© Olivier JOOS - 2009/2015

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dimanche 30 mars 2014

ça tourne à Wimereux...


Ce mercredi, une équipe de tournage de France Télévisions est venu à Wimereux pour tourner un téléfilm nommé "Couvre-feu" avec Robin Renucci, la vedette de la série télé à succès "Un Village français". Il semble, à la lecture des articles mentionnant ce tournage qu'il s'agit de l'évacuation d'une station balnéaire suite à l'annonce d'une tempête approchant des côtes... A ma connaissance, un premier film catastrophe tourné dans le Nord ? Le réalisateur est Harry Cleven.
Vous avez participé à ce tournage ? Vous avez des anecdotes ? Des photos à faire partager  ? Contactez moi ! 

La Voix du Nord a publié un article et une série de photos sur ce tournage :
http://www.lavoixdunord.fr/region/wimereux-robin-renucci-en-tournage-dans-un-telefilm-ia31b49089n1999518

lundi 24 mars 2014

Le cinéma mystère : le Caméo de Iwuy


Grâce à la perspicacité d'un lecteur de ce blog, Jean-Marie Prévost, fervent érudit et grand connaisseur de tout ce qui touche de près ou de loin au cinéma régional, à l'exploitation et au maniement des projecteurs, nous avons pu mettre un nom une ville, un exploitant derrière la carte postale dénichée par l'ami Bernard Warin sur le site Delcampe. Il s'agit du cinéma Caméo de la ville de Iwuy, au nord de Cambrai, au 31 rue Foch. D'une capacité de 400 places, le bâtiment existe toujours. Il était dirigé par Mr Bataille. Cette salle a ensuite servi de lieu d'entrainement pour une association locale. 

Bernard Warin a zoomé sur les films à l'affiche ce qui nous permet de donner une idée de la date de cette photo. Il s'agit de "Deux de l'escadrille", film de 1952 avec J. Richard et R. Pierre et un western de 1951 : "La Montagne Rouge" avec A. Ladd. 

Lien google StreetView vers ce cinéma :
https://maps.google.fr/maps?q=mairie+%C3%A0+proximit%C3%A9+de+Iwuy&hl=fr&ie=UTF8&ll=50.232658,3.321905&spn=0.00011,0.083685&sll=49.601767,2.817668&sspn=1.502432,5.355835&oq=mairie+iwuy&hq=mairie&hnear=Iwuy,+Nord,+Nord-Pas-de-Calais&t=m&fll=50.230242,3.317699&fspn=0.02317,0.083685&z=14&layer=c&cbll=50.232562,3.321914&panoid=JSVHsiJihwfbmw_Cun7H7A&cbp=12,241.4,,0,-9.02

lundi 17 mars 2014

Le Cinélux de Rosendael







L'ami Bernard Warin nous propose une carte postale ancienne : le Cinélux de Rosendaël, jadis une commune autonome proche de Dunkerque, aujourd'hui un quartier de ce grand port, rattaché à la mairie de Dunkerque. La carte postale montre le cinéma Cinélux situé sur la place de la mairie. Aujourd'hui, Google StreetView nous montre que ce cinéma et les bâtiments situés sur les côtés, ont totalement disparu. Seule la maison sur le trottoir d'en face, avec le splendide pignon à étage et de briques, est toujours là... Mais point de Cinélux. Retour ves les documents écrits... à la lecture des annuaires professionnelles, point de Cinélux ! La trace d'un cinéma Familia situé également sur la place de la mairie de Rosendaël, est pourtant attesté dans les années 50...

AJOUTS :

L'indispensable Jean-Marie Prévost nous apporte des éclaircissements précieux sur cette salle. Voici son commentaire : " Cette salle du Cinélux appartenait à la famille Guyart qui a racheté toutes les salles de cinéma de Dunkerque et Malo. Le nom de leur société était Etoile. En 1963, ce groupe Etoile possédait le Cinélux de 425 places, le Régent place de la République et le Ritz au 66 rue Paul doumer avec une capacité de 500 places. A Malon Etoile de Jean Guyart possédait le Casino sur la digue de mer, et à Dunkerque, c'était le Cinévog, 26 rue des abattoirs avec 837 places. Le groupe possède également le cinéma Gymnase de Calais, 37 rue Champellier avec 590 places. Il y aura ensuite une entente sur des sociétés nouvelles vers 1972 avec Mr Jacquemetton qui possède alors les autres cinémas de Calais pour des créations de cinémas multiples..."

