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mercredi 8 décembre 2010

Le Colisée de Roubaix

Voici le premier jet d'un texte qui sera naturellement étoffé dans les jours à venir. Il concerne la grande salle roubaisienne du Colisée, toujours debout, devenu aujourd'hui une salle de spectacle. Ce texte vient bien sur en complément du précédent document publié sur ce blog et fourni grâce à Daniel Najberg.


Voici d'ailleurs tout de suite une page internet vous entrainant sur le site du Colisée, et plus particulièrement sur la page "historique". En cliquant sur les onglets, vous aurez également un aperçu de la programmation éclectique de cette salle... : http://www.coliseeroubaix.com/historique.php




En résumé et/ou en complément de ces informations, voici ce qu'on peut dire, pour l'instant, sur l'histoire de cette salle qui a connu deux vies grâce à ses deux crétateurs : le père Jean, puis le fils Henri Deconinck dont nous dresserons les portraits dans les semaines à venir...


Le père, Jean Deconinck, est déjà une personnalité dans l'exploitation cinématographique avec la gestion du Fresnoy de Tourcoing, véritable multiplexe de loisirs avant l'heure, mêlant cinéma, dancing, skating (piste de patins à roulettes), buvettes, etc... Il crée le Colisée de Roubaix au 41 rue de l'Epeule en 1926 dans un style Art déco avec l'architecte J. et A. Barbotin. La salle affiche alors une capacité de 2000 places. Il y a alors dans le grand hall d'entrée un jet d'eau et un escalier qui permet de rejoindre un dancing au premier étage. Moderne, elle est une des premières salles a profité de l'arrivée du parlant. La capacité de la salle lui permet d'être une véritable salle de spectacle et s'y produisent Tino Rossi, Maurice Chevalier, Joséphine Baker ou Mistinguett.

En 1951, son fils Henri Deconinckle réaménage totalement pour y présenter également des variétés de plus en plus preignantes dans la société du spectacle qui se met en place. C'est l'architecte Edouard Lardillier qui est chargé de la complète transformation. Spécialiste des sales de cinéma, on doit à Lardillier le Katora à Nantes et le Berlitz à Paris. La salle de 2.200 places est équipée du son stéréophonique, d'un plancher flottant pour absorber le son. Elle a été l'une des plus modernes de France. Le hall faisait entièrement partie de l'espace urbain faisant le lien entre la salle de spectacle et la rue. Une belle et large ouverture tout de verre invitait le piéton à s'engouffrer dans la salle. Ce bel effet est renforcé par le grand miroir qui décuple ses dimensions et reflète l'image de la rue, faisant alors du Colisée un beau bâtiment d'art contemporain. A peine transformé, deux ans plus tard, de nouveaux travaux étaient engagés pour permettre les projections en cinémascope naissant. Il a fallu refaire toute la scène. Le Colisée a été le premier cinéma de la région à programmer le film de la Fox, « La tunique », le premier film réalisé en scope. A cette occasion, une énorme publicité apparaissait sur le haut de la gare de Lille. Le cinéma roubaisien a réalisé 78.000 entrées en quatre semaines. La dernière semaine où était programmé ce film en scope, il faisait encore 16000 entrées ! Cela laisse rêveur aujourd'hui quand on songe notamment au nombre important de cinémas qui existait à Roubaix. Les projections étaient intérrompues pour laisser la place aux autres films qui attendaient leur tour. En 1953, le Colisée faisait parti des trois cinémas de France, avec le Rex et le Normandy à Paris, équipés du Cinémascope. Le Colisée reçoit également la visite d'Eddy Mitchell et des chaussettes noires, Edith Piaf, Aznavour, Dalida, Bécaud,... La dernière mue du Colisée s'opère dans les années 70 avec la crise des immenses salles de centre-ville. Avec l'impossibilité de fractionner l'immense salle en salles plus petites, le Colisée doit fermer ses portes. C'est en 1980 que le bâtiment est racheté par la municipalité. A nouveau transformé par l'architecte J. Lévy, il acceuille à partir de cette date les spectacles du Ballet du Nord, mais aussi du théâtre ou de la musique.




(texte qui va s'étoffer et documents supplémentaires dans les jours à venir)
Source : A. Chopin et P. Waret, "Les cinémas de Roubaix"

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