© Olivier JOOS - 2009/2015

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vendredi 30 décembre 2011

Christophe Salengro, acteur lensois et président à vie


Après Charles de Gaulle né à Lille, et dernier président de la République né dans notre région, le Nord-Pas-de-Calais peut aussi s'enorgueillir d'avoir un autre président natif de la région. Connu dans tout l'hexagone comme Président à vie de la Présipauté de Groland, le comédien Christophe Salengro est né à Lens le 9 août 1953. Elève du lycée Saint-Paul de Lens, c'est un véritable touche à touche : la danse avec Philippe Decouflé, acteur mémorable dans la publicité (tout le monde se souvient de lui dans une célèbre publicité de dalles à coller), le spectacle et des passages dans des vidéo-clips, et bien sur sa participation depuis le début des années 90 à diverses émissions satiriques de Canal Plus, toutes tournant autour du Groland, Présipauté imaginaire où le lensois Salengro est nommé Président à vie, même si de nouvelles élections sont prévues en 2012.
Notre homme est également acteur pour des longs métrages (d'où sa présence ici...). On a particulièrement remarqué son physique et son talent dans "La cité des enfants perdus" de Jeunet et Caro en 1994, et la trilogie de Delépine et Kervern : "Aaltra" (2003), "Avida" (2005) et "Louise-Michel" en 2008.
De mémoire, il n'a jamais tourné dans le Nord-Pas-de-Calais et ne joue pas sur son accent ou ses origines...
Vous avez été à l'école, au lycée avec C. Salengro, n'hésitez pas à apporter votre témoignage, vous avez un mot à dire, quoique ce soit sur l'acteur et son travail, contactez moi,  ou laissez un mot...

samedi 24 décembre 2011

AMC Dunkerque devient O'Ciné !


Voici un article écrit par Bruno Verheyde paru ce samedi dans la Voix du Nord confirmant la venue de O'Ciné à Dunkerque. Le groupe Coppey prend le relais d'AMC et amène le numérique dans ses bagages ! Le changement d'enseigne sera effectif courant janvier. O'Ciné poursuit ainsi son expansion. Après Maubeuge, le groupe élargit son offre et continue de s'étendre dans la région, devenant ainsi peu à peu un poids lourd de l'exploitation cinématographique régionale.

 AMC se retire définitivement du continent européen et passe la main, au Pôle Marine, au groupe indépendant Ociné. PHOTO JEAN-CHARLES BAYON Voici l'article du grand quotidien régional : " Le cinéma AMC, présent au Pôle Marine de Dunkerque depuis douze ans, est sur le départ. Avant de quitter le sol français, le géant américain a tenu à assurer le relais et s'est mis en quête d'un exploitant désireux de reprendre son bail. ... Après quelques semaines de tractation, Ociné, un exploitant indépendant, a finalisé il y a quelques jours ce transfert d'activités. Les employés d'AMC de Dunkerque ont été avertis hier après-midi. Président du groupe Ociné, Bernard Coppey possède deux complexes dans la région. Le premier, ouvert à Saint-Omer à la même époque qu'AMC, comporte neuf salles le second, à Maubeuge, compte huit salles. Après avoir réduit son périmètre au Pôle Marine en passant de vingt à quinze salles, AMC a depuis quelques années trouvé son rythme de croisière. Le départ de l'exploitant américain est le résultat d'une stratégie de groupe (fin des investissements sur le continent européen) et n'est nullement lié à une baisse d'activité. Le cinéma dunkerquois finit en effet l'année sur un très bon chiffre : 600 000 entrées. Un chiffre que le nouvel exploitant cherchera à bonifier en lançant un programme de rénovation des salles ainsi que l'installation du numérique, qu'il a chiffrée à 1,5 million d'euros. "


Suite à cette arrivée, La Voix du Nord a publié un second article après la conférence de presse de la famille Coppey, publié le 29 décembre, et écrit par Bruno Verheyde : 