Vous avez un souvenir de ce cinéma ? Une idée des anciens exploitants ? Vous avez d'autres documents ? Un nom à proposer en ce qui concerne les directeurs... Contactez moi !!

Détail de la carte postale

vendredi 14 mars 2014

Le FIGRA au Touquet


Grand festival international d'images, le FIGRA se tient à la fin mars au Touquet. Il s'agit du festival international du grand reportage d'actualité et du documentaire de société. Cette année 2014, il se tient du 60 au 30 mars, au Palais des Congrès de la station balnéaire. Débauche d'images et de documentaires, le FIGRA est une fenêtre sur le monde, une réflexion sur les évolutions de nos sociétés. Pour cette 21 ème édition en 2014, le FIGRA poursuit ce qui a fait sa force, la rencontre entre le public et les professionnels du documentaire, les échanges autour de thèmes citoyens et d'images filmées aux 4 coins du monde et permet au Nord-Pas-de-Calais de s'inscrire dans les grandes régions proposant des festivals de très grande renommée...
Site internet du FIGRA avec le programme officiel : http://www.figra.fr

lundi 10 mars 2014

Alain Resnais filme Boulogne en 1962

Les célèbres tours, sur le fronton de mer du port de Boulogne-sur-Mer, symboles de la reconstruction de la ville...

Alors que le monde du cinéma pleure l'un de ses réalisateurs disparus en cette fin de février 2014 à l'âge de 91 ans, rappelons que Alain Resnais a posé sa caméra et son ton à Boulogne-sur-Mer pour l'un de ses premiers films de fiction (son 3ème exactement) tourné en 1962. Il s'agit de "Muriel ou le temps d'un retour", avec Catherine Seyrig, oeuvre dramatique, sur un scénario de Jean Cayrol, récompensé par le prix de la critique à la Mostra de Venise en 1963. Choisir de tourner à Boulogne n'était pas une évidence pour Resnais qui avait également opté pour Brest. Ce choix n'est pas anodin car il filme la ville comme un personnage à part entière dans ce film. L'empreinte urbaine est très forte et les moments où la ville est montrée participent pleinement à l'intrigue dont la toile de fond est la guerre d'Algérie et la question de la torture... 
De nombreuses vues montrent en effet la vieille ville de Boulogne et les quartiers du bord de mer. On y voit aussi par exemple l'ancien Casino, situé sur l'emplacement actuel de Nausicaa. On y voit très bien le monumental escalier à l'intérieur de cet édifice qui a marqué l'esprit des anciens boulonnais. On distingue sur ce film les nouveaux bâtiments, sortis de terre lors de la toute récente reconstruction de la ville, quasiment détruite pendant la seconde guerre mondiale. C'est parce que les personnages du film sont tourmentés par leur passé, la guerre les anciennes intrigues amoureuses rompues par le conflit, le problème des non dits de l'actuel guerre d'Algérie, etc... que le film se situe dans une ville reconstruite : à l'identique ? Respect du passé ? Faire table rase du passé ?

Image du film... L'entrée du port de Boulogne dans les années 60...

En 2009, le film est de nouveau projeté à Boulogne à l'initiative de Frédéric Debussche, animateur du patrimoine. "A l'époque, raconte Debussche pour la Voix du Nord, je pensais faire une exposition spéciale sur ce film. J'avais rencontré la photographe de plateau, Liliane de Kermadec, qui m'avait ouvert ses archives de tournage et ses nombreuses photos de Boulogne en 1962." 

Voici la bande annonce, les boulonnais retrouveront des aspects de leur ville.

video


Voir ce film, le connaitre, travaillez dessus, retrouvez la mémoire des figurants, retrouvez les rushs, voir les photos de tournage, les garder et les conserver dans un lieu unique, interrogez l'équipe de tournage... voici le vrai travail d'une Cinémathèque régionale qui aurait en ses murs toute la documentation possible autour de cette oeuvre.. et pourrait ensuite faire travailler des élèves sur la représentation de la région au cinéma, travaillez et étudiez de grands réalisateurs qui ont posé leurs caméras et leur œil sur la région, d'ou la nécessité d'une telle structure !! 

