© Olivier JOOS - 2009/2015

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Le contenu de ce blog, les informations et documents sont répertoriés par OLIVIER JOOS. Ses avis et commentaires n'engagent que lui ! Le but de ce blog est de promouvoir et de créer une véritable Cinémathéque régionale Nord-Pas-de-Calais et Picardie, libre, populaire et ouverte, facilement accessible en plaçant le spectateur et la salle de cinéma au centre des recherches. C'est en soutenant ce choix qu'un tel lieu peut voir le jour ! CINEMASDUNORD, LE SEUL SITE INTERNET QUI PARLE DE CINEMA (salles et films tournés dans la région) DANS LA GRANDE REGION DES HAUTS DE FRANCE

vendredi 26 février 2010

Les cinémas de Watten



Watten, entre Saint-Omer et Dunkerque, est une commune d'environ 3.000 habitants. Cette petite localité a connu deux salles de cinéma : le Familial et l'Idéal-Ciné.
Avant l'ouverture de ces deux salles, Watten a connu du cinéma forain et itinérant. D'après Marcel Delaplace, auteur d'un article consacré à l'exploitation cinématographique dans cette ville et paru dans le Bulletin historique des amis du vieux Watten en mars 1997, le premier cinéma qu'a connu Watten date de l'après Première guerre mondiale et était exploité par un certain Roméo, trompettiste au Casino de Malo. La voiture-logement de Roméo servait de cabine de projection et sa femme Gaby faisait fonction de caissière et d'ouvreuse. D'après l'article de Delaplace, leur présence à Watten est attesté jusque vers 1930. Malheureusement, l'article ne mentionne pas les sources et on ne sait comment Delaplace affirme de tel propos (le journal de Watten ?). Le Bulletin des amis du vieux Watten évoque ensuite la première salle de cinéma fixe de la ville : de 1923 à 1927, un contremaitre bege des Tuileries duNord, Julien Willemart, mai d'une wattenaise, Yvonne Roucou, exploite un cinéma à la salle des pompiers derrière la café Amelot, rue de Cassel. De la musique est diffusait grâce à un phonographe pendant les projections. Puis de 1927 à 1930, l'exploitant s'installe au quartier de Loverstel dans un magasin de stockage de charbon appartenant à Julien Béclin.
Le Familial a occupé l'emplacement de la salle Saint-Gilles, qui existe toujours aujourd'hui. Le cinéma est inauguré le 7 octobre 1934. L'un des opérateurs du Familal est M. André Verroust, et l'un des directeurs-programmateurs est l'Abbé Vercruysse. La salle éteint le projecteur le 30 juin 1968 avec le film "La Piste de la caravane". Quatre séances exceptionnelles ont ensuite eu lieu, organisées par des associations : "Don Camillo en Russie", en 1972, "Les aventures de Rabbi Jacob" et "L'Année Sainte" en mars 1977 et "La Boum".
Construite en 1863, la Salle des Pompiers accueille dès 1923 un cinéma muet accompagné d’un phonographe pour diffuser de la musique. En 1927, ce cinéma déménage mais revient en 1930 où il vivote avec le matériel vieillissant de l’ancien propriétaire. De 1936 à 1939 le cinéma parlant investit la salle qui pouvait contenir jusqu’à 250 places.
Les projections reprennent en 1941, mais une grande partie des films projetés durant l’occupation étaient réalisés par les allemands, comme le film « Chora-Tery », avec en vedette Marika Rock. Les actualités étaient projetées avec les lumières allumées, afin d’éviter les réactions hostiles du public. Les projections recommencent à la Libération, après une année de pause, avec la diffusion de films tels que « La Libération de Paris » ou la « Bataille de Stalingrad ». En 1954 le cinéma diffusait des films tels que « L’homme tranquille » avec John Wayne. La salle était chauffée, et les séances avaient lieu le samedi à 20h30 et le dimanche à 16h30 et 20h30. Le cinéma de la Salle des Pompiers ferme en 1966.

