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vendredi 29 novembre 2013

Paul Meurisse... la " french classe "


Le discret Paul Meurisse est du Nord ! Né à Dunkerque le 21 décembre 1912, notre homme est resté dans la mémoire cinématographique pour ses compositions alliant flegme, autodérision, sens de la répartie, mais aussi un puissant jeu d'acteur sur le fil du rasoir où l'inquiétude qui habite ses personnages côtoie la drôlerie des situations... Natif de la cité de Jean Bart, Meurisse grandit dans un milieu bourgeois, mais la famille quitte la région pour la Corse, puis Dijon. Paul Meurisse finit ensuite son cursus scolaire avec des études de droit à Aix-en-Provence avant de "monter à paris" et se lancer dans la carrière de comédien que l'on connait, enchaînant les rôles dramatiques, policiers et pour finir dans la comédie... L'acteur a une filmographie très importante, insoupçonnable pour le commun des mortels, ne voyant l'acteur qu'à travers ses apparitions dans les comédies policières à la sauce Audiard. Cependant, parce que c'est l'objet de ce blog, on ne connait aucun film tourné par l'acteur dans le Nord-Pas-de-Calais...
Mimiques, attitudes, jeux de scène, souvent Meurisse joue de sa classe naturel, son côté dandy détaché, lui donnant un faux air d'anglais distingué.... Faut-il voir là ses racines dunkerquoises, la ville ayant un lien particulier avec la Perfide Albion ? Objet de convoitise entre les deux nations, Dunkerque, ville flamande, a souvent été un enjeu entre la France et l'Angleterre. Le comédien puise-t-il alors dans ses plus profondes racines familiales un petit air "so english" ? That's ze question... Mais pour le cinéphile, le bonheur d'un film avec Paul Meurisse, c'est tout simplement le plaisir d'observer le jeu de l'acteur, son regard et, à travers ses silences très nombreux, de savourer le travail...

Vous trouverez la copieuse filmographie de Paul Meurisse sur la page wikipédia qui lui est consacré : 
Un extrait du "Monocle Noir" de Georges Lautner, 1961 : Meurisse imperturbable pendant une partie de cartes, cintré dans son costume... : 
http://www.youtube.com/watch?v=7Yj1RLo3Zyg
Le chef d'oeuvre absolu dans la carrière de Meurisse : "Les Diaboliques" de Henri-Georges Clouzot en 1955 :
http://www.youtube.com/watch?v=OYsfqeBSrAg

samedi 23 novembre 2013

Modernisation et pose de l'enseigne à OCiné Dunkerque, ex-AMC

La Voix du Nord édition de Dunkerque nous propose ce samedi 22 novembre un article sur le directeur du O Ciné de Dunkerque, ravi de la pose de la nouvelle enseigne, indiquant enfin que le groupe Coppey est dorénavant le seul et unique propriétaire des lieux ! Voici l'article signé Bruno Verheyde ci dessous : 

