© Olivier JOOS - 2009/2015

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mardi 29 juillet 2014

Alfred Machin, un pionnier blendecquois !

Le Centre historique de La Coupole d'Helfaut rend en cette fin juillet un hommage à Alfred Machin. Réalisateur de l'écurie Pathé, Alfred Machin est un audomarois pur souche, née à Blendecques à côté de Saint-Omer le 20 avril 1877. Par son oeuvre marquée notamment par la Grande Guerre, la coupole a décidé de projeter certains films de Machin lors des commémorations du début de la la Grande Guerre, avec un ciné-concert de prestige et en invité d'honneur Jacques Cambra. 


Machin est un des réalisateurs les plus prolifiques de France. C'est également un pionnier dans le domaine du documentaire et il a également été l'un des créateurs du Service Cinématographique des Armées, l’ancêtre du SIRPA et de l'ECPA, devenu la DICOD, le service de documentation et d'information des armées. A ce titre, il a réalisé des vues de tranchées et des images de la bataille de Verdun. Il fait tourner de nombreux animaux dans les studios qu'il crée à Nice où il décède en 1929.
Amis conteurs, réalisateurs à la recherche d'un sujet en or, écrivains en panne d'inspiration.. lisez la passionnante mais trop brève biographie de Wikipédia consacrée à Machin et vous êtes déjà transportés des rives de l'Aa à ceux du Nil, des griffes d'une panthère au cœur des tranchées, et de Charles Pathé aux vicissitudes à créer un cinéma belge... : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_Machin
Quelques vues de Machin sont disponibles sur Youtube, notamment ses vues documentaires au cœur de l'Afrique, ainsi qu'un de ses chefs d'oeuvre : le Moulin maudit 
Un de ses films les plus importants est le mélodrame : Maudite soit la guerre, tourné en 1913. Oeuvre d'anticipation, sortie peu de temps avant la première guerre mondiale, il montre avec justesse, quelques mois avant les premiers massacres de masse des soldats, les ravages d'une guerre moderne. C'est ce film qui sera projeté lors du cinéma-concert à la Coupole par Jacques Cambra. 
Fiche de Maudite soit la guerre avec le synopsis

vendredi 25 juillet 2014

Reportage photo sur les cinémas de Isbergues

Rio, Lux, Modern, Ritz,... Isbergues a connu de très nombreuses salles de cinéma depuis l'invention des frères Lumière en 1895. Même si plus aucune salle n'est aujourd'hui en activité dans la commune, les anciens se souviennent de ces temples du 7ème Art dont il ne reste aujourd'hui que les façades et les souvenirs qui s'effacent peu à peu. Aucune salle n'a été détruite et rasée. Elles sont encore toutes là, modifiées, changées, transformées... Ce sont donc 5 cinémas qui ont enchanté les isberguois, molinghemois et berguettois depuis plus de cent ans ! Cité industrielle, nœud ferroviaire, centre commercial avec une vaste campagne environnante permettant de drainer des spectateurs potentiels, nos trois communes aujourd'hui liées ont vu se construire 5 salles, ce qui est beaucoup par rapport aux seuls 3 cinémas de Aire-sur-la-Lys ! Du vaste temple à la salle de quartier en passant par le ciné du curé, il y en a eu pour tous les goûts et toutes étaient des salles uniques, contrairement à la vogue des multiplexes qui a débuté dans les années 70 afin de trouver une réponse à la crise du cinéma. C'est certainement parce que ces cinémas étaient trop petits pour être fractionnées en de multiples salles qu'ils ont fermé les uns après les autres, notamment lorsque leurs exploitants étaient atteints par la limite d'âge et qu'il n'y avait aucun repreneur. Passons en revue l'ensemble de ces lieux...
La grande salle de la ville est le cinéma Lemahieu, alias le Ciné Théâtre, situé rue Arthur Lamendin. Pour les plus jeunes, c'est l'actuelle salle des fêtes, mais les anciens se souviennent certainement des séances de cinéma. Avec plus de 700 places et une façade imposante et majestueuse, le lieu était un véritable temple dédié aux plaisirs des images animées. Il semble que deux générations de la famille Lemahieu ont tenu ce lieu construit entre 1933 et 1923. On imagine la foule se presser devant les entrées, le regard porté vers les affiches situées de chaque côté. L'ensemble symétrique avec ses arrondis et ses arcs d'inspiration romanes font un penser à une église dédié au culte des images animées. Une rosace-vitrail existait même sur le haut du fronton, ainsi qu'une avancée qui devait certainement faire office de cabine de projection, au-dessus des portes d'accès. Aujourd'hui, ce grand et vaste bâtiment à la large façade est devenu, comme dans de nombreuses villes moyennes, la salle des fêtes lors de la fermeture du cinéma. Il a même accueilli à une époque le centre médico-social.
Voici quelques images de ce cinéma : la façade, des vues de côté...