Légende du document : affiche du cinéma de Familial de juin 1952, communiquée par M. Mauricette Wissocq, parue dans le Bulletin des amis du vieux Watten et de sa région, n°41, novembre 2008
Sources :
Bulletin des Amis du Vieux Watten et de sa Région, n°31, mars 1997.
Lien vers Google Map StreetView pour aller voir ce que la salle Familial (aujourd'hui salle Saint-Gilles) est devenue :

jeudi 18 février 2010

L'UGC de Villeneuve d'Ascq



Nouveau venue dans le paysage de l'exploitation cinématographique régionale, l'UGC Ciné-Cité a ouvert ses portes le 6 novembre 2009. Il est ainsi le dernier cinéma en date à avoir été inauguré dans la région. D'une capacité totale de 2694 places (dont deux salles de 442 places chacune), le complexe est composé de douze salles. Une trentaine de personnes, dont cinq projectionnistes et un régisseur, animent le complexe
Il rééquilibre l'offre de cinéma à l'est de la métropole. Son aire d'influence concerne bien sur Villeneuve d'Ascq et ses 60 000 habitants, et notamment sa réserve d'étudiants (50 000), grand consommateur de films. Depuis la fermeture du cinéma Cinq Lumières, fin 1999, il ne subsistait qu'un cinéma en ville, Le Méliès.
Le projet UGC s'inscrit dans l'élaboration d'un nouveau type de centre commercial ludo-marchand : mélange de grande surface classique plutôt dédiée aux biens culturels, espaces loisirs récréatifs, chaines de restaurants soit-disant branchées ou à thème. On en compte 13. Parce que le terme centre commercial fait fuir, qu'il se banalise, le site se dénomme Héron Parc (pourquoi ce pseudo-anglicisme idiot ? (d'ailleurs cela aurait ainsi dût être plutôt Héron Park) Pourquoi pas le Parc du Héron ?), mais on n'y trouvera aucun oiseau, ni aire de jeu dédié au calme et à la promenade, uniquement un nouvel étalement d'offres commerciales, de restaurants que l'on trouvera dans d'autres lieux. Le lieu s'inscrit aussi dans un double projet : celui du grand centre commercial de centre-ville V2 qui arrive à son terme par cette extension, et le long serpent de mer : le grand stade de la métropole encore au stade de projet bien avancé.
Ce complexe se retrouve surtout face au Duplexe de Roubaix, mais également face à celui de Tourcoing qui sort progressivement de terre et dont l'ouverture est programmée pour cet automne, complétant ainsi la gamme des cinémas de l'est métropolitain. Paradoxalement, nous nous retrouverons peut-être ainsi avec un trop plein de salles à l'est face au géant occidental kinepolis. Et le centre de Lille ? Il est toujours dominé par l'UGC de la rue de Béthune, complété par le Majestic et le Métropole qui proposent, certes des films, mais dans une optique différente.
L'un des points qui va s'avérer difficile pour les mois et les années à venir, est la question des nouvelles technologies, le son numérique et la 3D. Face à ces rivaux immédiats (Kinepolis, Duplexe et le projet tourquennois), l'UGC, qui aurait put prendre une longueur d'avance, fait figure de « cinéma de papa », un comble pour un nouveau complexe associant cinéma et produit de grande consommation, et un choix assumé pour un grand groupe français (rappelons que l'indépendant groupe O'Ciné (deux salles, une à Saint-Omer et une à Maubeuge) propose la 3D !!). Avec l'arrivée de nouveaux tsunamis cinématographiques en 3D avaleur de spectateurs avides de sensations fortes et de sucreries (Shrek 4, Toy Story 3, etc...), quel va être l'impact de cette stratégie du refus de la modernité ?
Une petite interview du directeur de l'UGC de Villeneuve d'Ascq :
http://www.lavoixeco.com/actualite/Secteurs_activites/Tourisme_et_Loisirs/2010/01/15/article_l-ugc-villeneuve-d-ascq-tire-le-bilan.shtml
PS : le lendemain de la publication de cet article, nous apprenons, et notamment grâce à un fidèle lecteur, Jean-marie Prévost, que le groupe UGC a décidé de passer au numérique et à la 3D en signant ce vendredi 19 février un accord avec la société Ymagis pour la numérisation de l'intégralité du parc de salles UGC.
Photo : La voix du Nord

mercredi 17 février 2010

Le blog a 1 an !!

Le blog cinemasdunord fête cette semaine son premier anniversaire !!!