Depuis bientôt deux ans, quotidiennement, il éprouve le même sentiment. Celui de ne pas être vraiment à sa place, de ne pas être tout à fait chez lui. Et pourtant. Depuis décembre 2011 et le rachat du complexe cinématographique par Ociné, depuis sa nomination au poste de directeur, Pascal Virot entre chaque jour au Pôle Marine en jetant un œil sur cette enseigne rouge, ces trois lettres qu’il rêve d’effacer. F.I.N. pour A.M.C.
Lundi, son vœu sera exaucé et il sera présent, dès l’aube, pour l’immortaliser. « Nous allons enfin déposer ces enseignes et mettre les nôtres, celles d’Ociné. Mais cela n’aura rien d’une fin, bien au contraire. Cela marquera le début d’une nouvelle aventure, celle de la transformation physique du cinéma. »
Dès le rachat d’AMC en décembre 2011 par la famille Coppey (propriétaire de deux autres complexes Ociné à Saint-Omer et Maubeuge), la question de l’enseigne avait été évoquée. «C’est un symbole, déclarait Pascal Virot, notre signature. Nous la poserons quand nous estimerons que la page a été véritablement tournée. » Elle est en passe de l’être. Au bout de deux ans. Un long, très long métrage ?
« Cela ne veut pas dire que durant ces deux années, nous n’avons rien fait, précise Pascal Virot. Nous avons établi un état des lieux très précis et nous avons également procédé à des aménagements qui ont représenté des investissements importants comme la pose de nouveaux écrans, l’installation des technologies numérique et 3D. Et, depuis plusieurs semaines, nous intervenons sur le réseau de climatisation et nous procédons également à des améliorations visant un meilleur confort sonore. Ce sont de gros travaux qui ne sont pas vraiment visibles et je peux comprendre les spectateurs qui, parfois, peuvent se dire que leur cinéma ne change pas beaucoup, qu’il est vieillot. La pose de l’enseigne marque, comme lors d’une course automobile, le baisser de drapeau. »
Il y a un an, le directeur nous avait dévoilé les plans et avait évoqué les matériaux qui seraient utilisés. Le projet est aujourd’hui en voie de finalisation. En début d’année, le gros chantier devrait donc débuter. Durant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, les cinéphiles verront leur univers se transformer. La première révolution concernera le local caisse qui disparaîtra du rez-de-chaussée. Un nouveau bloc de caisse sera créé en haut de l’escalator. L’espace alimentaire sera également repensé puisque la cloison sur laquelle il repose actuellement sera effacée pour donner davantage de volume à l’espace d’accueil. D’après les premiers documents présentés, on se dirige vers une ambiance très « lounge » En même temps seront modifiés les habillages des salles. Sur les murs, les actuelles tapisseries seront remplacées par des toiles tendues, bien meilleures pour la qualité sonore. Des interventions concerneront également les sols et les fauteuils.
« Nous avons dû bâtir un plan d’intervention en tenant compte de plusieurs agendas. Celui des entreprises, celui de notre personnel, et celui des sorties de films. Il y a aura certainement quelques perturbations mais tous les films seront présentés dans des conditions de diffusion normales », assure le directeur qui ne peut encore donner une date de fin de chantier.
« Car, précise avec prudence Cathy Coppey, propriétaire des lieux, nous sommes toujours tributaires de mauvaises surprises. Notre cinéma de Saint-Omer a été construit avant l’AMC et est encore en excellent état. L’établissement dunkerquois a été mal conçu, c’est la raison pour laquelle nous devons le revoir de fond en comble. Et prendre notre temps. Depuis notre rachat, nous avons déjà investi 1,2 million. Dans les mois qui viennent ce sont deux millions supplémentaires qui seront dépensés. »
Une partie de cette somme sera consacrée, outre au confort visuel, au confort olfactif des usagers. En effet, les toilettes seront refaites à neuf. « L’équipement n’est pas à niveau », reconnaît Pascal Virot. Le système de cellules (la moitié ne fonctionne plus) va être abandonné, le système d’évacuation va être retravaillé et une entreprise procédera à un nettoyage complet des canalisations.
Dernière nouveauté dans ce chantier pharaonique, Ociné a validé il y a quelques jours un devis d’installation d’une parabole équipée d’un système de fibre Visiosat qui permettra désormais au cinéma d’accueillir la diffusion de concerts live.


samedi 16 novembre 2013

Le Jacques Tati, second cinéma le plus ancien !

le numéro du samedi 16 novembre du quotidien La Voix du Nord nous apprend que le cinéma d'Aniche est le second cinéma le plus ancien encore en activité au monde. Vous trouverez ci dessous l'intégralité de cet article...



Pendant plusieurs années, l’Idéal-Cinéma Jacques-Tati détenait le record du plus vieux cinéma en activité au monde, même si le record n’est pas homologué par le Guiness Book.
L’année dernière, l’adjoint à la culture, Roger Facon et Serge Ottaviani, historien auberchicourtois, se sont penchés sur la question en comparant les records de longévité des autres cinémas du monde. Ils ont découvert, en compulsant les travaux consacrés à l’histoire locale d’Aniche et en particulier ceux de Roger Consil, auteur d’une brochure, que le cinéma local, rénové l’an dernier, détenait en effet le record de longévité.

