© Olivier JOOS - 2009/2015

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mercredi 19 février 2014

Le cinéma Gaumont de Lille

Vaste paquebot cinématographique de la rue de Béthune, le Gaumont est le complexe emblématique de cette rue à la fin du XXème siècle. Il a enchanté des millions de lillois qui se sont confortablement installés dans ses fauteuils moelleux...
Auparavant, c'est un autre cinéma qui occupait ses lieux, preuve de la permanence de l'établissement cinématographique rue de Béthune depuis des décennies... Il s'agit du cinéma Familia qui ferme définitivement ses portes le 17 avril 1977 pour une inauguration du nouveau Gaumont 8 mois plus tard le 21 décembre 1977 ! C'est l'architecte Guy Bitsch qui propose les plans de ce complexe Gaumont, nouvelle génération, puisqu'il faut utiliser l'espace au maximum, jouer avec les structures, ne proposer aucun espace vide en respectant tout de même l'idée maîtresse de l'architecture de cinéma de base : un profond espace qui entraîne le spectateur potentiel vers les rêves du 7ème Art. C'est ainsi qu'est créée le formidable "entonnoir", poussant l'amateur de cinéma vers la caisse lui permettant d'acquérir le précieux sésame et de se laisser bercer par l'écran géant. Donnant sur la rue, le hall d'entrée du Gaumont est un attrape-spectateur. Les murs sont tapissés des photos d'exploitation des films à l'affiche et plus le spectateur potentiel avance, plus l'obscurité se fait jusqu'à la caisse... Tapissé de néons, aux couleurs rouges chatoyantes et apaisantes, ce hall est gravé dans la mémoire des cinéphiles lillois avec ces fameuses rampes qui permettaient une fluidité du passage. L'architecte propose donc 8 salles, une nouveauté à l'époque de la mutation de la salle unique de centre-ville en une multitude de salles. Pour alléger le travail des projectionnistes, seuls trois cabines, par un agencement judicieux, sont installées avec les 8 appareils, tous tournés vers leurs salles respectives. Deux grandes salles immenses de 500 places permettent aux spectateurs de profiter d'écrans de 11 mètres ! Six autres salles plus petites sont bien dans le style de l'époque qui permet ainsi de multiplier les films à l'affiche et de faire face au lent déclin de la fréquentation. 
A une date indéterminée, le Gaumont "avale"son voisin le Régent. La salle s'impose rapidement comme le cinéma n°1 du centre-ville, voir même de toutes l'agglomération lilloise. Ce sont les restructurations des années 90 et l'arrivée des multiplexes et notamment le Kinépolis de Lomme qui va porter un coup fatal au Gaumont. Première étape, les changements importants qui vont se faire quelques centaines de mètres plus loin, lorsque le cinéma UGC va "fusionner" avec le cinéma Pathé situé à côté, créant un mastodonte de salles, devenant le premier cinéma de province et éclipsant le Gaumont. Ce dernier, ébranlé, va se voir porter le coup fatal avec la réussite du Kinépolis de Lomme et ses 21 salles ! 
C’est le 31 décembre 1997 que la gigantesque bâtisse de la firme à la marguerite, rue de Béthune, ferme ses portes. Gaumont quitte donc Lille, ne souhaitant pas être le numéro 2 dans la capitale des Flandres, derrière l’UGC. L’immense salle est détruite, rasée, laissant un gigantesque terrain vague au plein cœur de Lille. Cependant, cet endroit situé sur la 4ème artère la plus passante de France (hors Paris ) ne va pas rester longtemps à l’abandon…
A sa fermeture, les spéculations immobilières vont bon train. L'emplacement est stratégique sur la rue piétonne la plus commerçante de France. L'étendue du terrain fait pâlir d'envies les plus grandes enseignes.. mais le prix de la construction fait aussi frémir. Il faut cependant trouver une solution face à ce qui s'apparente comme une véritable verrue face aux grands magasins de ce secteur. 

Vous avez des souvenirs du Gaumont ? Des anecdotes à raconter ? Des documents ? Photos ? Tickets ? Contactez moi, je suis preneur !! 

La façade du complexe 8 salles Gaumont lors de son ouverture. On remarquera sur le côté droit de la
photo le R en rouge du voisin cinématographique du Gaumont, le Régent qui sera ensuite phagocyté
par le complexe à la marguerite. Celui-ci propose à l'affiche des "machines à entrées" puisqu'on
reconnait les affiches de la guerre des Etoiles et de la 7ème compagnie...

