© Olivier JOOS - 2009/2015

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samedi 30 mars 2013

l'Alhambra de Calais souffre...


L'Alhambra, le grand complexe de cinéma de centre-ville à Calais va-t-il passer l'année ? Va-t-il rester ouvert et aller vers sa neuvième année d'existence ? Rien n'est moins sur... Pour lutter contre cette situation, le complexe propose deux journées de mobilisation ce 30 mars et 1er avril. Le but ? Alerter les calaisiens sur la probable disparition de ce cinéma si le nombre d'entrées ne redécolle pas à la hausse. Après une année 2012 décevante avec 55 000 entrées, l'Alhambra veut remobiliser son public, attirer l'attention des responsables municipaux, tirer la sonnette d'alarme,... D'après Amélie Beaufils, une des 4 responsables du site avec Virgine Pollart, Jennifer Devos et Loic Degrugilliers, c'est parce que le complexe souffre d'une image fausse que de nombreux habitants se détournent de ce complexe. D'après elle, l'Alhambra a une image "intellectuelle, austère, ne proposant que des films en VO,... alors que c'est un lieu ouvert, de débat..." Elle estime dans les colonnes de la Voix du Nord que la salle est méconnue des habitants. Alors que l'Alhambra a une histoire, un parfum lié à son patrimoine et à son ancêtre, l'ex-Alhambra à l'allure de palais andalou et qu'il est un vrai cinéma de proximité, il est encore méconnu, souffrant aussi de l'influence du Gaumont de Coquelles à la cité de l'Europe. Peut-être faut-il voir également dans cette baisse, les effets d'un manque de places de stationnement. Autre frein à la poursuite de l'exploitation des salles, le lourd investissement qu'il a fallu faire pour l'équipement en numérique avec un coût de 40 000 euros, soit 10 % de la somme totale de ces frais supplémentaires, le reste étant à la charge du CNC, heureusement... Fidèles à leurs ligne de conduite, les co-gérants s'interdisent également de diffuser de la publicité avant les films. Peut-il y avoir un changement d'avis ? Sinon, le but à atteindre pour l'équilibre ? Les 60 000 spectateurs qui permettraient la viabilité de la salle jusqu'à la fin de l'année écoulée... 

Ce qui est fort intéressant également, c'est la page facebook du journal local Nord-Littoral. A la question : quel avenir pour l'Alhabra ? Faut-il el sauver ? La municipalité doit-elle mettre la main à la poche, les internautes sont nombreux à réagir et à donner leurs avis... Petit florilège de ses réflexions d'usagers de l'Alhambra ou de calaisiens...
    Anthony Frammezelle Non. Pourquoi eux. Dans ce cas, tous les commerçants calaisiens peuvent demander de l'aide.
    NrBb Zeblou-One heuuu !! Anthony... faut pas tout mélanger... ils ne vendent rien... c'est de la culture.. simple.. pour tous et.. pas cher !! OK ...... on a la chance d'avoir les derniers films pour 4€50 au lieu de 8E ailleurs... et sans chichi.... et des films en VO ... sous titré ! Génial Non ... y'a plein de villes qui aimeraient avoir çà...
    Anthony Faës Je dirais "oui" mais effectivement avec plus de nouveautés ce serait bien. Si ça peut nous évité de courir jusqu'au Gaumont. En plus le gérant de ce cinéma Alhambra m'est fort sympathique
    Steve Barras les aider encore plus ? je ne sais pas et ne suis pas compétant en la matière, mais je signalerais juste au détracteurs en tout genre que ce cinéma est peut être le dernier rempart contre l'inculture grandissante de cette ville
    Alban Boitier Les gens qui s'occupent de l'Alhambra s'attachent à faire vivre ce lieu du mieux qu'ils le peuvent, en invitant des gens très intéressants, en faisant circuler chaque mois une gazette originale et agréable à lire. De nombreux évènements ont été organisés (avant-première d'Harry Potter, barbecues conviviaux, weekends de l'horreur etc...). Les films qui y sont projetés sont des films d'auteurs d'une qualité exceptionnelle car il s'agit d'œuvres "du terroir", des films tantôt iraniens, serbes, français voire chinois. Pas tous ces blockbusters décérébrants, pompes à fric financées par Hollywood où le sexe et la violence sont mis en exergue. Le problème vient de l'image de ce cinéma dans l'esprit du calaisien lambda, habitué aux gros muscles tenant une mitrailleuse qui a pour unique objectif de sauver d'une pierre deux coups le monde et une blonde. Donc oui il faut aider l'Alhambra, mais peut-être qu'il faut davantage l'aider à reconstruire son image auprès de sa clientèle.
    Jean-François Vanderpotte NON NON NON et NON ! En ces temps de disette, il faut réserver l'argent public à des projets économiques bien plus viables...
    Estelle Corne L'alhambra a une salle à taille humaine, idéale pour les enfants. Ils font même des séances ciné biberon pour les tout petits en tamisant légèrement la lumière , où les petits peuvent faire du bruit sans se faire disputer. Il y a également des ateliers manuels après certaines séances. Pour les adultes la grande salle n'a rien à voir avec le ciné d'y a 15 ans, tout a été refait à neuf ! et y'a même la 3D ! il ya souvent des rencontres, des concerts et même des repas. Des soirées à thème "tim burton", "seigneurs des anneaux","johnny depp" etc. Ils n'ont certes pas tout les films mais ils ne sont quand même pas à la masse. Exemple en tête ils ont diffusés : django unchained en avant première, le hobbit, les derniers disney etc
    Michel Vermeulen tout ce qui peu sauver des emplois et préserver les lieux mythiques de notre ville doit être sauver, l'alhambra fait parti de notre patrimoine.



