© Olivier JOOS - 2009/2015

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lundi 28 septembre 2009

Foire au cinéma de Merville



Ne manquez pas ce dimanche, de 9 h 00 à 18 h 00, à la salle des Fêtes Françis Bouquet, rue Marcel Lefèbvre, la foire aux disques, foire au cinéma de Merville, organisée par le Club Cinéma de Merville de Daniel Granval !! L'entrèe est gratuite !!
Contrairement à Cinémachina au Fresnoy du 21 juin dernier, votre serviteur - rédacteur de ce blog ne tiendra pas de stand, mais il sera présent dans la matinée pour une distribution de flyers, pour des rencontres, des échanges, etc...
Photo illustrant ce court article : l'entrée du cinéma Robert Hossein de Merville

dimanche 27 septembre 2009

Le Ritz de Lille






Voici deux clichés du Ritz, vaste salle de cinéma de l'hyper-centre lillois, détruit par un terrible incendie en juillet 1980. Le premier cliché provient d'une série photographique issue du magazine Géo, dont l'un des derniers numéros est consacré à la capitale des Flandres et à sa transformation. On peut donc y voir la façade du Ritz, mais aussi ce que cet endroit est devenu. Allez voir sur la page ci-jointe : http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.geo.fr/var/geo/storage/images/photos/reportages-geo/lille-1979-2009-patrimoine-et-utopies/place-de-l-opera/496006-1-fre-FR/place-de-l-opera_940x705.jpg&imgrefurl=http://www.geo.fr/photos/reportages-geo/lille-1979-2009-patrimoine-et-utopies/place-de-l-opera&usg=__oa4Q-rPOv8Ii2n6Yj_hkH2V4vIc=&h=705&w=940&sz=161&hl=fr&start=8&sig2=lpJrbKNxTJk4S_e13tz8pA&um=1&tbnid=IkiwC_hvFqt9hM:&tbnh=111&tbnw=148&prev=/images%3Fq%3Dritz%2Bde%2Blille%26hl%3Dfr%26rlz%3D1T4ACAW_frFR319FR319%26sa%3DN%26um%3D1&ei=Ziq_SuGJBZSxjAfV8vUt



Ce second cliché provient d'un blog consacré à la photographie. Il montre l'étendue des dégats suite à l'incendie du Ritz.
Si vous avez des souvenirs de cette salle, des témoignages, des programmes, des anecdotes, alors, n'hésitez pas, je suis preneur ainsi que le lecteur potentiel de ce blog...

samedi 26 septembre 2009

Le Palace de Auby


Le cinéma Palace est situé au 4 de la rue Pasteur dans la ville d'Auby, près de Douai. Elle pouvait accueillir près de 450 spectateurs en 1955. Dans les années 50, le gérant semble être M. Hornaert. Lors de ma dernière visite, fin des années 90, la salle était en ruine, en cours de rénovation. Qu'est-elle devenue ? N'hésitez pas à me le dire si vous avez des renseignements...

vendredi 25 septembre 2009

Théâtre Moderne et Idéal Ciné de Béthune avant la première guerre mondiale

Alors que le journal hebdomadaire Le Petit Béthunois dans son édition du 2 juillet 1914 annonce en dépêche de dernière minute l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, le Théâtre Moderne Cinéma Pathé de Béthune projette la troisième et quatrième époque des « Misérables » d’Albret Capellani. Situé sur le boulevard Frédéric Degeorge , artère commerçante reliant la gare à la Grand’Place et qui est aujourd’hui dénommé boulevard Raymond Poincaré (où l’on trouve ensuite le cinéma Sully), le Théâtre Moderne appartient au réseau Omnia et son directeur est Mr Prévost. De son inauguration à la guerre, ce cinéma présente tous les succès du moment, les grandes vues comiques, les péplums, les combats du boxeur nordiste Georges Carpentier, les mélodrames et les adaptations littéraires. Pour les grandes projections, le cinéma fait appel à Léopold Naninck , chef d’orchestre du cinéma Pathé de Lens, pour diriger l’orchestre. Depuis son ouverture, il subit peu de modifications, mise à part l’installation d’un second escalier pour accéder au balcon afin de faciliter l’accès et d’éviter la cohue. 4 janvier 1914, c’est la projection de « Germinal » d’Albert Capellani, quatre mois après la présentation parisienne. En mars 1914, le cinéma se dote d’une nouvelle enseigne, placée certainement sur la façade et qui est également présente à chaque programme publié dans le journal. Pendant la guerre, Béthune étant placé à proximité du front, le Théâtre Moderne Omnia a fonctionné par intermittence, suivant les alertes. Il a pu également servir pour le cantonnement des alliés. Après guerre, le Théâtre Moderne est mentionné pour la première fois le 28 mars 1920. Il présente alors entre autre le match Carpentier-Grandhoven. Avant guerre, le Théâtre Moderne doit faire face à l’arrivée d’un concurrent : l’Idéal Ciné Béthunois qui ouvre le 19 octobre 1913. Situé rue du Rivage, la salle est dirigée par Léon Foulon qui tient également un commerce de vélo. Cette salle appartient au réseau d’exploitation établi par Gaumont. Face à la programmation du Théâtre Moderne, la direction de l’Idéal propose de nombreuses vues Gaumont, essentiellement des drames réalistes, des films par épisodes, des westerns tournés en France, ainsi que les Gaumont-Actualités. Les vues comiques ont également la faveur du public et les héros sont des enfants, Bébé et Bout de Zan. Les films policiers, Fatomas ou Zigomar, font frissonner les spectateurs. Il semble que l’Idéal n’a pas résisté à la guerre. Une nouvelle sale Gaumont, l’Excelsior Cinéma, situé rue du faubourg d’Arras près d’un garage, ouvre ses portes le vendredi 30 janvier 1920. Il est pour l’instant impossible de savoir si Léon Foulon est également dirigeant de ce cinéma.

