© Olivier JOOS - 2009/2015

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Le contenu de ce blog, les informations et documents sont répertoriés par OLIVIER JOOS. Ses avis et commentaires n'engagent que lui ! Le but de ce blog est de promouvoir et de créer une véritable Cinémathéque régionale Nord-Pas-de-Calais et Picardie, libre, populaire et ouverte, facilement accessible en plaçant le spectateur et la salle de cinéma au centre des recherches. C'est en soutenant ce choix qu'un tel lieu peut voir le jour ! CINEMASDUNORD, LE SEUL SITE INTERNET QUI PARLE DE CINEMA (salles et films tournés dans la région) DANS LA GRANDE REGION DES HAUTS DE FRANCE

vendredi 29 janvier 2010

Le cinéma de la cité des cheminots d'Avion


La cité des cheminots d'Avion disposait d'une salle de fêtes qui a servi un temps de salle de cinéma. Il semble que des films y étaient projetés tous les jours avec matinée et soirée les samedis et dimanches. Souvent, les écoles de cette cité venaient pour des séances. Cette grande salle recevait aussi de nombreux bals qui rythmaient la vie collective de la cité des cheminots, véritable micro-société où tous se connaissaient, car travaillant tous pour le même employeur. De nombreuses associations de cheminots venaient également dans cette salle pour des réunions. L'école primaire y faisait aussi sa distribution annuelle des prix. On pouvait bien sur y trouvait une buvette. Atteinte par la guerre et les bombardements comme le montre un des documents, la salle est ensuite restaurée, quasiment à l'identique. Elle est actuellement la propriété de la ville d'Avion et sert de salle municipale.

On notera, avec une pointe d'humour noir, que la salle, criblée de balles et victime du bombardement pendant la seconde guerre mondiale, propose alors à l'affiche le film « Pilote malgré lui »...

Un grand merci à Claude Duhoux pour les quelques renseignements et son site : http://lelensoisnormand.unblog.fr/
Les clichés proviennent d'un hors-série de Gauhéria consacré à la cité des cheminots.

mercredi 27 janvier 2010

Un article sur l'histoire des cinémas entre Saint-Omer et Hesdin

Aujourd'hui est sortie la revue du Comité d'Histoire du Haut-Pays, une association historique sur le secteur géographique entre Saint-Omer, Fruges, Hesdin et Fauquembergues.
Dans cette revue, il y a un article intitulé " Histoire des images animées dans le Haut Pays : cinéma et télévision entre Saint-Omer et Hesdin", écrit par votre serviteur pour cette revue nommée "Bulletin Historique du Haut-Pays".

Site internet du Comité d'Histoire du Haut-Pays :


http://site.histoirehautpays.com/


Sommaire de cette revue ou vous trouverez l'article sur les salles de cinéma entre Saint-Omer et Hesdin :


http://site.histoirehautpays.com/images/publications/sommaire%20bh%2075.pdf

Légende de la photo : l'intérieur de la salle Gaumont de Saint-Omer, boulevard de Strasbourg.

mardi 26 janvier 2010

De nouvelles photos du Palace d'Auby


Il y a de cela de nombreuses semaines, je publiais un message sur le cinéma Palace de Auby. La photo que je proposais alors datait de la fin des années 90 et je demandais alors au lecteur potentiel qui connaissait cette salle des nouvelles de cette dernière : avait-elle été rasée ? complètement transformée ? A l'abandon ?
Un lecteur de ce blog, Dh RomS, me fait ainsi parvenir des clichés récents de cette salle, devenue un petit immeuble de couleur blanc et rouge, proposant certainement quelques appartements.
Un grand merci à Dh RomS pour l'envoie de ces deux photos de cette salle qui appartenait à un certain M. Hornaert, dans les années 50, mais aussi en 1940 comme le montre la liste des salles ayant obtenu leur
réouverture au début de l'occupation allemande. Si vous appartenait à la famille de cet exploitant, si vous avez le moindre renseignement sur cette salle, si vous l'avez fréquenté, si vous habitez à côté, etc... n'hésitez pas à me contacter...