vendredi 29 mars 2013

Le Caméo et l'Imperial d'Avesnes-sur-Helpe

Le Caméo, depuis Google StreetView,
Désolé, je n'ai pas mieux à proposer avec Google
Début avril, le Caméo d'Aves-sur-Helpe, situé au 47 rue des Près, va passer au format numérique et l'une de ses salles sera disponible pour les films 3D. La politique de numérisation des salles continue et s'effectue avec assurance...
Née approximativement en 1932 (on recherche une date officielle de son ouverture), il a été entièrement rénové en 1991 pour ne pas disparaître  Dans les années 50, le directeur de cet établissement est Mr Bourel et la salle unique a une jauge de 650 spectateurs.




L'Imperial aujourd'hui. Photo de l'ami Jean-Marie Prévost
A cette époque, il existe un autre cinéma à Avesnes, l'Imperial de 420 places, situé 8 rue Louis Loucheur et dirigé par Mr J. Bourgouin. En 1963, changement de direction puisqu'on retrouve dans un annuaire professionnel le nom de Mr Noorenberge. Un ancien opérateur de cette salle est Armand Blavet.

Lien google Map Streetview pour l'Imperial :
http://maps.google.fr/maps?q=Avenue+Louis+Loucheur,+Avesnes-sur-Helpe&hl=fr&ll=50.119615,3.933792&spn=0.000055,0.027423&sll=46.22475,2.0517&sspn=13.805328,28.081055&oq=rue+louis+loucheur+avesnes&t=h&hnear=Avenue+Louis+Loucheur,+59440+Avesnes-sur-Helpe,+Nord,+Nord-Pas-de-Calais&z=15&layer=c&cbll=50.119655,3.933626&panoid=eOK5lMO3pAWBv0zHxag_9w&cbp=12,37.28,,0,-0.85

Philippe Célérier a déjà établi une fiche sur ce cinéma qui existe depuis 1932 environ :
Sur ce lien suivant, vous trouverez aussi un reportage de l'année 2008 et qui m'avez échappé sur cette salle avec notamment de très belles images d'une salle pleine (ça fait plaisir), et d'une image plus ancienne de la façade du Caméo :
http://www.lobservateurdelavesnois.fr/article/13/01/2009/avesnes--le-cameo-a-77-ans/639

Vous avez fréquenté l'une de ses deux salles, vous êtes de la famille des anciens exploitants , Ou vous êtes voisin d'un de ses établissements ? Vous avez des documents ? Contactez moi...