La photo illustrant cet article est une carte postale ancienne du boulevard Frédéric Degeorge. C’est au numéro 97 de ce boulevard que se situe le Théâtre Moderne Cinéma Pathé. A quand une vue de ce cinéma ? Ce cliché existe-t-il ? N’hésitez pas si vous l’avez !!!

vendredi 18 septembre 2009

Le Majestic de Lens


Cette salle a certainement la façade la plus belle d’un cinéma de l’entre deux guerres. Situé rue de la gare, une rue très commerçante menant vers la place de la gare, le Majestic a ouvert ses portes en mars 1921. C’est Damia, grande chanteuse réaliste, qui inaugure cette salle. En premiere partie se produisent de nombreuses attractions, comme des comiques, des acrobates,… Projections en muet, les films sont accompagnés par l’orchestre symphonique composé des lauréats du Conservatoire sous la baguette d’Octave Aubry, premier prix du conservatoire de Lille en 1902. Le directeur du Majestic est M. Distinguin qui « a choisi son personnel parmi les mutilés et les veuves de guerre », nous annonce le Journal de Lens du 6 mars 1921. Le même journal nous apprend que la salle est « superbe, construit en dur, la décoration intérieure rappelle certains théâtres parisiens ». En 1923, le directeur du cinéma est dorénavant M. Godart. Le Majestic ne propose pas uniquement des séances de cinéma, mais aussi des opéras comme Faust ou des opérettes. Vaste salle de centre-ville à la clientèle selecte, bâti à proximité du premier cinéma sédentaire de Lens détruit par la première guerre, le Majestic peut accueillir 850 personnes au parterre et 300 au balcon. Alors qu’il était la première salle à ouvrir après 1918, le Majestic est concurrencé par 6 cinémas dès 1925 : le Casino, le cinéma de la Maison syndicale, l’Eden-Cinéma, l’Eldorado, le cinéma Buffe et le Lensiana. En 1930, de nouveaux sièges sont posés dans la salle qui appartient à l’époque à la Société Lensoise de spectacles, dirigée par M. Bœuf, qui gère également le Casino de la rue de Paris, premier cinéma à proposer des séances parlantes à Lens en septembre 1930. Cependant, cette Société est rapidement concurrencé par un géant en plein expansion : le réseau Bertrand. En 1932, alors que le groupe Bertrand inaugure l’Apollo, place de la gare, vaisseau amiral de 2432 places, la société rachète la Majestic et le Casino. Ces salles sont sauvegardées, le personnel intégralement repris. Ce sont les bombardements du second conflit mondial qui détruisent le Majestic qui ne sera pas reconstruit après la guerre.

Source : l’ouvrage indispensable de Ginette Haÿ : « La renaissance de Lens », éditions Les Dossiers de Gauheria n°8, novembre 2007

dimanche 13 septembre 2009

Avesnes-sur-Helpe

Plutôt que de réécrire ce qui est si bien écrit, je vous renvoie à la page consacrée à cette salle sur l'indispensable blog de Philippe Célérier :
http://sallesdecinemas.blogspot.com/search/label/Avesnes-sur-Helpe
Ce cinéma etait exploité par M. Bourrel. Il l fut vendu aux enchères suite à une faillite et acheté par un inconnu à ce jour. Cette personne loua ce cinema à 2 individus, notamment M. Dupuis de Solre-le-Château, gérant du Rex de Solre, qui ont monté tout deux une societe pour l'exploitation du Caméo d'Avesnes. Le Rex de Solre étant fermé, l'exploitation du Caméo sous la nouvelle société a commencé. Au debut des années 90, le cinema à ete vendu à la mairie par le tiers inconnu et les 2 exploitants, notamment M. Dupuis, ont cessé leur activite. La mairie a entrepris la division du cinéma en 2 salles avec une inauguration en 1992 et une exploitation municipale avec programmation par le cinema d'Hirson. La mairie de Solre a renové le Rex et il a été reouvert dans les années année 90 et exploité par un descendant de la famille Bourrel !
Début 2010, une salle du Caméo est équipée en son numérique. Responsable des salles avesnoises, Adriano Aversente estime que c'est la première étape pour un passage au tout numérique afin de rendre le cinéma municipal toujours plus attractif.

