© Olivier JOOS - 2009/2015

Toute utilisation, totale ou partielle, des éléments contenus dans ce blog est strictement prohibée sans l'accord de son auteur.

Par politesse, merci de demander l'avis du rédacteur de ce blog avant de faire usage des textes et documents !!!

Toute citation du texte du blog ou des documents publiés doivent IMPERATIVEMENT être accompagnés de la mention :

"© Olivier JOOS http://cinemasdunord.blogspot.com/"

Le contenu de ce blog, les informations et documents sont répertoriés par OLIVIER JOOS. Ses avis et commentaires n'engagent que lui ! Le but de ce blog est de promouvoir et de créer une véritable Cinémathéque régionale Nord-Pas-de-Calais et Picardie, libre, populaire et ouverte, facilement accessible en plaçant le spectateur et la salle de cinéma au centre des recherches. C'est en soutenant ce choix qu'un tel lieu peut voir le jour ! CINEMASDUNORD, LE SEUL SITE INTERNET QUI PARLE DE CINEMA (salles et films tournés dans la région) DANS LA GRANDE REGION DES HAUTS DE FRANCE

jeudi 26 décembre 2013

Simons parle de la coquille du Nord

Voici une petite vidéo issue de la télévision régionale et le site de l'INA, et évoquant la célébrissime coquille, viennoiserie typique de la région Nord-Pas-de-Calais. Le tout est raconté par la verve de Léopold Smons, le Pagnol du Nord, grand animateur des ondes réginoales dans les année 60 - 70 et déjà évoqué sur ce blog...

video

Le Palace de Cambrai détruit

L'ami Bernard Warin nous fait part de sa récente découverte sur le site de vente en ligne Ebay. Il s'agit d'un cliché reproduit ci-dessous et montrant les ruines d'un cinéma de Cambrai. 
Le vendeur stipule sur le titre de cette photo originale à vendre qu'il s'agit d'un cinéma situé avenue Albert Ier, très probablement le Palace, seul cinéma cambrésien détruit entièrement en 1944 lors des bombardements de la  Libération.


Jean-Marie Prévost nous propose une autre vision des destructions de ce cinéma grâce à ce cliché ci-dessous. Un grand merci à lui pour cet envoi qu'il nous fait partager ainsi que les renseignements l'accompagnant ! On y voit très bien la pancarte annonçant le cinéma, que l'on perçoit également sur le premier cliché ! Aujourd'hui, un parc de vente de voitures à pris la place de ce cinéma qui a été reconstruit après la guerre au 17 rue du Maréchal de Lattre de Tassigny. Le premier propriétaire est Robert de Quental, personnage clé du cinéma cambrésien.



Lien Google StreetView sur l'emplacement du Palace :
  https://maps.google.fr/maps?q=5+avenue+albert+premier+cambrai&hl=fr&ll=50.178389,3.237794&spn=0.000003,0.002615&sll=50.178398,3.237780&layer=c&cbp=13,302.66,,0,-11.14&cbll=50.178429,3.237933&hnear=5+Avenue+Albert+1er,+59400+Cambrai,+Nord,+Nord-Pas-de-Calais&t=m&z=19&panoid=yI2xrJf-s4VGZaZNoP0_DA

vendredi 20 décembre 2013

" ça tourne dans le Nord " LE circuit touristique !!!

Bientôt Noël... Quoi faire pendant les vacances d'avril qui approchent à grand pas ??
Pensez à un circuit touristique original, inédit, jamais vu en France : la découverte de département du Nord à travers la thématique du cinéma : lieux de tournage, visite de salles de cinéma anciennes ou actuelles, personnages clés du cinéma natifs du département...
En trois jours, de Aniche à Somain, de Saint-Amand-les-Eaux à Lille, de Bailleul à Bergues et de Bray-Dunes à Zuydcoote, tout, tout, tout sur le cinéma des tournages à l'exploitation en salles, tout vous sera révélé !!! Le comité du tourisme du Nord et moi-même vous proposons ce séjour de trois jours, jamais vu en France !!! Le séjour se déroulera pendant la première semaine des vacances scolaires d'avril, et également la première semaine de juillet ou la dernière semaine d'août... Le prix inclue l'hôtel, les animations, la restauration, etc....
Contactez moi par mail pour des informations supplémentaires : o.joos@voila.fr
Contactez aussi le Comité du tourisme du Nord : contact@cdt-nord.fr


jeudi 12 décembre 2013

Le Tilt de Arras

Quelques photos de l'ancien cinéma Tilt de Arras. Il s'agit de clichés provenant d'un lecteur de ce blog, Gérard Vernet
C'est l'inestimable Jean-Marie Prévost qui a permis de nouer le contact avec Gérard Vernet. Ce dernier était opérateur puis chef-opérateur du cinéma Tilt à Arras de 1969 date de sa création à la place de l'ancien cinéma Kursaal jusqu'au 31 décembre 1987, date de la fermeture définitive de ce complexe arrageois de 4 salles. L’inauguration de cette nouvelle salle de 432 places eu lieu le 1er Octobre 1969, avec pour film « Isadora » de Karel Reisz. En Juillet 1977, deux autres salles ont vu le jour à la place des appartements situés dans l’immeuble du Tilt.En Juillet 1980, une 4éme salle est construite ( 80 places ) dans l’ancien balcon de la salle 1. Il y a aussi la salle 2, de 147 places et la salle 3, de 69 places.
Les quatre photos de Gérard Véret sont de 1972 : deux photos de la façade, située rue Eugène Pottier dans le centre de la préfecture du Pas-de-Calais, puis une photo de Gérard Vernet, alors âgé sur la photo de 22 ans, et enfin la dernière photo du matériel utilisé par Gérard Véret. 
Vous trouverez ensuite des documents toujours issus des archives de Mr Veret que je remercie chaleureusement avec des photos d'époque issues de coupures presse montrant le Tilt alors en complète rénovation... 
Si vous avez connu le Tilt, si vous en avez des souvenirs, des anecdotes, des photos, des anciens tickets de cinéma, des programmes, si vous êtes voisin de cet ancien cinéma, alors contactez moi ! 
Un grand merci à Mr Veret qui montre ainsi que le cinéma doit être sauvegardé, que els traces de cette activité doivent être connues et reconnues !!! 










Aujourd'hui, le bâtiment a totalement disparu, entièrement rasé pour laisser place à un nouvel immeuble, une résidence. Voici le lien google streetview avec à gauche le vieux bâtiment à côté du Tilt et le bâtiment récent à droite qui a pris la place de l'ancien cinéma : 

vendredi 6 décembre 2013

ça tourne dans le Nord...

