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samedi 19 février 2011

La première vedette de "cinéma" de la région


La région Nord-Pas-de-Calais connait sa première idole de cinéma à la fin de la première décennie des années 1900. Ce n'est pas à proprement parler une véritable vedette de cinéma mais ses exploits et ses actions cinématographiés vont enchanter des salles complètes. Il s'agit du boxeur Georges Carpentier.

Natif de Liévin en janvier 1884, Georges Carpentier migre à Lens avec la famille en avril 1898. Son père, Benoit, travaille à la brasserie de Paul Sauvage, propriétaire du théâtre de Lens, qui va acceuillir le premier cinéma sédentaire de la ville. Le jeune Georges se passionne pour la boxe et pratique la boxe anglaise à partir de l'automne 1908, entrainé par François Descamps. Créée en 1903, la boxe anglaise conquiert un public de plus en plus nombreux. En 1911, la carrière de Carpentier décolle : champion de France puis champion d'Europe mi-moyen. C'est à partir de 1912 que ses exploits qui se déroulaient le plus souvent à Paris ou à l'étranger, vont être suivis par le public nordiste. En effet, en plaçant une caméra devant le combat, on peut dorénavant le proposer à des milliers de spectateurs ravis de voir enfin l'enfant du pays dans ses oeuvres. En 1912, l'Omnia Pathé de Lens, le cinématographe - café Huberty et le cinéma frnçais d'Auchel, entre autres, proposent des vues des quatre combats importants de Carpentier livrés cette année-là : le combat contre Sullivan le 29 février, contre Willie Lewis le 23 mai, contre Franck Klauss le 27 juin et contre Billy Papke le 23 octobre ! Ces rencontres sont retransmises en intégralité. Elles durent de quelques minutes à plus d'une heure suivant leurs issues. La ferveur est à son comble dans la salle. On plaint Carpentier mais la salle exulte lorsque son favori l'emporte. On imagine des salles de cinéma qui réagissent comme dans des salles de boxe : des spectateurs qui se lèvent comme lors d'un vrai match. Le boxeur sit qu'il devient une grande vedette et que le cinéma contribue à sa gloire et à sa popularité. Il s'intéresse à son image et aux retransmissions cinématographiques. Le Journal de Lens du 9 mai 1912 nous apprend qu' "à l'occasion du Grand Prix automobile de Dieppe, Carpentier fournirait un combat de boxe. Il toucherait pour cela le cachet de 45.000 francs plus un quart des bénéfices que produirait le film cinématographique représentant le combat." En 1913, c'est la rencontre Carpentier - Bombardier Wells et la revanche qui passionne le public. L'Omnia Pathé de Béthune projette ces deux matchs qui voient par deux fois la victoire du lensois. Enfin, en août 1914, la même salle béthunoise fait du Carpentier - Gunboat Smith son grand sepectacle. Carpentier touche 100.000 francs de droits de cinéma. Outre les vues sportives, les spectateurs peuvent retrouver leur idole dans une oeuvre de fiction, très librement inspirée de faits réels. Il s'agit du film, "Le roman de Carpentier ", toujours projeté à l'Omnia Pthé de Béthune, mais proposé probablement aussi dans d'autres salles. Le film conte une histoire d'amour entre le mineur Carpentier et la fille du patron de la mine sur fond de grève et de contestation. Le patron est joué par le grand Harry Baur ! Cette vue, qui contient certaines scènes tournées en extérieur à Lens est irrémédiablement perdu. Nous reparlerons de ce film plus tard. Mais Carpentier a pris goût de la comédie et du cinéma. Apr_s la guerre et parallèlement à sa carrière de boxeur, il tournera sept films.

vendredi 11 février 2011

La salle Saint-Cyr de Angres


Voici un excellent article sur une petite ancienne salle méconnu du bassin minier du Pas-de-Calais, la salle de cinéma Saint-Cyr de Angres, petite commune à proximité de Liévin. Signé par Jacques Deligne, je vous propose cet article provenant de La Voix du Nord du jeudi 3 février 2011.