Première représentation

Pour autant, le fameux record vient de tomber. Depuis début octobre, une salle du sud de la France, L’Eden, à la Ciotat, fermé pendant vingt ans, mais rénové à l’occasion de Marseille capitale européenne de la culture, lui a repris. La première représentation dans ce cinéma a eu lieu six ans avant celle donnée à Aniche, très exactement le 21 mars 1899. Le cinéma anichois se contente donc d’une deuxième place très enviable quand on considère le nombre de salles qui ont vu le jour dans le monde depuis 1895, date à laquelle les frères Lumière inventèrent le procédé. Toutefois, Aniche peut s’enorgueillir de posséder un autre record : celui du plus vieux cinéma ouvrier du monde. C’est en 1902 que l’important syndicat des verriers de l’époque avait construit cette belle salle. La première séance sur grand écran eut lieu le 23 novembre 1905. Cela valait bien une petite cérémonie et la pose d’une plaque ! L’événement est programmé aujourd’hui, sur le coup de 18 heures, dans le cadre de Cinémania III.

mardi 12 novembre 2013

Le directeur du complexe UGC de Villeneuve d'Ascq fait le point

Dans la guerre que se livrent les complexes cinématographiques de la Métropole, le dernier venu est le Ciné Cité de UGC établi sur la zone commerciale Héron Parc en face du Grand Stade de Lille. Ce dernier souffle ses 4 bougies et a l'honneur d'un article paru ce 10 novembre dans le quotidien La Voix du nord, signé par Carine Buisière. Tassement des entrées, emplacement drainant l'est de la métropole, présence d'un stade emblématique à la fois locomotive et frein pour les entrées, le directeur fait le point...
Vous fréquentez ce cinéma ? Vous avez un avis à donner, n'hésitez pas !
Guillaume Tulipier, directeur du complexe cinématographique
Le cinéma UGC a soufflé cette semaine sa quatrième bougie. Locomotive du Heron Parc, il avait frôlé l’an dernier le million de spectateurs annuels et raflé la deuxième place sur le podium des cinémas métropolitains. Il achève cependant une année 2013 plus difficile, longtemps marquée par l’absence de grosses productions notamment. Ce qui ne devrait pas empêcher le cinéma villeneuvois de conserver sa place de dauphin du Kinépolis, devant son voisin lillois.
1. Pour cent briques, t’as plus rien.
La crise grignote de plus en plus le budget des ménages. Le prix des places de cinéma, lui, suit la courbe inverse, toujours plus cher. «Les gens sortent de moins en moins, surtout dans des centres de loisirs payants», constate Guillaume Tulipier, directeur de l’UGC villeneuvois. À dix euros la place sans réduction, voire plus pour les films en 3D, la sortie ciné devient presque un luxe en famille. «Mais les gens se fixent sur le tarif plein, nuance le responsable. Ils ne pensent pas aux formules d’abonnements qui peuvent faire baisser les prix. C’est une dépense peut-être élevée d’un coup, mais qui permet de faire des économies sur le long terme.» Autre bon plan: les places fournies par les comités d’entreprise. Mais tout le monde ne peut pas en bénéficier. Alors en attendant, c’est l’économie qui prime.