Les tournages s’enchaînent dans le Nord-Pas-de-Calais et la presse régionale s'en émeut, racontant anecdote après anecdotes les affres et joie d'un tournage éclaté dans de nombreuses villes de la région. C'est essentiellement le tournage du prochain film de Guillaume Canet, déjà évoqué dans un message de ce blog qui met la presse en émoi et les fans de l'acteur-réalisateur en ébullition afin de lui arracher un autographe ou une photo volée à l'aide d'un portable... Le tournage d'un film est toujours la rencontre magique entre le futur spectateur et l'équipe de tournage. Le spectateur voit les coulisses, se rend compte de la magie d'un tournage, du temps d'attente entre chaque prise, mais aussi des invraisemblances de localisation puisque tel bâtiment va servir pour une autre utilisation, ou en quelques secondes, le héros à l'écran va se "téléporter" de Lens à Vimy... Comme lorsqu'on apprend les trucs des magiciens, le spectateur de ce cinéma qui se rend sur le lieu de tournage voit les dessous de l'illusion et cela peut freiner son enthousiasme en voyant les ficelles, les petits trucs, l'ennui qui peut régner sur le plateau comme les moments de brusques envolées...
Vous avez assisté à un tournage, mieux, vous êtes devenus figurant pour quelques heures ou quelques jours, n'hésitez pas à faire partager votre expérience... 
Une très belle photo en clair-obscur du tournage des "Petits meurtres d'Agatha Christie"

Ailleurs, c'est à Douai mis en scène dans un épisode de la série des "Petits Meurtres d'Agatha Christie"...
Saint-Omer sera bientôt sur France 3 avec la prochaine diffusion du téléfilm "Les Complices" avec Thierry Godard. Les premiers retours presse montrent que la cité audomaroise est particulièrement bien mis en valeur.. Alors, à savourer...
On attend aussi avec impatience la première série de Bruno Dumont pour Arte : "Ptit Quiquin" filmé dans le boulonnais... ou voir la série "Magellan" sur France 3 également tourné dans le Nord... et je suis sur que j'en oublie...

En attendant, on peut se délecter de la dernière oeuvre de Yolande Moreau, "Henri" (pas encore vu, désolé, j'en parlerais prochainement, mais le film a déjà évoqué sur ce blog)

Plutôt que de faire un bête copier-coller comme je le fais d'habitude, voici les liens vers les articles et les nombreuses photos et articles relatant les différents tournages...
Page internet de La Voix : Canet à Vimy, de belles photos...
Canet à Lens : 
Les petits meurtres d'Agatha Christie et son ambiance rétro années 50, là aussi une belle série de photos du tournage...
Le tournage de Bruno Dumont à Audresselles : 
La projection en avant-première des Complices à Saint-Omer...

Bref, comme vous le constatez, un Nord-Pas-de-Calais terre de cinéma... mais qui n'a pas encore de cinémathèque ! 

vendredi 29 novembre 2013

Paul Meurisse... la " french classe "


Le discret Paul Meurisse est du Nord ! Né à Dunkerque le 21 décembre 1912, notre homme est resté dans la mémoire cinématographique pour ses compositions alliant flegme, autodérision, sens de la répartie, mais aussi un puissant jeu d'acteur sur le fil du rasoir où l'inquiétude qui habite ses personnages côtoie la drôlerie des situations... Natif de la cité de Jean Bart, Meurisse grandit dans un milieu bourgeois, mais la famille quitte la région pour la Corse, puis Dijon. Paul Meurisse finit ensuite son cursus scolaire avec des études de droit à Aix-en-Provence avant de "monter à paris" et se lancer dans la carrière de comédien que l'on connait, enchaînant les rôles dramatiques, policiers et pour finir dans la comédie... L'acteur a une filmographie très importante, insoupçonnable pour le commun des mortels, ne voyant l'acteur qu'à travers ses apparitions dans les comédies policières à la sauce Audiard. Cependant, parce que c'est l'objet de ce blog, on ne connait aucun film tourné par l'acteur dans le Nord-Pas-de-Calais...
Mimiques, attitudes, jeux de scène, souvent Meurisse joue de sa classe naturel, son côté dandy détaché, lui donnant un faux air d'anglais distingué.... Faut-il voir là ses racines dunkerquoises, la ville ayant un lien particulier avec la Perfide Albion ? Objet de convoitise entre les deux nations, Dunkerque, ville flamande, a souvent été un enjeu entre la France et l'Angleterre. Le comédien puise-t-il alors dans ses plus profondes racines familiales un petit air "so english" ? That's ze question... Mais pour le cinéphile, le bonheur d'un film avec Paul Meurisse, c'est tout simplement le plaisir d'observer le jeu de l'acteur, son regard et, à travers ses silences très nombreux, de savourer le travail...

Vous trouverez la copieuse filmographie de Paul Meurisse sur la page wikipédia qui lui est consacré : 
Un extrait du "Monocle Noir" de Georges Lautner, 1961 : Meurisse imperturbable pendant une partie de cartes, cintré dans son costume... : 
http://www.youtube.com/watch?v=7Yj1RLo3Zyg
Le chef d'oeuvre absolu dans la carrière de Meurisse : "Les Diaboliques" de Henri-Georges Clouzot en 1955 :
http://www.youtube.com/watch?v=OYsfqeBSrAg

samedi 23 novembre 2013

Modernisation et pose de l'enseigne à OCiné Dunkerque, ex-AMC

La Voix du Nord édition de Dunkerque nous propose ce samedi 22 novembre un article sur le directeur du O Ciné de Dunkerque, ravi de la pose de la nouvelle enseigne, indiquant enfin que le groupe Coppey est dorénavant le seul et unique propriétaire des lieux ! Voici l'article signé Bruno Verheyde ci dessous : 

Depuis bientôt deux ans, quotidiennement, il éprouve le même sentiment. Celui de ne pas être vraiment à sa place, de ne pas être tout à fait chez lui. Et pourtant. Depuis décembre 2011 et le rachat du complexe cinématographique par Ociné, depuis sa nomination au poste de directeur, Pascal Virot entre chaque jour au Pôle Marine en jetant un œil sur cette enseigne rouge, ces trois lettres qu’il rêve d’effacer. F.I.N. pour A.M.C.
Lundi, son vœu sera exaucé et il sera présent, dès l’aube, pour l’immortaliser. « Nous allons enfin déposer ces enseignes et mettre les nôtres, celles d’Ociné. Mais cela n’aura rien d’une fin, bien au contraire. Cela marquera le début d’une nouvelle aventure, celle de la transformation physique du cinéma. »
Dès le rachat d’AMC en décembre 2011 par la famille Coppey (propriétaire de deux autres complexes Ociné à Saint-Omer et Maubeuge), la question de l’enseigne avait été évoquée. «C’est un symbole, déclarait Pascal Virot, notre signature. Nous la poserons quand nous estimerons que la page a été véritablement tournée. » Elle est en passe de l’être. Au bout de deux ans. Un long, très long métrage ?
« Cela ne veut pas dire que durant ces deux années, nous n’avons rien fait, précise Pascal Virot. Nous avons établi un état des lieux très précis et nous avons également procédé à des aménagements qui ont représenté des investissements importants comme la pose de nouveaux écrans, l’installation des technologies numérique et 3D. Et, depuis plusieurs semaines, nous intervenons sur le réseau de climatisation et nous procédons également à des améliorations visant un meilleur confort sonore. Ce sont de gros travaux qui ne sont pas vraiment visibles et je peux comprendre les spectateurs qui, parfois, peuvent se dire que leur cinéma ne change pas beaucoup, qu’il est vieillot. La pose de l’enseigne marque, comme lors d’une course automobile, le baisser de drapeau. »
Il y a un an, le directeur nous avait dévoilé les plans et avait évoqué les matériaux qui seraient utilisés. Le projet est aujourd’hui en voie de finalisation. En début d’année, le gros chantier devrait donc débuter. Durant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, les cinéphiles verront leur univers se transformer. La première révolution concernera le local caisse qui disparaîtra du rez-de-chaussée. Un nouveau bloc de caisse sera créé en haut de l’escalator. L’espace alimentaire sera également repensé puisque la cloison sur laquelle il repose actuellement sera effacée pour donner davantage de volume à l’espace d’accueil. D’après les premiers documents présentés, on se dirige vers une ambiance très « lounge » En même temps seront modifiés les habillages des salles. Sur les murs, les actuelles tapisseries seront remplacées par des toiles tendues, bien meilleures pour la qualité sonore. Des interventions concerneront également les sols et les fauteuils.
« Nous avons dû bâtir un plan d’intervention en tenant compte de plusieurs agendas. Celui des entreprises, celui de notre personnel, et celui des sorties de films. Il y a aura certainement quelques perturbations mais tous les films seront présentés dans des conditions de diffusion normales », assure le directeur qui ne peut encore donner une date de fin de chantier.
« Car, précise avec prudence Cathy Coppey, propriétaire des lieux, nous sommes toujours tributaires de mauvaises surprises. Notre cinéma de Saint-Omer a été construit avant l’AMC et est encore en excellent état. L’établissement dunkerquois a été mal conçu, c’est la raison pour laquelle nous devons le revoir de fond en comble. Et prendre notre temps. Depuis notre rachat, nous avons déjà investi 1,2 million. Dans les mois qui viennent ce sont deux millions supplémentaires qui seront dépensés. »
Une partie de cette somme sera consacrée, outre au confort visuel, au confort olfactif des usagers. En effet, les toilettes seront refaites à neuf. « L’équipement n’est pas à niveau », reconnaît Pascal Virot. Le système de cellules (la moitié ne fonctionne plus) va être abandonné, le système d’évacuation va être retravaillé et une entreprise procédera à un nettoyage complet des canalisations.
Dernière nouveauté dans ce chantier pharaonique, Ociné a validé il y a quelques jours un devis d’installation d’une parabole équipée d’un système de fibre Visiosat qui permettra désormais au cinéma d’accueillir la diffusion de concerts live.


