© Olivier JOOS - 2009/2015

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dimanche 31 août 2014

Le retour du Fresnoy... enfin ! ... ??

Une partie du Fresnoy et de l'"horreur" architecturale, à savoir une chape de métal sur les anciens bâtiments.
photo : http://www.viewpictures.co.uk/Details.aspx?ID=118462&TypeID=1


Excellent article de Hugues Ballois dans l'édition de Tourcoing de La Voix du Nord consacré au retour des bals dans l'ancien Fresnoy ! De quoi donner des idées pour relancer cette immense coquille vide dénommée un peu pompeusement "Studio national des Arts Contemporains" et qui feraient une excellente maison Régionale du Cinéma, sérieuse et populaire, distractive et enrichissante (mais je m'égare...) Bref, alors que le bâtiment sombre peu à peu dans l'oubli grâce à une "école" un peu élitiste qui se coupe de son environnement, voila que le Fresnoy accueille, comme à la grande époque, des distractions populaires...

Voici l'article avec de belles photos ! 

jeudi 28 août 2014

Le blog à l'honneur !

Pour la troisième fois, le blog cinemasdunord est à l'honneur de la rubrique hebdomadaire de La Voix du Nord, la blogosphère ! C'est dans l'édition de ce mercredi 27 août que votre dévoué à eu la surprise de voir le blog une nouvelle fois mis à la une du grand quotidien régional. C'est la récompense de beaucoup de travail fourni, avec l'appui des lecteurs de ce blog qui viennent, reviennent et apportent de nouveaux éclairages et des informations complémentaires sur l'histoire du cinéma dans la région ! Chaque mois, l'audience du blog monte, prouvant ainsi auprès de nos élus et responsables, la nécessité de lancer un projet de Maison Régionale du cinéma afin de sauvegarder et valoriser cette histoire culturelle du XXème siècle : les images animées et le charme fascinateur des salles de cinéma... Encore merci à La Voix du Nord de soutenir ce projet ! 


lundi 18 août 2014

Exceptionnel : l'Omnia de Douai

Douai est à l'honneur en ce mois d’août ! 
Un lecteur de ce blog, Raymond Thournout, nous transmet cette photo exceptionnelle ! Cela fait des années que je connais l'Omnia de Douai, dirigé par Paul Desmarets. Seules deux photos étaient connus de ce cinéma; Deux photos bien sur mises en ligne sur ce blog. Et voila que notre ami internaute m'envoie ce cliché, daté de juin 1925 et provenant d'un programme. A l'affiche, Surcouf de 1925 et Le voleur de Bagdad de Raoul Walsh avec Douglas Fairbanks, sorti en 1924.
Ce cliché permet de mieux voir l'entrée de cette salle, située rue Saint-Jacques. Avant d'être un cinéma, c'était une salle destinée à l'orphéon local. 
Une des fiches consacrée à l'Omnia. Cliquez sur Douai pour de plus amples renseignements... : http://cinemasdunord.blogspot.fr/2009/02/omnia-pathe-de-douai.html


samedi 16 août 2014

Un article sur les cinés de Wazemmes

Une nouvelle fois, le grand quotidien régional La Voix du Nord publie un article sur les salles de cinéma ! Ce mercredi 14 août,  l édition lilloise ,a publié un article sur les cinémas du quartier de Wazemmes. Vous trouverez le lien vers cet article ci dessous...

http://www.lavoixdunord.fr/region/lille-quand-wazemmes-faisait-son-cinema-ia19b57399n2322246

jeudi 14 août 2014

Les cinémas de Douai dans La Voix !

Douai est encore à la une de ce blog ! En effet, Hélène Millard, journaliste à la Voix du Nord, édition Douai, consacre un bel article à l'histoire des cinémas de la cité de Gayant. Bien sur, votre serviteur a un peu contribué à la réalisation de cet article. Et en lus, on y parle de la création de la Maison Régionale du cinéma, alors... que du bonheur ! 

Vous trouverez l'article avec le lien suivant :
http://www.lavoixdunord.fr/region/la-belle-epoque-des-cinemas-de-douai-se-raconte-en-photos-ia16b0n2322651


mercredi 13 août 2014

Daniel Granval poursuit ses memoires de cinéma

L'ami Daniel Granval poursuit son voyage introspectif dans les méandres de sa mémoire de cinéphile... Comme cela a déjà été mentionné sur ce blog, notre ami mervillois publie à intervalles plus ou moins réguliers les chapitres de ses souvenirs sur son propre blog dont vous trouverez le lien ci dessous... Merville, mais surtout Lille sont copieusement évoquées dans ce nouveau chapitre avec, ô joie, de nombreux documents !!!


