamande (Hazebrouck), 1999.
- Georges Besset, « 100 ans de cinéma à Dunkerque », Dunkerque, 1995, 191 p.
- Daniel Tintillier, "Les salles obscures : histoire du cinéma à Boulogne-sur-Mer", avril 2001 [disponible notamment aux archives municipales de Boulogne-sur-Mer, excellent acceuil !!!]


Articles de revues (par ordre alphabétique des auteurs) :
- José Chellé, « Les mines et les mineurs du Nord-Pas-de-Calais au cinéma », revue Gauheria, n°51, 52 et 53, 2003 [Série de trois articles sur la représentation de notre région au cinéma à travers la figure emblématique du mineur]
- Paul Coquempot, « Le cinéma à Fruges », Bulletin Historique du Haut-Pays, janvier-juin 1988, t.VIII, pp. 178-183
- Frédéric Debussche, « Victor Planchon et la naissance du cinéma à Boulogne-sur-Mer », Revue Les Cahiers du Vieux Boulogne, n° 36 et addendum n°37, 1995, pp. 16 – 23 et p. 9
- Olivier Joos, « Cinémas forains et tournées cinématographiques dans le bassin minier du Pas-de-Calais et à Douai (1895-1914) », 1895, n° 29, décembre 1999, pp. 3-37
- Olivier Joos, « Et l’image s’anima... Conférences et premières projections cinématographiques en Gohelle », revue Gauheria, n° 42, mars 1999, p. 57-64
- Alexandre Lefebvre, « Un douaisien précurseur méconnu », revue de l’Amicale de la Police du District de Douai, 1982, pp. 37-41 [article consacré à Paul Desmarests, pionnier de l’exploitation cinématographique douaisienne, directeur de l’Omnia de Douai. Revue disponible à la bibliothèque municipale de Douai].
- Jean-Claude Lyleire, « Georges Demenÿ, créateur de l’éducation physique moderne », revue Plein Nord, n°4050 bis, mai 1978, pp. 12 - 14
- Stéphanie Maurice, « Les cinémas de la nostalgie », revue Pays du Nord, n°28, mars-avril 1999, pp. 50 – 57 [très belles photos, notamment de la cabine de projection du Palace de Lillers, et un portrait de D. Najberg].


Sitographie :
- http://sallesdecinemas.blogspot.com/ [blog de Philippe Célérier, nombreuses photos anciennes ou récentes de salles de cinéma de Paris et de province]
- http://ramoc.blogs.allocine.fr/ [blog contenant de nombreuses informations et de photos sur les salles de cinéma en France]

Le Caméo de Hénin-Beaumont



Le bâtiment existe depuis 1890. Son propriétaire est alors le brasseur Joseph Gourlet. La salle devient cinéma en 1906 grâce à Jules-Ernest Larivière qui loue ce bâtiment et qui le nomme Cinéma Français. La salle passe au parlant en 1932 avec un équipement Philipps. En 1941, proposant trois séances par semaine, la salle dispose de 800 places assises et le personnel est alors de 6 membres, tous masculins. Il y a 650 places au parterre et 150 au balcon. Le gérant est alors le fils de Jules-Ernest : Germain Larivière, né le 27 décembre 1899 à Lens et qui aidait son père depuis son plus jeune âge, environ 5 ans. Outre le cinéma, Germain s'occupe d'un débit de boissons en annexe de la salle. Il sembleait que les Larivière ont un len de parenté avec le gérant de la salle de Montigny-en-Gohelle.

En février 1953, Larivière cède sa salle à Gilbert Meurice qui rebaptise la salle Le Caméo. En octobre 1964, Meurice transfère l'autorisation d'exercice à Francis Eripret, mais Meurice reste propriétaire du fond de commerce. Neuf ans plus tard, en 1973, Meurice reprend la direction du Caméo pour la laisser à nouveau en juillet 1974 à Pierre Hugot et Alain Florecq. Le cinéma continue de fonctionner tant bein que mal entre films de série Z, érotisme et kung-fu, remplissant difficilement alors les 375 places. La salle ferme définitivement ses portes le 27 novembre 1984. Après avoir été un magasin de meubles (voir photo), la salle est aujourd'hui une épicerie solidaire.

Idéal-Ciné d'Aniche


Alhambra de Calais



Une grande salle de cinéma de Calais est l’Alhambra. C’est à la fois un cinéma, mais aussi un théâtre, une taverne et un café, peut-être même une patisserie. Le bâtiment est immense. De style faussement oriental, l’Alhambra tranche par son esthétisme avec les maisons calaisiennes. Sur la façade, les arabesques sont nombreuses, les voûtes sont décorées et la tour au coin de la rue est bien visible par le quidam en mal de divertissements. Entièrement détruit, l'emplacement est aujourd'hui dédié au... cinéma avec la réouverture du cinéma .. Alhambra, une des toutes dernières salles créées dans la région. Bien sur, le style architectural est différent, mais la volonté de garder l'esprit du lieu a guidé la volonté des gérants de la salle.