1ère page du document publicitaire lors de l'ouverture du Gaumont


Seconde page montrant les petites salles de ce complexe de centre-ville


Photo extraite de la Voix du Nord afin d'illustrer l'annonce de la fermeture définitive du complexe
Ticket de la salle 5 du Gaumont.

Photo présentant la destruction du complexe Gaumont. Toujours sur le même trottoir, on voit la façade du Régent, ancien cinéma, placé à coté du Gaumont.







mardi 18 février 2014

Un nouveau tournage pour la télévision à Wallers


C'est sur le site minier de Wallers, près de Valenciennes que France Télévisions a procédé à un casting ces derniers jours, afin de sélectionner des figurants et des acteurs potentiels, pour le tournage d'une prochaine fiction se déroulant dans la région ! C'est la société Cintévé qui recherche plus de 150 personnages, silhouettes et figurants de 16 à 80 ans pour un tournage se déroulant entre le 18 et le 20 mars ! L'histoire se déroule sur trois décennies, le 27 décembre 1974, jour de la terrible catastrophe minière de Liévin où les trois héroïnes perdent leurs pères. Puis, l'histoire propose de suivre le destin des trois amies, au grès de leur changement de vie et balaiera donc trois décennies de l'histoire de France, vues à travers le destin de ces trois jeunes femmes... Quitteront-elles le Nord-Pas-de-Calais  ? Pour ce tournage, la production recherche des personnes ayant un physique, ou plutôt une coupe de cheveux se rapprochant du look des années 70. C'était à nouveau ce type de silhouette que recherchait la production du dernier long métrage tourné dans la région avec Guillaume Canet. c'est le réalisateur Gabriel Aghion, connu notamment pour "Pédale douce" ou "le Libertin" qui est aux manettes de ce 6 fois 52 minutes, avec notamment Jérome Anger et Claire Nebout et dont l'histoire et le scénario est l'oeuvre de Dan Franck, excusez du peu !!
Vous avez suivi ce casting ? Vous avez une anecdote à faire connaitre ? A faire partager ? 

vendredi 14 février 2014

Le Cinéma Familia de Waziers et trois photos exceptionnelles

L'ami Bernard Warin nous propose un texte consacré au cinéma Familia de Waziers, petite commune limitrophe de Douai. 
C'est grâce aux souvenirs de Mme Baczyk-Richez, propriétaire du Familia de Waziers que Bernard Warin a pu rédiger ce texte. Les photos proviennent des archives de la famille. Il est bien sur évident que nous remercions Bernard Warin de cette initiative et j'encourage de nombreux lecteurs de ce blog à faire la même chose, à s'intéresser à l'histoire de la salle de cinéma de leur commune et de m'envoyer un texte, si possible avec illustration, pour faire partager ce pan méconnu de l'histoire du XXème s. de notre région : à la fois une histoire urbaine, une histoire culturelle, une histoire de familles,...