lundi 25 janvier 2010

Le cinéma des Poilus de Raimbeaucourt


Qui peut deviner que derrière la façade ce salon de coiffure se trouvait il y a de cela une quarantaine d'années une salle de cinéma ?
Cette salle de Raimbeaucourt, petite localité de 4.300 habitants, au nord de Roost-Warendin, pas loin de Leforest, était dirigée par M. Joseph Dhainaut jusqu'à la fermeture du cinéma au début des années 60. D'après l'inventaire des salles des années 50, cette salle, située rue Jules Ferry, se nommait le cinéma des Poilus, d'une capacité de 350 places. Deux hypothèses pour cette dénomination : soit cela provient d'un ancien exploitant qui a connu la première guerre mondiale, soit d'une ouverture de la salle juste après la Grande Guerre, et nommée ainsi en souvenir des soldats typiques de ce conflit. Le mystère reste entier ... A la lecture de l'inventaire des salles ayant obtenu l'autorisation de réouverture par l'occupant allemand en juillet 1940, la salle de Raimbeaucourt est bien nommé Ciné des poilus, et est déjà dirigée à l'époque par M. Dhainaut
On notera avec une pointe d'humour qu'il y a tout de même une certaine destinée dans l'existence de ce bâtiment qui est passé de cinéma des Poilus à salon de coiffure !!!
Toujours une question de poil...
Un grand merci à Dh RomS, lecteur de ce blog, pour la photo et pour les infos !! Un grand merci à lui ...

vendredi 22 janvier 2010

Le Gaumont-Palace de Valenciennes

La toute première salle de cinéma fixe de Valenciennes est le cinéma Gaumont-Palace, dénommé auparavant le Cinéma Populaire. L'initiative de cette salle revient à Louis Henri Joseph Bertolotti. Ancien exploitant d'un manège à chevaux de bois, Bertolotti rencontre le cinéma, peut-être dès 1899 lorsque, sur la Place Poterne, à Valenciennes, il assiste à une projection dans un cinéma forain : le cinéma Garnier, loge placée entre une friture et un jeu de massacre. Cette salle itinérante couvre alors un espace de vingt mètres sur dix. Comme de nombreuses villes de la région, et même en France, Valenciennes connait des représentations irrégulières, suivant les foires, ducasses et cinémas itinérants, comme la tournée de la société Pathé en juin 1907 à l'hippodrome de la ville ou l'arrivée du Cinématographe Américain, place d'Armes, en janvier 1908. Dès l'ouverture de sa salle, Louis Bertolotti veut en faire une salle confortable, spacieuse, pour une clientèle choisie. Le Palace se nomme d'abord le « Cinéma Populaire », 129 rue du Quesnoy. Il ouvre en janvier 1907. Mais aucune trace de cette ouverture n'a, pour l'instant, été trouvée dans les archives de la presse locale : « l'Impartial »ou « le Valenciennois ». Comme dans de nombreuses salles, le cinéma propose « de la musique appropriée à toutes les vues », mais il semble que ce soit un phonographe qui soit utilisé en synchronisation avec les images, ce qui devait être difficile; Dès le moindre sautillement de l'image ou du phonographe, on assiste alors à une désynchronisation des deux appareils, provoquant certainement l'incompréhension des spectateurs et, peut-être, après l'étonnement, une certaine hilarité. Les débuts du Cinéma Populaire sont difficiles. Les projections se déroulent dans l'arrière-salle d'un café : un bâtiment de 200 mètres carrés, souvent occupés par une société de gymnastique local. Les projections ont lieu entre deux séances d'entrainement des athlètes. On travaille aussi avec les moyens du bord : des draps noirs qui encadrent l'écran ont été loués à une société de pompes funèbres. Bertolotti fidélise sa clientèle : tombola, friandises, projection de films à épisodes...Toute la famille participe à la gestion de la salle, notamment Eugénie, caissière. Une seconde salle de cinéma ouvre à Valenciennes en 1907, rue des Récollets, initiée par la société Omnia, du groupe Pathé. L'Omnia valenciennois s'installe salle Carpeaux Le cinéma Populaire devient ensuite le Gaumont Palace afin de s'assurer des films en exclusivité de la firme à la marguerite face aux projections de la société au coq. Trois générations de Bertolotti, notamment Gérard Bertolotti vont se succéder à la tête de l'exploitation, qui ne va jamais déménager et qui va fermer ses portes en 1981.

Qu'est devenue la salle ? Si on regarde sur Google Map, Street View, on voit très bien la façade de ce cinéma, en espérant que le lien ci-dessous fonctionne. Mais de quand date cette photo sur street view ? La salle est-elle encore dans cet état ? Un lecteur de Valenciennes peut nous communiquer l'info, s'il la connait. La salle Pathé, rue des Recollets, est probablement devenue ensuite le cinéma des Arcades, situé au bout de cette rue, fermé en 2002, et devenue aujourd'hui un magasin Tati (ou en voie de l'être).

http://maps.google.fr/maps?hl=fr&q=129+rue+du+quesnoy+valenciennes&ie=UTF8&hq=&hnear=129+Rue+du+Quesnoy,+59300+Valenciennes,+Nord,+Nord-Pas-de-Calais&gl=fr&ei=vQZaS6fKGMjP4gaE0vDzBA&ved=0CA0Q8gEwAA&ll=50.355197,3.527969&spn=0.000503,0.001714&t=h&z=19&layer=c&cbll=50.355265,3.527878&panoid=T0AgVbWylomJhKWDO8CugA&cbp=12,122.77,,0,-17.5