Le bâtiment, toujours impressionnant, avait été bâti en 1937 par les paroissiens : c'était la salle Saint-Cyr, du nom du saint auquel la paroisse est dédiée.
C'était alors l'âge d'or du cinéma et les séances étaient fort suivies. Il suffit de se rappeler que Lens possédait, avec l'Apollo, la plus grande salle au nord de Paris et qu'à l'époque les autobus qui s'arrêtaient place de la Gare déversaient de grandes quantités de spectateurs qui repartaient, à la fin des séances, vers toutes les communes des environs ! Liévin possédait alors trois salles dont la programmation était certes moins prestigieuse mais tout aussi fréquentée. C'était alors un loisir bon marché et la télévision ne l'avait pas encore concurrencé. De nombreux curés s'étaient émus du succès du 7e art, particulièrement bien développé par les Américains. Place donc à une programmation soft et annotée par l'Office catholique du cinéma. La guerre ne fit que conforter ce succès, car les gens répugnaient à sortir tard le soir, quand ce n'était pas le couvre-feu qui les retenait chez eux. Ce fut le triomphe du cinéma français avec aussi la sortie de quelques films allemands en Agfacolor comme Le Baron de Munchhausen. Le cinéma français recherchait, lui, les situations plus sentimentales ou psychologiques. Aux côtés des grands acteurs de l'époque comme Raimu, Fernandel, Viviane Romance ou Danièle Darrieux, on vit aussi Tino Rossi qui triomphait déjà à la radio. À Angres le cinéma faisait le plein, les places étaient bon marché et l'on ne cherchait pas les bénéfices. Cela allait encore durer pendant les années cinquante, mais la télévision gagnait des parts de marché et les salles se vidèrent peu à peu jusqu'à ce que la recette ne suffise plus à payer la location des films, le chauffage et l'électricité. La salle Saint-Cyr fut transformée en entrepôt. En 1970 elle fut l'objet d'un épisode à la Peppone. Les élections municipales portèrent à la mairie la liste communiste. L'une de ses promesses portait sur un local où les jeunes pourraient exercer des activités. On était alors à l'époque des Maisons de jeunes et ce grand local inoccupé aurait bien fait l'affaire. Mais en dépit des efforts déployés par André Zamora et Claude Vanzavelberg, adjoint à la jeunesse, le comité Saint-Cyr, propriétaire des murs, refusa de louer le bâtiment. On construisit donc le foyer Lanvin qui fut abattu début 2010. On a pu croire à un moment que la salle allait être abattue elle aussi. Il n'en est rien. Elle subit des travaux lourds car il a fallu enlever les tôles du toit en eternit qui contenaient de l'amiante. On prête au propriétaire de la salle le projet de le diviser en studios pour étudiants, ce qui correspond à une demande. Ainsi va la vie et, dans quelques années, qui se souviendra des milliers de spectateurs que cette salle accueillit ? • JACQUES DELIGNE

jeudi 3 février 2011

Fin de l'Electric Ciné de Courcelles-les-Lens

Le 24 janvier, l'édition d'Hénin-Carvin de La Voix du Nord nous apprenait la disparition définitive de l'ancien cinéma Electric tenu par M. Jendré à Courcelles-lès-Lens. C'est la fin définitive d'une destruction annoncée depuis pesque un an. J'ai envoyé des courriers par mail demandant de visiter une dernière fois le bâtiment avant sa destruction, prendre des photos, voir l'ancienne cabine de projection, mais ce ne fut que refus de la part de la municipalité donnt pour simples raisons des questions de sécurité... Souhaitant maintenant que l'immeuble qui prendra la succession de ce bâtiment gardera trace de cette ancienne activité. Pourquoi pas un immeuble baptisé au nom de Jendré ?
Vous êtes courcellois ? Vous avez un souvenir, une anecdote.. ? Vous êtes de la famille de M. Jendré ? N'hésitez pas et contactez moi !