Alfred Richez, habitant Sin le Noble, achète à Dechy, en 1932, le cinéma de M. et Mme Maraesalle, route Nationale, lieu dit La Croix de Pierre. Ce cinéma devient le Cinéma des Familles. En 1936, il fait bâtir le cinéma Familia, 22, rue du Bivouac, à Waziers. Cette salle fonctionnera de 1938 jusque fin mars 1969.
Le Familia comprend 500 places en rez de chaussée et 100 places en balcon. Ces dernières sont des places numérotées. Un café est contigu au cinéma, et on peut accéder directement du café au hall du Familia où se trouve le guichet pour acheter son ticket. La confiserie se situe dans le café. Derrière celui-ci se trouvent une cuisine et une salle à manger. A l’étage, il y a 3 chambres pour les propriétaires. Les toilettes du cinéma sont dans la cour derrière le café. La salle de cinéma dispose d’un chauffage central au charbon (coke) et la chaudière est dans la cave.
Le Familia est un cinéma indépendant. Il projette les mêmes films qu’au Cinéma des Familles de Dechy et les bobines de films font la navette entre ces deux salles. A cette époque, les films sont parlants.
Alfred Richez laisse la direction du Familia à sa fille Germaine, rachète le Central Ciné (cinéma Dérin) de Waziers et l’offre à sa seconde fille Alfréda, épouse de Raymond Cogez.
Pour obtenir les films, les propriétaires se déplacent à Lille où se trouvent les agences de production. Après leurs achats et locations de films, les directeurs de salles de cinéma se rencontrent au Pingouin, près de la gare et au restaurant Robert, 4, rue du Vieux Faubourg.
Le Familia étant un cinéma de quartier, il ne fait pas de prospection avec des programmes en papier. Les affiches suffisent.
Au début, les séances se font les samedi, dimanche, mercredi et jeudi. Le lundi soir, une séance est programmée pour les ouvriers-mineurs. Cette séance fait toujours salle comble.
Plus tard, cette séance du lundi verra la projection de films pornographiques.
Cette salle de cinéma dispose d’une scène où se produiront des artistes de music-hall : prestidigitateurs, dresseurs de petits animaux, voyants, et l’inévitable Makovec « L’Hercule du Nord ».
Durant quelques années, à Noël, le Familia projeta un film, sous l’égide de la Municipalité, aux enfants des écoles, avec distribution de coquilles et d’oranges à la sortie.
La salle fermera en mars 1969, suite à la défection du public.
Les projecteurs seront envoyés au Cinéma des Familles de Dechy. Les fauteuils seront repris par la Municipalité de Waziers.


Façade du cinéma Familia, 22, rue du Bivouac à Waziers, en 1939.
A partir de la gauche : 6ème, 7ème et 8ème personnes : M. Richez, Mme Richez, et leur fille Germaine.


En haut : 2ème et 3ème personnes : Mme. Richez et son mari et 4ème personne : Mlle Balart, placeuse.
Au 1er rang,assises : Germaine et Alfreda Richez.


M. Baczyk François, mari de Mme. Germaine Richez dans la cabine de projection du Familia.

vendredi 7 février 2014

Le Kursaal de Divion


Voici au-dessus de ce texte une image prise depuis Google StreetView qui montre la façade de l'ancien Kursaal de Divion, avec, cette fois, ci-dessous, un article de Nord-Eclair consacré à la nouvelle propriétaire... 



Un lecteur de ce blog, Sylvain Babicz, nous propose donc cet article déniché ce vendredi 7 février dans le quotidien Nord-Eclair. Ce qui est rassurant, c'est que la nouvelle propriétaire de cet ancien cinéma souhaite garder le cachet de ce lieu empreint de mémoire et de souvenirs ! bon courage à elle et bravo pour cette initiative !
Plongé dans l'annuaire professionnel cinéma de la fin des années 30. On apprend que ce cinéma appartient alors à Mr Turbiez et qu'il a une capacité de 460 spectateurs. Nous apprenons également qu'il est équipé de matériel Nurbel. Dans les années 50 - 60, ce cinéma appartient à Mr Demailly. Un autre cinéma est également mentionné dans l'annuaire Bellaye des professionnels, c'est le Cinéma Modern, route de Camblain, dirigé par... Mr Demailly ! Mais cette dernière salle évoquée appartenait avant-guerre à Mr Niquet. Donc, changement de propriétaire entre l'avant et l'après-guerre avec un seul propriétaire unique. Si quelqu'un connait les descendants de ces directeurs mentionnés, si vous avez fréquenté ces cinémas, si vous avez un souvenir, une anecdote, etc... Je suis preneur...

mercredi 5 février 2014

2014 : l'année Zuydcoote !

