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lundi 5 décembre 2011

L'ancien cinéma de Ferrière-la-Petite




Paru le 20 novembre dernier, voici un petit article paru dans la Voix du nord sur un ancien petit cinéma de village. La photo montre le bâtiment aujourd'hui. Les spectateurs accédaient au cinéma, situé à l'étage, par des marches qui sont encore visibles.



"Certains se souviennent sûrement qu'il y avait avant, dans le village, un cinéma.





S'il n'existe pas de document pour retracer cette époque, La Voix du Nord a eu la chance de rencontrer Paulette et Arthur Billion, qui ont accepté de nous faire le récit de leurs souvenirs. Avant la guerre, raconte Paulette, qui a vécu toute son enfance à proximité du cinéma, « c'était un dépôt de matériaux. La guerre est arrivée, le dépôt s'est vidé. Un matin, nous avons vu le local occupé par des soldats sénégalais arrivés par le train pendant la nuit. Ce local leur a servi de lieu d'hébergement pendant un certain temps. » Par la suite, « le bâtiment a ensuite été racheté par Monsieur Christophe, qui en a fait un cinéma et l'a appelé le Casanova. Je suppose que c'est à cause des occupants qui avaient une espèce de casquette rouge. »



Salle de balle



Comme le cinéma était à l'étage, il fallait, pour y accéder, monter les marches. Qui sont toujours visibles. Il y avait aussi une « petite guérite en haut de l'escalier et l'épouse de Monsieur Christophe donnait les tickets », reprend Paulette. Les séances avaient lieu le samedi soir et dimanche après-midi et en soirée. « Quelquefois, on voyait la fin du film avant le début. L'hiver il y avait une colonne où on brûlait du coke. Il y avait toujours des briques qui chauffaient. En arrivant, on en prenait une pour mettre en dessous de ses pieds. Pour s'asseoir, il y avait des chaises en fer pliantes. » Le propriétaire avait aménagé un balcon, également, avec des sièges un peu plus confortables. Par la suite, il a installé des strapontins.



« C'était bien, tout le monde se connaissait et c'était des moments conviviaux », renchérit Arthur. « Le dimanche, il y avait des fidèles, comme François et Blanche », se souvient Paulette. La salle en bas servait de salle de bal car la salle des fêtes était impraticable et parfois, elle était louée aux associations pour leurs réunions.



Vers le milieu des années cinquante, le cinéma a fermé ses portes et son propriétaire en a fait un petit commerce d'alimentation. « Il vendait même du poisson que sa femme allait chercher à la gare avec une petite charrette. Avant de céder la place à son fils Marcel. Aujourd'hui le bâtiment est en cours de rénovation, pour y aménager quelques appartements. »

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