Un autre lien, toujours sur GoogleMap StreetView, merci à Charles Zohiloff pour ce zoom sur l'entrée ou on distingue bien encore le nom Berlotti : http://maps.google.fr/maps?hl=fr&q=129+rue+du+quesnoy+valenciennes&ie=UTF8&hq=&hnear=129+Rue+du+Quesnoy,+59300+Valenciennes,+Nord,+Nord-Pas-de-Calais&gl=fr&ei=vQZaS6fKGMjP4gaE0vDzBA&ved=0CA0Q8gEwAA&t=h&layer=c&cbll=50.35519,3.527979&panoid=ndr33ahIPXv__T77wE8IWw&cbp=12,50.94,,0,0.78&ll=50.355259,3.527888&spn=0.000787,0.001668&z=19


De nombreuses informations de ce message proviennent d'un article provenant d'un hors-série de La Voix du Nord, publié en 2000.

Légende des photos :

- en haut, la façade du Palace, photo prise à la fin des années 70. Avec ce cliché, on peut retrouver ce cinéma sur GoogleMap. La salle n'a pas changé... pour l'instant.
- en bas : Louis Bertolotti, posant avec sa famille devant une affiche. On voit sa belle-fille Léontine, et ses petits-enfants, notamment Gérard Bertolotti, dernier exploitant du Palace, tenant la main à sa tante Eugénie.

mardi 19 janvier 2010

Haubourdin, le cinéma CinéLux, place Blondeau
















Haubourdin, dans la métropole lilloise, a connu deux salles de cinéma : le cinéma du curé, inévitable salle paroissiale du patronage, rebaptisé ensuite le Ciné Vog et le CinéLux, situé sur la place principale d'Haubourdin, est dirigé successivement par Mr Lambret, Mr Jacquemetton et Mr Preux.

Ces deux salles s'équipent en matériel sonore vers 1931 - 1932.
Aujourd'hui, la salle de la place Blondeau est devenu un magasin, proposant notamment des articles de pêche. La salle du patronage a été détruite.
Comme pour de nombreuses salles présentes sur ce blog, et celles à venir, je suis à la recherche de la moindre information sur ces salles d'Haubourdin.



lundi 18 janvier 2010

L'article paru ce dimanche dans La Voix du Nord


Qui se souvient que la ville de Saint-Omer a compté jusqu'à quatre cinémas ? Plus grand monde, justement. C'est pour cela qu'Olivier Joos, forcément un peu mordu de 7e art mais surtout historien, a créé un blog consacré aux salles obscures de toute la région. Moteur.
PAR DAVID MONNERY


Le Marché Plus de la rue d'Arras ou encore les bureaux de la brasserie de Saint-Omer, boulevard de Strasbourg, sont toujours des zones de passage.
Mais ce ne sont plus des lieux de rendez-vous, comme dans le temps. L'époque où le Rex et le Gaumont y projetaient des films avec comme concurrents le Familia de la rue Gambetta et l'Eden, rue du Lycée. « C'était l'apogée des salles de cinéma, après la Seconde Guerre mondiale, dans les années 1950. On en a compté jusqu'à cinq cents* dans la région », explique Olivier Joos. Lui, c'est un peu le Pierre Tchernia des salles obscures, le Monsieur cinéma des strapontins. Il sait tout ou presque sur les salles de cinéma de la région. Son blog**, créé en février 2009, en fait l'illustration. « Je l'alimente progressivement, au moins une fois par semaine. » Depuis sa maison de Wizernes, Olivier Joos, met en ligne, au compte-gouttes, la somme de documents et d'informations récoltées en amont. « J'en ai encore énormément sous le bras, sans compter tout ce que les internautes me font parvenir. Car je suis toujours à la recherche de tickets d'entrée d'époque, de vieux programmes, de photo sur laquelle on voit un cinéma, même de loin, etc. Si les gens veulent les conserver, je me contente de faire des photocopies. » Ce professeur d'histoire-géo a toujours été « passionné par le cinéma, surtout les films de grand spectacle qui en mettent plein la vue comme le Seigneur des Anneaux » - ce qui ne l'empêche pas de faire travailler ses élèves des collèges de l'Esplanade à Saint-Omer ou à Fruges sur des films de Chaplin. Mais depuis la naissance de sa fille, il n'a plus trop l'occasion de pousser la porte d'Ociné qu'il affectionne particulièrement.
Alors d'où vient l'idée de ce blog ? De son mémoire de maîtrise d'histoire, en 1995. « C'était l'année du centenaire du cinéma. Plutôt que de me lancer dans un énième sujet militaire ou politique, j'ai décidé de coller à l'actualité de cette année. » Bien lui en a pris : il a obtenu la mention « très bien ». « Je m'étais concentré sur la période 1895-1914 et uniquement dans le bassin minier », explique ce Lensois d'origine. Une fois son diplôme en poche, il a voulu en savoir plus. « Pourquoi ? Je me pose encore la question . » Olivier Joos repart ainsi sur les traces de toutes les salles ayant existé dans la région. Et s'intéresse à ce qu'elles sont devenues. Sa façon « de garder une trace ». Parce que se faire une toile aujourd'hui, « ce n'est plus la même chose que dans les années 1950. Avant, on allait au ciné quel que soit le film, aujourd'hui, on sélectionne. Et il n'y a plus les actualités, les commentaires. » Sans sacraliser outre mesure ces lieux. « Je ne suis pas sûr que ça servirait à quelque chose de conserver les salles désaffectées.
» Pas du fétichisme, donc. D'ailleurs chez lui, point d'affiches de film ou d'autographes de stars placardés partout aux murs. Juste une belle petite collection de DVD. « On a bien eu des sièges de cinéma... mais ça prend beaucoup de place et ce n'est pas toujours très confortable.
» Pourtant, des collectionneurs, il en connaît. « Des gens qui ont de l'espace. » Parce qu'il en faut pour stocker du vieux matériel de projection, des bobines, etc. Ensemble, ils réfléchissent même à mutualiser leurs recherches. « Cela fait une dizaine d'années qu'on veut créer une sorte de cinémathèque régionale comme en Bretagne ou en Corse. » Voilà qui ferait une salle de plus à ajouter à sa collection. •
*A titre de comparaison, il n'y en a plus que quatorze dans le Pas-de-Calais à l'heure actuelle. Un peu plus dans le Nord.
**cinemasdunord.blogspot.com

