© Olivier JOOS - 2009/2015

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Le contenu de ce blog, les informations et documents sont répertoriés par OLIVIER JOOS. Ses avis et commentaires n'engagent que lui ! Le but de ce blog est de promouvoir et de créer une véritable Cinémathéque régionale Nord-Pas-de-Calais et Picardie, libre, populaire et ouverte, facilement accessible en plaçant le spectateur et la salle de cinéma au centre des recherches. C'est en soutenant ce choix qu'un tel lieu peut voir le jour ! CINEMASDUNORD, LE SEUL SITE INTERNET QUI PARLE DE CINEMA (salles et films tournés dans la région) DANS LA GRANDE REGION DES HAUTS DE FRANCE

lundi 24 juillet 2017

"Dunkerque", une fenêtre sur le monde....




     « Dunkerque » de Christopher Nolan est l'un des événements cinématographiques de l'été 2017. Un peu plus d'un an après son tournage qui a défrayé la chronique au printemps 2016 notamment sur notre littoral mais aussi aux Pays-Bas et en Californie, le film est dorénavant visible par tous, pour tous et sur tous les continents.... Disons le d'entrée et cela est clamé haut et fort par le réalisateur anglo-américain et par l'équipe de promotion : « ce n'est pas un film de guerre, c'est un film de survie » ! Soit, on ne perdra pas de vue ce sous-genre cinématographique en explorant « Dunkerque » car cette distinction a son importance lorsqu'on s'intéressera aux aspects militaires que l'on perçoit dans le film.

     Pour notre région, « Dunkerque » est une chance providentielle !! C'est assurément le film de l'année, voir même de la décennie. C'est, de mémoire, la première fois qu'une superproduction anglo-saxonne choisit notre territoire pour y réaliser un film et qui plus est, un film qui porte le nom d'un de nos trois ports ! Partout dans le monde, sur les façades des salles de cinéma claque comme un étendard le mot Dunkerque. On l'a déjà écrit, Nolan aurait pu tourné ailleurs dans le monde pour représenter Dunkerque à l'instar de Spielberg qui fait des plages irlandaises nos plages normandes pour l'imposante scène du Débarquement de son soldat Rayan. Ici, Nolan choisit le lieu mémoriel par excellence. Son "Dunkerque" ne peut être tourné qu'à Dunkerque. C'est une chance et un plaisir énorme. Il est évident que nos décideurs politiques et touristiques à l'échelon local et régional doivent saisir cette chance ! "Dunkerque" est une opportunité qui ne se représentera pas de sitôt ! Des actions touristiques, pédagogiques ont été entrepris sur le secteur dunkerquois afin de surfer sur la sortie du film:des circuits touristiques,une rénovation complète du musée Dynamo. Dunkerque utilise enfin pleinement son potentiel touristique "de mémoire" grâce au film. Ce dernier est vu comme l'élément moteur et déterminant enclenchant la prise de conscience. Mais après ? Un film comme "Dunkerque" doit être "accompagné". Les œuvres majeures cinématographiques peuvent être intemporelles. Voyez ainsi les festivités qui ont été lancées pour les 50 ans du tournage de "Week-end à Zuydcoote". Enfin "Dunkerque" montre le besoin s'il en est d'une Cinémathèque régionale. Pour accompagner le film, une programmation aurait pu être faite : on aurait pu proposé sur l'écran d'une Cinémathèque régionale des vues d'actualités montrant l'Opération Dynamo. On aurait pu proposé la projection - débat de "Week-end à Zuydcoote" et du film "Dunkerque" de Leslie Norman tourné en 1958. Une expo sur le tournage du film de Nolan aurait pu être à l'honneur dans ce lieu...

     « Dunkerque » est donc maintenant sur les écrans pour quelques semaines. Le tournage est passé et maintenant, la postérité va faire de ce film une œuvre majeure... ou non. C'est le destin d'un film. Une fois sur les écrans, il n' « appartient » plus à son réalisateur, mais ce sont les spectateurs qui vont lui faire un triomphe (ou non), vouloir le voir (ou non) sur support DVD ou blu-ray. Ce sont aussi « les professionnels de la profession » qui vont vouloir (ou non) le distinguer lors de cérémonies officielles.. avec les Oscars 2018 en ligne de mire. « Dunkerque » tracera ainsi sa route. Mais dans 1 an, dans 10 ans dans 50 ans et plus, la mémoire du film existera toujours, notamment auprès de figurants qui ont une masse de souvenirs à collecter, des images à sauvegarder... Que le film fasse un flop retentissant ou non...

