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lundi 28 juin 2010

Destruction de l'ancien plus haut cinéma de la région à Cassel

Début juin , la municipalité de Cassel a décidé de raser l'ancien casino. Ce bâtiment a été un moment un cinéma et un dancing. A l'abandon depuis des années, le vaste édifice menaçait de s'effondrer depuis quelques semaines; C'est donc en urgence que la mairie a décidé de procéder à la destruction de ce bâtiment ou de nombreux flamands s'y sont mariés, un véritable pôle de distraction et de divertissement pour tout le secteur...


Voici l'article de La Voix du Nord de Raphaëlle Remande, racontant cette destruction :

Les travaux de destruction de l'édifice, qui avait commencé à s'écrouler le 26 mai, ont commencé hier. Demain, il ne devrait plus rester de l'édifice qu'un tas de gravas et une montagne de souvenirs. La dame s'approche des gendarmes, s'enquiert : « Mais ils vont tout détruire ? » « Oui, madame », répond l'agent. Alors la femme grimace, laisse échapper un seul mot, « oups », puis hoche la tête : « Nostalgie, nostalgie... » De la nostalgie, pour sûr, il y en avait hier. Toute la journée, des dizaines de Casselois sont venus assister au premier jour de la destruction du casino. Pour dire au revoir à un pan de leur patrimoine. « Je suis là depuis ce matin, je voulais absolument voir ça, confie Dorothée Faillie, accompagnée de son mari. Nos souvenirs, c'est les bals, ça respirait la bonne entente, l'amusement. Aujourd'hui, c'est une partie de Cassel qui s'envole. » Et chacun de se rappeler son casino, les flippers, les glaces et les bonbons à l'entrée du café, les stars venues ici, Yvette Horner, Annie Cordy, etc. les sièges de cinéma « en bois qui s'enlevaient pour danser ». Un immeuble « qui était beau et qui recevait » et surtout, comme le glisse malicieusement Régis « toutes les choses qu'on a faites ici mais qu'on ne peut pas raconter ». Le casino, c'est aussi là où beaucoup de Casselois se sont mariés, ont logé les premières années. Et même si beaucoup veulent aujourd'hui que tout soit détruit, certains regrettent que le bâtiment n'ait pas été rénové, il y a plusieurs années. « C'est malheureux, ils auraient pu faire un beau truc. Pour les Casselois de souche, quand même, ça touche, c'est notre histoire », raconte Francis, 61 ans, et Michèle. « Toute notre jeunesse qui va partir en une fraction de seconde ! » s'exclame Odile. Une fraction de seconde ou plutôt trois jours.


Un travail délicat à cause de l'amiante


C'est en tout cas le délai fixé par l'arrêté de péril imminent, pris lundi par la mairie. « On avait trouvé un arrangement avec l'avocat des propriétaires mais, voyant que les choses n'avançaient pas, on a pris l'arrêté qui impose une date de travaux », explique René Decodts, le maire. Les dernières familles qui avaient été évacuées devraient réintégrer leurs logements ce week-end. Tout va donc être détruit, pour ne laisser que les fondations. C'est l'entreprise Helfaut construction qui a été retenue. Son travail : attaquer l'édifice avec une sorte de pince articulée au bout d'un long bras. Pas forcément une mince affaire car, le bâtiment étant rempli d'amiante, les ouvriers veulent éviter autant que faire se peut de mélanger la matière toxique aux gravats. Après le passage de désamianteurs, il faudra donc encore tout trier et déblayer. « Cela prendra au moins trois semaines », indique Mathieu Dumont, responsable de chantier. Encore un peu de temps pour que les Casselois disent un dernier au revoir à un édifice qui a tenu une place de choix dans le coeur de la plupart.

Un des anciens directeurs de ce cinéma, Guy Desmytter a célébré peu de temps avant la destruction de ce bâtiment, ses 60 ans de mariage. Voici l'article qui lui est consacré dans la Voix du Nord et qui raconte son parcours...

Guy et Fernande Desmytter viennent de fêter leurs noces de diamant. ... « Quatre grands artistes du spectacle étaient présents, mais ils souhaitent garder l'anonymat » déclarent-ils. Quand ils se sont mariés, en mai 1950, Guy Desmytter était déjà entrepreneur de spectacles, un monde qu'il n'a jamais vraiment quitté. Musicien au 67e RI, il passa trois années dans le service reportage des armées, à l'école militaire de Paris. C'est dans les services administratifs de cette école que travaillait celle qui allait devenir son épouse, bretonne d'origine. De retour à Cassel, Guy reprend l'affaire familiale. Avec Fernande, il exploite le casino de Cassel sous différentes formes : café, dancing, cinéma et enfin immeuble de rapport. Mais, Guy était souvent sur les routes de France. Sous sa casquette de régisseur de spectacles, il rencontre de nombreux artistes de variétés.