dimanche 17 janvier 2010

Le Blog cinemasdunord dans l'édition audomaroise de La Voix du Nord


Bienvenue aux nouveaux lecteurs de ce blog, arrivé probablement ici grâce à un article dans La Voix du Nord paru ce dimanche 16 janvier dans l'édition de Saint-Omer.
Pour ceux qui voudraient lire cet article, racontant notamment certaines choses sur la génèse du projet, voici le lien :
N'hésitez pas non plus à jeter un petit coup d'oeil à notre blog commercial partenaire :

jeudi 14 janvier 2010

Les cinémas de Sous le Bois, près de Maubeuge


Le cinéma Le Printania est situé 192 rue de Hautmont dans la commune de Sous le Bois, limitrophe de Maubeuge. Sous le Bois et la rue de Hautmont ont également un autre cinéma au numéro 262 : les Variétés. D'une capacité de 800 places, le Pintania ressemble à un palace, face aux 482 places de son concurrent immédiat (dont malheureusement je ne possède aucun cliché). Cette salle des Varietes était dirigée en 1978-1980 par le pere et la fille. Ce cinema était identique en construction au cinema Caméo d'Avesnes-sur-Helpe, avant sa division en deux salles. La particularité était un très grand hall d'entrée et on accedait à la salle en passant sous l'ecran, idem au Caméo avesnois. Pour accéder à la cabine, il fallait longer le cinema par l'exterieur et un escalier se trouvait dans un jardin. Pour l'instant les dates d'ouverture, de fermeture, la direction, les anecdotes, etc... me sont totalement inconus.

Voici le lien internet vous permettant d'accéder à un cliché récent du Printania pris sur Google Map Street View, nouvel outil indispensable pour retrouver trace d'anciennes salles de cinéma...
Il faut zoomer sur la rue et retrouver la salle en comparant les façades. Essayez...

Pour trouver l'actuelle façade du Printania, comparez la carte postale et street view, vous trouverez facilement je pense. Actuellement, le Printania est recouvert d'une publicité, une bâche publicitaire, pour la municipalité. Après étude de la rue sur Street view, je n'ai pas trouvé trace des Variétés, ni d'un bâtiment qui ressemblerait donc à une ancienne salle de cinéma. Le bâtiment existe-t-il toujours ?