" Ociné vient de prendre le relais d'AMC. Le groupe américain (leader mondial des exploitants cinématographiques), désireux de quitter le sol européen, a cédé le multiplexe dunkerquois à l'exploitant régional, dirigé par la famille Coppey. Déjà propriétaire de deux multiplexes (l'un à Saint-Omer et l'autre à Maubeuge), Ociné étend ainsi son périmètre et ajoute un nouvel épisode à la saga cinématographique familiale débutée il y a plusieurs décennies. « Mes parents possédaient une salle de cinéma à Bourbourg, se souvient Bernard, président du directoire. Les jours d'affluence, on allait récupérer des bancs à l'église. Et pour les "gros" films, les clients du café voisin prenaient les chaises du bistrot qu'ils ramenaient après le générique de fin ! » Après son service militaire, Bernard Coppey a laissé la gestion du cinéma familial à son frère. « Il n'y avait pas de place pour deux. » Et débuté une activité de commerçant à Saint-Omer. « Mais le virus du cinéma m'a vite rattrapé. Quand j'ai su que les salles de la commune allaient fermer, je les ai rachetées. Il y a quarante-six ans... » En 1998 (un an avant l'arrivée d'AMC à Dunkerque), ces quelques salles se transformèrent en multiplexe, comme celles de Maubeuge, ouvertes en 1987 et rénovées il y a cinq ans. Depuis près de trois ans, ces salles sont toutes numérisées et peuvent accueillir des films en 3D. Ce qui est actuellement impossible chez AMC au Pôle Marine. Une situation insolite qui s'explique par la politique d'AMC qui, désireux de quitter le vieux continent, décida il y a plusieurs années de ne plus investir dans ses rares cinémas européens. Conscient de l'inévitable perte d'attractivité du cinéma (vieillissement des salles, absence de 3D...), Pierre Baert, en charge de la gestion du Pôle Marine s'est alors démené pour sonder les éventuels repreneurs avant que ne s'abatte la nuit américaine. « Le bailleur a alors choisi le locataire qui s'engageait à moderniser le lieu et qui proposait une politique volontariste. La négociation s'est parfaitement déroulée entre les Américains, qui désiraient partir mais ne voulaient pas nous abandonner, et Ociné qui prend le relais. AMC a fait preuve de beaucoup de professionnalisme. » Reste désormais à Ociné à redynamiser un cinéma à bout de souffle. « Reprendre ce multiplexe représente une belle opportunité mais c'est aussi un sacré challenge, reconnaît Cathy Coppey, vice-présidente du directoire qui n'a pas franchi le pas sur un coup de tête. De gros investissements nous attendent. La priorité absolue sera de doter au plus vite les salles des techniques numériques. Il faut que les spectateurs dunkerquois aient accès aux films en 3D. Nous allons prendre possession des lieux mi-janvier et nous entrerons alors en phase d'observation et d'analyse. Nous n'arrivons pas pour faire la révolution mais pour améliorer ce qui peut l'être. Nous allons revoir la billetterie. Nous nous pencherons également sur la décoration des quinze salles dont nous disposons. Mais avant de sortir les pinceaux il faut voir quels sont les besoins et bâtir quelque chose de cohérent, créer une ambiance, comme nous l'avons fait dans nos deux autres entités. » « Dans tous nos établissements nous avons toujours misé sur le confort des salles et la qualité de l'image. Il faut créer une ambiance chaleureuse pour le spectateur », précise son père. Avec ces aménagements, qui permettront à l'établissement de basculer dans les temps modernes, Cathy Coppey espère faire progresser la fréquentation qui, pour 2011, atteindra les 600 000 entrées.Un bon chiffre pour un établissement de cette taille. Au niveau de la programmation, il ne devrait pas y avoir de changements, les circuits de distribution étant les mêmes pour tous.Reste désormais, acte symbolique, à changer l'enseigne. AMC deviendra dans quelques jours Ociné. « Car, depuis toujours, quel que soit le nom du lieu, j'ai toujours entendu les gens dire : "On va Ociné..." »
légende des documents :
En haut, une image qui va changer très bientôt : AMC à Pôle Marine
En bas, Cathy et Bernard Coppey du groupe O'Ciné

Jean Lefebvre, le rire franchouillard du Nord ?