     Que voit-on de notre littoral ? Quel image le film renvoie-t-il de notre histoire ?
   Dès les premières images, on est pris dans la tourmente de fin mai - début juin 1940. Les rues de Malo jaillissent de l'écran. On est avec l'un des héros parcourant les rues, tentant de se mettre à l'abri. On déboule ensuite sur la plage où attendent sagement les tommies (un peu trop) disciplinés. La plage est un axe majeur du film, ainsi que la digue superbement reconstituée, véritable fil entre le continent et l'Angleterre. La force de Nolan tient alors dans la maestria dans laquelle il nous prend pendant l'heure quarante de film. L'art cinématographique de l'auteur de « Inception » prend alors le dessus : la science du montage et de l'ellipse. On est en avion, sur mer dans différentes esquifs, on suit le parcours de plusieurs personnages. Flash-back, retour en arrière ou projection sur un autre terrain de guerre du dunkerquois. On suit différents soldats de base cherchant à partir de l'enfer de Dunkerque. Aucun de ces personnages n'est plus important que l'autre et chacun peut mourir en une fraction de secondes. Avec le choix d'acteurs quasi inconnus, Nolan prend ainsi le parti pris de montrer que le plus important, c'est donc la survie. Clooney ou Brad Pitt auraient été choisi pour être à l'écran pour "Dunkerque", leur survie aurait d'emblée été assurée à la fin du film. On ne peut pas faire mourir de grandes stars hollywoodiennes. Mais avec ce choix, Nolan impose toutes les possibilités au fil des minutes de son film alors qu'on perçoit en fond sonore les minutes qui s'égrènent. 

Dès les premières minutes du film, on est happé par la force de la reconstitution et par l'"enfer" de Dunkerque

Quasiment sans aucun effet numérique, "à l'ancienne", Nolan reconstitue le rembarquement de l'opération Dynamo

     Le point faible du film et qui déstabilise certains spectateurs reste le fait que ce n'est pas un film historique "de guerre" à proprement parler. Rien des véritables enjeux de la bataille, le film souffre cruellement d'un manque de contextualisation des enjeux. Il faut au préalable bien connaître la bataille, la bataille de France, la Blitzkrieg et l'enjeu de Dunkerque...Difficile pour un américain qui verra le film de se faire une idée de ce qu'a pu être cette opération Dynamo et la bataille de Dunkerque. Une simple carte animée de quelques secondes au début du film aurait suffit. Quand aux troupes françaises n'en parlons pas. C'est malheureusement la grande faiblesse du film : une petite allusion au début et une autre dans les dernières secondes.Entre les deux, rien.... Ne cherchez pas les français, ils sont à Zuydcoote avec le soldat Julien Maillat alias Belmondo...

     Même s'il est estampillé « film de survie », ça reste donc la guerre. Une fuite éperdue de soldats ordinaires. Aucun héros, juste des gars qui veulent survivre... La force du film repose sur plusieurs points : la musique signée Hans Zimmer qui peut même être considérée comme étant le personnage principal de l’œuvre. Plus que les acteurs, la musique martèle, fait vibrer, accompagne l'action et les moments de tension, notamment sur la digue lorsque les avions allemands foudroient les troupes et les bateaux. Zimmer signe une BO métallique, froide et prenante, envoûtante et stressante, recréant parfaitement l'ambiance du film. Comme dans « Le Soldat Rayan » qui reste la référence du film de guerre, l'ennemi est invisible. Omniprésent, on ne voit pourtant aucun allemand. Pourtant, il est là et rode, sur terre, dans les airs et sous la mer... Contrairement au "mètre étalon Rayan", il n'y a chez Nolan pas de temps morts, pas de répit. On pense être sauvé dans un bateau et quelques minutes plus tard, on est sous l'eau dans une atmosphère étouffante et angoissante. Alors que Rayan multiplie les effets guerriers pour montrer l'horreur de la guerre, il n'y a par contre aucune scène gore dans « Dunkerque » : pas de corps démembré sur la plage ni de blessures sanguinolentes. On reste dans le « politiquement correct » même si la peur et l'angoisse sont omniprésents.