samedi 16 novembre 2013

Le Jacques Tati, second cinéma le plus ancien !

le numéro du samedi 16 novembre du quotidien La Voix du Nord nous apprend que le cinéma d'Aniche est le second cinéma le plus ancien encore en activité au monde. Vous trouverez ci dessous l'intégralité de cet article...



Pendant plusieurs années, l’Idéal-Cinéma Jacques-Tati détenait le record du plus vieux cinéma en activité au monde, même si le record n’est pas homologué par le Guiness Book.
L’année dernière, l’adjoint à la culture, Roger Facon et Serge Ottaviani, historien auberchicourtois, se sont penchés sur la question en comparant les records de longévité des autres cinémas du monde. Ils ont découvert, en compulsant les travaux consacrés à l’histoire locale d’Aniche et en particulier ceux de Roger Consil, auteur d’une brochure, que le cinéma local, rénové l’an dernier, détenait en effet le record de longévité.

Première représentation

Pour autant, le fameux record vient de tomber. Depuis début octobre, une salle du sud de la France, L’Eden, à la Ciotat, fermé pendant vingt ans, mais rénové à l’occasion de Marseille capitale européenne de la culture, lui a repris. La première représentation dans ce cinéma a eu lieu six ans avant celle donnée à Aniche, très exactement le 21 mars 1899. Le cinéma anichois se contente donc d’une deuxième place très enviable quand on considère le nombre de salles qui ont vu le jour dans le monde depuis 1895, date à laquelle les frères Lumière inventèrent le procédé. Toutefois, Aniche peut s’enorgueillir de posséder un autre record : celui du plus vieux cinéma ouvrier du monde. C’est en 1902 que l’important syndicat des verriers de l’époque avait construit cette belle salle. La première séance sur grand écran eut lieu le 23 novembre 1905. Cela valait bien une petite cérémonie et la pose d’une plaque ! L’événement est programmé aujourd’hui, sur le coup de 18 heures, dans le cadre de Cinémania III.

mardi 12 novembre 2013

Le directeur du complexe UGC de Villeneuve d'Ascq fait le point

Dans la guerre que se livrent les complexes cinématographiques de la Métropole, le dernier venu est le Ciné Cité de UGC établi sur la zone commerciale Héron Parc en face du Grand Stade de Lille. Ce dernier souffle ses 4 bougies et a l'honneur d'un article paru ce 10 novembre dans le quotidien La Voix du nord, signé par Carine Buisière. Tassement des entrées, emplacement drainant l'est de la métropole, présence d'un stade emblématique à la fois locomotive et frein pour les entrées, le directeur fait le point...
Vous fréquentez ce cinéma ? Vous avez un avis à donner, n'hésitez pas !
Guillaume Tulipier, directeur du complexe cinématographique
Le cinéma UGC a soufflé cette semaine sa quatrième bougie. Locomotive du Heron Parc, il avait frôlé l’an dernier le million de spectateurs annuels et raflé la deuxième place sur le podium des cinémas métropolitains. Il achève cependant une année 2013 plus difficile, longtemps marquée par l’absence de grosses productions notamment. Ce qui ne devrait pas empêcher le cinéma villeneuvois de conserver sa place de dauphin du Kinépolis, devant son voisin lillois.
1. Pour cent briques, t’as plus rien.
La crise grignote de plus en plus le budget des ménages. Le prix des places de cinéma, lui, suit la courbe inverse, toujours plus cher. «Les gens sortent de moins en moins, surtout dans des centres de loisirs payants», constate Guillaume Tulipier, directeur de l’UGC villeneuvois. À dix euros la place sans réduction, voire plus pour les films en 3D, la sortie ciné devient presque un luxe en famille. «Mais les gens se fixent sur le tarif plein, nuance le responsable. Ils ne pensent pas aux formules d’abonnements qui peuvent faire baisser les prix. C’est une dépense peut-être élevée d’un coup, mais qui permet de faire des économies sur le long terme.» Autre bon plan: les places fournies par les comités d’entreprise. Mais tout le monde ne peut pas en bénéficier. Alors en attendant, c’est l’économie qui prime.
2. Les Marmottes.
Tout le monde a encore en mémoire l’hiver qui s’est prolongé jusqu’en juin. La donnée météo est primordiale pour un cinéma et surtout, elle est extrêmement variable d’un établissement à un autre. «Quand il fait chaud, les gens viennent chez nous pour profiter de la clim, sourit Guillaume Tulipier. Le temps froid et sec nous fait aussi du bien. En revanche, dès qu’il pleut trop, comme en ce moment, tout le monde reste chez soi, ça ne donne pas envie de sortir.»
Alors la neige, n’en parlons même pas… «Les différents épisodes neigeux en hiver et au printemps nous ont fait perdre beaucoup d’entrées. Notre cinéma est un établissement de périphérie, il draine beaucoup de clients motorisés qui n’ont pas pris le risque de rouler sur les chaussées enneigées et verglacées. À Lille en revanche, comme tout était bloqué pour quitter la ville, les gens en ont profité pour aller à pied au cinéma!»
3. Un voisin très troublant.
L’UGC et le Stade Pierre-Mauroy cohabitent depuis un peu plus d’un an maintenant. Si les soirs de match sont devenus particulièrement calmes dans les salles (l’accès au secteur est difficile et le parking du Heron Parc est pris d’assaut par les supporters), en revanche, la fréquentation se lisse sur les autres jours. «Nous voyons encore de nouveaux clients arriver, reprend le directeur. Lorsque le stade est plein, comme ce fut encore le cas contre Monaco, c’est toujours une bonne chose pour nous: le stade attire encore des personnes qui ne connaissaient pas la zone et que nous retrouvons un peu plus tard à nos caisses. Dans l’ensemble, les retours sont très bons, ils nous parlent d’un cinéma de qualité.»
4. And now, ladies and gentlemen…
Depuis début octobre, l’UGC Villeneuve-d’Ascq enregistre des pics de fréquentation, notamment grâce au phénomène Gravity qui, à l’inverse d’autres grosses affiches annoncées cette année, tient ses promesses. Guillaume Tulipier espère que le phénomène se poursuivra jusqu’à la fin du mois de décembre, puisque d’ici là plusieurs belles sorties sont annoncées. Outre Gravity et Thor, le directeur mise beaucoup sur En solitaire (avec François Cluzet), La Stratégie Ender (avec Harrison Ford), Inside Llewyn Davis (des frères Cohen) sortis cette semaine, Capitaine Phillips (avec Tom Hanks), le deuxième volet du Hobbit, ainsi que sur des productions françaises très prometteuses: Belle et Sébastien, 16 ans ou presque et 100% Cachemire. Sans oublier le dessin animé Disney pour les fêtes de Noël, La Belle des neiges.
«Sur le papier, la fin d’année s’annonce très riche, se réjouit le responsable. Nous allons forcément connaître une hausse de fréquentation, c’est un phénomène récurrent à cette période-là. Les journées étant les plus courtes, les gens préfèrent sortir au cinéma plutôt que de rester chez eux.» À condition que les éléments se tiennent tranquilles…

lundi 11 novembre 2013

Les entreprises du Nord construisant des fauteuils de cinéma

Confortablement installé dans le fauteuil, on attend la séance... Petite musique d'ambiance avant les bandes annonces, les publicités et le film... on prend du plaisir dans le fauteuil, sa douceur, son confort molletonné. Et on rêvasse en se souvenant des anciens sièges, leurs couleurs un peu criardes des années 70, ou, encore plus vieux, les sièges "a claquette" en bois qui faisaient un bruit d'enfer lorsque tout le monde se relevait à l'entracte ou à la fin du film... 
Qui sait encore que de nombreux sièges qui ont équipé les cinémas de France ont été fabriqués dans le Nord-Pas-de-Calais, et notamment à Harnes, près de Lens. Ce sont près de deux entreprises recensées qui fabriquaient ces sièges dans la même ville. La première se nomme l'entreprise R. Gallay. Ayant son siège social à Paris, elle possède deux usines : une à Bagnolet et l'autre à Harnes. Seconde usine : les sièges Rompais Frères, toujours dans cette localité !

Un internaute, Patrick Levieux, nous propose un document inédit,  une publicité pour la première entreprise mentionnée, les fauteuils Gallay. Le second document provient de documents personnels.

Vous avez des informations sur ces entreprises, vos connaissez ces sociétés. Vous êtes de Harnes et vous avez des témoignages sur des personnes ayant travaillé dans ces sociétés. Vous savez les localiser à Harnes ? Alors contacter moi !!



lundi 4 novembre 2013

Guillaume Canet en tournage dans la région

D'ici la fin de l'année, la région accueillera le tournage du film "A l'ombre de la forêt" réalisé par Cédric Anger dont le précédent film avait connu un beau succès : "l'Avocat" avec Benoit Magimel. En quelques mots, l'intrigue nous plonge dans les années 70, sur les traces d'un tueur en série qui n'est autre... que le gendarme qui mène justement l'enquête sur ces meurtres... C'est tiré d'une histoire vraie ! Ce tueur opérait essentiellement dans l'Oise, mais c'est notre région qui accueillera le tournage. On voit là toute la force de frappe de Pictanovo qui sait amener vers le Nord-Pas-de-Calais les équipes et leur fournir l'aide et le matériel nécessaire. Le tournage va se dérouler pendant plusieurs semaines entre Lille, Lens et Arras. D'après le directeur du casting interviewé par un journaliste de La Voix, les premiers jours de tournage à partir du 25 novembre, se feront dans un lycée lensois "qui n'a pas bougé depuis les années 80 " (cela fera plaisir au proviseur de savoir que son établissement est hors d'âge...) 
Ce n'est pas la première fois que la région est choisie pour être le théâtre de crimes, meurtres en tout genre sur grand comme sur petit écran. On pense bien sur à "La Femme-flic" à la fin des années 70, et plus près de nous, "La Chambre des Morts", l'adaptation en 2007 du roman noir de Franck Thilliez avec Mélanie Laurent, Gilles Lellouche, mais aussi "Autopsie d'un crime", un téléfilm, également en 2007, tourné à Montigny-en-Gohelle près de Lens et qui retrace l'affaire de Bruay-en-Artois, plongeant ainsi la région et cette petite commune, pour une première fois, dans les années 70. Pour le tournage de ce téléfilm avec Tchéky Karyo, il avait fallu revenir 30 ans en arrière, supprimer des toits des maisons les paraboles, réinstaller sur les murs de vieilles publicités et faire rouler des 4L et autres Peugeot 304 dans les rues de la ville... 

Le site internet de La Voix du Nord propose un article racontant le casting des figurants, des anecdotes et souvenirs dans les locaux de Pictanovo. L'article propose aussi un ensemble des photos, 7 au total dont celle illustrant ce message, de ce casting, à l'ambiance très seventies comme le montrent les tenues de ceux qui se sont déplacés...
http://www.lavoixdunord.fr/region/tourcoing-150-postulants-au-casting-d-un-film-avec-ia26b58810n1659504

Reportage de France 3 sur le casting : http://nord-pas-de-calais.france3.fr/2013/11/04/tourcoing-le-casting-du-film-avec-guillaume-canet-fait-un-carton-351057.html

Vous avez participé au casting ? Vous êtes témoin du tournage ? Faites partager vos souvenirs, vos photos... Merci de me contacter !

vendredi 1 novembre 2013

Du nouveau sur la façade de l'Apollo de Lens

Différentes éditions de la Voix du Nord parus récemment nous parlent d'un beau serpent de mer : la façade de l'Apollo de Lens. 
Rappelons les grands lignes de ce feuilleton à rebondissements pour ceux qui ont oublié les épisodes précédents...
Avec l'arrivée du Louvre à Lens, la municipalité réfléchit (trop ?) à l'arrivée des voyageurs en gare de Lens. Que découvrent-ils une fois franchi le seuil de la gare ? La façade de l'ancien cinéma Apollo, fermé depuis 2000 ! Outrage pour les neuneuils des japonais en visite vers le nouveau pôle culturel nordiste ? Ne faisant ni une, ni deux, l'ancien maire, Guy Decourt, décide de raser entièrement le bâtiment, oubliant au passage que ce dernier a abrité l'un des plus grands cinémas de France ! C'est aussi là où se sont rencontrés des centaines de lensois, là où des couples se sont crées, etc... Mais du passé, comme des mines, rasons tout... C'était sans compter sur les Bâtiments de France qui décide de classer la façade, et la façade seule, comme une oeuvre architecturale de l'Art Nouveau ! Rage de l'ancien maire lensois qui ne comprend pas, soulagement de nombreux lensois qui n'ont pas envie de voir une partie de leur patrimoine passée au bulldozers ! L'intégralité du bâtiment est tout de même rasé (adieu la superbe fontaine d'une loge de l'intérieur (heureusement la photo a été prise !!)) et il ne reste à l’œil que la carcasse de la façade ! Mais que faire maintenant de cet immense emplacement en plein cœur de la ville tout en sachant que le projet à venir doit également intégrer la façade sauvegardée ?? Cogitation...

