© Olivier JOOS - 2009/2015

Toute utilisation, totale ou partielle, des éléments contenus dans ce blog est strictement prohibée sans l'accord de son auteur.

Par politesse, merci de demander l'avis du rédacteur de ce blog avant de faire usage des textes et documents !!!

Toute citation du texte du blog ou des documents publiés doivent IMPERATIVEMENT être accompagnés de la mention :

"© Olivier JOOS http://cinemasdunord.blogspot.com/"

Le contenu de ce blog, les informations et documents sont répertoriés par OLIVIER JOOS. Ses avis et commentaires n'engagent que lui ! Le but de ce blog est de promouvoir et de créer une véritable Cinémathéque régionale Nord-Pas-de-Calais et Picardie, libre, populaire et ouverte, facilement accessible en plaçant le spectateur et la salle de cinéma au centre des recherches. C'est en soutenant ce choix qu'un tel lieu peut voir le jour ! CINEMASDUNORD, LE SEUL SITE INTERNET QUI PARLE DE CINEMA (salles et films tournés dans la région) DANS LA GRANDE REGION DES HAUTS DE FRANCE

jeudi 4 juillet 2013

Encore un cinéma qui passe au numérique !

Le Palace de Cambrai est depuis le début du mois de juillet équipé en numérique.
Voici, ci-dessous l'article de la Voix du Nord signé par Gaëlle Caron et qui raconte cette adaptation... La photo illustrant cet article est également issu de La Voix du Nord

La directrice du Palace prête aux nouvelles technologies du cinéma

Depuis l’automne dernier, toutes les salles du Palace sont équipées de la projection numérique. Une révolution technologique silencieuse. Une évidence pour les plus jeunes cinéphiles. Mais qui ne s’est pas fait en un clap et sans un lourd investissement financier. Retour sur la nécessaire métamorphose du cinéma cambrésien.

Dans la main gauche une bonne vieille bobine de 35 mm, dans la droite un disque dur et une clé USB. Sans oublier l’option téléchargement qui deviendra bientôt la norme et relèguera à leur tour disque dur et clé USB au rang de fossiles... Entre les deux, un monde... Que tous les cinémas ont été contraints de franchir, à moins de vouloir mettre la clé sous la porte. « Il fallait évoluer, se mettre à la page car les distributeurs ne sortent plus de films en 35 mm. Tout est numérisé », souligne Christine Carton, la directrice du Palace depuis 1999.
« Les films nous arrivent sur des disques durs avec une clé de décryptage ou par Globcast, une ligne internet spécifique pour leur téléchargement », précise son mari, Bernard, passé inéluctablement d’opérateur à informaticien... « Ce n’est plus du tout le même métier, la pellicule, la matière n’existent plus. Monter un film, découper, coller, réparer des pannes, tout ça ne se fait plus », détaille le technicien, désormais en mesure de programmer les séances d’une semaine complète, publicités comprises. Et le numérique autorise des petites folies inimaginables sous l’ère de la bobine. « Comme on peut utiliser n’importe quel support, on peut passer les films amateurs réalisés par des associations ou des établissements scolaires», indique Christine Carton, qui a reçu hier matin le lycée Paul-Duez, venu avec la vidéo de son échange avec la base aérienne de Saint-Dizier sur clé USB. « Le numérique offre plein d’opportunités, de possibilités. On peut même imaginer louer une salle du cinéma à un particulier qui voudrait visionner le film de son mariage ! », sourit la directrice qui peut d’ores et déjà lancer le début de la séance depuis les caisses dans le hall et pourrait tout aussi bien le faire à distance via une application iPhone. « Mais ce serait trop impersonnel. Je ne veux pas renoncer au contact, à la proximité », insiste-t-elle.
La numérisation des salles au Palace s’est faite par étapes. La première a été équipée en 2009, dans la foulée de la sortie d’Avatar, le film de science-fiction qui a déclenché le phénomène 3D. Ensuite, le cinéma est passé en double projection sur trois salles, les deux autres restant en 35 mm. Jusqu’à l’arrivée en juin 2012 d’une nouvelle propriétaire, Marie-Laure Couderc, qui a choisi de taper un grand coup en dotant directement l’ensemble du Palace de la deuxième génération numérique. « Comme on changeait de distributeur, j’ai préféré installer le haut de gamme dans les cinq salles (dont trois équipées de projecteurs 3D, ndlr) pour une question d’homogénéïté et de compatibilité », explique la propriétaire, qui annonce tout de go la couleur : 80 000 euros par cabine, soit un total de 400 000 euros. Un investissement considérable pour un retour financier... inexistant. « Ça ne rapporte rien. C’est juste qu’il faut le faire, sinon on ferme », résume-t-elle. Profitez ces mardi et mercredi encore de la nouvelle fête du cinéma, tarif unique de 3,50 euros la séance.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire