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lundi 3 décembre 2012

Le Foyer de Thumeries passe en numérique

Lentement mais surement les cinémas de la région passe en numérique. Après le Travelling de Courrières, c'est au tour du Foyer de Thumeries de connaitre cette révolution. Les bobines lentement laissent la place aux ordinateurs et le roulement de la machine lançant le film...
La Voix du Nord, grâce à un article de Anne-Gaëlle Dubois, nous propose un beau portrait de l'exploitant de ce cinéma, en lien avec cette mutation technologique.
Si vous avez un avis à donner sur le Foyer (nous reparlerons de l'histoire de cette salle plus tard), un avis sur le numérique, si vous connaissez des cinémas dans la région utilisant encore bobines et pellicules, contactez moi ! 

 Les piliers du Foyer: S. Vandierendonck (président), R. Reffas (projectionniste), et son fils Lucas.
Les piliers du Foyer: S. Vandierendonck
(président), R. Reffas (projectionniste),
et son fils Lucas


Le Foyer à Thumeries, c'est un peu le cinéma Paradiso, l'accent sicilien en moins, la convivialité du village ch'ti en plus. C'est là que Rachid Reffas a appris à projeter des films en 35 millimètres, haut comme trois pommes. Il n'avait que 11 ans, mais le projectionniste de l'époque, Fernand Carpentier, avait remarqué ce gamin qui ramassait les bouts de pellicules. Rachid avait supplié ses parents de le laisser monter en cabine et avait appris son futur métier... En 1994, à la retraite de Fernand Carpentier, le petit Rachid devenu grand a été engagé par la ville comme projectionniste. Il y est toujours. « C'est beaucoup de boulot mais c'est passionnant ! »

Aujourd'hui, c'est Lucas, 7 ans, le fils de Rachid et Laurie Reffas, qui sait mettre en marche le projecteur, vieux de 19 ans, mais qui fonctionne à merveille. Pourquoi le remplacer alors ? « C'est bien simple, les distributeurs ne font plus de copies argentiques en 35 mm. C'est moins cher de ne produire que du numérique... », confie Rachid. Depuis janvier, l'association Arts et Loisirs, qui gère le petit cinéma, rame pour faire une programmation qui se tienne. « On a été obligé de ressortir de vieux films, ça s'est ressenti sur le nombre de spectateurs  », analyse Sébastien Vandierendonck, président de l'association, très attaché lui aussi au petit cinéma où il a aussi appris à projeter des films comme bénévole (il est par ailleurs directeur général des services de Thumeries).

Deux options s'offraient : soit, rester sur l'argentique avec uniquement de vieux films et à terme fermer les portes du Foyer ; soit, investir dans le numérique. Le nouveau projecteur numérique a été terminé d'être installé hier... Mais jusqu'au mois d'octobre, l'association a bien cru qu'elle n'arriverait pas à réunir les 100 000 E nécessaires et à avoir le soutien de sa banque. Grâce au Centre national de la cinématographie (qui apporte 50  000 E), mais aussi le conseil régional (27 000 E), la réserve parlementaire du député Thierry Lazaro (10 000  E), l'association a pu boucler le budget.
La « bête », le nouveau projecteur, est entièrement dirigée par un ordinateur. « C'est un crève-coeur de voir la mort de la pellicule,confie Rachid Reffas. Le métier va vraiment changer, le montage des pubs se fera à l'ordinateur, mais il faut vivre avec son temps  ! Le rendu à l'image sera meilleur. On a aussi investi pour un meilleur son. Je pourrais quasiment tout faire d'en bas sans monter dans la cabine !
 » Le tournant numérique marquera aussi la fin d'un métier, celui de Jacques Legrand, de Moncheaux, qui s'occupait de la manutention des projecteurs 35 millimètres. Thumeries aura été son dernier chantier. À 61 ans, il partira à la retraite avec la fin des bobines de films... Quoi qu'il en soit, Sébastien Vandierendonck pense à l'avenir : « On va mettre le paquet pour renflouer les caisses, proposer des films en sortie nationale. On fera aussi de la 3D mais uniquement quand les films en vaudront vraiment la peine. » Ce week-end, James Bond est à l'affiche. De quoi rivaliser largement avec les multiplexes, avec un prix bien plus accessible !

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