       Réalisateur de films de science-fiction, Nolan signe ainsi avec "Dunkerque" une entrée fracassante dans le monde des réalisateurs touche à tout comme Spielberg ou Ridley Scott. Il tient et maîtrise son film, véritable film d'auteur, loin des standards hollywoodiens. "Dunkerque" est à voir et à revoir, notamment pour son kaleidoscope impressionnant de scènes qui se chevauchent, se parlent et qui embarquent le spectateur, le bluffant en l'embarquant dans tous les aspects de cette opération Dynamo : sur terre, sur mer et ans les airs.

Ci-dessous un extrait de la formidable BO de Hans Zimmer : 




      On peut aussi s'interroger sur quelques plans plus ou moins furtifs dans le film :
- une mer déchaînée face à la digue du Braek (qui d'ailleurs n'existait pas à l'époque) alors que le plan suivant, se déroulant au même instant, montre une bataille aérienne au-dessus d'une mer d'un plat et d'un calme olympien (un avion réussit même à amerrir).
- Les jeunes héros que l'on suit pendant le film sont constamment imberbes même si le film se déroule au minimum sur deux jours (ou trois?).
- Les dernières scènes où on survole un Dunkerque étrangement intacte à bord d'un Spitfire...

Les jeunes acteurs du film pendant quelques instants de répis sous le feu allemand reprennent leurs souffles
sur la digue du Braek, construite plus de 20 ans après les faits relatés dans le film... On s'interrogera également sur la présence des portiques en arrière-plan, mais ce ne sont que des détails infimes....
Le flegmatique Kenneth Branagh interprète le seul officier du film.
Plaqué sur la digue reconstituée, il incarne l'ordre, la hiérarchie anglo-saxonne.
Droit dans ses bottes, vissé sur le ponton, il est l'Angleterre personnifiée...



     On pourra aussi remarquer (voir ci dessous) que l'affiche lorgne vers une peinture romantique très célèbre : "Le voyageur contemplant une mer de nuages" de Caspar David Friedrich


dimanche 23 juillet 2017

Un article dans La Voix du Nord

Ci-dessous le lien vers un article de la Voix du Nord du 15 juillet 2017, signé par Auriane Stenesco afin de présenter le travail réalisé autour du livre "Moteur, ça tourne dans le Nord-Pas-de-Calais". Un article axé sur les tournages dans l'Audomarois...

http://www.lavoixdunord.fr/192349/article/2017-07-15/un-wizernois-livre-les-secrets-des-tournages-dans-le-nord-pas-de-calais

jeudi 20 juillet 2017

"Moteur, ça tourne dans le Nord-Pas-de-Calais";... à Dunkerque !

Après une première séance de dédicaces - rencontre avec les lecteurs à Saint-Omer, librairie de l'Indépendant samedi dernier, je serais ce samedi 22 juillet au Furet du Nord de Dunkerque, à Pôle Marine à côté du cinéma O'Ciné pour une séance de dédicaces, présentation du livre. Sur les lieux mêmes du tournages de nombreux films, ce sera très intéressant et enrichissant de faire cet après-midi. 


mercredi 5 juillet 2017

Le Livre "Moteur, ça tourne" sur Wéo

Le livre  "Moteur, ça tourne dans le Nord-Pas-de-Calais" a bénéficié d'un reportage sur la chaîne régionale Wéo...
Voici le lien ci-dessous afin de visualiser cette séquence "mémorable" où intervient votre dévoué... 

http://www.weo.fr/video/62648/




mardi 20 juin 2017

Sortie du livre sur les films tournés dans la région

Bonjour. Ce mercredi 21 juin, jour de sorties des films au cinéma, et à quelques jours de la Fête du Cinéma, les éditions La Voix du Nord publie un livre consacré aux films et séries tournés dans le Nord et le Pas-de-Calais des débuts du cinéma à aujourd'hui. Chaque film est commentée, replacée dans son contexte avec une analyse. L'iconographie est riche et abondante, issue principalement des Archives photographiques du grand quotidien régional. Beaucoup de photos sont inédites. Intitulé "Moteur ! ça tourne dans le Nord-Pas-de-Calais", l'ouvrage raconte les grands films tournés dans la région, les séries et téléfilms... Rédigé par Olivier Joos, rédacteur du blog cinemasdunord.blogspot.com, l'ouvrage va devenir un livre de référence sur ce sujet. Très abordable, il est disponible dans les librairies et maisons de la presse au tarif de 19,90 euros.  
Le lien pour l'achat sur le site de la FNAC : http://livre.fnac.com/a10747995/Olivier-Joos-Moteur-Ca-tourne
Sur le site de la boutique des éditions La Voix du Nord :
Il y a une offre spéciale sur la boutique, qui permet d'acheter le livre avec les frais de livraison offerts:
Pour bénéficier de cette offre, vous pouvez utiliser le code suivant : pictanovo