2. Les Marmottes.
Tout le monde a encore en mémoire l’hiver qui s’est prolongé jusqu’en juin. La donnée météo est primordiale pour un cinéma et surtout, elle est extrêmement variable d’un établissement à un autre. «Quand il fait chaud, les gens viennent chez nous pour profiter de la clim, sourit Guillaume Tulipier. Le temps froid et sec nous fait aussi du bien. En revanche, dès qu’il pleut trop, comme en ce moment, tout le monde reste chez soi, ça ne donne pas envie de sortir.»
Alors la neige, n’en parlons même pas… «Les différents épisodes neigeux en hiver et au printemps nous ont fait perdre beaucoup d’entrées. Notre cinéma est un établissement de périphérie, il draine beaucoup de clients motorisés qui n’ont pas pris le risque de rouler sur les chaussées enneigées et verglacées. À Lille en revanche, comme tout était bloqué pour quitter la ville, les gens en ont profité pour aller à pied au cinéma!»
3. Un voisin très troublant.
L’UGC et le Stade Pierre-Mauroy cohabitent depuis un peu plus d’un an maintenant. Si les soirs de match sont devenus particulièrement calmes dans les salles (l’accès au secteur est difficile et le parking du Heron Parc est pris d’assaut par les supporters), en revanche, la fréquentation se lisse sur les autres jours. «Nous voyons encore de nouveaux clients arriver, reprend le directeur. Lorsque le stade est plein, comme ce fut encore le cas contre Monaco, c’est toujours une bonne chose pour nous: le stade attire encore des personnes qui ne connaissaient pas la zone et que nous retrouvons un peu plus tard à nos caisses. Dans l’ensemble, les retours sont très bons, ils nous parlent d’un cinéma de qualité.»
4. And now, ladies and gentlemen…
Depuis début octobre, l’UGC Villeneuve-d’Ascq enregistre des pics de fréquentation, notamment grâce au phénomène Gravity qui, à l’inverse d’autres grosses affiches annoncées cette année, tient ses promesses. Guillaume Tulipier espère que le phénomène se poursuivra jusqu’à la fin du mois de décembre, puisque d’ici là plusieurs belles sorties sont annoncées. Outre Gravity et Thor, le directeur mise beaucoup sur En solitaire (avec François Cluzet), La Stratégie Ender (avec Harrison Ford), Inside Llewyn Davis (des frères Cohen) sortis cette semaine, Capitaine Phillips (avec Tom Hanks), le deuxième volet du Hobbit, ainsi que sur des productions françaises très prometteuses: Belle et Sébastien, 16 ans ou presque et 100% Cachemire. Sans oublier le dessin animé Disney pour les fêtes de Noël, La Belle des neiges.
«Sur le papier, la fin d’année s’annonce très riche, se réjouit le responsable. Nous allons forcément connaître une hausse de fréquentation, c’est un phénomène récurrent à cette période-là. Les journées étant les plus courtes, les gens préfèrent sortir au cinéma plutôt que de rester chez eux.» À condition que les éléments se tiennent tranquilles…