Un extrait du film où on reconnait la patte du futur réalisateur de "On connait la chanson". Regardez la vidéo jusqu'au bout, on voit les célèbres tours-immeubles sur le fronton de mer à Boulogne-sur-Mer : 


Excellentes analyses du film : 

jeudi 6 mars 2014

Le Printania Palace d'Auchel


Plusieurs dizaines d'années séparent ces deux photos. J'ai tenté le même cadrage, pas évident...

Voici deux photos ci-dessous et tout une série de clichés en dessous de ce petit texte concernant le cinéma Printania palace de Auchel, situé au 47 de la rue du Général Leclerc.
Un autre cinéma existait 100 mètres plus loin en direction de Houdain et 5 autres salles existaient dans un rayon de 2 kilomètres.
Le Printania bénéficiait des cités minières toutes proches. Dans les années 30, le directeur de ce cinéma est Mr Petit et la salle propose 4 musiciens pour ces séances en muet et a alors une capacité de 800 places !! Dans les années 50, la salle a cette fois une capacité de 678 spectateurs. Elle est alors dirigée par Mr Hercelle.
Michel Walkowiak, qui m'a envoyé la carte postale ancienne du haut, a vécu la grande époque de cette salle : "tous les gamins se retrouvaient dans cette grande salle qui, au moment de l'entracte, avait son sol jonché de coquilles de cacahuètes et les dessins animés genre Tex Avery étaient accueillis à grands cris en ce temps là. Véritable cinéma de quartier, cette salle proposait des péplums, des films d'aventure..."

Si vous avez des souvenirs de cette salle, des anecdotes, des documents, mais aussi si vous faites parti de la famille de Mr Petit ou de Mr Hercelle, mais peut-être aussi d'autres exploitants ou projectionnistes que je ne connais pas... Et enfin, si vous dirigé ou si vous travaillé pour l'actuel entreprise qui possède cette salle, l'entreprise, alors contactez moi !!

Voici quelques photos de cette salle aujourd'hui occupé par une entreprise en bâtiment comme débarras, salle de stockage... Y-z-t-il encore des souvenirs de la vocation de cinéma dans cette salle ? Mystère que je souhaiterais bien éclaircir...

La façade du cinéma, bien en face... on voit que la transformation majeure de la façade est les portes d'entrée à la salle.
Dorénavant, un rideau métallique et une porte fermée ont remplacé les deux entrées visibles sur la carte postale ancienne.


Bien en face, la fameuse lucarne du centre de la façade avec un liseré bleu qui disparaît peu à peu...





Partie du mur où étaient accrochées les affiches du film. On distingue les crochets pour placer les affiches.


Zoom vers l'inscription de l'architecte de ce cinéma... Aujourd'hui, une inscription placée sur la façade et qui disparaît, quasi illisible. Si quelqu'un peu déchiffrer...


Zoom vers la lucarne... et son bleu ciel azur


Photo décalé de la façade où on voit l'arrière de la salle avec ses tôles ondulées ci dessous.




Bien en face de la façade, le pinacle décoratif sur la droite est encore à peu près intact...


On ne peut pas dire autant du pinacle décoratif de la partie gauche... bien amoché