En un an, 151 fiches ont été placées sur ce blog : historique d'une salle de cinéma, descriptif de l'exploitation cinématographique dans une ville en particulier et à une période donnée, ou document intéressant devant être mis en avant, voir même information simple sur un cinéma.

L'originalité de ce blog tient au fait qu'il s'intéresse à une seule région et à l'histoire de l'arrivée d'un nouveau média, sa diffusion, son attrait sur les populations d'une seule région. A ma connaissance, aucun autre blog ou site internet ne proposent ce type d'informations et de renseignements pour d'autres régions.

A ce jour, le compteur des visites au bout d'un an était à 8.651, soit une moyenne de 720 visites par mois. Il y a bien sur des variations dans la fréquentation de ce blog, suivant les sujets mis en ligne, la parution d'article dans la presse, l'intérêt des lecteurs de passage pour tel ou tel sujet...

Après l'étude de statistiques, la majorité des lecteurs, occasionnels, réguliers ou passagers vient du Nord-Pas-de-Calais. On note aussi de nombreuses visites d'internautes de la région parisienne. D'autres viennent aussi de Belgique, autour de Liège. Parfois, on remarque aussi des internautes du Maroc, du Canada ou d'autres pays. C'est toujours un étonnement de voir ainsi les possibilités d'internet.

En un an, le blog cinemasdunord a été l'objet d'articles dans La Voix du Nord édition régionale(rubrique blogosphère) et dans l'édition locale de Saint-Omer et de Lille. Il a été également mentionné dans l'hebdomadaire L'Echo de la Lys dans le journal en ligne DailyNord, mais aussi cité sur l'antenne de France Inter à une heure de grande écoute. De plus, suivant les disponibilités, le blog a été présenté dans des foires et salons sur le cinéma ou l'histoire régionale. Se faire connaître est une des clés de la réussite d'une telle entreprise.

Le rédacteur du blog remercie particulièrement ses fidèles lecteurs, Robert Mawet ainsi que Philippe Célérier et son site sur les cinémas qui m'a inspiré les premiers mois, ainsi bien sur que celui de Laurent Comar. Un grand merci à Jean-Marie Prévost pour toutes ses informations et renseignements, à Bernard Warin, à Jean-Jacques Meusy, à DhRoms et à beaucoup d'autres qui m'ont contacté me proposant des documents, ou recherchant une information précise.

Je tiens également à remercier particulièrement l'Association Régionale pour une Maison du Cinéma, et son président Gérard Bert, de me faire confiance depuis toutes ces années.

Dans les mois à venir, le blog va continuer sa publication régulière d'articles sur les salles de cinéma de la région : salle par salle, ville par ville, en essayant de toucher l'ensemble de la région, la grande variété des cinémas et toutes les périodes : des premières projections aux multiplexes d'aujourd'hui, du cinéma paroissial au cinéma forain, des grands circuits comme l'empire Bertrand à la petite salle de village. De plus, je compte très bientôt publier des articles « Portraits » sur des exploitants actuels, des personnalités liés au cinéma. Des articles à venir porteront sur l'histoire du personnel travaillant dans les cinémas des origines à aujourd'hui, sur le cinéma Familia de Saint-Omer, le Caméo de Wizernes, sur l'empire Bertrand, sur les distributeurs de films, etc... Bien sur, si vous avez des idées, des demandes particulières, il ne faut pas hésiter !!

Le 1er et 2 mai, le blog cinemasdunord participe au Vème forum d'histoire régionale et de généalogie se déroulant à Fruges et organisé par le Comité d'Histoire du Haut-Pays. Venez nombreux !!