Homme de spectacle

Durant trente-deux ans, il participe à l'animation de radio Uylenspiegel, qu'il préside pendant dix ans. On peut encore l'entendre sur ces ondes où il met en lumière les artistes et la Flandre, le samedi et le dimanche de 8 h à 10 h. Guy Desmytter s'est également impliqué dans la vie associative locale, à travers l'harmonie municipale pendant deux décennies et aussi le syndicat d'initiative. C'est à ce titre qu'il participa avec son ami Eugène Vanlaere, président du Moto-club du Nord, à l'organisation de nombreux moto-cross. De l'union de Guy et Fernande sont nés quatre enfants. Parmi eux, Alain, farouche défenseur du moulin de Cassel, à l'image de son père, et Lucette, qui fut cantinière du groupe carnavalesque du Réveil. Dimanche, à l'occasion d'une réception à la mairie, René Decodts, maire, a remis la médaille de la ville à Fernande et Guy, pour leurs soixante années de mariage. Le premier magistrat a rappelé que ce dernier avait été conseiller municipal puis adjoint au maire sous la mandature d'André Beurey.

samedi 26 juin 2010

Le cinéma Gambetta de Marles-les-Mines

Une façade encore intacte... C'est le cinéma Gambetta de Marles-les-Mines...

Peu de choses sont connues concernant ce cinéma à l'allure rétro...

Dans les années 50, c'est l'un des deux cinémas, avec le cinéma Variétés situé rue Jean Jaurès, de Marles-les-Mines.

Ce cinéma Gambatta est situé boulevard... Gambetta, pas très loin du cimetière de cette petite localité du bassin minier. Ces deux salles ont alors pour propriétaire unique M. Hercelle. Le Gambetta a une capacité de 742 places alors que le Variétés en propose 818.


Si vous avez des infos sur ces deux salles, date d'ouverture, de fermeture, si vous habitez dans la maison ou nous trouvons aujourd'hui les vestiges du Gambetta,... Si vous avez le moindre document, alors n'hésitez pas !!



Lien Google StreetView de ce cinéma Gambetta :

mardi 22 juin 2010

Le Casino de Hautmont

Né en 1885 à Marcinelle en Belgique, Aimé Michel est venu s'installer en France à l'avènement du cinéma en tant que loisir de masse, entre 1920 et 30. Il partait à vélo, sacs de film sur le dos, projeter des films muets dans les villages avoisinants. Cela lui a permis de récolter les fonds nécessaires à la construction du cinéma Casino, rue Sainte-Anne à Hautmont. Cette salle a dû être construit dans les années 30. Il y avait un bar attenant comme dans beaucoup de cinémas à l'époque. Pendant la guerre, le cinéma fut réquisitionné par l'occupant pour distraire ses troupes. A la Libération, Aimé Michel rachête le cinéma de son concurrent : Le Kursaal, nom d'origine néerlandaise/allemande qui signifie "Lieu de loisirs"... le terme français est celui de ... casino ! Le Kursaal fut exproprié pour construire un pont supérieur à la ligne de chemin de fer. Le Casino était une grande salle moderne à l'époque, refaite complètement certainement en 1958 avec beaucoup de staff et de velours rouge. L'écran permettait le "Cinémascope". Le bar fut alors fermé. La salle comportait 750 places, avait un grand balcon et une avancée avec sièges plus confortables appelés "Les corbeilles". Les places du rez-de-chaussée avaient pour nom "les Parterres" et celles plus près de l'écran " les Réservées". Les plus grosses recettes furent "La vache et le prisonnier" avec Fernandel, "La Grande Vadrouille" avec De Funès et Bourvil, "Le Dernier Tango à Paris" avec Marlo Brando puis "Emmanuelle"... Dans les années 80, les maisons de films et leurs loueurs commencèrent à faire la pluie et le beau temps. Ils préféraient donner les priorités de passage au cinéma de Maubeuge "Le Paris". Il s'ensuivit le déclin lent et progressif des cinémas situés à la périphérie de Maubeuge, d'abord le Printania de Sous-le-Bois, le Club de Monplaisir (faubourg de Sous le Bois). Les "Variétés", situé également à Sous-le-Bois, est la propriété de la famille Camis. Suite au décès d'Aimé Michel, ce sont ses enfants qui reprennent le Casino. Ils durent leur légère survie grâce à l'arrivée des films "pornos". L'exploitation dura jusqu'en 1985. Puis la dernière gérante de la salle céda les murs pour une bouchée de pain à un brocanteur afin de s'en débarrasser vu les lourdes charges d'entretien et d'impôts fonciers. Aujourd'hui, Le Casino doit être détruit prochainement par la municipalité pour construire des appartements.

