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lundi 21 janvier 2013

Les cinémas de Noeux-les-Mines


le Palais des Fêtes
L'histoire des cinémas fixes noeuxois commence le 11 juin 1910 avec un arrêté municipal autorisant Paul Paquet-Castelain, gérant d'une boucherie-charcuterie, rue nationale, à ouvrir un cinématographe à Noeux. Ce sera le Palais des fêtes. Celui-ci a connu, grâce au cinéma muet, vers 1916 une affluence extraordinaire vers 1916. Sa salle était surmontée d'un très haut plafond en forme d'arc de cercle. Une scène, cachée par l'épais rideau, en occupait tout le fond. Un escalier à droite du hall d'entrée donnait accès à un balcon qui, dans sa partie la plus élevée, abritait la cabine du projectionniste. Sous ce balcon quelques loges permettaient aux personnes aisées n'aimant pas la promiscuité de s'isoler et aux amoureux d'y cacher leurs étreintes. Tous les grands films muets ont défilé sur son écran et, à l'époque, pour maintenir la clientèle en haleine, c'était l'habitude de projeter des films à épisodes dont quelques uns sont restés dans les mémoires : Le Travail, La Main Mystérieuse, La Belle Hélène, Le Gant Rouge, Les aventures de Charlot...

Le second cinéma de Noeux-les-Mines est le Cinéma Royal. Ce cinéma débuta effectivement au début de 1913. Il était un cinéma muet, il dut s'arrêter en août 1914 avec le début des hostilités. Il fut transformé à cause de la guerre en prison, puis en caserne et enfin en hôpital. Il était situé à la limite de Sains et de Noeux. La réouverture, toujours en muet, arriva en 1919 et dès 1922 la salle s'agrandit. L'accès à la salle se faisait indifféremment par le café ou par la cour. Un appareil double Gaumont Vert était installé. Des bruiteurs professionnels étaient engagés pour les grandes productions. Ils se trouvaient derrière l'écran. Dès 1930, le parlant obligeait une sonorisation de la salle plus performante et un changement de projecteur : l'appareil Ernemann-Zeiss Ikon remplaça l'appareil précédent. Avec un public plus enthousiaste, les entractes se passaient dans le café de façon très animée et chantante. Durant les grèves de 1934, le Royal permettait des représentations à prix réduit : 2 à 3 francs selon la place. Les séances commençaient à 20 heures et finissaient très tard dans la nuit. Certaines personnes y apportaient leur repas. Une ambiance cordiale, amicale et populaire régnait durant ces projections. Dans les années 60, les portes fermèrent définitivement...
Voici un exemple de séance : 
Actualités, 1er film, Bandes annonces, Entracte avec ou sans animation, Episode, 2ème film comique (Indispensable)
Voici quelques exemples de films proposés pendant les années 20 - 30 : 
6 novembre 1932, au Cinéma. Eden-Palace : « Les gars de la marine » dans « le Capitaine Craddock » avec Kate de Nagy et Jean Murat. Au Palais des Fêtes : « L’île des pingouins » et « Dactylo » avec Armand Bernard et Marie Glory. (16 h ; et 20 h 30).
Le Télégramme du Pas-de-Calais & de la Somme du 6 novembre 1932
Le 8 janvier 1933. Cinéma : à 16 h et 20 h 30, Eden Palace et Palais des Fêtes : « Une femme a menti » et «Le lieutenant souriant ». Royal Cinéma (programme habituel !)
Le télégramme du Pas-de-Calais et de la Somme du 5 janvier 1933
Le 18 août 1934, à l'Eden Palace. Actualités parlantes : Le Tour de France (suite et fin). Deux films parlant français. Un film plein de sport et de mouvement : « La Coupe de Calcutta », un très beau spectacle sportif, interprété par le célèbre Victor Mac Laglen. Un autre avec Lily Damita et Henry Garat dans « On a volé un homme », une comédie aux péripéties nombreuses, dont l’enchaînement plaît énormément au public. L’Avenir de l’Artois du 19 août 1934.

Nouvelle date dans l'histoire du cinéma à Noeux : le 29 juin 1935. Ce jour là, Henri Beaussart, maire, autorise par arrêté, Félix Suzanne, gérant de cinématographe à Noeux-les-Mines à exploiter une salle de 726 places dans un local situé à l’angle de la rue Nationale et du boulevard Agniel. L’article 7 stipule que le “ Directeur sera tenu de se conformer à l’arrêté municipal du 17 novembre 1920 en ce qui concerne le contrôle des recettes en vue de la perception des droits des pauvres. ”

Le 27 février 1938, l'Eden-Palace propose une oeuvre ayant Saint-Omer pour cadre, l'adaptation cinéma de l'oeuvre de Germaine Acremant : « Ces dames aux chapeaux verts ».
Autre date, le 5 octobre 1938,  Henri Beaussart, maire, autorise, par arrêté, le Directeur Général de la Compagnie des Mines de Vicoigne, Noeux et Drocourt à Noeux-les-Mines, à exploiter une salle de cinématographe parlant de 500 places dans un local sis rue Inkermann, appartenant à la Compagnie. Afin d'égayer la vie des mineurs, les compagnies minières proposent ainsi des séances de cinéma.