Et c'est ainsi que commence la suite de ce feuilleton à rebondissements, aujourd'hui pris en charge par le nouveau maire de Lens : Sylvain Robert. Récemment, le promoteur du site, Nacarat, a dévoilé au conseil municipal ainsi qu'à la presse le projet retenu (voir dessin ci-dessous). Au menu, hôtel trois étoiles, logement en accession à la propriété, logement social, en tout 64 logements... Le but louable est la mixité sociale et de fonctionnement : différents types d'habitat et de nombreuses fonctions pour le vaste édifice à venir... qui sera en fait un vaste ensemble avec la façade de l'Apollo comme témoignage du passé... Lors de la présentation aux élu de ce projet, l'ancien édile Guy Delcourt est revenu sur le tacle des Bâtiments de France. Je cîte : "A cause d'un caprice, nous avons dût faire face à un surcoût. Nous avons dû garder des angles de béton et des fenêtres dans un projet moderne. Je rappelle que la ville a été détruite par les guerres. Nous n'avons pas de patrimoine historique ici, juste de l'ancien." Une fois de plus, Guy Delcourt oublie que de l'historique, ce n'est pas que du bâtiment, c'est aussi de l'immatériel, du vécu, des souvenirs que des lensois et des non-lensois ont avec l'emblème de l'Apollo. Certes, la façade ne paie pas de mine, mais à travers cette façade, c'est toute l'histoire de nombreux lensois qui remontent à la surface. Gommez cela, c'est nié l'impact qu'a eu le cinéma sur l'histoire de nombreux couples qui se sont formés sur les sièges de l'Apollo, c'est oublié les rêves qu'a véhiculé ce cinéma, c'est oublié les artistes qui se sont produits sur la scène de l'Apollo. Certes, Lens n'a pas de monument, mais est-ce une raison pour effacer irrémédiablement ce qui existe ? Non, et les Bâtiments de France l'ont compris... Guy Delcourt, non... Et le projet présenté, s'ils se concrétisent, montre bien la volonté de préserver une trace, jouer avec l'ancien, le sublimer, jouer avec les angles, l'ancien et le moderne. Jongler avec la façade de l'Apollo, s'y poser sans le toucher, tel est le parti pris... Trois bâtiments à l'arrière, un hôtel "au-dessus" de l'Apollo, le site est valorisé sans le dénaturer. Et vous, qu'en pensez-vous ? 

En attendant les premiers coups de pioche, la façade de l'Apollo est toujours recouverte avec une nouvelle bâche posée fin octobre. Le but est d'attendre le démarrage du renouvellement complet du quartier des gares (quartier et place de la gare qui a été rénové il y a peu d'ailleurs !!). Logements, bureaux, cellules commerciales... du classique pour accompagner le visiteur jusqu'au Louvre ! Première livraison des bâtiments en 2015...

Histoire à suivre ? vivement la saison 3 ! 

Pour le lecteur assidu à ce sujet mais qui en a oublié les précédents épisodes, voici le lien : http://cinemasdunord.blogspot.fr/2009/12/la-facade-de-lapollo-de-lens.html





La façade actuellement, recouverte d'une bâche et une flèche hideuse indiquant au visiteur le chemin vers le Louvre... Passant, passe ton chemin et concentre toi vers les œuvres du Louvre...

dimanche 27 octobre 2013

Le circuit touristique "Nord et cinéma" dans la Voix du Nord

Ce dimanche 27 octobre, le quotidien La Voix du Nord publie un article consacré au circuit touristique "ça tourne dan le Nord". Voici ci-dessous le scan de cet article, en espérant que de nombreux lecteurs se sont intéressés à cette sortie et ont ainsi pris connaissance de l'existence de ce parcours touristique. 
N'hésitez pas à me contacter pour de plus amples informations par mail : o.joos@voila.fr ou à se renseigner auprès du Comité du Tourisme du Nord.


jeudi 24 octobre 2013

Amour, Mariage au Cinéma.... la suite

Le 31 janvier 2011, j'avais proposé sur ce blog un message présentant des extraits d'articles de La Voix du Nord racontant des anniversaire de mariage : 50 ans, 60 ans, etc... Ces articles présentent souvent des anecdotes où les mariés racontent leur rencontre... et devinez quoi ? Le cinéma arrive en tête du lieu de ces premiers émois amoureux ! Cela montre ainsi le lien qui unit les gens de la région (et d'ailleurs aussi) avec le cinéma, cela montre aussi que le cinéma est un lieu de rencontre, un lieu où les couples se forment (formaient ?), mais aussi cela donne une foule d'anecdotes pour le passionné d'histoire locale sur les habitudes des salles de cinéma, sur l'ambiance, etc...
Voici donc, les unes après les autres, des anecdotes trouvées dans la Voix du Nord et présentant le cinéma. J'ai retiré les noms de famille par commodité et anonymat... et j'ai placé mot à mot l'article du journal...
- à Lens: " Mais où Henriette et Nicolas se sont rencontrés ? Bien sur au cinéma à Lens en 1961 "Madame était assise deux rangs devant vous [NB : c'est le maire qui parle lors de son allocution]. Mais après l'entracte, Monsieur qui avait déjà un coup de coeur est venu la rejoindre pour s'asseoir à côté d'elle." Nicolas raconte la suite : " C'était la première approche. Malheureusement elle est ensuite partie deux semaines en vacances. Mais j'étais déterminé et à son retour, on s'est revus." Nicolas en revanche ne se souvient pas du film.
- Toujours à Lens : Julie et Ferdinand se sont rencontrés le 8 mars 1963 au cinéma l'Apollo de Lens. Ils résident aujourd'hui à Eleu-dit-Leauwette" (vdn du 27/09/13)
- à Méricourt : " C'est au cinéma le Printania que Alfréda et Léon se sont rencontrés. Leurs premiers regards se croisent en 1958. Léon avait déjà aperçu Alfréda à Drocourt chez sa grand-mère. "Alors, lorsque je l'ai revue, ce jour-là, dans la sale de cinéma, je l'ai reconnue, même dans le noir.", en sourit encore Léon. Et Alfréda ajoute, "j'avais 16 ans et demi et j'étais avec ma soeur. Je ne sortais jamais, c'était la première fois." A l'entracte, les premières paroles s'échangent et c'est un véritable coup de foudre. "
- à Watten : "En sortant de l'usine, Michel rencontre Annie et lui propose une sortie au cinéma. Annie accepte après accord de ses parents. "A l'époque, il fallait absolument l'accord des parents et être rentrée sitôt le cinéma terminé. Si on arrivait pas à l'heure, on était privée de sortie la semaine suivante."
- à Liévin : "Les jeunes mariés avaient fait connaissance quartier Riaumont, plus précisément au cinéma Casino. Jules était "placeur", un métier aujourd'hui disparu et il eut tôt fait de repérer cette jeune fille qui lui plût immédiatement. Gisèle ne devait plus jamais payer sa place mais elle se souvient à peu près du prix du ticket :"5 francs, je crois." 
- Pont-à-Vendin : Danièle et Daniel s'étaient rencontrés au cinéma à Pont-à-Vendin et se sont mariés en 1963"
- Noyelles-Godault : "Nous avons grandi ensemble dans l'insouciance d'une enfance ordinaire malgré la guerre, se souvient Gérard. Dès 14 ans, je fus commis d'office caissier de notre cinéma. Très vite, Odile et sa mère eurent leurs places réservées. Lors de chaque festivité paroissiale, nous étions enrôlés et avons appris à nous connaitre différemment."
- Sallaumines : ""Tout a démarré lors d'une séance de cinéma peu après la guerre, raconte Geneviève. Nous avions 15 ans. Je suis incapable de vous expliquer pourquoi mais le fait est que j'ai eu le coup de foudre pour lui." Roger poursuit : "Lors de cette sortie au cinéma, l'un de mes amis s'était assis près d'elle. J'ai alors tout fait pour me rapprocher le plus possible et ça a finalement fonctionné."