La programmation de cette salle d'Avesnes-sur-Helpe :
http://www.avesnes-sur-helpe.com/fr/culture.html
Un grand merci pour J.M. Prevost pour toutes les informations !!!

vendredi 11 septembre 2009

Le Stelliana









Jolie petite salle de la station balnéaire de Stella-Plage, entre Berck-sur-Mer et Le Touquet, le Stelliana, avec sa salle unique, proposait aux juilletistes et aux aoûtiens, les grands succès en salle de l'année écoulée. Pour cette localité du bord de mer qui ne vit environ que 3 mois dans l'année, de la mi-juin à la mi-septembre, le Stelliana a été un pôle de l'activité nocturne des estivants. Ces derniers avaient notamment à leur arrivée dans leur villa de location, la possibilité d'avoir le programme mensuel et complet du Stelliana, joliment illustré des publicités pour les commerçants locaux. L'entrée se faisait par la porte central et donnait dans un petit vestibule avec une caisse et des jeux electroniques (dans les années 70 / 80 lorsque votre serviteur fréquentait cette salle dans sa jeunesse). Le dernier proprietaire de cette salle, Mr Carreau, etait en même temps magnetiseur. Il exercait dans une maison un peu plus loin que le cinema. A coté de la cabine, il y avait 2 petites pieces ou l'opérateur restait car il etait embauché pour faire la saison estivale.
Aujourd'hui, la salle a laissé place à un trou béant, voué prochainement à la construction d'un nouveau complexe immobilier.


Les deux clichés proposés sur le blog sont deux vues du Stelliana : le premier date des années 50 alors que le second a été pris à la fin des années 1990, peut de temps avant la destruction de la salle.

Bien sur, toutes les informations, les souvenirs, les anecdotes... sur cette salle sont les bienvenues et alimenteront le message posté sur cette salle. N'hésitez pas !!!

mercredi 9 septembre 2009

Paillencourt

Avant la première guerre mondiale, le petit village de Paillencourt a connu des projections cinématographiques grâce à des roulottes itinérantes, allant de villes en villages, et qui s’installaient souvent sur la place, face à l’église. Une grande tente ou un chapiteau pouvant contenir plusieurs dizaines de spectateurs s’installait au milieu de la place pour proposer des séances d’images animées. Leur présence pouvait durait une ou deux journées, comme une semaine complète. Les deux clichés (carte postale générale, puis un zoom sur la loge foraine) montrent ainsi un cinéma itinérant sur la place de Paillencourt. A ma connaissance, c'est l'un des seuls clichés montrant un cinéma forain dans une localité du Nord-Pas-de-Calais. Malheureusement, il m'est pour l'instant impossible de mettre un nom sur cette loge foraine qui a certainement fréquenté d'autres communes de notre région.
A l’issue de la victoire de 1918, un habitant de Paillencourt, qui avait auparavant proposé des séances à Estrun, Albert Lespagnol proposa les premières séances sédentaires dans une grange. Cette dernière était situé rue de Lannoy ( dénommée aujourd’hui rue Gilbert Bétrancourt ) près de la forge de son père, à la fois maréchal-ferrant et gérant d’un estaminet. L’installation était plus que sommaire avec des bancs posés sur le sol en terre battue. Avec la forge toute proche et le travail de maréchal-ferrant, il regnait dans la salle une forte odeur de cheval et de corne brulee. Albert Lespagnol s’associa à l’un de ses amis Joseph Gamez de la ville d’Estrun pour commenter les films muets et faire la navette entre Paillencourt et Iwuy. En effet, dès que la bobine était terminée, cette dernière était rapidement enroulée afin que Joseph Gamez, à vélo, la porte dans la ville proche d’Iwuy mais aussi également ramener les bobines suivantes. Afin de faire patienter les spectateurs, Albert Lespagnol jouait du tambour… Le cinéma d’Albert Lespagnol se déroulait aussi chaque lundi de ducasse : à l’entracte, les spectateurs quittaient la salle pour aller faire un tour dans les manèges, avant de revenir voir la suite du spectacle. C’était donc cinéma et festivités foraines au programme d’une après-midi de détente.
Après la seconde guerre mondiale, une autre salle de cinéma ouvre à Paillencourt. Il s’agit du Modern’Ciné, dans la grande salle du couvent. Dirigé par Gustave Bernard de 1946 à 1954, la salle proposait des séances uniquement en fin de semaine comme beaucoup d’autres cinémas : le samedi soir, le dimanche après-midi et le dimanche soir. Cette salle avait une scène surélevée, témoignage d’une ancienne activité théâtrale. Les murs de la salle étaient tapissés d’affiches plus ou moins alléchantes et de couleurs criardes annonçant les prochains films qui allaient ravir petits et grands. Pour renforcer l’impact des films, le directeur n’hésitait pas à en faire la réclame par le micro pendant l’entracte en ponctuant chacun de ces arguments par « un film qu’il faut voir »…
En 1960, une nouvelle salle ouvre ses portes : le Rio, dans l’actuelle salle des fêtes, l’ancienne école des garçons. Elle était dirigée par Clément Lespagnol, frère aîné d’Albert, le précurseur. Les spectateurs s’installaient sur des chaises pliantes récupérées dans les salles de Fontaine-Notre-Dame et de Douchy. Clément Lespagnol est souvent aidé dans son travail par René Charlet, maire de Pailencourt. Ce dernier, avant sa fonction municipale, donnait un coup de main au directeur. Résidant à côté de la salle, il prêtait des chaises les jours d’affluence. Souvent, par son travail lui permettant de se rendre à Paris, René Charlet rapportait des films publicitaires. Malheureusement, quatre années plus tard en 1964, victime, notamment de la télévision et de la désaffection du public, le Rio ferme ses portes et Paillencourt perd son dernier cinéma. Cependant, cette arrivée de la télé s'est faîte en douceur, ne nuisant pas aux affaires d'Albert Lespagnol. Entrepeneur né, ce dernier flaire le succès rapide de la télévision. Il achète le premier téléviseur au village et l' installe dans l'estaminet, transformé ainsi pour l'occasion en salle de cinema, avec bancs et bien sur boissons disponibles. Cette salle était bondée pour la diffusion du film du dimanche soir...