Un grand merci à l'irremplaçable Jean-Marie Prévost et à tous ses souvenirs !!!

mardi 12 janvier 2010

Un nouveau document sur le Ciné Central à Denain

Grâce au travail et à la passion de M. Martinache, cartophile de Denain et rédacteur d'un site précédemment mentionné, voici une nouvelle carte postale de Denain montrant la salle du Ciné Central, que l'on aperçoit à gauche de l'église. En confrontant les deux clichés, on voit les modifications qu'a connu cette salle de cinéma. On attend avec impatience un cliché de cette salle dans son état d'aujourd'hui;
Un grand merci à lui !!!

dimanche 10 janvier 2010

Un cinéma paroissial à Moulle




Voici une ancienne petite salle de cinéma dans le centre du village de Moulle, village de 900 habitants dans l'Audomarois. Cette salle a fonctionné dans les années 50. Le premier cliché montre l'entrée de cette salle et la seconde photo montre toute la longueur de ce cinéma. Aujourd'hui, la destinée de cette salle est inconnue. Roger Dusautoir, maire de Moulle aujourd'hui, a travaillé dans cette salle, toute proche de l'église et de l'actuelle bibliothèque que l'on voit en arrière-plan sur le second cliché.
Comme d'habitude, si vous avez des souvenirs de cette salle, je suis preneur !!

mercredi 6 janvier 2010

Les cinémas de Denain


En 1950, il existait 4 cinémas à Denain (source annuaire Bellaye) :

- l'Alcazar, 6 avenue Jean Jaurès (715 places). 4 représentations par semaine. Le directeur en 1950 est M. Martinache. Son fils Alex a été (ou est toujours ?) projectionniste à Douchy (Merci de me communiquer des informations précises si vous en avez). l'Alcazar est le dernier cinéma de la ville qui a fermé ses portes, probablement en 1987 / 1988 (date précise à me communiquer si vous l'avez, ami lecteur). La lanterne du projecteur a été vendue au cinéma Concorde de Noyelles-Godault qui entame sa modernisation en 88/89. Aujourd'hui, c'est un commerce de spécialités italiennes.
- le Central, 207 rue de Villars (940 places) qui existait déjà dans les années 20 (une photo que je ne possède malheureusement pas, mais que j'ai vu, existe). 4 représentations par semaines en 1950, avec une scène de 6 mètres sur 5 pouvant par conséquent acceuillir des compagnies de théâtre. En 1950, le directeur de ce cinéma est M. Vandeville. L'architecte est H. Strinck. Aujourd'hui, ce cinéma est devenu un magasin de fruits et légumes.
- le Gaumont-Guerre, 143 rue de Villars (633 places) : second cinéma de cette rue. Ce cinéma "Gaumont-Guerre" au patronyme étonnant. L'explication est toute simple puisque le directeur est alors Georges Guerre. Ce patronyme est alors celui d'une vieille famille commerçante de Denain. On suppose bien sur que Guerre a du s'associer avec Gaumont. Mais la date est inconnue. Le bâtiment était avant la première guerre mondiale le salon du syndicat central. Durant l'Occupation 40 / 44, il se dénomma l'Electric-Cinéma. Puis, dans les années 70,ce cinéma s'est dénommé le Vog. Aujourd'hui, l'Electric, devenu le Guerre, puis le Vog est une simple habitation.
- le Nouveau Monde, 13 rue Jean-Jacques Rousseau (360 places). 3 représentations par semaine avec pour directeur M. Derasse. Excentré du centre-ville, éloigné des trois autres salles de cinéma de Denain situés dans le centre-ville (le vieux Denain), cette salle du nouveau Monde est probablement un cadeau des houillères ou d'Usinor. Il semble, cela est à vérifier, que ce cinéma est maintenant la salle Louis Petit.
Légende de la photo: Le Ciné-Central
Je ne possède aucune information sur les cinémas de cette ville : propriétaires, histoires et anecdotes, documents, etc... Si vous en avez fréquenté un, si vous avez une carte postale ancienne ou plus récente ou on peut distinguer une de ces salles, si vous avez la moindre info, dates d'ouverture, de fermeture,..., n'hésitez pas à faire profiter les lecteurs de ce blog, les internautes, et le rédacteur de ce blog,... Un grand merci d'avance !!
A suivre...
Un très très grand merci à Robert Mawet pour la photo et les informations sur Denain !! Encore merci à lui !!
Un très grand merci aussi pour les infos complémentaires donnés par Mr Jean-François Martinache. On voit, grâce à cet apport, tout l'intérêt d'internet et de la mutualisation des recherches.
Son site sur l'histoire de Denain, très bien fait :

lundi 4 janvier 2010

Le Colisée de Saint-Pol-sur-Mer



Voici une carte postale des années 50 (mais la date exacte est difficile à donner, on peut en donner une idée plus ou moins précise avec les véhicules que l'on peut voir sur les différentes photos) de Saint-Pol-sur-Mer, commune limitrophe de Dunkerque.
Ce document trouvé sur internet nous montre, en bas à droite, la grande et majestueuse salle de cinéma du Colisée, dont la façade ressemble un peu à l'Apollo de Sallaumines. Pour l'instant, je n'ai que peu d'informations sur cette salle de cinéma. Le bâtiment existe toujours et il est d'ailleurs visible sur Google Map.
Nous reparlerons prochainement de cette salle avec le peu d'informations que je possède, mais aussi de Google Map dans la recherche de documents et de photos d'aujourd'hui des salles de cinéma.
Bien sur, si vous possédez des informations sur ce cinéma, sur la programmation, sur le devenir de cette salle, sur l'activité qui y est aujourd'hui pratiquée, je suis preneur, n'hésitez surtout pas !!