Gloire à nos héros transposés sur grand écran ! Cette année, centenaire oblige, la guerre des tranchées aura le privilège d'occuper nos écrans pour de nombreux hommages et commémorations ! Nous évoquerons bien sur ici prochainement les films tournés dans la région sur ces 4 années terribles, ou évoquant aussi le Nord-Pas-de-Calais pendant ces dures épreuves. Rappelons aussi à venir le 70ème anniversaire du Débarquement de Normandie en juin et deux mois plus tard la Libération de Paris et celle, en septembre de notre région. 
Parce qu'elle a été un véritable traumatisme, la défaite de 1940 ne doit pas passer non plus au second plan et c'est tout le mérite de cette année-anniversaire des 50 ans du film "Week-end à Zuydcoote".
Grande fresque militaire déjà évoquée sur ce blog car filmée en décors naturels sur les lieux mêmes de l'action, "Week-end à Zuydcoote" sera à l'honneur pendant de nombreuses semaines à partir de la fin mai sur la côte de Flandre grâce au travail passionné et passionnant de Bruno Pruvost : une exposition à Zuydcoote, salle.... Robert Merle que nous ne manquerons pas de visiter (photos ici même à venir), un livre en préparation (commenté et disséqué ici même également),...  L’Office de Tourisme de Bray-Dunes va également s’associer au projet avec une signalétique permettant de retrouver les lieux de tournage des différentes scènes dans les rues de Bray-Dunes (signalétique qui sera testée)... L'offre "merchandising" est également perceptible avec le lancement en fanfare d'une bière "du cinquantenaire" (je la teste ?). Sans oublier la présence lors de la dernière journée du circuit touristique "ça tourne dans le Nord" à Zuydcoote le 25 avril, naturellement...
Parce que c'est un film qui a fait date dans les tournages dans la région, parce que c'est une oeuvre cinématographique importante dans la filmographie de Verneuil et de Belmondo, parce que l'oeuvre montre une page de notre histoire dont on doit aussi être fier car nos soldats ont âprement combattu, et parce que le tournage a laissé des traces jusque dans la mémoire des figurants, il sera nécessaire de revenir sur "Week-end à Zuydcoote" dans les semaines à venir ! Si vous avez un souvenir, une anecdote, un avis sur le film, sa mise en scène, le personnage interprété par Belmondo... vous avez tribune ouverte ! Bruno Pruvost et moi-même (et surtout Bruno Pruvost) nous seront enchantés d'écouter votre témoignage...




mardi 4 février 2014

Le festival de Valenciennes

Une rubrique à laquelle je n'avais jamais pensé... Les festivals de cinéma dans la région ! Et pourtant, ils sont nombreux : Arras et Valenciennes pour les plus connus, mais aussi des niches comme le festival du court métrage de Lille... De nouvelles fiches et informations en perspective qui montrent toute la vitalité et la force du cinéma dans le Nord-Pas-de-Calais !!
Aujourd'hui, place au festival de Valenciennes qui va débuter prochainement !! Celui-ci se tiendra du 17 au 23 mars pour sa 4ème édition. Il propose deux compétitions de films inédits (documentaires et fictions), des avants-premières, des hommages aux invités, avec cette année Agnès Varda et Claudia Cardinale, une rétrospective sur la Grande Guerre, centenaire de 1914 oblige, ainsi que des animations sur les métiers de l'audiovisuel : le câblage, une journée consacrée au numérique... Enfin, ce festival verra aussi la remise d'un prix Jean Mineur, le natif de la ville, une Master class et le projet pédagogique "De l'écrit à l'écran".



Rappelons que ce festival a pris la suite du festival du film d'aventures qui a existé pendant 21 ans et que de nombreux cinéphiles de Valenciennes gardent en mémoire. Beaucoup plus généraliste, essayant de se positionner vers un créneau plus porteur, le festival dénommé dorénavant "festival2Valenciennes" se veut être une vitrine du cinéma actuel en proposant de nombreuses avant-premières. Il s'appuie sur le complexe Gaumont à l'entrée de la ville, véritable pôle de cet événement. Comme dans de nombreux festivals, celui de Valenciennes propose un palmarès : un prix du public, un prix du jury, un prix de la critique, un prix d'interprétation féminine et un autre pour le pendant masculin, et un grand prix du festival. Concernant le prix Jean Mineur, celui-ci est remis par la famille du publicitaire et récompense une création ou une réalisation artistique ou technique inédite. Le site internet officiel ci-dessous donne les prix des années précédentes. Nous n'hésiterons pas à revenir sur ce festival dans les semaines à venir et les autre événements de ce type seront dorénavant également mentionnés sur ce blog. Si vous avez un avis, un souvenir, une anecdote, des photos des invités à ce festival,etc... Alors n'hésitez pas à me contacter !!  

Site du festival : http://www.festival2valenciennes.com

Quelques articles :
http://www.lavoixdunord.fr/region/une-surprise-venue-de-son-enfance-a-tunis-pour-claudia-ia27b36956n2001068
http://www.lavoixdunord.fr/region/festival-2-valenciennes-entrez-dans-le-film-par-une-ia27b36956n1999052