N'hésitez pas non plus à soutenir le Ciné Club de Merville à travers sa toute nouvelle page facebook : 

lundi 11 août 2014

Un lecteur nous raconte ses souvenirs douaisiens...

Un lecteur de ce blog, Georges Vinaver m'a envoyé un mail me racontant ses souvenirs de cinéma à Douai...
Avec son autorisation, je publie son texte qui rappellera certainement des souvenirs à certains, habitant de Douai, ou d'ailleurs...

Déjà publié sur ce blog, mais tellement révélateur d'une certaine ambiance
comme le raconte Georges Vinaver dans le texte qu'il m'a envoyé ! 

Je suis né en 1948, et j'ai habité Auby, puis Douai, de 1948 à 1958. L'économie de le  région tournait alors essentiellement autour des mines de charbon autour de la ville. A Douai, il y avait toutes les classes sociales, depuis les cadres d'industrie jusqu'au prolétariat qui habitait des baraques en bois du côté de la piscine toute neuve. Ceux qui en venaient ne parlaient qu'un patois chti qui les désignaient aux plaisanteries des gens bien, et des instituteurs, prompts à moquer leur pauvre langue et leur accent.

"- M'sieur, qu'est ce qu'on fait à c't'heure?
- On ne dit pas à c't'heure... "
S'ils avaient su les millions que Dany Boon tirerait de leur langue fleurie !!

Le cinéma, à l'époque tout le monde y allait, le prolo comme le bourgeois. C'était avant la télé pour tous. Les pauvres étaient trop pauvres pour acheter un poste, et les instruits, comme mes parents, pensaient que cela gâtait l'esprit de la jeunesse.  Restait le cinéma, que même les bourgeois acceptaient comme faisant partie de la culture. Tout le monde, donc, allait au Palace. Il y avait en général cohue au guichet, et foule dans la salle.

Le Palace...
Je m'en souviens comme si c'était hier...
Je n¹ai pas, malheureusement, de photos des cinémas douaisiens où j'ai, pourtant, forgé ma cinéphilie jusqu¹en 1959, date de mon déménagement à Paris. Dans la capitale, les cinés de la rue Champollion, la cinémathèque de la rue d'Ulm, le Gaumont Palace (Ben Hur !) ont pris le relai. Là aussi, il y aurait à faire un petit requiem pour les dizaines de salles disparues...
Mais revenons à Douai, au Palace : un cinéma à l'ancienne, avec balcon et parterre. De mon temps, c'était le seul cinéma de la place d'Armes. Le Colisée, dont je découvre des photos sur votre blog, jamais entendu parler ! Ça a dû être construit après...
Les programmes étaient en trois parties, avec docu, actualités et, après l'entracte, le "grand film" !
L'entracte était le moment des esquimaux (vendus à la criée dans la salle) et des publicités (je me souviens de celles où Duvaleix pour Paic, dont voici un exemple : http://www.culturepub.fr/videos/paic-lessive-mousse-conseils-de-l-oncle-hippolyte/

Après les pub ciné (Balzac 0001, Jean Mineur publicité, 79, Champs Elysées, Paris, disait une vois de stentor), le rideau publicitaire, tout en couleurs fluorescentes descendait (c'était pour les commerçants locaux, genre
Lauverjat, Boldoduc, le soldat laboureur).

Voici des films que je me souviens d'avoir vu au Palace.
Je me souviens d'y avoir vu (trois fois de suite!) "La ruée vers l'or" : une salle pleine à craquer et  pliée en quatre, explosions de rires, alors qu’aujourd’hui¹hui, un tel film, passé à la cinémathèque, ne déclenche plus que des sourires et la salle ne sera pas remplie). Quel choc, Charlot. J'avais déjà vu de ses courts métrages (mon père avait acheté un projecteur 9mm5, et on louait des petits films chez un distributeur Film Office situé je ne sais où. Charlot policeman, Charlot chez le masseur, Beaucitron, Harold Lloyd, Laurel et Hardy. Mais la Ruée vers l'or, je crois que je me souviens de chaque gag de ce film car lors deces projections douaisiennes, ils se sont gravés à jamais dans mon cerveau.