dimanche 3 janvier 2010

Article de presse dans La Voix du Nord

Comme annoncé dans un précédent message, voici la coupure de presse de La Voix du Nord du mercredi 30 décembre évoquant le blog cinemasdunord dans l'avant-dernière page, rubrique "Temps Libre".
En espérant que de nouveaux visiteurs sont venus grâce à cet entrefilet...

vendredi 1 janvier 2010

Les grandes (R)évolutions des salles de cinéma


Tout d'abord,une bonne et heureuse année à tout ceux qui viennent régulièrement sur ce blog, ainsi qu'aux visiteurs de passage.

Pour commencer cette nouvelle année, voici un texte écrit par Daniel Najberg. Pour la première fois depuis sa création, ce blog accueille un texte écrit par une autre personne que le rédacteur de ce blog. Dès le début, c'est un de mes souhaits d'accueillir des signatures de personnalités plus ou moins proches du milieu du cinéma, d'historiens locaux, de passionnés,.... Quelle meilleure entrée en matière pour cette nouveauté et cette nouvelle année qu'un texte écrit par un passionné par le cinéma, comme Daniel Najberg.

Les grandes (R)évolutions des salles de cinéma

Lorsque l’on regarde les grandes évolutions des salles de cinéma, on se rend compte d’une mutation importante tous les vingt ans. 20 ans après la naissance du cinéma, c’est la fin des forains et le début des salles fixes. 20 ans plus tard, le cinéma devient sonore, puis encore 20 après, c’est le format scope qui oblige à revoir l’architecture des salles. Puis la baisse de fréquentation oblige les exploitants à diviser les salles. 20 ans après se sont l’arrivée des multiplexes de périphérie. Et maintenant, le numérique arrive à grands pas.

1890

En 1891/93, Demenÿ met au point et dépose le brevet de son phonoscope à disques et à cylindres.
Le 28 octobre 1892 Émile Reynaud propose au public du musée Grévin de véritables petits dessins animés, alors appelés Pantomimes lumineuses.
A l’étranger chacun à son inventeur. Les américains Edison, sans oublier Le Prince ou en Allemagne Max von Skladanovsky avec le Bioscop.
La première projection à Paris, réalisée avec l’appareil de Louis Lumière le 28 décembre 1895, marque le début du spectacle cinématographique. Avec les premiers « tourneurs » et notamment les opérateurs de la maison Lumière, le cinéma s’exhibe dans les cafés, music-hall, lors des foires…
Les forains furent les premiers exploitants du cinéma, circulants de ville en ville avec leurs roulottes, premières salles de projections ambulantes. Certains banquistes promenaient ainsi de foire en foire des salles pouvant accueillir plusieurs centaines de spectateurs. Ces premiers cinémas étaient parfois magnifiquement décorés. Les films étant achetés aux grandes firmes (Pathé, Gaumont, Eclair…) il était nécessaire de changer de public après quelques jours de projection d’un programme qui restait la possession du forain. Sur ce sujet, lire le livre de Pierre Darmon[1]

1910
Les premières salles du muet

Le 12 octobre 1906 Pathé fait un essai de location de films, comme cela se fait déjà en Grande Bretagne. Après un essai de location liée aux recettes (partage à 50% des bénéfices) Pathé opte pour la location au mètre. La location au partage des recettes reviendra plus tard, avec notamment la création d’une billetterie contrôlée par le CNC après la guerre. La firme au coq prétextait une utilisation des films jusqu’à l’usure, d’où une projection de copies en piteux état. En fait il semble que dans la majorité des cas il n’en est rien. En observant les cartes postales de ces cinémas forains, la date des films projetés est souvent proche de celle de la photo. Les films étaient ensuite revendus d’occasion à de petits forains.
Début 1909, le congrès national des producteurs de films réunis à Paris accepte ce système de location comme une nouvelle norme. Les programmes pouvant ainsi changer chaque semaine, le cinéma devient sédentaire et naissent les premières salles spécialement construites pour le cinéma.
A partir de 1906 et jusqu’en 1914, la concurrence des salles fixes est si importante que les forains disparaitront rapidement. Certains d’entre eux créeront des cinémas sédentaires. Une des motivations de Pathé sera d’exclure le cinéma ambulant au profit des salles permanentes afin notamment de développer son propre réseau en France et en Suisse.
L’ Omnia Pathé du boulevard Montmartre à Paris est inauguré le 1er décembre 1906. L’écran mesure 3,5m X 4m. En 1910, Léon Gaumont achète l’hippodrome de la place Clichy à Paris et le transforme en une monumentale salle de cinéma de 3 400 places, la plus grande du monde : le Gaumont-Palace est né.
Les salles sont souvent construites en longueur car la visibilité n’est bonne que dans la proximité de l’axe de projection. L’arrivée du parlant va complètement modifier la donne.

