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lundi 27 avril 2015

Un document exceptionnel, la façade du cinéma Larivière de Montigny-en-Gohelle

C'est un document exceptionnel que je vous propose dans ce billet...

Pourquoi ?
- Parce que c'est une photo de famille. Ce n'est pas une carte postale qu'on pourrait trouver dans des bourses de collectionneurs, des salons, ou sur des sites marchands comme Delcampe. Ce cliché est unique car c'est une photo qui dormait dans un album... Son actuel propriétaire a eu la gentillesse de me la communiquer et de la faire partager aux internautes... en espérant qu'un lecteur ces jours prochains, dans un mois, dans 2 ans ou plus, puisse lui apporter quelques précisions, des nouvelles, etc... Nous pouvons donc remercier Claude Devolder, le propriétaire de cette image. Claude est un descendant de la famille Larivière qui tenait le cinéma de Montigny-en-Gohelle. Une autre branche Larivière tenait le cinéma Caméo de Hénin-Beaumont. Ses grands-parents sont Ernest et Octavie Larivière et le frère d'Ernest, Germain, tient l'établissement héninois. 
- Parce que ce cinéma est tenue par une famille dont toutes les archives ont disparu....  Ne reste que ce témoignage, cette photo et des souvenirs Laissons Claude Devolder nous raconter : "L’histoire du cinéma de mes grands-parents est  triste. Les bâtiments et terrains ont été vendus après leurs décès et toutes les traces de l’histoire de mes grands parents ont disparu (certainement pas pour tout le monde !) Les appareils de projection (dont un très ancien, de 1936 disait-on), les écrans, le piano les sièges, les meubles, les billards, le matériel de réparation des films, les affiches et photos d’expos de vitrines, le matériel du bistrot  etc. etc... Tout a disparu… Ma mère, femme très timide et introvertie, n’a rien récupéré !  Elle était la fille aînée et est décédée en 2002. Elle était coiffeuse et pianiste.A une certaine époque, elle accompagnait au piano certains films muets ! Evidemment, je fréquentais assidûment le cinéma de mon grand-père malgré mon jeune âge, Il y avait une attraction durant l’entracte.  Mes parents ont tenu le café de la mairie durant quelque temps.  Ils y avaient installé un salon de coiffure. Si mes souvenirs sont exacts le maréchal ferrant qui se situait non loin du cinéma était également de notre famille, je m’y attardais souvent afin de le voir ferrer les chevaux de trait et je manquais ainsi la rentrée des classes. En 1982, nous avons quitté la région. Ceci expliquant cela, concernant la difficulté de mes recherches avant de prendre ma retraite. " Claude Devolder et ses trois sœurs, plus jeunes, sont ainsi à la recherche de traces du cinéma de sa famille, des souvenirs, des photos, des anecdotes, la plus infime soit-elle... 


Maintenant, présentons ce que l'on a devant nous. Comme souvent, pour dater de type de photo, le bonheur veut qu'une affiche de cinéma apparaisse. A droite, une affiche française d'un film anglais: "ça gaze" avec Walter Forde, une production retrouvée sur internet et qui date de 1929. A gauche, c'est cette fois une production allemande avec Harry Liedtke et Hilda Rosche et qui sate aussi de la fin des années 20...
La famille pose sur le perron du bâtiment. L’œil est attiré par la composition du cliché : la famille, les affiches encadrant les individus et, bien placés au-dessus d'eux, l'inscription nous indiquant à la fois le nom des propriétaires et le type de leur commerce. Leurs types de commerce devrions-nous dire puisque les Larivière font à la fois du cinéma (l'inscription la plus importante car première en haut de la pancarte et la plus imposante par la taille), de la vente et réparation de cycles, un café (très important aussi car en position centrale sur le panneau,ainsi qu'une typographie plus généreuse) et enfin la notion "électricité" (qui elle, m'échappe un peu... vente d'appareils électrique ?Ampoules ? Dépannage ? ...). Claude Devolder, descendant des Larivière ne connait qu'un nom des personnes qui posent sur le perron. Il s'agit de Octavie, sa grand-mère, située à droite. toutes les autres lui sont inconnues, à part la future mère de Claude, présente dans le landau au centre de la photo. D'autres membres de la famille ? Des voisins ? Des amies ? On remarque la présence importante d'enfants sur la photo. Est-ce des cousins/cousines ? Des copains d'école ? Ernest Larivière, le responsable de l'établissement n'est pas présent sur le cliché. Claude Devolder en a pourtant un lointain souvenir : " C’était ancien de Verdun, qui était très dur et très sévère"


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