Né le 3 octobre 1919 à Valenciennes, avec un nom de famille typique de notre région, Jean Lefebvre est l'un des acteurs préférés des français. Il est le fils de Georges Marcel Lefebvre, maréchal ferrand, et de Zélia Louise Mathilde Masquelier. Habitué des seconds rôles, on le retrouve dans les plus grands succès populaires de la seconde moitié du XXème siècle, mais aussi dans le pire de la série Z. Dans l'ensemble de sa filmographie, i est malheureusement souvent employé dans les mêmes rôles avec le même registre de comédie : le franchouillard, un peu hébété, regard vide mais habile dans le système D...

De mémoire, mais je peux me tromper, et dans ce cas là, je corrigerais, il n'a pas tourné dans la région et dans aucun de ses films il ne joue un nordiste typique alors que l'on pourrait très bien l'imaginer comme le grand-père de Danyboon dans "Bienvenuechez les Ch'tis", même si on n'entend jamais son accent dans ses films. Il a certainement appris à le perdre lors de son apprntissage au Conservatoire.


Parmi ces films les plus connus, et multi-rediffusé à la télé, on cîtera l'inévitable "Tontons flingueurs" de Georges Lautner en 1963, la série des "Gendarmes" avec L. de Funès, et la trilogie de la "Septième Compagnie" de Robert Lamoureux.

On retrouve sa filmographie complète de plusde 130 films sur Wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Lefebvre

Louis Malle, un réalisateur à fleur de peau

Né le 30 octobre 1932 à Thumeries, au sud de la métropole lilloise, Louis Malle est un des plus grands réalisateurs français de la seconde moitié du XXème siècle. N'appartenant à aucun courant de la cinéphilie française, surant sur la Nouvelle Vague sans jamais en faire parti, Malle propose un cinéma qui lui est propre, sobre et intense à la fois. Né dans une grande famille d'industriel du Nord (sa famille est liée à la famille Béghin, bien connue pour les activités dans le sucre et la betterave sucrière), Louis Malle n'a cependant jamais tourné dans la région Nord-Pas-de-Calais, ni même, de mémoire, évoqué dans un de ses films. De mémoire, l'oeuvre du cinéaste n'est pas liée non plus aux grandes thématiques cinématographiques qui tournent autour de la région : la vie ouvrière, les classes sociales, une certaine misère urbaine,... par exemple.


Parmi ses oeuvres, signalons "Le Monde du silence" en 1955 co-réalisé avec Cousteau (Palme d'or au festival de Cannes et Oscar du meilleur film documentaire), "Ascenseur pour l'échafaud" en 1957 (Prix Louis Delluc), "Lacombe Lucien" en 1974, "Au revoir les enfants" en 1987 (César pour le meilleur film, meilleur réalisatreur et meilleur scenario) et "Milou en Mai" en 1989.

Filmographie complète :

L'ensemble de la carrière de Louis Malle se retrouve sur wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Malle
mais aussi sur le site internet consacré au réalisateur et mentionné ci-dessous.

Site internet :
http://louismalle.ice.spill.net/index2.php?lg=fr&dr=lm

Un blog consacré à "Au revoir les enfants" (mon film préféré de L. Malle) :
http://aurevoirlesenfants2009.blogspot.com/

jeudi 22 décembre 2011

Un nouveau document sur le cinéma Clairon

L'excellent Robert Mawet nous propose un document sur le cinéma clairon, récemment posté sur ce blog. Il s'agit d'une carte postale datant approximativement des années 30 en voyant l'arrière de la voiture de la carte postale d'ensemble. Sur cette carte postale d'ensemble, on voit bien sur la droite la façade du clairon, ainsi que le programme posé sur le trottoir, mais un autre détail attire l'oeil. En effet, au centre de la carte postale, on devine également un programme posé sur le trottoir. En zoomant, il s'agit d'un autre programme de cinéma, celui du concurrent du Clairon, l'Eldorado, rue des collèges. On imagine la guerre des cinémas, la rivalité, peut-être un programme du Clairon pas très loin de celui de l'Eldorado...

Si vous êtes de cette commune de Condé sur l'Escaut, si vous avez des souvenirs.. contactez-nous !

lundi 19 décembre 2011

Le blog sur le site salles-cinemas.com !

Le site internet bien connu salles-cinémas.com vient de publier un bel article consacré au blog cinemadunord ! Un grand merci à Alex, son rédacteur d'avoir choisi le travail réalisé sur ces pages et de le mettre en ligne sur son site internet !