Ou ici :
https://www.decitre.fr/livres/moteur-ca-tourne-dans-le-nord-pas-de-calais-9782843932038.html

Il est également disponible dans les points de vente suivants :

Annoeullin, Au Totem; Ardres, Maison Presse; Bailleul, Maison Presse; Bergues, Point Presse, Le Gambetta ; Calais, Le Jacquard, Calais Presse ; Coudekerque, Le Vincenne ; Croix, Civette de la Tour, Maison de presse ; Cysoing, Mag press ; Dunkerque, Le Narval, Malo Presse, Civette st barbe, La civette, Au petit st Antoine, Mag press ; Englos, Auchan ; Erquinghem-Lys, Presse ; Fâches-Thumesnil, Presse Ccial Auchan, Grande Synthe, Presse du centre ; Gravelines, Maison Presse ; Halluin, Mag press ; Haubourdin, La tabatière ; Hazebrouck, Maison Presse ; Hondshoote, Maison Presse ; Lambersart, Au temps Lire ; Leforest, Mag Presse ; Lesquin, Maison Presse ; Lezennes, Civette ; Lille, Presse Lille St Maurice, Presse St André, La porte de Paris ; Lomme, Presse, Mag Press, Presse des chataigniers ; Loos, Imag’In ; Marcq en Baroeul, Le Totem ; Neuville en Ferrain, La Brouette ; Quesnoy sur Deûle, Presse ; Ronchin, Le Ségur ; Roncq, Dictée récrée ; Seclin, Presse Leclerc, La Palette du Libraire ; Templeuve, Presse ; Villeneuve D’asq, La civette, Ascq Presse, Le kiosque ; Wasquehal, Presse de l’orée, Librairie du centre

Je serais présent à Dunkerque au Furet le 22 juillet pour une séance de dédicaces du livre et de discussion-débat sur les films tournés dans la région : http://www.furet.com/cafe/agenda/olivier-joos-a-dunkerque/


lundi 29 mai 2017

Le dépôt film de l'O.T.C.F.

Merci à l'ami Jean-Marie Prévost pour ce texte qui nous présente le dépôt de films de l'OTCF : Office Technique du Cinéma Familial. Cet organisme lié aux institutions catholiques avait la main mise sur les salles estampillées "Familia" ou "Familial"... et qu'on appelait également le Cinéma du Curé...

C'est dans ce bâtiment situé à l'angle de la rue Saint-Genois et Sainte-Anne que le dépôt de film existait entre 1955 et 1974 avant de partir rue Pascal car le bâtiment était devenu trop petit vu le nombre de copies.
En entrant par la grande porte rue Sainte-Anne on accédait à une grande verrière (toujours visible sur Google Earth ) où était stockées les copies de films après un passage au bureau de vérification sur la droite ou au bureau de Mr Verheye, le responsable, pour déposer les copies. L'exploitant pouvait ensuite repartir avec les nouvelles copies. Les jours de changement de copies, c’était difficile de passer rue Sainte-Anne. Pour les retardataires, après la fermeture du stock de films, les copies restantes étaient déposées au café "L'Hirondelle" rue du Pas, actuellement un restaurant.
Au fond de la verrière se trouvait au sous-sol une salle de vision d'environ 15 places dénommée Art Ciné et qui a servi dans les années 1950 / 60. Cette salle avait été installée par la maison Lebrun de Lille.
Au bout de la rue Saint-Genois, dans le magasin qui fait l'angle avec la rue du Molinel se trouvait l'agence Delamare. Cette dernière vendait du matériel cinéma de marque National (matériel fabriqué par les entreprises Emon à Paris). Des projecteurs 35mm étaient exposés dans la vitrine .

Pour l'anecdote, en 1970, la rue Sainte-Anne à été fermée pendant plusieurs jours pour permettre le tournage de "Max et les Ferrailleurs " de Claude Sautet pour la scène du restaurant au "Grill Sainte-Anne", ce qui a posé de nombreux problèmes pour l'accès au stock de films.