lundi 11 novembre 2013

Les entreprises du Nord construisant des fauteuils de cinéma

Confortablement installé dans le fauteuil, on attend la séance... Petite musique d'ambiance avant les bandes annonces, les publicités et le film... on prend du plaisir dans le fauteuil, sa douceur, son confort molletonné. Et on rêvasse en se souvenant des anciens sièges, leurs couleurs un peu criardes des années 70, ou, encore plus vieux, les sièges "a claquette" en bois qui faisaient un bruit d'enfer lorsque tout le monde se relevait à l'entracte ou à la fin du film... 
Qui sait encore que de nombreux sièges qui ont équipé les cinémas de France ont été fabriqués dans le Nord-Pas-de-Calais, et notamment à Harnes, près de Lens. Ce sont près de deux entreprises recensées qui fabriquaient ces sièges dans la même ville. La première se nomme l'entreprise R. Gallay. Ayant son siège social à Paris, elle possède deux usines : une à Bagnolet et l'autre à Harnes. Seconde usine : les sièges Rompais Frères, toujours dans cette localité !

Un internaute, Patrick Levieux, nous propose un document inédit,  une publicité pour la première entreprise mentionnée, les fauteuils Gallay. Le second document provient de documents personnels.

Vous avez des informations sur ces entreprises, vos connaissez ces sociétés. Vous êtes de Harnes et vous avez des témoignages sur des personnes ayant travaillé dans ces sociétés. Vous savez les localiser à Harnes ? Alors contacter moi !!



lundi 4 novembre 2013

Guillaume Canet en tournage dans la région

D'ici la fin de l'année, la région accueillera le tournage du film "A l'ombre de la forêt" réalisé par Cédric Anger dont le précédent film avait connu un beau succès : "l'Avocat" avec Benoit Magimel. En quelques mots, l'intrigue nous plonge dans les années 70, sur les traces d'un tueur en série qui n'est autre... que le gendarme qui mène justement l'enquête sur ces meurtres... C'est tiré d'une histoire vraie ! Ce tueur opérait essentiellement dans l'Oise, mais c'est notre région qui accueillera le tournage. On voit là toute la force de frappe de Pictanovo qui sait amener vers le Nord-Pas-de-Calais les équipes et leur fournir l'aide et le matériel nécessaire. Le tournage va se dérouler pendant plusieurs semaines entre Lille, Lens et Arras. D'après le directeur du casting interviewé par un journaliste de La Voix, les premiers jours de tournage à partir du 25 novembre, se feront dans un lycée lensois "qui n'a pas bougé depuis les années 80 " (cela fera plaisir au proviseur de savoir que son établissement est hors d'âge...) 
Ce n'est pas la première fois que la région est choisie pour être le théâtre de crimes, meurtres en tout genre sur grand comme sur petit écran. On pense bien sur à "La Femme-flic" à la fin des années 70, et plus près de nous, "La Chambre des Morts", l'adaptation en 2007 du roman noir de Franck Thilliez avec Mélanie Laurent, Gilles Lellouche, mais aussi "Autopsie d'un crime", un téléfilm, également en 2007, tourné à Montigny-en-Gohelle près de Lens et qui retrace l'affaire de Bruay-en-Artois, plongeant ainsi la région et cette petite commune, pour une première fois, dans les années 70. Pour le tournage de ce téléfilm avec Tchéky Karyo, il avait fallu revenir 30 ans en arrière, supprimer des toits des maisons les paraboles, réinstaller sur les murs de vieilles publicités et faire rouler des 4L et autres Peugeot 304 dans les rues de la ville... 

Le site internet de La Voix du Nord propose un article racontant le casting des figurants, des anecdotes et souvenirs dans les locaux de Pictanovo. L'article propose aussi un ensemble des photos, 7 au total dont celle illustrant ce message, de ce casting, à l'ambiance très seventies comme le montrent les tenues de ceux qui se sont déplacés...
http://www.lavoixdunord.fr/region/tourcoing-150-postulants-au-casting-d-un-film-avec-ia26b58810n1659504

Reportage de France 3 sur le casting : http://nord-pas-de-calais.france3.fr/2013/11/04/tourcoing-le-casting-du-film-avec-guillaume-canet-fait-un-carton-351057.html

Vous avez participé au casting ? Vous êtes témoin du tournage ? Faites partager vos souvenirs, vos photos... Merci de me contacter !

vendredi 1 novembre 2013

Du nouveau sur la façade de l'Apollo de Lens

Différentes éditions de la Voix du Nord parus récemment nous parlent d'un beau serpent de mer : la façade de l'Apollo de Lens. 
Rappelons les grands lignes de ce feuilleton à rebondissements pour ceux qui ont oublié les épisodes précédents...
Avec l'arrivée du Louvre à Lens, la municipalité réfléchit (trop ?) à l'arrivée des voyageurs en gare de Lens. Que découvrent-ils une fois franchi le seuil de la gare ? La façade de l'ancien cinéma Apollo, fermé depuis 2000 ! Outrage pour les neuneuils des japonais en visite vers le nouveau pôle culturel nordiste ? Ne faisant ni une, ni deux, l'ancien maire, Guy Decourt, décide de raser entièrement le bâtiment, oubliant au passage que ce dernier a abrité l'un des plus grands cinémas de France ! C'est aussi là où se sont rencontrés des centaines de lensois, là où des couples se sont crées, etc... Mais du passé, comme des mines, rasons tout... C'était sans compter sur les Bâtiments de France qui décide de classer la façade, et la façade seule, comme une oeuvre architecturale de l'Art Nouveau ! Rage de l'ancien maire lensois qui ne comprend pas, soulagement de nombreux lensois qui n'ont pas envie de voir une partie de leur patrimoine passée au bulldozers ! L'intégralité du bâtiment est tout de même rasé (adieu la superbe fontaine d'une loge de l'intérieur (heureusement la photo a été prise !!)) et il ne reste à l’œil que la carcasse de la façade ! Mais que faire maintenant de cet immense emplacement en plein cœur de la ville tout en sachant que le projet à venir doit également intégrer la façade sauvegardée ?? Cogitation...