L'arrière de la façade du Printania

mardi 4 mars 2014

Des voitures anciennes de l’Audomarois vedettes du grand et du petit écran

Sujet étonnant pour ce nouveau message posté sur le blog...
En effet, vedettes du grand comme du petit écran, ce sont des voitures anciennes basées près de Saint-Omer qui deviennent les ambassadeurs de notre région dans les fictions tournées sur nos terres ! 
Voici un article, version un peu allongé, paru dans l'Echo de la Lys : 
Scène de tournage de la série policière "nordiste" : "Les petits meurtres d'Agatha Christie". Impeccable, le commissaire
Laurence interprété par Samuel Labarthe, attend sagement près de son énigmatique Facel Vega...
" Distingué, le commissaire Laurence est devenu en quelques épisodes un des flics de télé les plus appréciés des téléspectateurs. Il a dignement pris la relève du commissaire Larosière dans la série de France 2 « Les petits meurtres d’Agatha Christie » tournée depuis quelques années dans le Nord-Pas-de-Calais. Ce personnage, interprété par Samuel Labarthe, se veut être un flic moderne dans la France des années 50. Toujours bien habillé, cheveux gominés, montre dernier cri au poignet, notre enquêteur possède également une splendide voiture de sport qui ne laisse pas indifférent l’amateur de 4 roues rivé sur son poste de télévision… Mais qui sait que ce petit bolide d’une marque peu connue, une Fasel Vega de couleur rouge bordeaux, est dorloté dans l’audomarois lorsqu’il n’est pas devant les caméras.
Tranquille et chouchoutée, la Facel Vega du Commissaire Laurence
attend les prochaines prises d'un  tournage à venir...
De nombreux autres véhicules de cette série sont aussi bichonnés et entretenus dans ce secteur du Pas-de-Calais. C’est l’association des Brigades de l’Aa, présidé par Francis Delery et dont le siège est à Ouve-Wirquin, qui loue les véhicules lors des tournages qui se déroulent dans le Nord. Dernièrement, caméras, réalisateur et comédiens tournaient pour des épisodes à venir prochainement à Cassel, Douai et Roubaix. La voiture du commissaire Laurence trône fièrement dans le local-musée, une ancienne usine, de ce club de passionnés de vieille mécanique. Avec elle, prêt à ronronner, nous trouvons de nombreuses voitures que les Brigades mettent à disposition pour des tournages dans la région : dans les « Petits meurtres » bien sur avec une fourgonnette pour la police et des Peugeot 203 et 202.
Une estafette de la police utilisée dans la série
Autre véhicule pour un prochain film : une 403 vert-olive qui sera bientôt visible dans le prochain film de Julie Depardieu, tourné à Berck l’été dernier. Il y a aussi une vieille Citroën visible dans le prochain téléfilm nommé « la permission » pour France 3 et interprété par Frédéric Bouraly (le José de « Scènes de ménage »),… « Actuellement, nous préparons une 403 couleur kaki militaire pour le prochain tournage avec DanyBoon au printemps, un film sur l’exode de mai 1940, tourné par Christian Carion dans la région, et probablement appelé "En mai, fais ce qu'il te plait" », raconte Jordan Verborg, jeune mécanicien de Hallines, embauché récemment par les Brigades de l’Aa. « Association 100% privée, nous nous donnons les moyens pour aller vers les jeunes, raconte le président Delery, en embauchant deux contrats d’avenir : Jordan pour la partie mécanique et Florent pour ce qui est de la carrosserie/peinture. » Ce recrutement témoigne de l’essor et de l’engagement des Brigades de l’Aa vers un tourisme culturel et technique puisqu’il est le seul musée consacré à l’automobile dans toute la région nord-Pas-de-Calais. Proposant les modèles les plus connues des trois grandes marques françaises, comme une 2CV, une traction avant, les grands succès de Peugeot et de Citroën, le musée possède des véhicules de police et de gendarmerie, des voitures de sport et s’intéresse aussi aux marques qui ont disparu de nos routes. Qui se souvient des marques Mathis, DeDion, Chenard et Walker ? Le musée nous rappelle l’histoire de cette industrie typique du XXème siècle et caractéristique de notre soif d’aller toujours plus vite en mettant à disposition des yeux des visiteurs une centaine de véhicules. « C’est la sauvegarde du patrimoine qui nous intéresse, martèle Francis Delery, et la volonté de transmettre aux générations futures l’histoire de l’automobile, de la mécanique, de tout ce qui roule… »
Une voiture ancienne en préparation pour le prochain Christian Carion
Le musée propose également des cycles et des motos que nous retrouvons également parfois dans des films et séries avec une impressionnante collection de scooters. Passionné, Francis cherche à faire partager son amour de la mécanique, notamment en ouvrant le musée tous les dimanches à partir de mai jusqu’en septembre, de 10 heures à 18 heures, avec la complicité des 87 membres et bénévoles de l’association. « Ouvert en 2006,  nous essayons de promouvoir le musée, de faire venir les gens, mais ce n’est pas facile d’attirer les visiteurs car nous ne sommes pas sur les grands axes ! Un petit coup de pouce du département avec un fléchage des grands axes vers le musée ne serait pas de refus ! » Avec une renommée grandissante et le formidable coup de projecteur des tournages, le musée des Brigades de l’Aa s’inscrit peu à peu dans le paysage touristique de notre secteur. Il mérite d’être connu par les habitants.