1930
La révolution du parlant

Le 31 octobre 1929, le premier film parlant de l'histoire du cinéma français sort à Paris. C’est un film produit par Pathé-Natan. Il va falloir adapter toutes les salles au sonore. Partout en Europe, la conversion des salles prenait du retard par rapport à la capacité de production, exigeant que les films parlants soient produits en parallèle dans une version muette, ou simplement projetés sans son ! Cela nous donne quelques films hybrides comme Sous les toits de Paris de René Clair (1930), comportant peu de dialogues, certaines scènes se et de nombreux passages sont uniquement musicaux. Il est tout à fait imaginable de pouvoir voir ce film sans le son. Chaplin ne se tournera que difficilement vers le parlant. Mais il refera plus tard une nouvelle version sonore de La ruée vers l’or (1925) en ajoutant en 1942 commentaire et musique.
En France, plus de la moitié des salles n'étaient pas encore équipées en 1932. La sonorisation du parc de salles français s'est réalisée de manière progressive : sur environ 4 500 salles, 194 sont équipées en mars 1930, 703 en mars 1931 et 3 023 en 1934. De nouvelles salles sont construites, prenant notamment en compte les problèmes d’acoustique.
C’est la première grande révolution technique du cinéma. Les réalisateurs pensent que le cinéma parlant va tuer l’Art. Nombreux sont ceux qui estiment que rien ne vaut un bon film muet. Certains acteurs auront du mal à passer le cap de la parole. Le public, lui, est enthousiaste. La fréquentation des salles est dopée par le parlant. Le cap des 400 millions d'entrées est dépassé en 1938.

1950
L’écran large

La Tunique (The Robe) est un péplum américain sorti en 1953. Il est surtout connu pour être le premier film en cinémascope de l'histoire du cinéma. Il va falloir à nouveau adapter les salles à ce nouveau format. Les écrans d’un format initial de 1,33 de large pour 1 de haut vont devoir passer à une proportion de 2,35 à 2,66 pour 1. C’est aussi l’arrivée du film 70mm. La majorité des films tournés en 70 mm le sont dans les années 1950-60. De nombreuses salles dans les grandes villes s’équipent de projecteurs pouvant projeter ce format, dont le son enregistré sur 6 pistes est magnétique.
Le Colisée de Roubaix, créé en 1926, est réaménagé en 1951 il s’équipe du son stéréophonique et d’un plancher flottant pour absorber le son. « A peine transformée, deux ans plus tard, de nouveaux travaux sont engagé pour permettre les projections en cinémascope. Il a fallut refaire toute la scène. Le « Colisée » a été le premier cinéma de la région à programmer le film de la Fox, « La tunique ». A cette occasion une énorme publicité apparaissait sur le haut de la gare de Lille. Le cinéma Roubaisien a réalisé 78 000 entrées en un mois. La dernière semaine où était programmé le premier film en scope il faisait encore 16000 entrées. Les projections étaient interrompues pour laisser la place aux autres films qui attendaient leur tour»[2].
Il sera pour longtemps le plus grand cinéma de province avec ses 2 150 places.

1970
Les complexes cinématographiques de centre ville

Entre 1957 et 1971, la fréquentation diminue de plus de 140 % et passe de 412 millions d'entrées à 170 millions, sous l'effet conjugué de la télévision et de l'évolution générale des modes de vie.
Les multisalles font leur apparition, souvent issues de la division des salles existantes, devenues trop grandes. Les exploitants achètent quand ils le peuvent les commerces voisins afin d’augmenter leur nombre de salles et donc l’offre de films. La fréquentation se stabilise entre 1971 et 1983, le nombre d’écrans augmente. Les bâtiments sont mal adaptés à ces transformations. Les cabines de projections sont reliées par de véritables labyrinthes. Le son s’entend souvent d’une salle à l’autre. Cette situation durera néanmoins plusieurs années jusqu’à une nouvelle décroissance importante des entrées. Les exploitants doivent également faire face à l’arrivée du magnétoscope apparu en 1970. Dès 1983, la fréquentation entre dans une nouvelle phase de baisse qui conduit le secteur de l'exploitation à perdre, en moins de dix ans, près du tiers de ses clients : de 178 millions en 1978, le nombre d'entrées passe à 116 millions en 1992.
Il faudra trouver d’autres solutions.