Source :
Un grand merci à la mairie de Paillencourt pour les indications et renseignements fournis.
Merci aussi aux souvenirs de Bernard Planchon, petit-fils l'Albert Lespagnol

lundi 7 septembre 2009

"Au théâtre Omnia"


« Au théâtre Omnia » est un poème de Max-Hilaire. Derrière ce pseudonyme se cache un chansonnier douaisien, compagnon d'humour de Paul Desmarets, précurseur de l'exploitation cinématographique à Douai et directeur de la première salle fixe de cette ville, l'Omnia. Cette ode au cinéma est parue dans le journal local, Le Journal de Douai le 8 février 1908, lors de l'ouverture de la salle qui occupe les locaux de l'ancien orphéon de la ville.
Ci joint, une photo de la façade de l'Omnia de Douai. Nous avons déjà évoqué cette salle et son illustre directeur, Paul Desmarets. Nous en reparlerons à nouveau très bientôt avec un message sur ce directeur qui a largement contribué au développement du cinéma dans la cité de Gayant...
Photo issue de la photothèque Augustin Boutique.

" Au théâtre Omnia

Il faut à la foule idolâtre
Les jeux du cirque et le théâtre
Au peuple épris de merveilleux
Des spectacles ingénieux
Par ou se révèle inventive
La moderne imaginative;
A la sceptique humanité
Un grain d'idéale beauté;
Il faut enfin séduire et plaire
A l'engouement du populaire...
Ainsi s'explique le succès
Enthousiaste et bien français
Du nouveau cinématographe
Qui n'a besoin d'autre épigraphe
Que ce simple mot « Omnia »
Succès que nul homme nia.
C'est dans cette salle où naguère
Florissait, joyeux et prospère,
Notre « Orphéon » si regretté,
Que la reine Electricité
Exerce aujourd'hui sa puissance,
Dans toute sa magnificence.
Jamais tableaux plus émouvants,
Plus variés et plus vivants,
N'excitèrent larmes et rire
D'une telle foule en délire :
Tragiques ou désopilants,
Tous les sujets les plus troublants
Défilent en pleine lumière
Pendant une soirée entière;
Et, détail non moins curieux,
Sans nulle fatigue des yeux.
C'est un spectacle de famille;
La mère y conduira sa fille,
Et dès que son petit garçon
A bien récité sa leçon,
Son cher papa, chaque semaine,
Au théâtre « Omnia » le mène.
Et, pour me résumer enfin,
J'entendis ce mot de la fin :
« Quel est votre avis, sans mystère ?
Vraiment, j'en suis épaté, frère ! »

Max - Hilaire