jeudi 11 février 2010

Les cinémas forains Marrécau et Camors à la foire d'hiver de Saint-Omer en 1910


Ce jeudi 11 février 2010, l'hebdomadaire audomarois L'Indépendant publie dans sa chronique « souvenirs » un article sur la foire d'hiver 1910 de Saint-Omer. Cet article évoque notamment la participation des cinématographes Camors et Marrécau lors de cette foire qui se déroulait alors sur la Grand'Place (l'actuelle place Foche) du dimanche 13 février au mardi 1er mars 1910, les forains partant ensuite s'installer à la foire de Béthune ou à la foire d'Hazebrouck. Voici le paragraphe mentionnant les cinémas forains :
« En 1910, le cinématographe était encore une curiosité foraine. La première projection avait eu lieu à Saint-Omer le 15 novembre 1896, mais il faudra attendre une vingtaine d'années pour qu'une salle de cinéma s'ouvre dans notre ville. Donc, il y a cent ans, les deux cinématographes installés sur le champ de foire captivaient les foules. Il y avait le cinématographe Marrécau et le Grand cinématographe de France Camors. L'un et l'autre présentaient, pour la première fois à la foire,du cinéma « parlant et chantant », du moins en ce qui concernait certains programmes. En ce mois de février 1910, alors que Paris subissait une inondation historique, les deux établissements soulevaient un énorme intérêt en projetant des scènes de cette crue pas encore terminée ! Un journaliste de l'Indépendant s'extasiait : « Les vues sont nettes, claires et sans trépidations ». Aux actualités s'ajoutaient des pièces de théâtre filmées, des scènes comiques et des chansons interprétées par de populaires interprètes du temps, Bérard, Mme Gady, Clarck,... Et puis, il y avait des attractions vivantes, comme dans les cinémas d'autrefois. On applaudissait, en particulier les célèbres danseurs espagnols Enrique et Carmencita Martinez qui étaient passés au théâtre de Dunkerque dans « Les Saltimbanques », « Carmen »... La séance durait trois heures. Le 25 février, le cinématographe Marrécau donna une soirée au profit des inondés de Paris avec la participation de la musique du 8ème R.I. En garnison à Saint-Omer. Un juste écot, ces inondés ayant suscité bien des entrées ! De son côté, le cinématographe Camors, dans le même style, accompagnait ses projections par un orchestre symphonique. Outre les traditionnels numéros, le Cirque national Corse, sous la direction de M. Cassuli, terminait ses représentations avec des vues cinématographiques. »
Il est bien rare de trouver des informations sur les cinémas forains dans la région Nord-Pas-de-Calais. Aussi, cet article est le bienvenu pour apporter des informations complémentaires, en esperant en trouver d'autres très bientôt...
Hélas, la photographie présentée pour illustrer cet article n'est absolument pas la loge Camors, ni Marrécau. Il s'agit simplement d'une loge foraine inconnue...

mardi 9 février 2010

Le cinéma Gaillard de Billy-Montigny

Voici deux photos de la façade de l'ancien cinéma Gaillard de Billy-Montigny.

La première photo date de la fin des années 90, alors que celle du bas date d'aujourd'hui. Un grand merci à DhRoms pour l'envoi de ce second cliché. Cet ancien cinéma se situe au 7 rue Camille Desmoulins, dans le quartier du stade Paul Guerre. Il s'agit véritablement d'une toute petite salle de quartier dans cet ancien quartier des mines de cette ville du bassin minier. Ce cinéma a appartenu à M. et Mme Gaillard, frère et soeur. C'est ensuite devenu une salle de banquet, et aujourd'hui, une simple habitation ? Sur le premier cliché, avant la rénovation, on devine encore l'ancienne entrée. Fin des années 90, les Gaillard résidaient toujours dans cette rue Desmoulins, mais aujourd'hui ??
Je suis bien sur avide de renseignements concernant cette salle, son implication dans la vie du quartier, la vie de ce cinéma et les relations des propriétaires avec l'empire Bertrand qui avaient deux immenses cinémas à Billy-Montigny.

dimanche 7 février 2010

Exceptionnel : Un cinéma forain au Cateau-Cambrésis

La présence d'un cinéma forain sur une carte postale est extrêmement rare dans la région Nord-Pas-de-Calais. Aussi, voici un cliché de la ville du Cateau, plus précisément la salle des fêtes de cette ville (salle des fêtes qui est aujourd'hui devenue le musée Matisse (à vérifier car je ne connais pas très bien cette commune, merci de m'informer si vous connaissez bien Le Cateau).
Regardez bien le premier cliché mis en ligne. Quand on jette un oeil sur la partie gauche de cette carte postale, on distingue une loge foraine poposant du cinéma. J'ai ensuite fait un zoom sur cette partie de la carte postale et on peut y lire distinctement "Cinématographe Lumière".
De quelle loge foraine s'agit-il exactement ? De quand date précisément ce cliché ? A quelle occasion ce forain est-il au Cateau ? Etait-il fréquent de préciser, de mentionner le nom des Lumière sur l'enseigne d'un forain ? Il est difficile de répondre à toutes ces questions. Gageons que dans un proche avenir, un spécialiste d'histoire locale du Cateau puisse nous apporter quelques réponses à travers la lecture des journaux locaux par exemple.