La guerre éclate...
Le 5 novembre 1941, le Palais des Fêtes a pour directeur Félix Suzanne. Une facture nous propose le coût d'une séance de cinéma initiée par l'occupant allemand : Opérateur : 65 Fr ; aide-opérateur : 35 Fr ; assurances sociales : 4 Fr ; assurances accidents : 4 Fr ; charbons d’arcs : 20 Fr ; huile : 7,50 Fr, amortissements : 64,50 Fr. Total : 200 FR. Signé Le directeur : Suzanne.
Ce dossier est adressé à la Préfecture le 16 novembre 1941.

La Libération avec un inventaire le 18 juin 1946 des établissements de spectacles et d'auditions. Il y a alors à Noeux pour faire les bals : le Printania (1000 personnes peuvent s'y installer) et le Kursaal (400 places ). Il y a aussi pour faire des réunions la salle Inkermann de 500 places et la salle des fêtes municipale de 875 places et le cercle polonais de 400 places. Les installations cinématographiques sont les suivantes : l'Eden, cinéma de 726 places, le Royal de 400 places, l'Inkermann de 500 places (c’est bien sur la même salle que ci-dessus).

Le cinéma Eden Palace est une ancienne menuiserie, transformée en cinéma de 790 places. Un hall, des escaliers, un balcon, tout était prêt pour l'ouverture du 22 avril 1953* (date officielle déposée au CNC pour la réouverture). Mais ce cinéma a déjà ouvert en 1933. Cette salle avait façade sur la Nationale, à l'angle du boulevard Agniel. Cet emplacement permettait aux promeneurs de connaître la programmation par voie d'affiches. De plus, les photos des prochains films étaient exposées dans des petites vitrines latérales. Trois marches permettait d'accéder au hall d'accueil dans lequel la billetterie était installée. Sur la gauche, l'escalier qui menait au balcon, en face, l'entrée dans la salle du bas à deux niveaux. Quand le rideau rouge se levait, celui des publicités apparaissait, puis, tout doucement, le cinéma prenait le dessus et la caissière faisait ses comptes. L'ouvreur surveillait la salle ainsi que sa boutique à bonbons. La crise du cinéma arrivant, le besoin de se moderniser et le manque de relève ont fait que l'Eden Palace a fermé ses portes en 1981.Le film de son inauguration fut " La tragédie de la Mine", film franco-allemand de 1931, tourné en partie à Noeux-les-Mines. Pendant un temps, l'Eden est devenu le magasin Eden Broc, tenu par Lionel François.

Le 22 mars 1955, le Centre Cinématographique enregistrait la naissance d'une nouvelle salle de cinéma : Le Familia. 600 places y étaient inscrites réparties en trois secteurs : les populaires, les secondes et les premières.Le Familia était situé dans la rue Inkermann au quartier du N°1, face à l’actuelle rue Camus, d'où le nom souvent cité de "Cinéma Inkerman". C'était à l'origine une salle de rencontres, de manifestations folkloriques, de spectacles divers. Grand bâtiment en briques, propriété des Houillères, il est mis à la disposition de l’Évêché. Tout au début, les sièges étaient en bois. Ils furent remplacés par des fauteuils plus confortables. Cette salle, située dans la cour du patronage, avait une particularité. En effet, pour acheter son billet d'entrée,  il fallait se déplacer au fond de la cour à gauche dans une autre salle où était installé le guichet, puis on passait devant la boutique à bonbons et enfin on montait les trois marches pour entrer dans la salle. A gauche, les populaires et à droite deux niveaux, le premier légèrement en pente pour les secondes et un peu plus haut on accédait aux premières. Déjà, les projectionnistes avaient pensé aux devoirs du spectacle en installant un éclairage dégradateur. Tous les films étaient accueillis par un public fidèle et sérieux. Malheureusement, le 1er mai 1976 vit la fermeture du Familia. Il avait fonctionné 21 ans mais ne put résister à la télévision.

L'ensemble de ces informations et textes proviennent de ce site internet. Un grand merci à Jean-Marie Prévost de m'avoir fait découvert ce site et toutes ces infos : 
http:// memoirenoeux.free.fr/histoire%20fasquel.htm


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