Le Normandy puis Le Select du Touquet

Voici l'intégralité du texte de l'historique de cette salle provenant de la base Mérimée. Plutôt que de construire un nouveau texte, et en attendant de recevoir de nouvelles informations et de nouveaux documents, voici le texte issu de http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr
" Cinéma construit en 1927 par Louis Quételart sur les vestiges du bâtiment d' Auguste Bluysen ravagé par un incendie. Cette construction, illustration du style touquettois moderne, a subi de regrettables transformations. La façade rue Saint Jean se retournait à l' origine sur une cour terrasse.
D' après " La Construction moderne ", le café-bar-restaurant, annexe mitoyenne de l' hôtel de voyageurs Normandy conçu par Auguste Bluysen, était en pan de bois et de style pittoresque, le petit côté donnant sur la rue ; à gauche, le long du grand côté, se trouvait une cour à usage de café entourée d' une galerie en bois ; il abritait à l' étage des chambres de l' hôtel Normandy. De l' œuvre de Bluysen, le corps de bâtiment principal à un étage carré en pan de bois qui abritait café, restaurant et dancing ayant été ravagé par un incendie, Quételart a conservé la clôture de poteaux couverte d' un petit toit, donnant sur la rue et permettant d' accéder à la cour, à gauche de l' édifice qu' il a reconstruit en 1927-28 à l' emplacement du bâtiment incendié de Bluysen ; cette clôture et la cour ont disparu à une date indéterminée, remplacées par une salle de jeux ; il a également conservé le corps de bâtiment, en rez-de-chaussée à étage de comble, en pan de bois à demi-croupe, en fond de cour. L' escalier est situé au revers de la façade ; on le devine en façade par les trois étroites fenêtres, de hauteur différente, qui l' éclairent ; il est tournant avec jour central et construit en maçonnerie. Au rez-de-chaussée, l' édifice ouvre par une grande arcade en plein-cintre donnant sur le bar, longé du côté de la cour par un passage couvert par le balcon le surplombant ; le bar est prolongé par un dancing ; entre les deux, l' extrémité droite du corps de bâtiment de Bluysen conservé comprend vestiaires, toilettes et salle de billard.
A l' étage, se trouve la salle de cinéma à laquelle on accède depuis l' escalier par un petit hall ; une petite tribune, destinée à recevoir un petit orchestre ; est prolongée par une scène qui va jusqu' au mur du fond où se trouve l' écran (la salle contient 314 places au parterre) ; l' extrémité droite du corps de bâtiment de Bluysen est occupée par un bureau et des toilettes. L' étage de comble est occupé en façade par un bureau, à l' arrière duquel se trouve la cabine de projection ; les parties arrière et latérales surplombant la salle de cinéma sont occupées par des loges (50 places) et des balcons (60 places). Sur la cour, le bar ouvre par trois grandes arcades en plein-cintre ; un escalier extérieur en équerre permet d' accéder à l' étage où une terrasse-promenoir file tout le long de la façade latérale, ouvrant sur la salle de cinéma et où on peut se rendre pendant les entractes. L' édifice construit par Louis Quételart, de style Art Déco, est complexe, particulièrement en façade ; celle-ci est signalée par un haut pilier biseauté portant verticalement l' inscription CINEMA (autrefois NORMANDY). L' édifice est signé et daté à gauche : Quételart/architecte 1928/Pentier frères entr. L' édifice est construit en béton enduit et couvert de tuile plate ; la toiture, complexe, est à longs pans, pignon couvert, croupe et demi-croupe. "
D' après " La Construction moderne ", le café-bar-restaurant, annexe mitoyenne de l' hôtel de voyageurs Normandy conçu par Auguste Bluysen, était en pan de bois et de style pittoresque, le petit côté donnant sur la rue ; à gauche, le long du grand côté, se trouvait une cour à usage de café entourée d' une galerie en bois ; il abritait à l' étage des chambres de l' hôtel Normandy. De l' œuvre de Bluysen, le corps de bâtiment principal à un étage carré en pan de bois qui abritait café, restaurant et dancing ayant été ravagé par un incendie, Quételart a conservé la clôture de poteaux couverte d' un petit toit, donnant sur la rue et permettant d' accéder à la cour, à gauche de l' édifice qu' il a reconstruit en 1927-28 à l' emplacement du bâtiment incendié de Bluysen ; cette clôture et la cour ont disparu à une date indéterminée, remplacées par une salle de jeux ; il a également conservé le corps de bâtiment, en rez-de-chaussée à étage de comble, en pan de bois à demi-croupe, en fond de cour. L' escalier est situé au revers de la façade ; on le devine en façade par les trois étroites fenêtres, de hauteur différente, qui l' éclairent ; il est tournant avec jour central et construit en maçonnerie. Au rez-de-chaussée, l' édifice ouvre par une grande arcade en plein-cintre donnant sur le bar, longé du côté de la cour par un passage couvert par le balcon le surplombant ; le bar est prolongé par un dancing ; entre les deux, l' extrémité droite du corps de bâtiment de Bluysen conservé comprend vestiaires, toilettes et salle de billard.

Jean-Marie Prevost tient à nous apporter des précisions concernant ce cinéma : la cour de ce cinéma a été fermée après l'ouverture du cinéma Les 3 As qui correspond approximativement à la femeture du Select. Cela a permis de faire un restaurant et une modification complète. Les 3 As ont ouvert en 1986 avec le film d'inauguration de Beinex : "37.2 le matin". Au Select, la cabine se situait au dessus du bureau. D'un point de vue technique, l'ecran faisait une base de 9 m en scope. Le matériel cinématographique jusqu'en 1973/74 était 2 bases 35mm charlin avec lanterne à arc reinarc, ampli charlin actua, puis symphonic 30b, haut-parleur de scene charlin steillor. En 1973, changement de matériel avec dépose de la cabine et installation d'une cabine double au xénon d'occasion qui revenait du 76. 2 projecteurs cinemeccanica victoria 10 avec la chaine sonore magnetique 4 pistes,et reproduction stereo de facade. 2 lanternes au xénon verticales 1600 w et une chaine sonore magnetique qui n'a dût servir qu'une fois pour le film "Rencontre du troisième type ", film qui était sorti en piste magnétique. Ce son magnétique etait le seul moyen de reproduire la stéréo dans la salle avant l'arrivée du Dolby stéréo. Cette chaine ne servait simplement que pour la musique ambiance qui etait en stéréo.
Des souvenirs de cette salle ? Un ticket de cinéma ? un programme ? des photos perso ?? N'hésitez pas !!
Bonjour
RépondreSupprimerJe suis le fils de Michel grebet qui était projectionniste puis chef équipe projectionniste au cinéma le select..le djinn et le Rex en face du select..ma maman était caissière au select sur les dernières années
Que d émotion en lisant cet article
Stephane grebet né rue Lens au touquet
Bonjour, suis à la recherche d'une photo du REX en face du sélect
SupprimerBonjour,
SupprimerJ'ai été projectionniste au DJINN pendant l'été 1971 et à pâques 1972.
J'ai bien connu Michel Grebet à cette occasion. C'était mon "patron".
Je partage l'émotion. Souvenirs, Souvenirs ...
Patrick MARSY