D'autres viendront se greffer sur ce message comme je l'ai fait pour le précédent...
Si vous avez des souvenirs, un témoignage à apporter, n'hésitez pas...

Voici le lien du premier message posté ici racontant des rencontres au cinéma :
http://cinemasdunord.blogspot.fr/2011/01/rencontre-amour-et-mariage-dans-un.html

mardi 22 octobre 2013

Le Casino d'Arras

La salle de spectacle « Le Casino » est un lieu dont l’histoire nous est peu connue.
On sait que sa construction date de la fin de la période dite de « Reconstruction » qui suit la première
guerre mondiale (vraisemblablement vers 1929-1930) et qu’il fut édifié, comme bien souvent à cette
époque, grâce à l’utilisation de matériaux modernes comme le béton armé. On sait aussi qu’il aurait été bâti
à l’initiative d’une famille de riches propriétaires de casinos (situés le long du littoral ou dans la commune
thermale de Saint-Amand-Les-Eaux) laquelle projetait non seulement d’en faire une salle de spectacle, une
salle de music-hall mais également un casino. On sait enfin qu’il devint rapidement un cinéma, l’obtention
de l’autorisation d’ouvrir le casino n’ayant jamais été obtenue.
Le cinéma a été une très longue activité de cette salle de prestige de centre-ville. Pourtant, peu d'informations... On sait que dans les années 50, ce cinéma a une capacité de 1300 places et qu'il est dirigé par les frères Louis.
Le cinéma ferma ses portes en 1977 et devint une salle municipale. Il a depuis lors, toujours été la
propriété de la ville d’Arras, accueillant aussi bien des orchestres de musique classique ou d'harmonie, des
concerts de variété à vocation grand public, des pièces de théâtre, des spectacles d'humour et de danse que
des conférences. Sa programmation, voulue assez prestigieuse, lui confère une certaine envergure. A cet
égard, les travaux à venir ne devraient que renforcer le prestige de cette salle de spectacle de 1111 places
dont la situation est idéale : en plein centre ville du chef-lieu du Pas-de-Calais.
Vous avez un souvenir de ce cinéma ? Vous l'avez fréquenté ? Vous avez un document ? Une photo ou on devine le Casino en tant que cinéma ? Contactez moi ! 
Un grand merci à Mr Gérard Veret pour ces renseignements et à l'association Voltige.




vendredi 18 octobre 2013

Mr Lecomte, directeur du Palace de Arras




Jean-Marie Prévost nous propose cet intéressant cliché de Mr Lecomte, directeur du cinéma Palace de Arras, en train de préparer le film qu'il va projeter. Ce que montre le cliché, mais aussi ce dont se souviennent ceux qui ont connu ce cinéma, c'est que Mr Lecomte n'hésitait pas à mettre la main à la patte et qu'il pouvait aisément remplacer un opérateur de cinéma défaillant. Rappelons alors que les films étaient expédiées sous forme de galettes de près de 600 mètres et qu'avant de les projeter, il fallait les monter dans des bobines en métal d'abord des bobines de 600 mètres, puis, avec l'évolution des projecteurs, des bobines de 1800 mètres et 4 000 à 5 000 mètres. Un film pouvait avoir 4, 5, 6 ou même plus de bobines suivant sa longueur ! L'opérateur devait donc, dès réception des films, vérifier les bobines et les monter dans les fameuses bobines en métal  pour la projection. Il en profite alors pour vérifier la qualité du film ( rayures, collages,...) et ceci pour chaque bobine ! C'est ce qu'est en train de faire Mr Lecomte sur la photo envoyée.
Actuellement, tous les cinémas sont passés au format numérique. L'intégralité du film est contenue dans un disque dur. Il n'y a donc plus de montage... Une page de l'histoire du cinéma est tournée.

Vous avez des souvenirs, des documents sur ce cinéma emblématique d'Arras ? Vous êtes de la famille de Mr Lecomte ? Alors merci de contacter...

Un message a déjà été posté sur ce blog concernant le Palace :  http://cinemasdunord.blogspot.fr/2010/03/le-palace-darras.html



mardi 15 octobre 2013

Le cinéma Pathé de Berck

L'indispensable Bernard Warin nous propose un nouveau document trouvé sur le site de vente Delcampe. Il s'agit du cinéma Pathé de Berck-sur-Mer, de mémoire nommé ensuite le Caméo (mais à vérifier) et ce dernier a déjà fait l'objet d'un article sur ce blog avec une vue du café Eugène situé au coin de la rue ! Ce cinéma d'avant la première guerre mondiale est alors placé près du café Eugène, au centre ville, pas très loin de l'église et d'une place. Y a-t-il un lien avec le café et la gestion de ce cinéma ? Quel est le destin de cette salle ? La description de l'intérieur ? Rappelons également que Pathé avait des liens avec la commune car les enfants de la société venaient en colonie de vacances à Berck. Si vous avez des documents, des anecdotes, des souvenirs sur ce cinéma et ses successeurs, n'hésitez pas à nous en faire part : ci-dessous dans les commentaires ou en m'écrivant : o.joos@voila.fr
Vous trouverez ci dessous deux documents : la carte postale ancienne d'origine trouvée par Bernard Warin et l'agrandissement de cette carte centré sur le cinéma.



vendredi 11 octobre 2013

La salle de la rue des Champs à Roubaix

L'ami Daniel Najberg nous propose deux vues d'une ancienne salle de cinéma de Roubaix en pleine rénovation.... et donc en voie de disparition du paysage (et de nos mémoires). Il s'agit de la salle artistique du 59 rue des Champs à Roubaix. Philippe Waret et Alain Chopin nous apprennent dans leur ouvrage consacré aux cinémas de Roubaix que cette salle "apparaît dans le flux publicitaire du Journal de Roubaix en 1909 mais elle n'est pas encore équipée du cinématographe. On y joue alors un spectacle de famille, avec une troupe de premier ordre. L'année suivante, elle est devenue concert-cinéma, mais le programme annoncé en avril est encore composé des différents artistes lyriques (...) C'est après la première guerre mondiale qu'elle affirmera sa vocation de cinéma, en succédant à une autre salle dans le réseau Gaumont. Sa disparition coïncidera avec l'arrivée du cinéma parlant."
L'intérêt de ces photos prises par Daniel Najberg est de montrer que, malgré la fin de l'activité cinéma annoncée dans l'ouvragé précédemment citée au début des années 30 (le tournant du parlant), le local porte encore des traces de cinéma, encore bien visibles en 2013. Qu'on en juge : le premier cliché du haut montre l'emplacement de l'ancien écran. Seconde photo, cette fois ci dos à l'ancien écran, on devine bien le balcon même s'il ne reste qu'une poutre et l'escalier menant à ce dernier. Et enfin, dernier cliché, un zoom sur ce qui fut, jadis, l'encadrement supportant l'ancien écran... par contre, d'après Daniel Najberg, tout est voué à la disparition et ces trois photos ne sont que l'ultime témoignage de la fin de ce petit cinéma roubaisien, qui à fonctionné pendant seulement quelques années... 
Encore un grand merci à Daniel Najberg pour ces clichés et pour les avoir offert au blog.