La Rue Saint-Genois

2 rue Sainte-Anne

lundi 22 mai 2017

Le programme de l'inauguration du Colisée de Bruay

Voici quelques pages du programme officielle lors de l'inauguration du cinéma Colisée de Bruay en mars 1955. Ce jour là, les spectateurs conviés pour cette première séance inaugurale regardent "Le Vicomte de Bragelonne"
Vous trouverez ci-dessous quelques pages du programme offert aux invités. La dernière image présentée ici est l'autographe  - dédicace de Mr Kobis, l'éclairagiste parisien de la salle. 
Un grand merci à Mr Scholl pour l'envoi de ce document et le partage qui est fait sur e blog. 






dimanche 21 mai 2017

Le Rex de Hirson

Situé rue de Charleville, le cinéma Rex est l'une des salles importantes de Hirson, commune de l'Aisne à proximité du département du Nord. Vous connaissez ce cinéma, vous l'avez fréquenté ? Vous êtes de la famille des anciens propriétaires ? Vous êtes voisin de ce cinéma... Merci de me contacter pour partager vos souvenirs...   


Des documents et informations sur le cinéma dans cette commune de l'Aisne sur le blog :
http://jjthomas.canalblog.com/archives/2008/12/19/11799894.html

mardi 16 mai 2017

samedi 29 avril 2017

Un nouveau cliché du cinéma Larivière

Voici une nouvelle photo / carte postale du cinéma Larivière de Montigny-en-Gohelle déjà évoqué sur ce blog. Malheureusement la photo ne peut être datée et l'affiche du film est trop lointaine pour une identification... Vous trouverez ci-dessous le zoom puis la carte / photo originale.
Un grand merci à Philippe Rulkin du Musée Municipal de Montigny pour cette petite trouvaille.



vendredi 14 avril 2017

Incendie dans l'ancien cinéma de Béthune

Ce vendredi 14 avril, l'ancien cinéma Le Sully de Béthune a pris ((""mystérieusement"") feu. Squatté, enjeu de spéculations immobilières entre des promoteurs et la municipalité, la verrue du Sully, bien placée sur une artère très commerçante entre le centre-ville et la gare SNCF, a pris feu soudainement. Difficile de ne pas trouver étonnant un tel incendie.  

Ci-dessous lien vers la page de la Voix du Nord, édition de Béthune, racontant l'incendie au Sully et une vidéo...

http://www.lavoixdunord.fr/148436/article/2017-04-14/incendie-de-l-ancien-cinema-sully-promis-une-demolition-prochaine#


mardi 28 mars 2017

Manifeste pour une Cinémathèque régionale ouverte et populaire dans la région ?

Plus que jamais, alors que les tournages s'accélèrent dans la région, qu'il y a une frénésie des films et séries tournés chez nous, que la région s'équipe de complexes et de petites salles, la nécessité d'une Cinémathèque régionale ouverte et populaire s'étendant à la toute nouvelle région des Haut de France est plus que d'actualité. Il est nécessaire de fédérer, de regrouper les initiatives, d'aller vers un élan créatif autour du 7ème Art avec plusieurs lignes forces allant vers le film dans toute sa diversité, qu'il soit amateur ou publicitaire, d'entreprise ou de tourisme, et bien sur le film professionnel, celui du cinéaste, de l'artiste qui a sa vision de nos territoires, de ses paysages, de sa population, de ses habitudes et coutumes... Mais il faut penser avant tout au spectateur qui doit être le centre de la réflexion. C'est du spectateur et de son œil que doit partir la réflexion autour de ce projet. Celui-ci doit être le pivot d'un projet de Cinémathèque. Celle-ci ne doit rien s'interdire et explorer la dimension des images animées dans toute la grande région avec les spécificités de chacun de ses territoires. Le cinéma est l'Art du XXème siècle et la prégnance des images animées est de plus en plus forte dans notre société et nos habitudes, une véritable nouvelle civilisation autour de l'Homo Cinematographicus... La région a toute sa place dans cette histoire qui se construit encore : du boulonnais Planchon et du douaisien Demenÿ au début du XXème siècle jusqu'à la plaine Images de Roubaix et la société Ankama à l'aube du IIIème millénaire. Il y a tant à faire, tant à sauver, à valoriser et tant à partager. Notre région a mis la culture à un rang exceptionnel, avec un très large investissement en direction du cinéma. Mais il est plus que nécessaire de sauver et sauvegarder ces décennies d'histoire et faire également du cinéma dans toute sa diversité un volet complet de notre patrimoine avec comme point central : le spectateur. Soutenez l'idée ! 