lundi 25 mars 2013

Un nouveau site de films sur le monde de la mine

C'est un beau site internet qu'ouvre ce lundi l'institution bien connue, l'INA, en charge du patrimoine audiovisuelle
On navigue d'un extrait à l'autre suivant un parcours chronologique  ou thématique. Près de 250 extrait sont ainsi consultables en totale gratuité, soit 13 heures d'images à picorer ou si l'on cherche un sujet précis (très utile pour les enseignants et l'étude du territoire) ! L'ensemble est financé par le Conseil Régional (bravo pour cette idée !! On aimerait la même pour une belle et parfaite Cinémathèque régionale de qualité !) et par l'INA; En quelques clics, on rejoint les mondes souterrains ou on suit le parcours d'un mineur et de ses loisirs, de la visite de la mine par Pierre Tchernia en passant  par la nationalisation des houillères. Tout est facile d'accès autour de 6 grands thèmes
Ce sont essentiellement des reportages télévisés, issues pour la plupart de FR3 devenu France 3. pour les plus anciens, le diffuseur est la RTF avec notamment des petits films qui passaient lors des actualités au cinéma. Beaucoup de vidéos proviennent également du "Magazine des Mineurs" de Simons dont nous avons déja parlé sur le blog. On aurait des documents encore plus anciens, mais c'est surtout l'après-guerre jusqu'à nos jours qui a été privilégié : du boom minier de la reconstruction jusqu'au Louvre Lens ! Mais c'est déjà un très très bon site qui mérite de grandir ! 

Le site essentiel à placer dans les favoris : http://fresques.ina.fr/memoires-de-mines/