lundi 7 octobre 2013

Le salon ciné de Merville

Le salon du Cinema et du Son est tenu ce dimanche à Merville. Acheteurs et vendeurs de CD, de documents sur le rock, la variété, mais aussi les amateurs de films, bobines et appareils de projection étaient là également, même si l'ensemble des participants et les organisateurs (le Club cinéma de Merville de notre ami Daniel Granval) a constaté une baisse dans la fréquentation du nombre de visiteurs et un affaiblissement des transactions. Crise ? Concurrence d'autres manifestations dans le Nord-Pas-de-Calais ? Influence de plus en plus négative d'internet et de sites de vente en ligne (ebay, delcampe et Le boncoin )? En tout cas, le blog cinemasdunord, La Maison, Régionale du Cinéma, l'ALICC représentée par son Président Daniel Najberg et le circuit touristique "ça tourne dans le Nord" étaient présents et seront également là à Roubaix, fin janvier.
Voici en tout cas quelques photos des stands cinéma de ce salon, en attendant le GRAND rendez vous de janvier avec Cinémachina à la Condition Publique !! 





Quelques photos accrochés montrant des salles de cinéma de la région,
et des personnalités lies au cinéma, illustraient le stand du blog, de l'ALICC,
et de la Maison du Cinéma.















lundi 30 septembre 2013

"Ca tourne dans le Nord !" : un circuit touristique inédit sur le thème du cinéma !

Pour la première fois en France, un département se dévoile à travers la thématique du cinéma ! 
Et ce département, c'est l'un des nôtres : c'est le Nord !!! 









Afin de faire vivre des moments exceptionnels aux passionnés de cinéma, j'ai mis en place avec Nord-Tourisme un circuit de 3 jours et 2 nuits qui se répétera sur 4 périodes :
- 3 jours en février : du mercredi 26 au vendredi 28
- 3 jours en avril : du mercredi 23 au vendredi 25
- 3 jours en juillet : du mercredi 9 au vendredi 11
- 3 jours en août : du mercredi 27 au vendredi 29
Inscrivez dès maintenant auprès de Joëlle au 03 20 57 53 96 ou au  06 88 45 37 43 et n'hésitez pas à lui envoyer un petit mail pour recevoir le détail du séjour à jcrouzet@cdt-nord.fr Je suis bien sur également à votre disposition pour des informations complémentaires. Mon mail : o.joos@voila.fr
Nous sillonerons le département du Nord du sud... au nord, de Aniche à Zuydcoote en passant par Valenciennes, Lille, Roubaix, Bailleul et Bergues ! Au programme : visites de cinémas actuels (Bray-Dunes, Aniche, Bailleul) et anciens (Le Palace de Valenciennes, l'Union de Lille,...), des visites de lieux de tournage (Germinal, Week-end à Zuydcoote, Bienvenue chez les Ch'tis,...), des rencontres avec des figurants, une balade à la Plaine Images assister - s'ils ont lieu - à des tournages,... 
Trois jours denses autour du cinéma dans toute sa diversité, avec, bien sûr, des moments de pure convivialité lors des repas et des soirées précédents les nuits en hôtel 3 étoiles. Tout est inclus dans le circuit.
Occasion de découvrir de façon inattendue le département du Nord en compagnie d'un guide conférencier (moi-même).

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous découvrirez cette offre et un rappel des dates disponibles pour ce séjour. Attention, ce lien vous donne idée du contenu mais concerne les réservations pour les autocaristes.
Si vous êtes en solo, en couple, ou entre amis, vous serez peut-être joints à un groupe déjà constitué de passionnés susceptibles de venir de la France entière !

http://www.pro-cdt-nord.com/cdtnord_professionnel/CDT-Nord-Professionnel/Packages-Agences-de-voyages-Autocaristes/Les-packages/Ca-tourne-dans-le-Nord

Nous reviendrons dans les jours et semaines à venir sur ce circuit qui, rappelons le, est une première en France !

vendredi 27 septembre 2013

Les cinémas diversifient leurs offres et se cherchent...

Peu à peu, les spectateurs ont remarqué que les cinémas de la région cherchent à diversifier leur offre et profiter également du numérique et des nouveaux moyens de télécommunications à leurs portées afin d'offrir des spectacles différents, montrant ainsi que la toile blanche ne sert pas uniquement à projeter des films... Il y a eu des ballets, des opéras, des concerts de stars du rock ou de M Pokora, il y maintenant des visites d'exposition ! Un article récent de la Voix du Nord édition Saint-Omer nous propose ainsi une interview de Cathy Coppey, Présidente de la Chambre Syndicale des Exploitants de cinéma et également du groupe O'Ciné présent à Saint-Omer, Maubeuge et Dunkerque. L'article nous apprend la diffusion en cette fin de semaine d'une visite de l'exposition Pompéi qui se tient actuellement à Londres. Autre information de cet article, la réaction de l'exploitante sur la prochaine baisse de la TVA annoncée sur les tickets de cinéma... Affaire à suivre. Article signé Jennifer-Laure Djian, le voici : 

Ce doit être l’une des dispositions du budget 2014. Un geste pour les cinémas. Le 1er janvier, la TVA sur les billets d’entrée doit être ramenée à 5 % – elle devait passer à 10 % après une hausse à 7 %, déjà, en 2012. À Ociné, Cathy Coppey, propriétaire du cinéma audomarois et présidente de la chambre syndicale des cinémas du Nord – Pas-de-Calais, attend de voir l’idée votée, pour crier victoire. Et continue de diversifier les propositions du cinéma, pour endiguer la diminution de fréquentation de 10 % depuis le début de l’année.


La TVA à 5 % sur les billets de cinéma, c’est une idée que vous défendez, depuis longtemps…
« Fortement. On était passé à 7 % en 2012, on risquait d’augmenter à 10 % en 2014. Remettre en cause la taxe à 5 %, c’était remettre en cause le fait que le cinéma constitue une activité culturelle, alors que c’est la plus populaire en France. Le livre bénéficie de ce taux réduit, il était normal qu’on en bénéficie aussi. Les cinémas accusent une baisse de fréquentation de 10 % depuis le début de l’année, nous taxer, c’était nous tirer une balle dans le pied. »
Est-ce que ça va changer quelque chose au prix du billet ?
« On ne sait pas encore comment on va répercuter cette baisse de TVA, si elle est votée – il ne s’agit pour l’instant que d’une annonce d’Aurélie Filippetti, ministre de la Culture. Ça va, c’est certain, stopper les augmentations de tarif. Sachant que depuis le passage au numérique, les dépenses des cinémas connaissent de fortes hausses, en électricité, en consommables. On est conscient qu’il faut maintenir le prix du billet à un tarif raisonnable. On dit que le cinéma est cher, mais ça coûte cher de projeter un film. Et par rapport à l’inflation, l’augmentation du prix de billet n’est pas si importante que ça – 1,3 % par an contre 1,9 % en moyenne pour l’inflation selon les chiffres de la Fédération nationale des cinémas français. »
Ça va permettre aux cinémas de souffler ?
« On ne connaît pas l’avenir. Avec la diminution de la fréquentation, la hausse de la TVA aurait été une véritable catastrophe. Et puis la loi n’est pas encore votée, il ne faut pas crier victoire trop vite. »
À quoi est-elle liée, cette baisse de fréquentation ?
« À la production, qui intéresse moins les spectateurs, et comme tous les secteurs d’activité, à la crise… »
La solution, c’est de se diversifier, comme vous le faites en projetant l’exposition « Pompéi » ?
« Ça fait partie des évolutions accessibles grâce au numérique. On a proposé ces concerts, pour la première fois, une exposition, quelques jours avant qu’elle ne se termine, à Londres. C’est la rendre accessible, moins chère, même si ce n’est pas comme la visiter, en vrai, au musée. Ça permet d’élargir le public qui va voir des expositions. »
Vous avez déjà des réservations ?
« Quelques réservations et puis des scolaires qui se montrent intéressés. On verra, c’est une première, c’est un peu un test… »
« Pompéi », l’exposition du British Museum au cinéma. Jeudi 26 septembre à 20 heures (12 €), vendredi 27 septembre à 14 heures (8 €). Renseignements à Ociné.