lundi 20 mars 2017

Le Cinéma Crystal de Calais

Grande salle de centre-ville, voici le Crystal Palace, nom original par rapport aux patronymes d'autres salles de la région (Apollo, et autres Rex...)
Ce cinéma a été construit dans les années 50 comme le montre la photo suite à la rénovation complète de la rue Royale après les ravages de la 2nde guerre mondiale et la destruction quasi complète du centre-ville.
Le directeur du Crystal  fut Mr Duperon et la salle affichait une capacité maximale de 600 places avec une scène de 12m  et un écran de 10m x 5m
Ce cinéma deviendra un casino à une date non déterminée après les années 1970.
Sur la photo ci-dessous la version du bâtiment en salle de cinéma avec, à l'affiche, un film de la série des "Gendarme de St-Tropez".
Un grand merci à Mr Prévost pour ces infos et documents. 



vendredi 17 mars 2017

Une vidéo amateur sur le cinéma Top3 de Liévin

Frédéric Alexandre nous propose sur sa chaîne Youtube des vidéos amateurs des petit films tournés dans la région. Une mine de souvenirs, de documents inédits, de petits films délicieusement montés... Cette fois, il nous propose un film consacré au cinéma Top 3 de Liévin. Un document exceptionnel ! 


mardi 14 mars 2017

Deux nouveaux complexes dans la région !

Denain et Fourmies auront prochainement dans leurs murs deux nouveaux complexes cinématographiques. La Voix du Nord a annoncé récemment la signature et le lancement des travaux pour la construction de deux complexes ! La couverture en salles de cinéma continue de s'étoffer et c'est principalement l'est et le sud du département du Nord qui va en profiter !
A Denain où le cinéma est absent depuis la fermeture il y a 30 ans du dernier cinéma, c'est la société Mégarama qui va investir 7,5 millions d'euros pour la construction d'un nouveau cinéma à l'horizon été 2018 proposant un total de 900 fauteuils. Auparavant, la population denaisienne de 21.000 âmes devait se rendre à Valenciennes ou Saint-Amand-les-eaux pour goûter aux plaisirs cinématographiques. Cette construction sera l'attrait culturel numéro 1 d'une zone de loisirs / culture / commerciale qui sera complété par un karting, un bowling,... A noter que ce Mégarama voit l'arrivée dans l'ex région Nord-Pas-de-Calais du groupe Mégarama qui n'avait pas encore de salles de cinéma au nord de Chambly dans l'Oise. 

Le projet Mégarama de Denain

C'est en 2019 que sera inauguré le complexe de Fourmies, face au théâtre en plein centre-ville. Trois salles et 450 fauteuils seront proposés pour un cinéma dénommé théoriquement Le Select. C'est sur le site même de l'ancien cinéma Palace que sera construit ce mini-complexe à taille humaine. Actuellement, il n'y a qu'un cinéma en activité dans la ville, le Sunset justement qui vivote avec 7000 entrées annuelles. 
Article de La Voix du Nord sur le projet de Fourmies : 

La façade du projet à Fourmies

samedi 11 mars 2017

Le Coliseum de Boulogne-sur-Mer

Le Coliseum était situé rue Hernest-Hamy à Boulogne-sur-Mer. Ouvert depuis 1921, il cesse son activité en 1969 avant d’être démoli en 1993. A la place aujourd'hui, des immeubles...


jeudi 9 mars 2017

Une photo "de famille" à Beauvois-en-Cambrésis


Une très belle photo déniché par l'Ami Jean-Marie Prévost sur un site de vente aux enchères... Il s'agit d'une photo de famille. On sait que la photo a été prise à Beauvois-en-Cambrésis. L'affiche du film est celle de "Les Anges de la Miséricorde", un film de 1943 et le cinéma est très certainement le Tivoli déjà mentionné sur ce blog. Puisque le film est une oeuvre hollywoodienne, forcément interdite pendant l'Occupation, la photo est datée des années entre 1945 et 1950. S'agit-il d'une famille ? D'un groupe d'amis ? Et pourquoi pas les employés du cinéma ? Et derrière, le mystérieux jeune homme, qui est-il ? 

dimanche 5 mars 2017

Les 3 As du Touquet dans un Reportage de TF1

Ce samedi, l'émission Grands Reportages de TF1 proposait... une reportage d'une heure sur les petits cinémas de nos villes et nos villages !!! L'occasion de voir le cinéma Les Trois As du Touquet choisit pour illustrer un des aspects des cinémas en France. On y voit Lionel Chaffiol, le directeur qui a succéder à Jo Pécourt, se démener pour faire vivre sa salle. Un excellent reportage d'une heure...