jeudi 21 mars 2013

Un document exceptionnel : Hommage à Arthur Banelle, ancien exploitant de cinéma


Alors que les premiers lecteurs commencent à apprivoiser la nouvelle médiathèque de Lumbres depuis quelques semaines. Peu d'entre eux auront certainement une pensée pour Arthur Banelle, l'ancien propriétaire des lieux, le plus emblématique. Décédé le 19 août 1962, Arthur Banelle est alors une personnalité lumbroise, une figure de la vie locale qui distraie des centaines d'habitants de la commune et des environs. On se presse à ses funérailles, relayées par la presse locale car il dirige alors le cinéma, le Modern', temple de la distraction face à l'église de la ville, autre lieu de méditation... ! Retour sur la carrière et la vie de ce saltimbanque, un peu précurseur du multimédia puisqu'avec Arthur, on passe du théâtre au cinéma, et le spectacle était à la fois sur l'écran et dans la salle.... C'est d'abord en reprenant la troupe de théâtre ambulant gérée par son père, également prénommé Arthur, que notre Arthur se lance dans le spectacle. Il y a dans cette petite troupe le père d'Arthur, mais aussi son épouse Léonie, née Vandernotte, ses 4 enfants et de nombreux autres comédiens. Ce théâtre ambulant se nomme le Modern' Il possède son propre chapiteau, un vaste ensemble dressé sur les grandes places et transporté en convoi. De village en village, la troupe offre un spectacle varié mêlant opérettes, saynètes comiques, petites comédies. A une époque encore indéterminée, mais certainement dans les années 20, Banelle transforme le théâtre en cinéma itinérant, d'abord muet puis rapidement parlant, la grande nouveauté, grâce à un habile système de synchronisation ce qui a valu à Arthur l'obtention des Palmes Académiques pour avoir été le premier cinéma parlant de la région ! On retrouve le Cinéma Modern ' dans de nombreuses villes et leur passage est certifié à Fruges au début des années 30 ou Herzeele. Toute la famille continue de participer à l'aventure : le fils ainé Robert, Yvonne, Claudine et Flore que tout le monde surnommait affectueusement Florette ! La fatigue ? L'envie de se sédentariser face à l'essoufflement du cinéma itinérant ? Arthur décide de se fixer à Lumbres en 1938, et il crée le Modern' en plein centre ville face à l'église. La seconde guerre mondiale éclate. Après l'invasion, Banelle est présent. Avec son mari, Florette s'occupe du café du cinéma qui jouxte la salle, l'actuel café Jenlain. Pris par le virus du cinéma, le fils Robert gère une autre salle à Blendecques, également dénommé le Modern'. Forain dans l'âme, Arthur refuse de s'installer dans une maison. Il dormait dans sa roulotte, l'ex voiture-salon de la caravane qui servait à aller de village en village et qu'il avait fait installer sur un promontoire près de son cinéma. Une fois par semaine, Banelle « monte »vers la capitale régionale. Comme tous les exploitants de la région, il va alors le vendredi s'approvisionner en films à Lille auprès des distributeurs. L'occasion de faire aussi la fête et de voir les copains du cinéma car les exploitants sont alors une grande famille : près de 500 salles dans la région ! Le cinéma de Lumbres était alors ouvert pour trois séances : le samedi soir, le dimanche après-midi et le dimanche soir. Il y avait aussi parfois séances les jours fériés. Quatre personnes géraient cette salle : Arthur était opérateur, Georges, un ami de la famille, l'aidait, Léonie, l'épouse d'Arthur était à la caisse et Céline, la femme de Georges, au contrôle ! Arthur est alors une figure lumbroise ! Il ouvre et ferme les séances de cinéma au son de marches militaires américaines, peut-être un souvenir de l'occupation allemande. La séance commence alors par les actualités... qui dataient de près de trois semaines. Puis, un court-métrage ou un dessin animé avant l'entracte ou certains se précipitaient vers le café du cinéma. Enfin le grand film commence sur l'écran... Après avoir fermé la caisse, Léonie, l'épouse d'Arthur, s'installait près du grand poële qui chauffait la salle et racontait la fin du film aux personnes autour. Elle n'hésitait pas non plus à remettre à leur place les jeunes un peu trop chahuteurs ! Sous l'écran, il y avait également une scène ou était stocké l'ancien matériel du théâtre, on ne sait jamais... Arthur disparaît en août 1962. Léonie continue avec un opérateur pendant quelques années avant que le bâtiment ne soit vendu pour devenir un magasin de vêtements. Léonie Banelle quitte le monde en décembre 1978. Tous deux sont enterrés au cimetière de Lumbres avec le père d'Arthur. la tombe de ces trois personnages est au centre du cimetière communal. Aujourd'hui, les petits-enfants et arrières-petits-enfants d'Arthur Banelle se sont installés dans le sud de la France. Ils ont totalement abandonné le métier du cinéma. A la recherche d'un nom pour dénommé la nouvelle infrastructure, cette nouvelle médiathèque qui fait la fierté des élus ? Pourquoi ne pas donner celui d'Artur Banelle ? 
Vous avez des souvenirs de ce cinéma ? Des anecdotes ? Vous possédez des photos, un ancien programme, un ticket de cinéma ? Merci de me contacter ! Vous habitez Lumbres, vous avez des souvenirs ? Merci de me contacter !! (idem pour Blendecques et le cinéma de Robert ! )
Un lecteur de ce blog, Mr Bouvart nous apprend plusieurs choses : un des premiers films à avoir été projeté en Cinémascope est "Michel Strogoff", dans les années 55 - 60. La cabine de projection étant décentrée, l'écran panoramique était légèrement incurvé sur la droite. Il occupait toute la largeur de la salle. De plus, ce lecteur nous informe que le poids des objectifs  anamorphiques nécessitait un système de suspension accroché aux magasins films. Enfin, Mr Bouvard nous rappelle les sympathies gaullistes du directeur. En effet, un cadre du Général de Gaulle était accroché à gauche dans la salle, au niveau du feu et Léonie, son épouse, avait une photo de presse du Général dans son guichet à billets. C'est surtout pour cette raison, les opinions politiques d'Arthur très pro-gaullistes, que la municipalité lumbroise m'a refusé de proposer une exposition sur l'ancien exploitant !! Rappelons qu'Arthur est décédé en 1962, il y a de cela plus de 50 ans !! Étonnant tout de même d'avoir autant la dent dure envers une personne... un peu de respect mesdames et messieurs à la direction de la commune depuis tant et tant d'années ! Ce qui m'intéressait au départ, ce n'est pas l'homme aux affinités politiques différentes des vôtres qui m'intéresse, mais d'abord le marchand de rêves et l'exploitant de cinéma, à moins que, tout simplement, c'est parce qu'Arthur n'était pas de la commune, quelqu'un qui n'est pas lumbrois d'origine ? Il est vraiment dommage d'avoir une vision si simpliste des choses !!