N'hésitez pas à aller fureter vers les autres pages et de découvrir toute la richesse architecturale, tous le patrimoine foncier des salles de cinéma de France...

Un bonjour amical à ceux qui nous rejoignent ici grâce à salles-cinema.com !

vendredi 16 décembre 2011

Le Clairon de Condé-sur-l'Escaut

Voici une petite salle de cinéma devenue aujourd'hui une galerie d'art : le cinéma Clairon situé à Condé-sur-l'Escaut, à l'est de Saint-Amand les Eaux, pas très loin de la frontière belge. Ce cinéma, d'après un annuaire Bellaye, est situé au 10 place d'Armes. Sa dénommination est bien originale et nous change des Rex, Eldorado, Pax ou Familia. La raison ? La situation près de la rue du Clairon qui a ainsi donné son nom à la salle. Les dirigeants dans les années 50 se nommaient Messieurs Descamps et Léon Coubeaux. Un autre cinéma existait dans cette commune : l'Eldorado, au 18 rue du Collège.


Si vous connaissez ces salles, si vous les avez fréquenté, si vous résidez à côté, si vous êtes de Condé, etc... contactez moi !!!


http://phototheque.mairie-conde-s-escaut.fr/main.php?g2_itemId=734 : voici un lien qui va vous donner 4 photos de l'intérieur de la Galerie Le Clairon lors de son inauguration en décembre 2008.

mercredi 14 décembre 2011

Deux photos de l'ex-Régent de Rosendaël







Julie Hembert, fidèle lectrice dunkerquoise de ce blog (allez voir son blog de déco !!), m'a envoyé des photos de l'ancien cinéma Régent de Rosendaël, déjà évoqué dans une page de ce blog. Le bâtiment est aujourd'hui devenu un centre chrétien, une salle de réunion pour une communauté religieuse chrétienne. Cette fonction attribuée aux anciennes salles de cinéma n'est pas le seul exemple connu dans notre région. Il y a une époque, l'ancien cinéma lensois, le Cantin a aussi abrité une communauté religieuse plus ou moins sectaire dénommée "La Source", et le cinéma Concordia de Tourcoing devenu aujourd'hui, Le Tabernacle, une église évangélique. Ces deux derniers cinémas ont déjà fait l'objet de fiches sur ce blog, mais vous pouvez toujours apporter votre témoignage...

vendredi 9 décembre 2011

Le départ du géant AMC de Dunkerque





Ce jeudi 8 novembre, le quotidien La Voix du Nord annonce le prochain départ du groupe AMC de Dunkerque. Seul complexe cinématographique en France de ce géant américain, AMC souhaite donc se retirer du marché hexagonal et donc régional et cherche cependant un repreneur pour ce site situé au coeur de la ville.