Je me souviens aussi de la bataille du Rio de la Plata (j'ignorais, à l¹époque, qui étaient Powell et Presburger).
Je me souviens aussi du titre d¹un film l'armada sauvage. J¹ai vérifié sur IMDB, ça existe bien...
Je me souviens de 20000 lieues sous les mers, qui m'avaient tellement fichu la pétoche que j'avais détalé avant la fin du film.
Je me souviens de Misérables, version Gabin. C'est beaucoup plus tard que j'ai découvert que Gabin avait été jeune.
Je me souviens de Sans famille, avec Joel Flateau.
Je me souviens du  désert vivant de chez Disney.
Et, last but not least, le monde du silence de Cousteau (ce n'est que plus tard que j'ai appris que Louis Malle était de l'aventure).  Tout le monde, à cette époque, a dû voir ce film. Je suis devenu plongeur plus tard à cause de lui. Je l'ai revu il y a quelques années : le moins qu'on puisse dire, c'est que l'écologie n'avait pas encore pénétré les cerveaux ! Il y est question de requins "que les plongeurs n'aiment pas", et qu'on peut tuer sans remord. A l'époque (voyez  Tintin au Congo, ou le trésor de Rackam le Rouge), massacrer des espèces "nuisibles" semblait aller de soi...)
Je me souviens aussi avoir vu Blanche neige, la belle et le vagabond de chez Disney, le ballon rouge, une fée pas comme les autres (première apparition du canard Saturnin), Crin blanc. Mais ça, c'était peut être au Studium, dont je parle plus bas. 
et le très tire larme (et, je l'ignorais à l'époque, très franquiste) Marcellino pan y vino.
Il y en a eu d'autres, sans compter les films que je voyais à Lille quand on y allait pour le plaisir d¹avoir Six cinémas de rang dans la grand rue, et d'avoir le choix !!

Quand je dis que le cinéma était la distraction de tous, il n'était que d'entendre  les discussions dans la cour de l'école : certains films, tous les élèves sans exception l'avaient vu (le ballon rouge, et crin blanc, par exemple). Le lendemain de leur projection, on ne parlait que de ça dans la cour de récré. 

A côté du Palace, il y avait un café à l'ancienne, grande salle, grande hauteur sous plafond, avec des carafons d'eau de Seltz sur les tables, serveurs en tabliers blancs descendant jusqu'aux pieds. Le nom de ce café ? Je ne l'ai jamais su.  Au bout de la place, il y avait la librairie Lauverjat. Si l'on allait à la séance du dimanche après-midi, on pouvait aller, ensuite, manger des gâteaux et boire du thé chez Warlop, qui se trouvait rue de la mairie, à quelques pas de la place d'Armes.

La place était encore accessible aux voitures, et il y avait un promontoire où se tenait un flic réglant la circulation. Je m¹en souviens car on m¹avait offert pour mon anniversaire une tenue de policier, et j¹avais été, ainsi harnaché trouver le flic qui se trouvait en faction et qui m¹avait laissé régler, quelques minutes, la circulation. Je n¹ai, si ma mémoire est bonne, pas provoqué d¹accident !

Et je me souviens qu¹il existait un autre cinéma, le Studium. Je ne sais plus où il était, il me semble qu¹il n¹était pas loin de la pâtisserie Warlop, qui faisait salon de thé. Je ne sais plus ce que j'y ai vu, sauf un très vif souvenir qui m'a marqué : La bergère et le ramoneur, de Paul Grimault, qui n'a plus été visible pendant des lustres, et que Grimault, qui n'avait pas eu le final cut, a remonté sous le titre très célèbre Le roi et l'oiseau.

Ah, et puis j'allais au lycée provisoire place du Barlet (à l'époque le primaire était intégré au lycée). Mon souvenir, aussi dingue que ça puisse être, est qu¹on nous servait de la bière au repas de midi...et du lait, Mendès-France oblige, à 16 h !