N'hésitez pas à cliquer sur ces images afin de mieux les voir ! 
Arthur, à gauche, avec un ami.
La plus ancienne photo de la troupe du théâtre ambulant Banelle avant sa transformation en cinéma. Nous retrouvons de gauche à droite, debout, Arhur père et son petit-fils Robert, assis devant Arthur et son épouse Léonie. Derrière Léonie, il y a les enfants du couple : à gauche Claudine et à droite Florette. La troisième fille, Yvonne est la seconde assise, en partant de la droite. Les autres personnages, dont malheureusement nous ne connaissons pas les noms, font partis de la troupe !

Il s'agit d'une autre photo de la troupe du théâtre Modern' dirigé par Arthur Banelle. Ce cliché date de 1926. Au cntre de l'image, debout avec sa casquette et cravate : Arthur, le chef de ce théâtre. Le second à sa gauche est son père, également prénommé Arthur. Le 4ème à sa gauche est le fils d'Arthur, Robert, qui dirigera ensuite le cinéma de Blendecques. Debout, deuxième en partant de la gauche, Yvonne. Florette est assise au centre avec le chien. Assise à sa gauche, sa soeur Claudine et debout, la troisième en partant de la gauche, Léonie l'épouse d'Arthur !



Un document : le programme du théâtre ambulant Banelle. Parmi la liste des comédiens, probablement de nombreux visages anonymes des photos précédentes... Le lien entre l'activité théâtrale et la succession avec le cinéma est évident : pour des raisons de coûts, Banelle transforme son activité théâtre en cinéma ambulant, à la conquête de  villes et villages de l'ouest du pas-de-Calais et du Nord qui ne sont pas encore équipés !

Devant le chapiteau du Modern'. L'inscription mentionne le théâtre mais l'activité cinéma existe peut-être déjà ! Nous retrouvons sur ce cliché : debout au dernier rang à gauche, Yvonne, à droite, Claudine. Devant cette dernière, avec son chien, Florette. Et assis devant Florette, leur frère : Robert ! 
Vue sur une partie du convoi du cinéma itinérant qui sillonnait les routes de l'ouest du Pas-de-Calais. La voiture de traction en tête de ce convoi porte les affiches des films.
Une partie du convoi du cinéma itinérant.

Une affiche du cinéma itinérant Banelle à Herzeele. L'affiche nous indique que le chapiteau s'installe sur le grand'place. L'un des films à l'affiche, "Chateau de Rêve" est sorti en décembre 1933.
Arthur descend de sa voiture avec son éternelle casquette.

Un banquet du monde du cinéma nordiste à Lille. Arthur Banelle est le premier de face, sur la gauche, en smoking et noeud papillon. Sa fille, Florette, est à sa gauche de face. Si vous reconnaissez un membre de ce banquet, prévenez moi ! 

Arthur Banelle et son épouse Léonie, dans la voiture-salon, à Lumbres, dans les années 50

Arthur, quelques jours avant sa mort, au Café du Cinéma.

Un très très grand merci à Didier Wilquin, fils de florette, la plus jeune fille d'Arthur, et donc petit-fils de ce dernier, pour l'ensemble de ses photos et les souvenirs ! 

lundi 18 mars 2013

Un cinéma nommé Excelsior rue de Béthune ?