vendredi 5 février 2010

L'Association Régionale pour une Maison du Cinéma


En 1996, à l'occasion du premier siècle du cinéma dans la région , une société de production lilloise, Byzance Films, propose à France 3 une série documentaire ( 4 X 26 min.) sur le cinéma dans la région Nord-Pas-de-Calais pour France3. Avec les recherches inhérentes à ce type de projet, le groupe de travail, composé de producteurs de films, de documentalistes et de collectionneurs de matériel de cinéma, met en évidence l'existence d'un patrimoine important en région Nord-Pas-de-Calais : les films, les inventeurs, les salles de cinéma, les premières projections, les sociétés liées au cinéma, les producteurs locaux,...

A ce projet se greffent au fur et à mesure des passionnés, des collectionneurs qui travaillaient de leur côté, individuellement, des enseignants, des étudiants (comme votre serviteur à ses débuts). Les projets et les envies se fédèrent progressivement. Les recherches nécessaires à la réalisation de la série documentaire ont également permis la mise en place d'une exposition nommée Ciné 96 et qui a été présentée dans une douzaine de villes du Nord et du Pas-de-Calais. En parallèle, et constatant la masse de documents, matériels, élèments divers identifiés et localisés, la réflexion se poursuivait quant à la pertinence d'avoir en région un lieu dédié au patrimoine cinématographique. Et c'est ainsi que fut créée l'Association régionale pour une Maison du Cinéma avec pour objet, la création d'une Maison du Cinéma (dans la métropole ? )afin de regrouper (sur un site unique ? ) le patrimoine cinématographique régional qu'il soit « film » ou « non-film ». L'idée est de créer une structure en région dédiée au patrimoine cinématographique apte à le conserver, de le sauvegarder, et de le valoriser auprès du grand public, d'être un témoin vivant d'une région dynamique dès l'origine du cinéma. Le projet a alors failli démarrer véritablement avec l'aide de François Pelletier autour de Roubaix, Tourcoing et Wattrelos. Peu à peu, l'Association a ensuite vivoter, suivant les aléas de chacun, mais toujours autour d'un noyau dur d'irréductibles...

L'Association régionale pour une Maison du Cinéma regroupe aujourd'hui des acteurs, chercheurs, collectionneurs, amateurs ou professionnels du monde du cinéma, et elle est présidée par Monsieur Gérard BERT. L’Association organise des projections au cinéma Duplexe de Roubaix, des expositions en différentes occasions, notamment durant les journées du patrimoine,... essentiellement au cinéma Duplexe de Roubaix. Elle milite pour la création d’une Maison régionale du Cinéma dans le Nord de la France, comme il en existe déjà dans d'autres régions. Elle recense et regroupe des documents et matériels divers, des films amateurs ou professionnels sur la région du Nord-Pas-de-Calais. Elle essaie de fédérer toutes les initiatives relevant du domaine du cinéma, et plus particulièrement du patrimoine et de la sauvegarde de la mémoire cinématographique régionale. Aujourd'hui, l'Association essaie de développer ses actions, de se faire connaître auprès du plus grand nombre afin de développer un intérêt régional du public pour avoir, dans un temps que l'on espère le plus proche possible, l'amorce de la création de cette Maison du Cinéma, pour un espace dédié au cinéma régional : la préservation et la transmission d'un véritable patrimoine d'une densité que beaucoup n'imagine pas !!

L'actualité de l'Association régionale pour une Maison du Cinéma sera régulièrement disponible sur ce blog. Ainsi, une réunion s'est tenue ce mercredi 27 janvier afin de re-mobiliser les énergies, de sensibiliser les collectivités territoriales, d'établir un parallèle avec des exemples similaires dans d'autres régions, comme la région Centre.