© Olivier JOOS - 2009/2015

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jeudi 11 juin 2015

Du cinéma dans une clinique ?? Si, si, c'est possible...

L'ami Bernard Warin nous propose une très belle carte postale ancienne dénichée sur le site de vente Delcampe. Il s'agit d'une vue du début des années 20 : l'intérieur d'une salle de cinéma avec des spectateurs... Extrêmement rare !! Ce qui est encore plus rare, c'est le lieu : la clinique d'Esquermes à Lille. La légende de la carte est la suivante : "au parloir, en attendant le cinéma". 
Enigme... ? Y avait-il donc une salle de cinéma lorsque patients et/ou visiteurs venaient dans cette clinique ? Quels films passait-on ? Qui gérait cette salle ? Un exploitant indépendant ? La clinique elle-même ?  

L'ami Jean-Marie Prévost nous apporte quelques précisions concernant les liens entre l'hôpital et le cinéma. Un grand merci à lui pour ces connaissances : 
Dans les années 1950-1960, les films étaient au format 16mm, ce qui était plus facile pour le transport avec un poids 10 kg alors que pour une pellicule en 35 mm, on frôle les 30 kg pour l'ensemble du matériel. Les films diffusés dans les hôpitaux étaient loués au forfait, avec une somme convenue à l'avance, et en général, il ne passait qu'une seule fois.
Plusieurs cas sont possibles : 
L’hôpital avait un service spécialisé et louait le ou les films aux maisons de distribution de films en 16mm.
L’hôpital n'avait pas de service mais il avait le matériel qu'il mettait à disposition à un circuit de tournées de films 16mm
-L’hôpital n'avait pas de matériel ni service mais avait une salle à disposition. C'est le circuit qui venait avec le matériel nécessaire. Un exemple de maison bien connue sur les films 16mm : la société Ciné Nord, rue Charles Saint-Venant à Lille, avec pour directeur Mr Muguet.
En général, les films avaient 6 ou 7 mois de retard par rapport à la date de sortie en salle. Dans les années 1970, le catalogue de film 16mm se raréfiant, certains hôpitaux sont passés au format 35mm. Un exemple : l'hôpital psychiatrique de Bailleul possédait une cabine double poste 35mm (son responsable est Mr J. Cordonnier) et il passait un film par semaine. Autre exemple : l'hôpital pour enfants de Camiers a une cabine mono poste en 35mm ( responsable : Mr Thomas) et passait un film par semaine
Lors de la séance, les infirmiers accompagnaient les patients vers la salle de cinéma. Des places étaient réservées pour les patients sur des brancards ou des lits
Dans les années 70, quelques maisons de retraite se sont équipées d'écran et de matériel 16 pour assurer le passage de film (un exemple d'une maison de retraite, celle du parc Barbieu à Roubaix)

Actuellement, la présence du cinéma dans les hôpitaux continue avec l'association "Les Toiles Enchantées" qui se déplace partout en province avec du matériel vidéo au format  cinéma et aussi la 3D : http://www.lestoilesenchantees.com/




Beaucoup d'interrogations concernant le cliché de cette carte. Si vous avez d'autres explications, je suis preneur. Si vous avez déjà connu cette clinique et vu de vos propres yeux ce système, je suis preneur, si on vous a déjà raconté cette anecdote, je suis preneur... 

Voila en tout cas ce que nous raconte le blog 
http://www.vauban-esquermes.fr/ concernant la clinique d'esquermes : 