Voici une très belle carte postale ancienne trouvée par Bernard Warin sur le site Delcampe. On y voit la rue de Béthune de Lille en pleine animation, une foule nombreuse, défilant derrière un.. corbillard ! Chose déjà étonnante à souligner sur carte postale ! Mais bon, là n'est pas notre sujet puisqu'au détour d'une rue, on voit un cinéma, parfaitement identifiable avec une large inscription... D'après la façade, il semblerait que ce cinéma se dénomme Excelsior et qu'il s'agisse d'un estaminet proposant des séances de cinéma. Le premier gros plan, en haut, montre l'enseigne où on voit un serveur et la table d'un café. L'inscription "bock" ne fait guère illusion sur ce café, ainsi que les larges fenêtres donnant sur la rue. La dénomination Excelsior laisse aussi à réfléchir.. Est-ce le nom de cet établissement ? ou celui d'une marque de bière ? Une bière Excelsior a existé, mais aussi des cinémas...
Aujourd'hui, le bâtiment de cet ancien cinéma existe toujours et c'est une véritable institution lilloise connue de tous les bradeux du mois de septembre car c'est la célèbre brasserie "Aux moules". Le site internet de cet établissement nous donne la date de naissance : 1930.

Les trois premiers documents sont issus de la même carte postale, du détail le plus important montrant l'ancien cinéma-estaminet au document en son entier trouvable sur le site Delcampe...
Les quatre documents sont issus de Google Earth et présentent ce même bâtiment aujourd'hui sous différents angles : la façade, sur le côté où on voit l'ancien corps de l'Excelsior et une vue qui ressemble (j'ai essayé de faire de mon mieux) à celui de la carte postale. Enfin, la 4ème et dernière vue ci-dessous montre l'arrière du bâtiment, la rue perpendiculaire à la rue de Béthune, la rue où le convoi funèbre de la carte postale ancienne tourne.







vendredi 15 mars 2013

L'idéal Ciné Parlant de Audruicq




Voici un très beau programme du cinéma Idéal de Audruicq. Nous sommes le dimanche 18 décembre 1932. Le cinéma présente le film "Le Roi des resquilleurs" de Pierre Colombier, sorti en 1930 avec dans le rôle principal Georges Milton dans le rôle qui l'a rendu célèbre, celui de Bouboule mentionné abondamment par ce programme. Ce dernier nous offre même les paroles de la chanson très connue qui se trouve dans ce film "C'est pour mon papa", afin, peut-être que les spectateurs puissent entonner dans la salle cette chansonnette. Le programme nous annonce également le film suivant : "Maison de danse" avec Charles Vanel et Gaby Morlay, sorti lui en 1931. Révolutionnaire, le programme insite sur l'arrivée du parlant, arrivée pour l'instant à une date inconnue à Audruicq, mais les recherches continuent... Le nom du cinéma est l'Idéal Ciné Parlant, le programme développe l'aspect parlant avec les textes des chansons du film.. et l'oeil avisé notera, inscrit en tout petit que "le silence doit être absolue". On passe d'un cinéma "parlant" dans la salle à un cinéma parlant sur l'écran, le silence devenant la règle pour les spectateurs...
Le cinéma est dirigé par un certain A. Hermelé et était situé rue du calaisis dans le centre d'Audruicq. Mais il est bien difficile de savoir si le bâtiment existe toujours... à moins qu'un lecteur de cette commune nous contacte !
Dans ma liste des cinémas des années 50, ce cinéma d'Audruicq n'existe plus et la ville ne possède d'ailleurs aucune salle à cette époque...

Ce très beau document provient de la collection de Philippe Brunot et il provient de ce site : http://home.nordnet.fr/~gbally/pages_themes/audruicq_fetes.htm


lundi 11 mars 2013

Le Trianon de Grenay


L'ami Jean-Marie Prévost nous propose un nouveau document sur le cinéma de Grenay, le Trianon. Sur cette photo, le cinéma est le troisième bâtiment en partant de la gauche, après celui comportant deux fenêtres  Le Trianon a alors un pignon d'inspiration flamande. en 1963, les 724 places de ce cinéma sont sous la direction de Maurice Daniel et de Melle Pierrepont. Cette dernière a ensuite exploité le cinéma Casino de Bully-les-Mines. Cette même direction bicéphale gérait également un autre cinéma à Grenay, le Familia de 900 places, situé rue principale, rue qui n'existe plus aujourd'hui. 
La première fiche sur le Trianon : http://cinemasdunord.blogspot.fr/search/label/Grenay
Vous avez fréquenté un de ces deux cinéma ? Vous avez des souvenirs ? Un témoignage à apporter, un document à nous proposer, n'hésitez pas à me contacter ! 
Nous reviendrons plus en détail prochainement sur ces exploitants grâce aux informations de Jean-Marie Prévost.



mercredi 6 mars 2013

Le Calaisiana


Une lectrice du blog, Irène Duclay (merci à elle) nous propose ce superbe document, un programme du cinéma Calaisiana de Calais. Ce document nous vient du site : http://www.notrehistoire.ch/photo/view/10862/

lundi 4 mars 2013

ça tourne dans le Nord-Pas-de-Calais !