Mes parents me permettaient le cinéma, mais m'interdisaient les bandes dessinées! Alors, chaque jour, en allant à l'école, je me faisais raconter tous les Tintin par mon  camarade Lecomte qui, lui, avait le droit de les lire (et de jouer de l'accordéon, alors que mes parents considéraient que seul le piano était digne de notre milieu, l'accordéon faisant trop peuple)

Georges Vinaver.

dimanche 10 août 2014

Un article de La Voix sur les cinémas de Somain

L'ami Bernard Warin nous propose un article paru dans le grand quotidien régional, paru ce 04 août et consacré aux cinémas de Somain. 
Un grand merci à lui pour avoir remarqué cet article et le proposer ainsi pour ce blog ! 





vendredi 1 août 2014

Émotion pour le 1er ciné-concert à La Coupole

Toute la passion de Jacques Cambra au service d'une oeuvre...

Sous le dôme froid du bunker de la Coupole, le site historique de la 2nde guerre mondiale dans l'Audomarois, les premiers notes de piano de Jacques Cambra ont accompagné dès le générique les images scintillantes de "Maudite soit la guerre", le chef d'oeuvre d'Alfred Machin. Presque 100 ans jour pour jour après l'ordre de mobilisation générale qui allait précipité l'Europe dans l'effroi, les images de ce moyen métrage montrant les affres de la guerre à travers deux pays imaginaires ont interpellé les visiteurs qui ont fait le déplacement pour cette soirée pointue et de grande qualité. Philippe Tavernier, responsable du cinéma pour la DRAC de Lille, était également présent. 
Dans l'improvisation totale, faisant presque corps avec le film, les doigts de Cambra impriment le rythme des images. Plaidoyer pour une Europe en paix, l'oeuvre visionnaire du blendecquois Alfred Machin a été projeté pour la première fois quelques semaines avant les premiers coups de canon de ce qui allait devenir la Grande guerre. Production belge pour la firme Pathé, le film a des intertitres en flamand, traduites bien sur en français. Le film montre bien les ravages de la guerre moderne à travers l'utilisation de l'aviation. Il montre également à travers des vues poignantes, les vies brisées par les drames et les bêtises militaires. Dès l'annonce de la mobilisation en août 1914, il a rapidement disparu des projecteurs... Rarement montrée, c'est une oeuvre entièrement restaurée qui a été projetée ce soir. Jacques Cambra a également annoncé que ce film sera aussi à l'affiche du prochain festival de cinéma d'Arras, mais cette fois avec un orchestre symphonique composé de musiciens de différentes nationalités.

Voici 2 minutes du début du film... (désolé pour la qualité, j'ai fait ce que j'ai pu...)


Avant la diffusion de ce film, la Coupole a présenté 3 bandes issues des Archives cinématographiques de l'armée. Il s agit de trois vues montrant la préparation d'une escadrille, des vues d'Arras et des vestiges des monuments "causés par la barbarie allemande" et une scène de fantassins maniant la mitrailleuse. Ces vues ont été projetées brut, sans artifice, aucun accompagnement sonores ni commentaires. Un silence total. Portant, elles auraient mérité un petit résumé explicatif sur le contexte, le cadrage, les choix des vues, ce qu'on doit montrer, ce qu on peut montrer et ce qu on ne montre pas. Machin est, avec d'autres le créateur du Service Cinématographique des Armées qui, elle-même subit mais aussi effectue, une censure importante pour que l'arrière tienne. On aurait pu signaler sur le sujet montrant les ruines d'Arras qu'il s'agit d'images de propagande cherchant à faire basculer l'opinion publique dans la guerre totale : "voyez ce que font les boches concernant nos monuments !" Ceci expliquant qu'il faut tenir car le sol est foulé ! On insiste pas assez également sur les choix des vues, sur l'absence des civils lors du tournage... L'autre vue est encore plus significative puisqu'on montre un bataillon s'exerçant au maniement de la mitrailleuse. Rien n'est dit sur la contextualisation de cette vue "d'actualité, visée par l'armée française" de l'époque. On montre des exercices de mitrailleuse, des fantassins couchés, mimant la prise d'une arme allemande. On est pourtant dans la re-création de l’événement pur puisqu'il serait impossible à l'opérateur de l'époque de filmer ces scènes directement sur la zone de combats. Malheureusement, cela n'a pas été assez assez souligné lors de la présentation de ces trois vues.
Reste de le souvenir du film d'Alfred Machin...

Une des vues d'actualité projetées à la Coupole

Fiche consacrée  Machin et à son oeuvre "Maudite soit la guerre" sur le site des Archives du Pas-de-Calais : http://www.archivespasdecalais.fr/Anniversaires/29-mai-1914-sortie-a-Paris-du-film-Maudite-soit-la-Guerre-d-Alfred-Machin