La Clinique

1906: Le magnifique bâtiment, entouré de vastes jardins, est mis à prix 600.000 francs. C'est le Préfet qui l'achète pour en faire la Clinique Départementale d'Esquermes (Cures de repos, régimes, traitement de la neurasthénie, électrothérapie, hydrothérapie..). Les patients aisés résident dans des suites confortables, les autres sont en dortoirs.En annexe, existe le Dépôt des enfants abandonnés et assistés qui mènent une vie dure. Ils deviendront garçons de ferme ou servantes. Les déficients mentaux, handicapés, les sans famille, les enfants sont hébergés ensemble, dans des locaux surpeuplés.
1945:Après la guerre, les bâtiments sont en triste état. Il faut reconstruire.Les malades mentaux sont dirigés vers Bailleul ou Armentières. Le 93 rue d'Esquermes devenu «Foyer des pupilles de l'état» accueille les enfants secourus, placés sous tutelle, trouvés, abandonnés, mineurs en difficulté. L'effectif devient exponentiel (773 lits en 1968).
Appellation nouvelle en 1958, « Maison de l'Enfance» et création en 1995 de «la Maison de la Petite Enfance» dans les pavillons le long du Bd de Metz. Décentralisation et Humanisation en 1980 et un nouveau phénoméne, l'accueil de jeunes étrangers en situation irrégulière.
L'Etablissement s'appelle maintenant E.P.D.S.A.E (Etablissement Public Départemental de Soins, d'Adaptation et d'Education)L'Ecole des Bateliers et Forains est construite en 1959, reconstruite en 1980 pour la scolarisation des enfants non sédentaires.

vendredi 5 juin 2015

De très beaux documents sur le cinéma de Trelon !!


Voici une très très belle photo du personnel du cinéma de Trélon, le Caméo, auparavant, le Trélonia ! cette photo et les renseignements ci-dessous sont issus du blog http://chris59132.canalblog.com/  et tenu par Chrisnord. Un grand merci à lui s'il me lit pour cette trouvaille mis à disposition aux internautes et que je relaie ici sur ce blog consacré aux salles de cinéma de la région. 

Voici ce que Chrsinord raconte concernant ce cinéma : 

Jusqu'en 1990 Hervé Février fut le dernier exploitant d'une salle de cinéma à Trélon qui s'appelait le Caméo. C'est grâce à lui que je peux vous proposer aujourd'hui deux cartes-photo exceptionnelles. Celles-ci nous confirment l’existence ancienne de ce cinéma qui portait alors le nom de «Trélonia» comme l'indique l'affiche située derrière les personnages. Toujours grâce à cette affiche j'ai pu retrouver l'année précise de ces cartes-photo grâce au titre du  film qui est à l'affiche : «Pour l'honneur de sa race (1919) ». Ce fut ensuite un jeu d'enfant pour retrouver la date de projection après avoir consulté les calendriers des années qui suivaient , sachant que le film était projeté un mardi 13 juin. Pas de doute possible, cette prise de vue date de 1922.


Parmi  les 6 personnes qui constituent sans doute l'équipe de ce cinéma, Hervé Février m'a indiqué que sa Grand-mère (debout à droite) fait partie des personnages présents. On peut également découvrir le projectionniste qui tient une bobine de film. Au centre une autre femme. (Assis à gauche) on reconnaît le violoniste chargé de donner une animation sonore à ce film muet. A ses côtés on peut penser qu'il s'agit du jeune et très élégant exploitant en compagnie de sa charmante épouse. 



Cette salle de trelon a déjà été évoqué sur ce blog : http://cinemasdunord.blogspot.fr/search/label/Trelon

Mais le blog de Chrisnord donne aussi de nouvelles photos de cette salle. Les voici accompagnées du texte de Chrisnord. Bravo à lui pour montrer les vestiges de ce qu'il reste de l'exploitation cinématographique de cette commune. 

Notre cher cinéma Caméo, abandonné depuis 20 ans était certes voué à terme à la démolition, mais encore debout il était en sursis. Hélas il n'a pas résisté à l'usure du temps et cet hiver lui a été fatal. Il va donc disparaître totalement. Les Trélonnais resteront longtemps nostalgiques de cette salle qui fut témoin de leurs émotions, fous rires et parfois larmes mais aussi de leurs premiers élans amoureux. J'ai pris ces photos aujourd'hui par devoir de mémoire, car bientôt il ne restera plus rien.
Cet ancien atelier de menuiserie a été transformé en salle de cinéma à l'époque des films muets dans les années vingt. On raconte que c'est Mademoiselle Edouardine Sauvage (elle tenait une mercerie à proximité) qui improvisait l'accompagnement des films au piano.




Une partie de la toiture s'est effondrée


Ci-dessus l'accueil tel qu'il était à l'arrêt de l'exploitation.  On peut voir le tarif affiché avec le prix des places à cette époque (en francs). C'est Henri Février qui reprit ce cinéma en 1946. Son fils Hervé  poursuivit cette activité de 1967 jusqu'en 1990, date d'arrêt définitive.