Pour de plus amples renseignements : www.lesbrigadesdelaa.com

Une 403 visible dans le prochain film de Julie Depardieu tourné l'été dernier à Berck/Mer

Une Citroën que l'on verra prochainement dans un téléfilm de France 3 "La Permission"


dimanche 2 mars 2014

Fantasia par l'ONL : grand succès populaire

La Symphonie Pastorale de Beethoven illustrée par Disney : Bacchus, des centaures, un âne, des satyres,
la mythologie gréco-romaine revue et corrigée par l'esprit disneyien sur une musique d'un compositeur allemand.
Photo de Christophe Lefebvre provenant de La Voix du Nord

L'Orchestre National de Lille poursuit avec brio sa complicité avec les chefs d'oeuvre du 7ème Art.
Après l'hommage au compositeur roubaisien Georges Delerue à travers un medley de ses plus grandes B.O., puis la mise en musique de grands classiques du muet avec les partitions originales pour « Métropolis » de Fritz Lang et du « Cuirassé Potemkine » d'Eisenstein,... puis, l'année dernière avec la magie de « Matrix » et le score original joué en live en même temps que le film, les musiciens de la capitale du Nord se sont lancés dans un autre défi : interpréter « Fantasia », l'oeuvre intemporelle des studios Disney pendant les vacances scolaires de février. Cette série de concerts s'est déroulée au fief de l'ONL au Nouveau Siècle, mais aussi à Boulogne-sur-Mer. Devant une salle considérablement rajeunie par rapport aux prestations habituelles de l'ONL, le chef d'orchestre Ludwig Wicki et les musiciens ont proposé différentes scènes tirées de deux films "Fantasia" de Disney, dans un habile mixage des deux œuvres disneyennes : la première version de 1940 et la dernière livraison en 2000. L'objectif ? Proposer un « best  of » de la musique classique, une invitation aux plus jeunes à découvrir les chefs d'oeuvre de la musique de Beethoven à Stravinsky, de Tchaikosky à Debussy, poursuivant ainsi le souhait de l'Oncle Walt : faire découvrir les trésors de la musique classique à travers le dessin animé, et créer ainsi une oeuvre originale, toujours sous-estimée, un habile mélange des thèmes des plus grands compositeurs de classique avec différentes scènes de dessins animés, une véritable croisée des arts. Sur l'écran géant de l'ONL, les plus jeunes - comme les moins jeunes - ont ainsi découvert (ou redécouvert) l'inévitable « Apprenti Soricer », pièce maîtresse de Fantasia, copieusement applaudi, mais aussi Dame Nature face aux méfaits d'un volcan sur une musique de Stravinsky, ou la magie du ballet des baleines à bosse en conclusion de ce récital sur une musique de Ottorino Resphigi.
La mise en place de ces extraits a permis de montrer l'évolution du graphisme disneyien et l'arrivée d'effets visuels proches de la 3D. On voit d'emblée les progrès réalisés en 60 ans si l'on compare les séquences célèbres telles que « la Danse des heures » (souvenez-vous le ballet des hippopotames et des crocodiles sur la musique de Ponchielli) face à la séquence magistralement interprété par l'ONL, à savoir le ballet des baleines à bosses sur une musique de Respighi ou l'aventure de Donald-Noé au dessins et à la précision hyper léchés face aux danses des champignons et autres fleurs sur les variations de Casse-Noisette de Tchaïkovski. On est touché et saisi par la naiveté des extraits de 1940 face à la précision informatisée de la version 2000.
Reste la partition menée sans temps morts par des musiciens jouant avec plaisir face à des enfants dont c'était souvent la première sortie devant un grand orchestre symphonique. A la sortie, les oreilles étaient encore bercées par la musique et de nombreux jeunes ont été étonnés par cette magie, cette alliance entre les images et la musique

A voir absolument pour faire le plein de photos : le compte Flickr de l'ONL sur l'adresse :  http://www.flickr.com/photos/onlille

Un reportage du JT de 20 heures de TF1 sur Fantasia de l'ONL : http://videos.tf1.fr/jt-20h/2014/l-orchestre-national-de-lille-aux-couleurs-de-disney-8374015.html

Dates à retenir absolument pour le prochain Ciné-Concert de l'ONL : le vendredi 23 mai à 20 h, le samedi 24 mai, 18 h 30 et le dimanche 25 mai, 16 heures, un hommage aux chefs d'oeuvres de Steven Spielberg et au travail de son compositeur fétiche, John Williams avec des extraits de E.T., Jurassic Park, Les Dents de la mer, Hook, La liste de Schindler, Indiana Jones, Rencontres du Troisième type,... sous la direction de Franck Strobel à qui on doit le superbe "Matrix" encore dans la mémoire de nombreux cinéphilomusicophiles venus apprécier le film des frères Wachowsky au Nouveau Siècle.