Retrouver ci-dessous le lien vers le replay de ce reportage :

http://www.tf1.fr/tf1/grands-reportages/videos/grands-reportages-4-mars-2017-derniere-seance.html






vendredi 17 février 2017

Le cinéma de Villers-Bretonneux

A quelques kilomètres à l'est d'Amiens, Villers-Bretonneux possédait une salle de cinéma, bien visible sur de nombreuses cartes postales anciennes.
Une première salle existait avant la première guerre mondiale puisqu'une carte montre un cinéma dénommé sur la légende la carte : "cinéma Villers". On le voit à droite de la première carte ci-dessous.
Puis, dans les années 1920 - 1930, le Modern cinéma est construit Rue de la République avec une capacité de 350 places. Dans les années 1950, le directeur est Julien Hill. C'est la veuve de Mr Hill qui prendra la succession en 1960. Actuellement, ce cinéma est un local de bureaux.
Un autre cinéma voit le jour au début de 1960 : le Familia, 1 rue du Général Leclerc. Le directeur est Mr Denys. Actuellement, ce cinéma n'existe plus : un cabinet d'assurances est à sa place. Il a fermé aussi dans les années 1970, face à la concurrence des cinémas amiénois. Signalons aussi que Mr Denys proposait aussi un cinéma itinérant avant de prendre en charge le Familia. Ce lien cinéma fixe - cinéma itinérant est fréquent, notamment dans l'Aisne et la Somme.
Enfin, signalons qu'à quelques kilomètres de Villers-Bretonneux, il y avait aussi un cinéma à Boves








lundi 13 février 2017

Le Moderne du Pont de la Deûle et le Rio de Flers

Voici deux salles de cinéma situées pas très loin l'une de l'autre. Il s'agit du Moderne de Pont-de-la-Deûle, hameau appartenant à Flers-en-Escrebieux ou était situé également le cinéma Rio. 
Au Pont de la Deûle, nous trouvons donc le Moderne, situé au 2 rue du pont. Sa capacité est  de 300 places. La responsable est Mme Lespagnol. Il existe en 1950 mais disparaît en 1960. La gérante du cinéma est probablement parente avec les brasseries Lespagnol situées dans le même secteur. 
Un peu plus loin, à Flers-en-Escrebieux se trouve Le Rio au 112 rue Marceau Martin. Avec une capacité de 440 places, son responsable Jean Bochinsky. Il existe notamment en 1960 mais sa date de fermeture est inconnue.

Merci à l'ami Jean-Marie Prévost pour ces documents et informations

Ci dessous : une carte postale ancienne du Moderne situé en plein centre de la photo. On y voit très bien les photos posées sur la façade. En dessous, une vue streetView du même endroit. Enfin,dernière photo : une vue StreetView du bâtiment du Rio







samedi 11 février 2017

Le Modern de Annequin

Un programme du cinéma de 1934

Le cinéma était exploité dans les années 1930 par Mr Morieux. EN 1958, le Modern-Cinéma a été repris par Charles Crétel. Des séances se déroulaient régulièrement les samedis soirs et dimanches en matinée et en soirée. Le cinéma cessa son activité à la fin des années 1970. Le cinéma fut par la suite remplacé par un gallodrome durant plusieurs années. 



dimanche 29 janvier 2017

Le Colisée de Lens

Jean-Marie Prévost plongeant dans ses archives,sa documentation et sa mémoire, nous propose le Colisée de Lens
Ce cinéma se situe à la place de la salle de cinéma Casino, rue de Paris, construit dans les années 1920. Le premier directeur en est Mr Scohy qui tenait également un café.
Dans les années 1950, la direction passe à la Société Bertrand qui gère également la salle de l'Apollo à quelques centaines de mètres de là et d'autres cinemas dans la région, principalement dans le bassin minier (une histoire complète de la société Bertrand des origines à nos jours est à faire)
En 1965, ce cinéma est reconstruit et devient le Colisée mais la direction ne change pas.
En 1979, il est vendu à la ville de Lens. Après des travaux d'aménagement, le Colisée devient en 1982 la salle de spectacle et de concert, mais le nom Colisée reste !
Lors de la division de l'Apollo, la cabine du Colisée fut déposée pour venir se remonter dans la salle 5 de l'Apollo et quelques années après, au moment de la vente, une cabine de marque Nurbel fut remontée par Auguste Tétin dans ce cinéma qui était devenu plus une salle de spectacle, suite à la division de l'Apollo.
Cet ancien cinéma avait un écran de 10 mètres de base, et une cabine simplex poste double 35mm.