dimanche 22 septembre 2013

Les 25 ans du cinéma de Roncq

La Voix du Nord mentionne dans son édition du vendredi 20 septembre les 25 ans du cinéma de Roncq. Autre article toujours dans ce même numéro du quotidien, un portrait de Franck Florin, le directeur de ce cinéma. Article signé par Bérangère Barret.
Vous trouverez ci dessous les articles sur ce sujet, et en introduction pour ce message se trouve une photo extraite de l'ouvrage consacré à cette commune aux Editions A. Sutton.
Voici les articles :
"Les archives manquent un peu pour retracer tout le destin de ce cinéma comme on n’en voit plus, ou très peu. Tout juste sait-on qu’il a été créé sous sa forme initiale en 1909. Rue Henri-Barbusse, déjà, à quelques encablures de son emplacement actuel. « En 1918, pendant la guerre, il a été détruit », relate Franck Florin, l’actuel directeur du cinéma, qui, insatiable passionné, a tenté de se pencher sur l’histoire des lieux.
Le cinéma roncquois est tout de suite reconstruit, cette fois au 40, de la rue Henri-Barbusse. Il « tourne », jusqu’en 1967. Et c’est là que la bobine se coupe. La salle est fermée. Jusqu’en 1988, cette année où Jean-Albert Bricout, adjoint à l’époque, se bat pour que la pellicule passe de nouveau dans les projecteurs roncquois.
Un sacré pari. Pas sûr, même, que l’initiateur de cette renaissance y croyait vraiment. Mais le succès est au rendez-vous. « Ça a marché, sourit Franck Florin. Il faut dire qu’un cinéma dans une petite ville, c’est appréciable. C’est comme un cinéma de quartier. » Et si, autour de lui, la puissance des gros complexes aux allures de supermarchés du Septième Art a emporté quasiment tous ses équivalents, le petit Roncquois a perduré. Pourquoi la salle Gérard-Philipe a-t-elle tenu le coup ? « Je dirais qu’il y a une question de confiance, de sécurité, aussi », avance Franck Florin. Et de lancer la comparaison avec les « grands complexes, froids et chers ».

Un projecteur dernier cri

Le ciné Gérard-Philipe, ce sont aujourd’hui quelque 20 000 entrées par an, huit séances par semaine en moyenne (bien plus en période de vacances scolaires). Et des films en numérique, depuis la petite révolution opérée il y a deux ans dans cette salle obscure. Plus de bobines, mais un projecteur dernier cri, financé par la Ville et une enveloppe parlementaire. Ce passage au numérique a bouleversé la façon de travailler au sein du cinéma. Ce sont, désormais, des disques durs qui ont remplacé le bon vieux 35 mm. Mais «pour le public, il y a eu peu de changements, à part la possibilité d’avoir des films en 3D », avance Franck Florin. De quoi plaire aux enfants, qui représentent une grande partie des spectateurs de ce cinéma familial. « Les parents savent qu’ici, ils peuvent laisser leurs enfants sans problème. » Encore un point qui marque la différence avec les grandes salles plus obscures que conviviales. Autres points : « L’accueil, l’esprit ». Un esprit qui a vingt-cinq ans. Et qui a sans doute encore un bel avenir devant lui.

Bénévole au cinéma Gérard-Philipe, à Roncq, dès 1992, Franck Florin en a pris les commandes en 2002. Il est directeur de la salle. Son frère en est le président… Une histoire de famille. Et de passion pour cet ancien tisserand tourquennois."

Voici le second article de La Voix, le portrait du directeur : 
Au départ, rien ne le prédestinait vraiment à travailler dans le septième art. À part, peut-être, un horizon de bobines. Celles enrobées de fil qu’il manipule dans son métier de tisserand, à Tourcoing. À part, peut-être aussi, une passion chevillée au corps depuis son plus jeune âge. Les films qui l’ont fait rêver lorsqu’enfant, il arpentait les couloirs sombres de l’ABC et de l’Art Ci à Tourcoing. À l’époque, déjà, son regard se tourne vers les bobines, mais celles recouvertes de pellicules en « 16 mm, 8 mm »…. « Tout cela m’a passionné dès le plus jeune âge, sourit-il. Quand j’ai vu les cassettes VHS arriver, j’étais fasciné ! »
Alors, quand, en 1992, son frère lui propose de rejoindre l’équipe de bénévoles du cinéma de Roncq rouvert quatre ans plus tôt, il n’hésite pas une seconde. Il rejoint la famille de la salle Gérard-Philipe qui ne fonctionne quasiment qu’avec le soutien des volontaires, prêts à donner de leur temps pour faire tourner une salle dont les charmes désuets de cinéma de quartier ne sont pas étrangers à l’engagement sans faille qu’ils délivrent.

La petite salle tient toujours debout

C’est dix ans plus tard, alors qu’il a 34 ans, que Franck Florin se voit proposer le poste de directeur, l’un des deux emplois salariés de l’association. Il lâche les bobines de fil pour celles de film. En 2002, le boum des grands complexes cinématographiques s’est déjà produit. Mais la petite salle Gérard-Philipe tient toujours debout et Franck Florin s’investit pour que le rêve continue. Les supermarchés du cinéma, « froids et chers », il ne les aime pas, c’est certain. Franck Florin vante la convivialité de « sa » salle. « Ici, les gens sont toujours accueillis comme des amis. » Ce nostalgique du 35mm conserve une affection particulière pour le ciné à l’ancienne. « Ce que je regarde, moi, dans les films, ce sont les lumières, le jeu des acteurs. J’aime les plans larges, la lenteur. J’ai tout de même l’impression qu’aujourd’hui tout va trop vite dans le cinéma. Les gens sont devenus des consommateurs. » Ses films à lui, c’est La gloire de mon père, les Clint Eastwood, les Kubrick...
Pour le choix des œuvres à projeter au cinéma roncquois, « j’essaie de prendre ceux qui marchent le mieux ». La programmation fait, en effet, partie des attributions du directeur. La projection, aussi. L’accueil également. En fait, « c’est l’avantage d’un cinéma de quartier, je fais tout, même si je délègue certaines tâches aux bénévoles ». Ils sont une quarantaine à l’épauler au quotidien, à prendre son relais, le week-end. Et surtout, à prendre plaisir à se réunir régulièrement, à discuter, à être ensemble, simplement. Pour que vive encore la petite famille du cinéma roncquois.