Il est évident que le beffroi et la Place des Héros
seront un beau décor pour les deux tournages
à venir à Arras.
Les tournages se succèdent dans notre région, et pour une fois, l'image misérabilisme, les problèmes sociaux, le chômage  les difficultés sociales ne sont pas au coeur de ces tournages... même si, parfois, les scenarii flirtent un peu avec cette thématique. Pour preuve, le prochain film de Lucas Belvaux, tourné dans les jours à venir au printemps, et ce, pendant 9 semaines, à Arras a pour idée de départ la rencontre de deux êtres que tout oppose et qui, finalement, les contraires s'attirant, vont s'aimer. Le pitch , Un professeur de philosophie de la capitale muté pour mesure disciplinaire - et forcément dans le Nord-Pas-de-Calais (punition suprême) - tombe lentement amoureux d'une coiffeuse pour qui la culture est accessoire. Forcément, ce qui doit arriver arrivera (on se croirait dans un téléfilm de TF1) : notre homme souhaitera rester dans notre région (nouvelle terre  de mission culturelle (on n'évitera pas, je pense, le pèlerinage au Louvre Lens)) et notre héroïne présentera certainement au professeur les bienfaits de la culture populaire (on n'évitera pas, je pense, à nouveau, les fameux géants et le carnaval de Dunkerque...). Pour tenir ces deux rôles, nous retrouverons la comédienne belge Emilie Dequenne et Loic Corbery, illustre inconnu, mais de la comédie Française (certainement le prof "coincé"). Premier tour de manivelle le 21 mars... pour ce film intitulé pour l'instant "Pas son genre", seconde réalisation dans le Nord après un tournage en 1991 du film "Parfois trop d'amour"
Toujours à Arras, et quasiment à la même période, ce sera le tournage de "La liste de mes envies", déjà évoqué sur ce blog. Cette adaptation du livre de Grégoire Delacourt a pour toile de fond la cité atrébate. Nul  envie de caricaturer les gens dans cette comédie douce amère sur une mercière gagnant une très grosse somme d'argent à la loterie. On est beaucoup plus proche de l'esprit "Amélie Poulain". L'héroine est interprétée par Mathilde Seigner (pas de chance...) et l'odieux mari aura les traits de Marc Lavoine. 
Ces deux oeuvres seront prêtes pour la fin de l'année ou début 2014.
A cela, on peut ajouter de nombreux autres films dont les tournages sont terminés et qui sont actuellement en phase de montage et/ou de post-production. Pensons par exemple à "Irène", le prochain film de Yolande Moreau, tourné entre Carvin et Hénin-Beaumont, mais aussi le prochain film d'Abdellatif Kéchiche, nommé "Le bleu est une couleur chaude" et qui a été tourné à Lille, à Roubaix, notamment au musée de la Piscine... Autre sortie annoncée, "Les beaux Jours" de Marion Vernoux avec Fanny Ardant, tourné sur la côte d'Opale et dans la métropole lilloise. Autre production tournée dans la région et dont nous avons déjà parlé : "Les reines du ring" devraient sortir incessamment sous peu... Le Nord, un Hollywood en puissance ? On ne peut que féliciter la politique persuasive du CRRAV qui incite de nombreux cinéastes à venir filmer chez nous, si possible pour des histoires diverses et variées et qui ne filment pas la région pour ses thèmes de prédilection...
Vous avez un avis à exprimer ? Vous avez participé à ces tournages ? Vous avez des souvenirs ? Des documents à proposer ? Un ou des films que j'ai oublié ? Merci de me le signaler !!