Et c'est ainsi que commence la suite de ce feuilleton à rebondissements, aujourd'hui pris en charge par le nouveau maire de Lens : Sylvain Robert. Récemment, le promoteur du site, Nacarat, a dévoilé au conseil municipal ainsi qu'à la presse le projet retenu (voir dessin ci-dessous). Au menu, hôtel trois étoiles, logement en accession à la propriété, logement social, en tout 64 logements... Le but louable est la mixité sociale et de fonctionnement : différents types d'habitat et de nombreuses fonctions pour le vaste édifice à venir... qui sera en fait un vaste ensemble avec la façade de l'Apollo comme témoignage du passé... Lors de la présentation aux élu de ce projet, l'ancien édile Guy Delcourt est revenu sur le tacle des Bâtiments de France. Je cîte : "A cause d'un caprice, nous avons dût faire face à un surcoût. Nous avons dû garder des angles de béton et des fenêtres dans un projet moderne. Je rappelle que la ville a été détruite par les guerres. Nous n'avons pas de patrimoine historique ici, juste de l'ancien." Une fois de plus, Guy Delcourt oublie que de l'historique, ce n'est pas que du bâtiment, c'est aussi de l'immatériel, du vécu, des souvenirs que des lensois et des non-lensois ont avec l'emblème de l'Apollo. Certes, la façade ne paie pas de mine, mais à travers cette façade, c'est toute l'histoire de nombreux lensois qui remontent à la surface. Gommez cela, c'est nié l'impact qu'a eu le cinéma sur l'histoire de nombreux couples qui se sont formés sur les sièges de l'Apollo, c'est oublié les rêves qu'a véhiculé ce cinéma, c'est oublié les artistes qui se sont produits sur la scène de l'Apollo. Certes, Lens n'a pas de monument, mais est-ce une raison pour effacer irrémédiablement ce qui existe ? Non, et les Bâtiments de France l'ont compris... Guy Delcourt, non... Et le projet présenté, s'ils se concrétisent, montre bien la volonté de préserver une trace, jouer avec l'ancien, le sublimer, jouer avec les angles, l'ancien et le moderne. Jongler avec la façade de l'Apollo, s'y poser sans le toucher, tel est le parti pris... Trois bâtiments à l'arrière, un hôtel "au-dessus" de l'Apollo, le site est valorisé sans le dénaturer. Et vous, qu'en pensez-vous ? 

En attendant les premiers coups de pioche, la façade de l'Apollo est toujours recouverte avec une nouvelle bâche posée fin octobre. Le but est d'attendre le démarrage du renouvellement complet du quartier des gares (quartier et place de la gare qui a été rénové il y a peu d'ailleurs !!). Logements, bureaux, cellules commerciales... du classique pour accompagner le visiteur jusqu'au Louvre ! Première livraison des bâtiments en 2015...

Histoire à suivre ? vivement la saison 3 ! 

Pour le lecteur assidu à ce sujet mais qui en a oublié les précédents épisodes, voici le lien : http://cinemasdunord.blogspot.fr/2009/12/la-facade-de-lapollo-de-lens.html





La façade actuellement, recouverte d'une bâche et une flèche hideuse indiquant au visiteur le chemin vers le Louvre... Passant, passe ton chemin et concentre toi vers les œuvres du Louvre...