A quelques centaines de mètres de cette salle, sur le même trottoir, nous trouvons le cinéma du curé, dénommé le Lux, juste en face de la petite chapelle de Sainte-Isbergue. Celui-ci répond à une autre logique : divertir les familles à la fois dans un souci de propagande religieuse et de contrôle des films projetés. On n'hésitait pas alors à censurer certains films et comme tous les cinémas paroissiaux, le Lux était affilié à l'O.T.C.F. (Office Technique du Cinéma Familial) qui donnait notamment une côte morale aux films, ou qui faisait directement des coupes aux ciseaux dans les bobines. Aujourd'hui, c'est devenu une grande salle pour faire des repas, pour des mariages,... Le lieu a peu changé, à part l'entrée emmurée. Seule l'inscription est peut-être encore d'origine.
Quelques photos : 







Pas très loin de l'usine métallurgique, le Ritz était une pièce maitresse du divertissement dans l'ancienne rue Salengro, jadis très commerçante et populaire dans le quartier du Pont à Balques. Avec une façade abandonnée comme quasiment tous les commerces de cette rue, seule la salle visible par une petite impasse qui devait permettre la sortie des spectateurs semble avoir résisté au temps pour devenir une charmante petite habitation.



Avec un patronyme fleurant bon le cinéma de quartier et l'ambiance « Dernière Séance », le Rio est situé rue Schuman, face aux voies ferrées. A proximité du passage à niveaux et du café P.M.U. le Vincennes, il appartenait à Mr Delplace. Vaste bâtiment de couleur sable, il abrite aujourd'hui des appartements mais l'immense porche d'entrée est encore bien visible avec son auvent.
Des photos...








Enfin, dernier cinéma emblématique de la commune, situé juste en face de la mairie annexe de Molinghem, à l'intersection de la rue du Docteur Bailliet et de la rue du 08 mai, nous trouvons le bâtiment de l'ancien cinéma Modern, tenu de longues années par Mr et Mme Mazo. A cet endroit se trouvait auparavant une scierie, tenue par Mr Maréchal. Mais dans les années 30, la vogue du cinéma s'empare du lieu qui devient alors le Modern d'une capacité de 400 places. Pendant la seconde guerre mondiale, l'activité cinéma se maintient tant bien que mal. Un soir, les forces allemandes se sont postées à la sortie de ce lieu pour emmener de force tous les hommes en âge de travailler vers l'Allemagne pour y effectuer le STO, le Service du Travail Obligatoire. A sa fermeture, le cinéma a été transformé en magasin de jouets, tenu par Mme Huyghe. Il y avait également un garage tenu par André Huyghe. Puis, l'arrière du bâtiment, une pizzéria s'est installée.
Des photos...



Aujourd'hui, le plaisir du cinéma s'en est allé et les isberguois doivent faire des kilomètres s'ils veulent se faire une toile.

Un grand merci à Jérome Engrand et à Fred Rick.

mercredi 16 juillet 2014

Le Cinos de Berck va ouvrir (enfin !!)

Après le fâcheux épisodes des fauteuils et leur rocambolesque acheminement, le Cinos de Berck va prochainement ouvrir !! Ouf, se disent les cinéphiles de Berck et des environs, impatients de découvrir ce nouvel établissement ! Voici l'article de la Voix du Nord paru ce jour de 16 juillet...



samedi 12 juillet 2014

Une nouvelle date, un nouveau prix pour le circuit cinéma !

Nous vous proposons une nouvelle date, cette fois un week-end complet en septembre, et un nouveau prix, moins cher que le précédent, pour le circuit touristique inédit en France : découvrir un département à travers le thème du cinéma !! 
Découvrir des secrets de tournage des grands films (et d'autres) tournés dans le Nord, visiter des salles de cinéma, qu'elles soient encore en activité ou fermées, reconverties depuis longtemps, s'étonner de la vivacité du 7eme Art dans le Nord en rendant visite à des structures innovantes comme Pôle images ou interrogent des passionnés... C'est ce que vous propose ce circuit touristique sur deux jours, à la découverte du département du Nord, de Lille à Bray-Dunes, de Aniche à Wallers, de Bergues à Roubaix... Les liens secrets et intenses qui lient ce département avec le cinéma n'auront plus de secret pour vous, le tout à 239 euros tout, tout, tout compris pour les dates des samedi 27 et dimanche 28 septembre !! ... Cliquez ou lisez sur l'image pour de plus amples renseignements ! Mail : jcrouzet@cdt-nord.fr


mercredi 2 juillet 2014

Le Vog de Lille

Voici quelques photos d'une ancienne salle lilloise, située quartier Wazemmes, rue Mourmant, à proximité avec la célébrissime rue Gambetta ! Il s'agit de l'ancien cinéma Vog, présent dans l'annuaire Bellaye dans les années 50. Cet annuaire nous informe que ses anciens dirigeants sont messieurs Houte et Hugon. La salle a alors une capacité de 500 places et offre 7 représentations par semaine. Si vous êtes de ce quartier, si vous avez été dans ce cinéma, si vous êtes de la famille des anciens exploitants ou du personnel qui a travaillé dans ce cinéma, vos souvenirs m'intéressent... Et pourquoi pas également, une ancienne photo de ce cinéma !!