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lundi 27 avril 2009

Les débuts du cinéma à Dunkerque

Entre 1900 et 1902, les représentations cinématographiques à Dunkerque ont d’abord lieu dans une loge située derrière le palais de justice, puis, en 1902, place Jeanne d’Arc, et une autre aussi rue du Fort Louis. Le pionnier du cinéma dunkerquois est un forain, M. Pessey, propriétaire de l’établissement forain « Au Moulin Rouge ». Lors de la foire d’hiver, il a l'idée d'installer dans sa loge un cinématographe. On note aussi lors des nombreuses fêtes foraines de cette Belle Epoque la présence des inévitables cinématographes Camors et Marescaux qui semblent avoir propagé le cinématographe dans toutes les grandes villes de la région puisqu'on les retrouve très souvent dans les journaux locaux des grandes villes régionales. On les retrouve ainsi à Dunkerque, notamment lors de la foire d’hiver 1906 sur la place de la République et la place Jean Bart…
Le cinématographe s’épanouit aussi dans les cafés comme il est aussi de coutûme à l'époque, le cinéma se cherchant un lieu fixe pour s'épanouir, notamment rue de la Maurienne, mais aussi un café rue des Pierres ( l’actuelle rue du Maréchal French ), et un autre Place d’Armes, le « Grand Cinéma Brasserie », à droite de la mairie. L’établissement est tenu par Mr Laurette et il propose aux clients d’une chope l’occasion de voir quelques vues animées, accompagnées par un piano électrique.

La première tentative de sédentarisation du cinéma à Dunkerque se déroule face au palais de justice. Il s’agit de la salle Sainte Cécile et les séances sont données par le tourneur « Cinématographe Imperator ». Le spectacle s’étale sur deux grandes heures et l’auditoire, nombreux, écoutant l’orchestre de M. Pieters, se laisse charmer par les vues et les histoires. Peu de temps après, cette salle devient la succursale dunkerquoise de la maison Pathé qui cherche alors à implanter dans les grandes villes du territoire national un réseau de salles toutes dénommées « Omnia Cinéma Pathé » pour ce qui est de la partie nord du pays, ainsi que dans la capitale. Les projections sont donc issues de la firme au coq qui rayonne alors sur la production cinématographique mondiale, mais elles proposent aussi des vues de l’actualité dunkerquoise. Les spectateurs peuvent ainsi voir le passage de l’escadrille de Lyon à Dunkerque, le départ des pêcheurs d’Islande, etc… D’autres représentations régulières du cinématographe ont lieu grâce au journal local « Le Nord Maritime » qui donne une représentation gratuite lors de la saison estivale chaque mardi et vendredi, place Jean Bart.


En 1907, le « Cinéma Palace », futur « Royal Cinéma » quelques années plus tard, ouvre ses portes, place Jean Bart (on le voit ainsi ici, à gauche derrière la statue du célèbre corsaire). L’établissement, dirigé par M. Dondeyne, est long de 34 mètres sur 8 de large. Les premières mesures de sécurité sont appliquées dans cette salle avec la séparation par une cloison ignifuge de la cabine de projection et de la salle proprement dite. D’autres salles s’ouvrent également à Dunkerque : le « Cinéma de la Maurienne », « L’Eden », le « Cinéma Cailleau », rue de Calais, le « Cinéma Maritime » et le « Cinéma Variétés » qui fonctionnait au café Dubois, 43 rue des Pierres.


Source :
Jean Denise, « La Belle époque à Dunkerque », t. IV, « Les dunkerquois et la fête », collection Westhoek, Editions du Beffroi, Dunkerque, 1989, 190 p.

Merci à M. R. Mawet pour le cliché

1 commentaire:

  1. Je reviens vers toi... J'ai vu que tu parlais du cinévog. Je suis allée voir sur Google Map à l'adresse où il se trouvait et il y a un bistrot qui s'appelle le Ciné club. Coïncidence? Je ne pense pas.
    Je ne sais pas si tu as vu ce film sur Dunkerque qui daterait de 1908: http://www.europafilmtreasures.fr/fiche_technique.htm?ID=410
    A bientôt

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