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jeudi 25 juillet 2013

Petit résumé des cinémas tourquennois

Petit article de Nord-Eclair publié le 28 avril dernier et qui m'avait échappé (mais beaucoup m'échappent...) consacré à un petit historique des cinémas de Tourcoing. Voici ce texte ci-dessous avec la photo correspondant.


Alors que vient d'être inauguré le multiplexe de Mouscron, petite histoire des salles tourquennoises du septième art. A l'heure du téléchargement des films sur internet et où nous n'avons jamais eu autant de moyens de communiquer et de se divertir, nous trouvions intéressant à Nord éclair de se pencher sur l'un des loisirs favoris du vingtième siècle : le cinéma.

Tourcoing a compté jusqu'à plus d'une dizaine de salles dans ses différents quartiers. A la fin du XIXe siècle, les loisirs favoris sont le théâtre pour les plus aisés et les théâtres de marionnettes à un sou pour les plus modestes.
Tout ceci va être bousculé par l'arrivée de la projection éphémère d'images sur écran, parfois un simple drap tendu faisant l'affaire. En effet, dans ses premiers temps, le cinéma n'est de passage à Tourcoing qu'à l'occasion d'une foire ou d'un cirque. La population est très vite fascinée par ces projections qui représentent une vraie révolution technologique et culturelle (Méliès a ainsi réalisé près de 500 films avec les premiers effets spéciaux).
Aujourd'hui, les cinéphiles tourquennois peuvent se rendre aux Ecrans (5 salles) ou au Fresnoy (ce dernier étant plus que centenaire), Studio national des Arts contemporains depuis 1997, connu mondialement.
Mais il y eut d'autres cinémas. La mémoire collective se souvient bien sûr de l'ABC, rue Nationale, salle construite en 1937-1938 sous le nom de Central-Ciné et qui comportait 3 salles. Renommé Les Arcades, il a été fermé il y a quelques années car ne répondant plus aux normes de sécurité draconiennes de notre temps. Les amateurs de ce charme qui parait aujourd'hui désuet - couleurs marron et orange dominantes suite à un relookage des années 1970 - de ces anciens cinémas, se souviennent également de la salle de l'avenue Dron, actuellement occupée par le Tabernacle. Prévue par Gustave Dron dans le cadre du plan de reconstruction et d'embellissement de la ville après 1914-1918, cette salle construite par Jean-Baptiste Maillard et modernisée par Georges et Marcel Forest en 1939, fut tout d'abord le Concordia Ciné-Théâtre (entrée des artistes rue Carnot). Puis le nom change pour devenir le Vox, ensuite l'Art-Ci (4 salles) et enfin les Arcades, ce dernier nom étant repris par l'ABC à la fermeture de ce cinéma avenue Dron.
Toujours présent également : L'Idéal de la rue des Champs, aujourd'hui salle tourquennoise du Théâtre du Nord dont le rayonnement est au moins national.
D'autres salles furent ouvertes en ville : le Foyer Notre-Dame, aujourd'hui Grand Mix, salle de musiques actuelles ; l'Olympia, rue Houchard ; Le Rex, rue de Mouvaux ; Le Trianon, vers 1925, rue de Wasquehal ; le Familia, ouvert à la fin des années 1930 rue du Brun Pain ; le Pont des Piats, ouvert dans les années 1920 rue du Chevalier-Bayard ; le Normandie, construit dans les années 1950, sans oublier le Rialto, rue des Anges.
Il y avait aussi des projections occasionnelles à l'Hippodrome, place de la Résistance, dans la salle des fêtes de l'EIC ou au Palais d'été rue Charles-Wattinne. Les séances de cinéma en famille et les avant-premières en particulier connaissent un certain succès pour ne pas dire un succès certain dans nos deux cinémas tourquennois, et prolongent ainsi, en la renouvelant, cette longue histoire des écrans tourquennois...  
PETER MAENHOUT
(correspondant local)

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