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dimanche 22 septembre 2013

Les 25 ans du cinéma de Roncq

La Voix du Nord mentionne dans son édition du vendredi 20 septembre les 25 ans du cinéma de Roncq. Autre article toujours dans ce même numéro du quotidien, un portrait de Franck Florin, le directeur de ce cinéma. Article signé par Bérangère Barret.
Vous trouverez ci dessous les articles sur ce sujet, et en introduction pour ce message se trouve une photo extraite de l'ouvrage consacré à cette commune aux Editions A. Sutton.
Voici les articles :
"Les archives manquent un peu pour retracer tout le destin de ce cinéma comme on n’en voit plus, ou très peu. Tout juste sait-on qu’il a été créé sous sa forme initiale en 1909. Rue Henri-Barbusse, déjà, à quelques encablures de son emplacement actuel. « En 1918, pendant la guerre, il a été détruit », relate Franck Florin, l’actuel directeur du cinéma, qui, insatiable passionné, a tenté de se pencher sur l’histoire des lieux.
Le cinéma roncquois est tout de suite reconstruit, cette fois au 40, de la rue Henri-Barbusse. Il « tourne », jusqu’en 1967. Et c’est là que la bobine se coupe. La salle est fermée. Jusqu’en 1988, cette année où Jean-Albert Bricout, adjoint à l’époque, se bat pour que la pellicule passe de nouveau dans les projecteurs roncquois.
Un sacré pari. Pas sûr, même, que l’initiateur de cette renaissance y croyait vraiment. Mais le succès est au rendez-vous. « Ça a marché, sourit Franck Florin. Il faut dire qu’un cinéma dans une petite ville, c’est appréciable. C’est comme un cinéma de quartier. » Et si, autour de lui, la puissance des gros complexes aux allures de supermarchés du Septième Art a emporté quasiment tous ses équivalents, le petit Roncquois a perduré. Pourquoi la salle Gérard-Philipe a-t-elle tenu le coup ? « Je dirais qu’il y a une question de confiance, de sécurité, aussi », avance Franck Florin. Et de lancer la comparaison avec les « grands complexes, froids et chers ».

Un projecteur dernier cri

Le ciné Gérard-Philipe, ce sont aujourd’hui quelque 20 000 entrées par an, huit séances par semaine en moyenne (bien plus en période de vacances scolaires). Et des films en numérique, depuis la petite révolution opérée il y a deux ans dans cette salle obscure. Plus de bobines, mais un projecteur dernier cri, financé par la Ville et une enveloppe parlementaire. Ce passage au numérique a bouleversé la façon de travailler au sein du cinéma. Ce sont, désormais, des disques durs qui ont remplacé le bon vieux 35 mm. Mais «pour le public, il y a eu peu de changements, à part la possibilité d’avoir des films en 3D », avance Franck Florin. De quoi plaire aux enfants, qui représentent une grande partie des spectateurs de ce cinéma familial. « Les parents savent qu’ici, ils peuvent laisser leurs enfants sans problème. » Encore un point qui marque la différence avec les grandes salles plus obscures que conviviales. Autres points : « L’accueil, l’esprit ». Un esprit qui a vingt-cinq ans. Et qui a sans doute encore un bel avenir devant lui.

Bénévole au cinéma Gérard-Philipe, à Roncq, dès 1992, Franck Florin en a pris les commandes en 2002. Il est directeur de la salle. Son frère en est le président… Une histoire de famille. Et de passion pour cet ancien tisserand tourquennois."

Voici le second article de La Voix, le portrait du directeur : 
Au départ, rien ne le prédestinait vraiment à travailler dans le septième art. À part, peut-être, un horizon de bobines. Celles enrobées de fil qu’il manipule dans son métier de tisserand, à Tourcoing. À part, peut-être aussi, une passion chevillée au corps depuis son plus jeune âge. Les films qui l’ont fait rêver lorsqu’enfant, il arpentait les couloirs sombres de l’ABC et de l’Art Ci à Tourcoing. À l’époque, déjà, son regard se tourne vers les bobines, mais celles recouvertes de pellicules en « 16 mm, 8 mm »…. « Tout cela m’a passionné dès le plus jeune âge, sourit-il. Quand j’ai vu les cassettes VHS arriver, j’étais fasciné ! »
Alors, quand, en 1992, son frère lui propose de rejoindre l’équipe de bénévoles du cinéma de Roncq rouvert quatre ans plus tôt, il n’hésite pas une seconde. Il rejoint la famille de la salle Gérard-Philipe qui ne fonctionne quasiment qu’avec le soutien des volontaires, prêts à donner de leur temps pour faire tourner une salle dont les charmes désuets de cinéma de quartier ne sont pas étrangers à l’engagement sans faille qu’ils délivrent.

La petite salle tient toujours debout

C’est dix ans plus tard, alors qu’il a 34 ans, que Franck Florin se voit proposer le poste de directeur, l’un des deux emplois salariés de l’association. Il lâche les bobines de fil pour celles de film. En 2002, le boum des grands complexes cinématographiques s’est déjà produit. Mais la petite salle Gérard-Philipe tient toujours debout et Franck Florin s’investit pour que le rêve continue. Les supermarchés du cinéma, « froids et chers », il ne les aime pas, c’est certain. Franck Florin vante la convivialité de « sa » salle. « Ici, les gens sont toujours accueillis comme des amis. » Ce nostalgique du 35mm conserve une affection particulière pour le ciné à l’ancienne. « Ce que je regarde, moi, dans les films, ce sont les lumières, le jeu des acteurs. J’aime les plans larges, la lenteur. J’ai tout de même l’impression qu’aujourd’hui tout va trop vite dans le cinéma. Les gens sont devenus des consommateurs. » Ses films à lui, c’est La gloire de mon père, les Clint Eastwood, les Kubrick...
Pour le choix des œuvres à projeter au cinéma roncquois, « j’essaie de prendre ceux qui marchent le mieux ». La programmation fait, en effet, partie des attributions du directeur. La projection, aussi. L’accueil également. En fait, « c’est l’avantage d’un cinéma de quartier, je fais tout, même si je délègue certaines tâches aux bénévoles ». Ils sont une quarantaine à l’épauler au quotidien, à prendre son relais, le week-end. Et surtout, à prendre plaisir à se réunir régulièrement, à discuter, à être ensemble, simplement. Pour que vive encore la petite famille du cinéma roncquois.


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