Ci-dessous, une photo du Colisee en avril 1979 avec l'affiche du film d'Edouard Molinaro : "Cause toujours, tu m'intéresses" avec Annie Girardot et Jean-Pierre Marielle et des photos couleurs avec l'actuel façade et l'intérieur. 




samedi 28 janvier 2017

2017: jalons d'une riche année cinématographique dans la région !

Cette semaine, La Voix du Nord a publié une intéressante infographie montrant les différents événements cinématographiques prévus dans l'année. Tous ne sont pas répertoriés et nous ne manquerons pas de revenir vers vous pour vous les signaler...




vendredi 20 janvier 2017

Les cinémas du Crotoy et de Rue

L'ami Jean-Marie Prévost nous apporte quelques précisions historiques sur les cinémas du Crotoy mais aussi la salle de Rue, commune située à proximité du Crotoy. 

Au Crotoy, il existait le cinéma Vox au 13 avenue Jules Verne avec une capacité de 320 places. Il a été construit au début des années 50 et Georges Barras en est le directeur. Cette salle ferme au début des années 1970. Actuellement détruit c'est un parking et malheureusement, il n'y a pas de photos connues de ce lieu... Si quelqu'un en possède une, cela nous intéresse ! .



Ci-dessus, en plein centre de l'image avec une flèche noire, nous trouvons le cinéma La Potinière,  quai Courbet ou l'Estacade, construit vers 1950 avec une capacité de 500 places. Il avait la particularité d'avoir une banquette en fond de salle réservée au marins ( ce type d'installation-réservation existait aussi au Rio ou au Cinéma des familles à Etaples). Cette salle est dirigée par Charles Sueur qui, avant de s'occuper de cinéma, travaillait à paris chez L M T département transformateurs pour cinéma... A la Potinière, l'écran était de 7 x 3 m , la cabine était en poste double de marque Universel 35mm avec la chaîne sonore de même marque. En 1974, Mr Sueur remplace ce matériel par une cabine C M C   Victoria 18 35mm automatique car à cette époque, il exploite aussi le Vox à Fort Mahon (même matériel  de cabine  installe en 1972 ). Afin de pouvoir exploiter ces deux cinémas, c'est son frère qui tient un commerce de radio-télévision juste à coté du cinéma (une maison rouge ) qui fera fonctionner le cinéma quand Mr Sueur est à Fort Mahon. La salle fermera vers 1985 et le matériel sera démonté. La cabine sera réinstallée au cinéma Vox se Saint-Ouen dans la Somme, petite commune entre Abbeville et Amiens et ou il est toujours installé. Le cinéma sera vendu et démoli pour devenir un hôtel, voir ci-dessous.



Charles Sueur exploite aussi le cinéma Rex à Rue, place Anatole Gosselin. Ce cinéma est situé après la porte d'entrée (voir photo ci dessous). Au dessus de cette porte, il y avait antérieurement les panneaux d'affiches 120x160. Le cinéma se trouvait dans une cour avec un écran de 6 m x 2.55 m. Il avait une particularité : la cabine se situait dans le coin à droite du mur du fond de la salle en regardant l'écran et il y avait donc des déformations d'image qui devenait un trapèze. La cabine était de 2 poste 35mm type Ernemann 3 et la chaîne sonore était de marque Lebrun. Ce cinéma a fermé vers 1970. Actuellement, il se peut que le musée des frères Caudron, juste à coté, ait repris une partie du bâtiment. Il à aussi exploité pendant quelques années le cinéma Pax à Quend. Il se peut que les cousins qui sont toujours dans la région aient récupéré des documents lors de la disparition de Mr Sueur. Si vous êtes un cousin, si vous les connaissez, tenez nous au courant, faites le nous savoir ! 


lundi 16 janvier 2017

Un cinéma au Crotoy

Voici une façade de cinéma repéré par l'ami Bernard Warin. Il s'agit de la façade d'un cinéma au Crotoy... si vous avez de plus amples indications, renseignements, informations sur ce cinéma (ou d'autres) du Crotoy, vous êtes le bienvenu ici ! Vous trouverez ci-dessous deux cartes postales anciennes de cette façade (que finalement on voit peu, mais l'enseigne est impeccable), et deux zooms sur cet enseigne.. 









Suite à cette publication, Jean-Marie Prévost nous envoie quelques documents sur ce lieu et cette façade. Un grand merci à lui pour cette contribution !