1990
Les multiplexes en périphérie des grandes villes

Les exploitants réagissent et suivent la grande distribution à l’extérieur des villes. Ils conçoivent des multiplexes en périphérie des grandes agglomérations. Par rapport au centre ville, les terrains disponibles sont vastes et meilleur marché, possibilités de stationnement facilité par de grands parkings gratuits. Autour des salles se créent des centres de loisirs avec restaurants à thème, bowlings, boites de nuit… La confiserie et les jeux vidéo envahissent les halls. La recette confiserie représente une part importante du chiffre d’affaire du cinéma.
Un des plus importants multiplexes est le Kinepolis de Lomme dans la banlieue de Lille, aves 24 salles, ouvert fin des années 90.
Ces multiplexes sont réservés aux grands groupes ou solides exploitants. Les investissements sont lourds.
Ces immenses cinémas sont d’énormes « aspirateurs » à spectateurs. Ils ratissent une clientèle dans un secteur situé à une heure de transport. En conséquence, les petites salles proches ferment, les centres des petites villes se vident. Certaines municipalités s’inquiètent. Elles achètent les cinémas en difficulté ou, grâce à une loi prodiguée pour l’occasion, aident les exploitants privés.

2010
Le numérique

Le passage des cinémas au numérique sera la grande évolution de la décennie à venir.
Les Etats Unis ont déjà fait évoluer la moitié de leur salles vers le numérique. La France est plus longue à se mettre en route mais plusieurs solutions de financement sont maintenant en place. Qui est financièrement gagnant dans ce changement de support ? Le distributeur du film. En effet le tirage de copie coute cher. Environ 1000 à 1500 euros, et quand un film sort en 500 copies c’est 750 000 euros de tirage. Le fichier numérique a un coût négligeable. Cette économie donc sera partagée avec l’exploitant qui investi dans l’achat d’un projecteur numérique. Environ les trois quarts de l’investissement sont pris en charge par un organisme chargé de collecter et répartir ces économies financières. De ce fait plus rien ne s’oppose au début de cette petite révolution. Un équipement numérique coute environ 60 à 80 000 euros, sans le son puisque celui du projecteur film est conservé. Le coût supporté par l’exploitant est donc de 10 à 15 000 euros.
Quel avantage pour le propriétaire du cinéma ? Un cout de transport réduit, pas de montage de copie, possibilité d’avoir des versions différentes du film (VO, VF), ouvertures à d’autres utilisations du projecteur (conventions, diffusions de match et concerts) et surtout projection en relief. Un film en relief fait 30% de spectateurs en plus que sa version « plate » et surtout attire un public nouveau, les ados qui ne fréquentaient plus les salles. Les sorties à venir ne vont pas manquer de tenter les directeurs de salle, pratiquement un film en relief par mois (l’âge de glace 3 le 3 juillet, La haut le 29 juillet qui a fait l’ouverture du festival de Cannes, Toy story 1 et 2 et Alice au pays des merveilles début 2010 pour n’en citer que quelques uns). 133 cinémas possédaient au moins une salle équipée en numérique au 31 mars 2009 représentant au total 423 écrans.
Tous les films ne sortant pas en numérique, les salles resterons équipées en film pendant encore quelques années. Les cabines trop petites posent problème en ne permettant pas de « caser » un projecteur film et un numérique. Elles devront attendre un peu.
UGC, ne s’équipera pas de suite, farouchement contre cette évolution qui mettra en péril les labos photochimiques français qui tirent des copies pour toute l’Europe.

En conclusion

Lorsque nous comparons tous ces changements (films sonores, cinémascope…) nous retrouvons les mêmes débats avec le numérique des pours et des contres. Ces changements se sont toujours faits sur plusieurs années. Cette mutation est maintenant inexorable. Le spectateur y gagnera en qualité de projection (copies toujours impeccables). Mais le choix des films ne sera-t-il pas réduit, toutes les salles voulant et pouvant projeter le même film puisqu’il n’y a plus de limite au nombre de copies. On peut par contre penser que les films pourront rester plus longtemps à l’affiche dans la mesure ou les copies ne circulent plus. Quant au collectionneur, il y voit le début de la fin de sa collection argentique. Les projecteurs 35mm vont se faire nombreux sur le marché d’occasion.

[1] LE MONDE DU CINEMA SOUS L'OCCUPATION de Pierre Darmon. Éditeur : Stock
[2] Daniel Granval et Olivier Joos, les cinémas du Nord Pas de Calais

Un grand merci à Bernard Warin pour l'illustration de cet article.