Un grand merci à Jean Michel, petit-fils d'Aimé Michel, fondateur de ce cinéma.

jeudi 17 juin 2010

Le Familia d'Avesnes-les-Aubert


Voici un reportage photographique de cette petite salle de cinéma de Avesnes-les-Aubert, petite localité de 3700 habitants entre Cambrai et Solesmes. Ce reportage est proposé par Jean-Marie Prévost. Qu'il en soit remercié !!



Ce cinema est toujours en activité mais de facon très épisodique. Le dernier film passé est Le Monde de Némo, la célèbre production Disney sorti en 2003. Depuis cette projection... plus rien ! La Famila a été construit en 1954. Il est resté dans le plus pur style des années 50/60( c'est "kitch"comme dirait un ancien ministre de la culture ), avec des fauteuils identiques à ceux du parterre de l'Olympia à Paris, fabriqués par la célèbre maison disparue Caulier Rompais. Le Familia doit proposer entre 300 et 350 places. Cette salle possede encore des supports d'affiches à l'intérieur avec de la décoration facon étoile autour afin de faire ressortir les affiches des prochains films. On en voit sur la photo fond de salle. Cette tapisserie avec des étoiles était fournie notamment par les Ets Meura, rue des jardins, à Lille. L'écran est autour de 8 m de base. De chaque coté de cet écran, sur la photo, vous pouvez voir les anciens hauts parleurs qui sont toujours installés. Ils étaient de la marque réputée Charlin. Cette salle possede une trés bonne acoustique du fait de son traitement et la scène, devant l'écran, permet des attractions ou du théâtre.Le hall est resté tel quel avec les couleurs employées dans ces années là. Vous pouvez voir le frigo avec de faux ski (batonnet glacé ). La cabine est restée avec des lanternes à arc jusqu'en 90. Aprés, il a fallu passer avec des lanternes au xénon car il n'y avait plus de charbon pour alimenter les lanternes à arc. Les chronos sont des appareils Nurbel, fabriqués par les entreprises Lebrun à Lille, rue Bourignon, disparues à ce jour. Les lanternes au xénon actuelles sont de marque Fersing (matériel francais, société parisienne, disparue à ce jour ). Vous pouvez voir le rack de bobines 600 m vide qui attendent un eventuel film à passer et entre les 2 appareils l'ampli pour le son, qui est mono. Ces appareils sont passés dernierement à la lecture laser rouge pour pouvoir lire le son sur les copies des films qui existent depuis 6 à 7 ans.
Le responsable actuel de ce cinéma n'a pas voulu s'étendre sur cette salle. Il souhaite, pourquoi pas, qu'une personne (peut-être un journaliste de La Voix du Nord ) ou la municipalité bouge en voyant ce blog, ou en voyant la vidéo qu'il va mettre bientôt sur internet par l'intermédiaire d'un ancien de France 3. Je pense qu'avec un peu d'aménagement, et en gardant ce style qui n'est plus employé actuellement, cette salle pourrait repartir pour un deuxieme souffle. Ainsi, on n'aura pas à chanter devant le cinéma la chanson d'Eddy... "la derniere séance "
Un grand merci à Mr Waxin, directeur actuel de ce cinema qui m'a reçu.

Jean-Marie Prévost


Encore un grand merci à Jean-Marie Prévost pour nous avoir fait découvrir cette salle, pour ces photos et pour ces recherches... !!!


Jean-Marie Prévost nous informe de l'existence d'une vidéo concernant ce cinéma, alors n'hésitez pas à cliquer sur ce lien : http://www.dailymotion.com/video/xaaxqo_avesnes-les-aubert-dans-les-couliss_news



mercredi 9 juin 2010

Article et vidéo sur le Kinepolis dans La Voix du Nord




Un article et une vidéo sur les coulisses du Kinepolis de Lomme dans l'édition numérique de La Voix du Nord. Cette page permet de se rendre compte de l'évolution de ces derniers mois : numérique, 3D,... et montre également, sans le mentionner, le fossé qui se creuse entre les salles qui peuvent se permettre cette adaptation et celles qui vont certainement souffrir faute d'investissements si la demande du public envers ce type de spectacle cinématographique s'accroit.
Lien vers l'article de La Voix du Nord :
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Metropole_Lilloise/actualite/Secteur_Metropole_Lilloise/2010/06/09/article_toujours-plus-de-relief-pour-le-kinepoli.shtml