Voici l'article signé Annick Michaud et Bruno Verheyde, de La Voix du Nord : "Depuis quelque temps, le groupe américain AMC cherche à quitter Dunkerque. Le leader mondial, qui a décidé de se retirer du marché européen, a lancé depuis peu des consultations dans le but d'assurer une poursuite d'activité garantissant la sérénité pour le personnel et le public. Le sujet, depuis plus de dix ans, alimente la fantasmagorie locale. Avant même l'inauguration en grande pompe du Pôle Marine en novembre 1999, des interrogations avaient surgi quant à la pertinence des ambitions du groupe américain AMC Theatres, qui s'apprêtait à ouvrir un complexe de vingt salles. Depuis, la machine à rumeurs s'est emballée. Sans répit. À plusieurs reprises, les oracles ont annoncé la fin du rêve américain. En 2001, la réduction de la voilure (le multiplexe est passé de 20 à 15 salles), devait être, c'était certain, annonciatrice d'une fin imminente.
Dix ans plus tard, AMC est toujours présent à Dunkerque. Pour combien de temps encore ? L'inlassable question mérite aujourd'hui d'être posée, car le temps des fantasmes et de la rumeur est dépassé. Alors que depuis plusieurs années, en raison d'un repositionnement de sa politique de développement, AMC Theatres a gelé ses investissements sur le vieux continent (le numérique ou la 3D n'ont jamais atteint Dunkerque !), pour la première fois le groupe travaille concrètement à la cession de son bail dunkerquois. Un bail de 12+3 ans avec une garantie de vingt ans. Le départ souhaité d'AMC (soucieux de se retirer le plus discètement et le plus proprement possible) ne signifiera donc pas la fin du cinéma à Dunkerque.
Les cinéphiles n'ont a priori pas de raison de s'inquiéter. S'il n'y avait ces fameuses rumeurs, le changement d'enseigne aurait pu s'effectuer sans que personne n'y prête attention. Mais voilà, depuis quelques semaines, les représentants du groupe américain et ceux du Pôle Marine, en lien avec la mairie, consultent d'éventuels repreneurs, ce qui engendre d'inévitables « fuites ».
AMC et le Pôle Marine consultent
Parmi les possibles successeurs d'AMC, les regards se tournent notamment vers Ociné, l'exploitant indépendant qui gère huit salles à Saint-Omer et neuf à Maubeuge, pour un total de 600 000 entrées annuelles, un peu plus qu'AMC. « On entend parler de Dunkerque, dit Bernard Coppey, d'Ociné. Si on nous interroge, on étudiera la question. » Étudier la question, cela signifie regarder les comptes, les résultats, les charges, le potentiel, mais aussi les investissements à faire : « Il faut déjà compter 1,5 million d'euros pour passer les salles au numérique, car dans peu de temps, il n'y aura plus de copies traditionnelles. Peut-être y a-t-il aussi des travaux de rénovation à mener », analyse le professionnel.
De quoi alimenter pour quelque temps encore le flot de rumeurs...

lundi 5 décembre 2011

L'ancien cinéma de Ferrière-la-Petite




Paru le 20 novembre dernier, voici un petit article paru dans la Voix du nord sur un ancien petit cinéma de village. La photo montre le bâtiment aujourd'hui. Les spectateurs accédaient au cinéma, situé à l'étage, par des marches qui sont encore visibles.



"Certains se souviennent sûrement qu'il y avait avant, dans le village, un cinéma.





S'il n'existe pas de document pour retracer cette époque, La Voix du Nord a eu la chance de rencontrer Paulette et Arthur Billion, qui ont accepté de nous faire le récit de leurs souvenirs. Avant la guerre, raconte Paulette, qui a vécu toute son enfance à proximité du cinéma, « c'était un dépôt de matériaux. La guerre est arrivée, le dépôt s'est vidé. Un matin, nous avons vu le local occupé par des soldats sénégalais arrivés par le train pendant la nuit. Ce local leur a servi de lieu d'hébergement pendant un certain temps. » Par la suite, « le bâtiment a ensuite été racheté par Monsieur Christophe, qui en a fait un cinéma et l'a appelé le Casanova. Je suppose que c'est à cause des occupants qui avaient une espèce de casquette rouge. »



Salle de balle



Comme le cinéma était à l'étage, il fallait, pour y accéder, monter les marches. Qui sont toujours visibles. Il y avait aussi une « petite guérite en haut de l'escalier et l'épouse de Monsieur Christophe donnait les tickets », reprend Paulette. Les séances avaient lieu le samedi soir et dimanche après-midi et en soirée. « Quelquefois, on voyait la fin du film avant le début. L'hiver il y avait une colonne où on brûlait du coke. Il y avait toujours des briques qui chauffaient. En arrivant, on en prenait une pour mettre en dessous de ses pieds. Pour s'asseoir, il y avait des chaises en fer pliantes. » Le propriétaire avait aménagé un balcon, également, avec des sièges un peu plus confortables. Par la suite, il a installé des strapontins.



« C'était bien, tout le monde se connaissait et c'était des moments conviviaux », renchérit Arthur. « Le dimanche, il y avait des fidèles, comme François et Blanche », se souvient Paulette. La salle en bas servait de salle de bal car la salle des fêtes était impraticable et parfois, elle était louée aux associations pour leurs réunions.



Vers le milieu des années cinquante, le cinéma a fermé ses portes et son propriétaire en a fait un petit commerce d'alimentation. « Il vendait même du poisson que sa femme allait chercher à la gare avec une petite charrette. Avant de céder la place à son fils Marcel. Aujourd'hui le bâtiment est en cours de rénovation, pour y aménager quelques appartements. »